Comment éteindre ce qui brûle depuis toujours quand nous sommes tous constitués de tisons qui refusent de mourir ? Avec bonté et résilience, Benoit Pinette retourne à son enfance ; un pays en soi, une trajectoire ; et pose le doigt sur ses instants douloureux, étudie l'équilibre des époques. Il construit de là sa compréhension des glissements du passé et sa volonté à faire mieux, à offrir le meilleur aux siens. Ce texte lance l'allumette dans le foin sec ; il carbonise des histoires anciennes, des angoisses, des corps pourris. La mémoire est une corde de bois d'allumage représente un chantier d'inquiétudes et de certitudes éphémères, mais parions que l'amour l'emportera sur la tâche à accomplir. ne me demande jamais qui je suis je n'en sortirais pas vivant.
(4/5, j'ai beaucoup aimé) J’aime beaucoup les textes de Tire le coyote, presque chaque chanson possède sa ligne magique, sa perle. Mes attentes étaient donc élevées pour le premier recueil de poèmes de l’auteur, cette fois-ci dépourvu de son pseudonyme, Benoit Pinette.
Trois textes composent ce recueil, trois textes à travers lesquels les poèmes explorent, exposent et relatent, d’abord le malaise de la jeunesse, encombrée par les colères du père, menaçant au quotidien d’évaporer la fragile quiétude familiale.
«devant toi | j’ai la constitution | d’un glissement de terrain | je perds pied | la haine m’engloutit»
Puis, vient l’acception, non pas des faits, mais de leur existence.
«je dévernis les années | une couche à la fois»
Enfin, face à ses propres enfants, le poète comprend qu’il est possible de ne pas répéter ce qui nous a forgé.
«je vous écris | le chantier qu’on m’a légué | l’absence de parole | dont je suis empreint | la beauté simple | comme une seule branche | à laquelle s’agripper»
LA MÉMOIRE EST UNE CORDE DE BOIS D’ALLUMAGE est un plaidoyer à la cicatrisation face une plaie demeurée vive trop longtemps. C’est le refus de poursuivre l’oscillation entre l’évitement et la rage. C’est, comme l'affirme la coda :
«la résilience | est un avis de renouvellement | pour le lendemain | quand se perd en chemin | une époque»
En tournant la dernière page, je suis retourné à la première pour y regoûter tout de suite.
Très bon. Voyage temporel, patrimonial, dans la nature. Moins aimé les quelques pages sur les enfants et la descendante, mais le tout se lit très bien en nous permettant de voguer dans nos pensées d’immensité.
J'ai toujours de la difficulté à me plonger dans un ouvrage de poésie. Celui-ci a été un peu différent, dans le sens qu'il était plus accessible. Les thèmes abordés m'ont parlé, certains passages m'ont fait pleurer. Bref, je crois que c'est avec des ouvrages dans ce genre que je vais un jour réussir à apprivoiser la poésie! Merci à ma collègue Nathalie pour la recommandation 🤭💜
Peut-être est-ce le fait d’être père depuis peu, mais rarement me suis-je senti aussi interpellé par un recueil de poésie. J’ai défilé les pages une après l’autre, puis ce fut le temps d’une deuxième lecture, d’une troisième, d’une quatrième… chaque poème résonnant en moi plus fort après chaque relecture; chaque poème reflétant mes troubles, mes questionnements, mes angoisses, mes peurs, mais aussi mes espoirs. Benoit Pinette offre des mots ancrés dans le patrimoine, qui témoignent de relations troubles, d’une quête de soi et d’une volonté d’exister sans décevoir, quitte à se faire oublier, avec l’espérance de pouvoir offrir un héritage plus grand, meilleur et moins tiraillé à ce bout d’humanité que l’on a contribué à créer.
Je l'ai ouvert en étant certaine que j'allais adorer. On dirait bien que la sauce n'a pas pris et j'en suis désolée. Je devinais bien qu'un petit garçon avait eu pas mal de misère et c'est peut-être pour me préserver que je me suis mise à distance ou à l'inverse que j'ai été refroidie par la mise à distance nécessaire que l'auteur a dû opérer pour se protéger. Rien ne dit cependant que je ne m'y replongerai pas.
Dans son écriture, Benoit Pinette (AKA Tire le coyote) est évocateur, ancré, concret, et ce, dès le titre, poésie en soi. La tristesse d’une enfance où le bonheur semblait souvent loin du quotidien et la volonté de ne pas perpétuer ce cycle sont au coeur de cette première parution littéraire de celui que l’on connaît déjà comme auteur-compositeur-interprète. De la poésie accessible et touchante.
Je ne suis pas certain d’avoir compris ce que l’auteur a voulu dire avec l’assemblage de ses différents textes. J’en ai apprécié plusieurs, mais je me demande quel est le fil conducteur et ce que je devrais retenir de ma lecture exactement?
C’est une question que je vais mijoter au cours des prochains jours et qui va peut être m’amener à relire les textes que j’ai le plus appréciés.
Je pensais que je serais emballée par ce recueil de poèmes, car j'en avais lu des extraits sur la page Instagram de Simon Boulerice cet hiver, et tout était splendide et touchant et éloquent. Au final, je n'ai aimé que quelques images ici et là. Mais bon, c'est correct! :)
Une crise existentielle mise en vers. Que restera-t-il de nous après notre crémation : des cendres ou du vide ? La poésie de Pinette nous fait voir la mort à venir dans l’accouchement, elle déroule entre les pages le cycle de la vie.
Même si bien écrit, j’ai été déçue par ce recueil. Presqu’aucun poème ne m’a touché et je ne me suis que très peu sentie interpellé par les thèmes abordés.
Un petit livre qui m'a accompagné pendant mon meal prep rapide de début de semaine. La version audio était belle, mais sans plus. Peut-être que le livre m'aurait plus accroché en version papier, mais somme toute, c'est une douce lecture que j'ai apprécié :) .
Un BIJOU. Aborder des souvenirs et une enfance difficile avec une douceur rare, de la parentalité réparatrice à l'amour qui soigne. Ce recueil de poésie est une pure merveille.
J'ai emprunté ce livre en oubliant que Benoît Pinette, c'est le vrai nom du chanteur Tire le Coyote. Peu importe, je ne crois pas que ça change quoi que ce soit à mon appréciation de ce recueil car des poèmes, ça nous parle ou ça nous parle pas.
"Embouteillage monstre dans l'artère principale de ma tête buissonnière."
"Aujourd'hui je dépose des sacs de sable le long de ma conscience pour absorber l'ennemi qui déborde."