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Freshkills : Recycler la terre

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L’  île de Staten Island, à New York, a hébergé de 1948 à 2001 ce qui devint peu à peu l’ une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde.

Mordor urbain, la décharge de Fresh Kills – que l’ on disait visible de l’ espace – ne devait initialement être opérationnelle que pour trois ans. Mais au fil du temps, des montagnes d’ ordures, littéralement, s’ y sont érigées. La dernière barge de déchets y sera déposée en mars 2001. C’ est là qu’ on stockera les débris issus des attentats du 11 septembre.

Aujourd’ hui, le site de Freshkills se transforme en un parc verdoyant, parmi les plus grands de New York, construit au-dessus des déchets enfouis.

Dans ce récit-documentaire à la croisée des genres, Lucie Taïeb remonte aux origines de cette décharge de Babel pour « penser le problème de manière poétique » et comprendre ce lieu qui, à l’ apogée de sa production, traitait jusqu’ à 29 000 tonnes d’ ordures par jour.

S’ intéresser à l’ histoire de ce site et à la façon dont nous traitons nos déchets est aussi pour l’ autrice l’ opportunité de questionner l’usage du langage technocratique et marketing pour influencer notre perception du réel.

141 pages, Paperback

Published October 22, 2020

48 people want to read

About the author

Lucie Taïeb

16 books1 follower

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Community Reviews

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1 star
1 (1%)
Displaying 1 - 8 of 8 reviews
Profile Image for Miniboole.
27 reviews
November 25, 2025
5 étoiles +++

J’ai tout simplement ADORÉ ce livre ! Accessible et en même temps poussé, il parle de l’histoire de la décharge de Fresh Kills, et plus généralement des déchets et de notre rapport à ces derniers. Ce sujet me passionne et je me suis vraiment reconnue en l’autrice et en son obsession du déchet (c’est vraiment fabuleux de se sentir comprise et de savoir que ce sujet est aussi au cœur des pensées d’autres personnes).

Il est certes court mais c’est cela aussi qui le rend accessible, pour ceux qui serait moins passionné par les ordures.

Je pense vraiment que ça peut ouvrir encore plus notre regard et nous questionner plus en profondeur sur notre façon de gérer les déchets. D’ailleurs qu’est-ce qu’un déchet ?

Bref autant d’interrogation qui peuvent (pour ne pas dire doivent) nous mener vers une réelle remise en question de nos comportements vis à vis des déchets tout comme de notre façon de les penser, de les envisager.

Je suis impatiente de lire plus d’ouvrages sur ce sujet (la bibliographie m’a l’air de regorger de super pistes).
Profile Image for Camille Ammoun.
Author 5 books99 followers
July 22, 2022
Sur les déchets et contre la domestication de l'espace urbain, Freshkills est un livre pro-friche.
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
855 reviews36 followers
March 5, 2022
Lorsqu’on se rend à New York, Fresh Kills n’est pas du tout au programme touristique ! Lorsque j’y suis allée il y a deux ans, il est vrai que j’avais noté les nombreux sacs poubelles jonchant les trottoirs. Je n’ai pas poussé la réflexion jusqu’à me demander où tous ces déchets pouvaient bien finir….Jusqu’en 2001, il atterrissaient pas loin de Manhattan, à Staten Island. Le site de Fresh Kills, est devenu la plus grande décharge à ciel ouvert du monde, recueillant 29 000 tonnes d’ordures par jour ! New York, ou l’illusion d’une ville propre…alors que des montagnes de détritus s’accumulaient depuis 1947 dans ce borough excentré, loin des regards.

Lucie Taïeb nous propose un récit incroyable. Un documentaire riche et détaillé. Elle relate l’histoire de la décharge, le fait qu’elle aura recueilli les décombres du World Trade Center en 2001 avant sa fermeture définitive et sa réhabilitation. Fresh Kills s’est transformée en FreshKills Park, plus grand parc public de New York. A terme, en 2036, ce nouveau poumon vert sera trois fois plus grand que Central Park.

Les déchets des new yorkais sont maintenant exportés jusqu’en Caroline du Sud. L’art de cacher ce que l’on ne veut pas voir…D’autant que si le visage de Fresh Kills a changé pour devenir vert, les tonnes de déchets subsistent toujours en sous-sol. Une aberration écologique !

J’ai adoré cet ouvrage, les enjeux sont bien définis, Lucie met le doigt sur notre rapport aux déchets, nous met face à nos contradictions, notre irresponsabilité, notre ignorance mais également face à notre volonté de tenir compte des impacts de notre mode de vie sur l’environnement.

« Sa négligence ne nuit pas à cette « nature » substantialisée qui a, depuis bien longtemps, cessé d’être. Elle égratigne simplement l’image que nous aimons entretenir de nous-même, citoyens respectueux de leur environnement, qui voulons à tout prix garder les mains propres, laissant à d’autres acteurs, clairement identifiés sous le nom de « multinationales », le soin de saigner la terre et de semer la guerre pour garantir la satisfaction de nos besoins les plus fondamentaux. »

La seule chose que j’aurai aimé trouvé entre les pages de ce livre est une étude plus approfondie sur l’impact environnemental, aussi bien pour les habitants de Staten Island, qui ont dû supporter cette décharge quasiment sous leurs fenêtres, mais également pour les générations futures, qui viendront pique-niquer sur une herbe, certes verte, mais ayant poussé sur les déchets toujours présents en sous-sol. La pollution des sols est très peu abordée, pourtant, avec les décombres du WTC qui y sont encore, j’imagine que amiante, benzène, mercure, PCB et autres joyeusetés ont la part belle.

Ah et inutile de se dire que le cas est unique, que l’on a là un bel exemple du consumérisme à l’américaine, car le problème existe ailleurs, et en France également.

« Parmi les photos que je n’ai pas prises aujourd’hui : un homme endormi sur une chaise de bureau, sur le trottoir, deux grands sacs poubelles noirs posés à côté de lui. L’image n’aurait rien dit de plus que ce qu’hélas nous savons déjà : d’un côté ceux qui avancent, et de l’autre le bord du trottoir. Entre le bon et le mauvais côté, la frontière est parfois floue, car l’espace urbain n’est pas homogène. »

Lucie va visiter le site en pleine restructuration, en 2015. J’ai été scotchée par ce passage ! Il met en avant toute l’absurdité du projet : des plantes vont pousser sur un substrat de déchets. Alors, oui, les oiseaux sont de retour sur le site, ce qui est une excellente nouvelle, mais que dire de cet ertsatz de nature soi-disant « retrouvée » ?

La plume de Lucie est fluide, précise, nette. La narration à la première personne accentue le malaise ressenti tout au long de cette lecture. Car le constat de Lucie est sans appel et donne des sueurs froides. La surconsommation transforme inéluctablement notre planète en immense décharge.

Un livre qui permet d’ouvrir la réflexion, de se questionner sur notre façon de vivre, sur notre relation avec nos déchets. Pour aller plus loin. A la suite de cette lecture, j’ai passé des heures sur internet à faire des recherches pour trouver ce qu’il m’a manqué dans « Freshkills » : approfondir.

Une lecture que je conseille à tous, essentielle. Même si elle m’a laissé un goût amer…

« Au terminal du ferry, après la visite du parc, je retrouve par hasard M., et nous faisons la traversée ensemble. Elle me redit combien Staten Island a souffert de la décharge, elle me rappelle ce nom de forgotten borough, l’arrondissement oublié. Ce nom me reviendra le jour suivant lorsque, depuis le pont de Brooklyn, sous un ciel bas et lourd, derrière la statue de la Liberté, derrière l’île du gouverneur, je l’aperçois confusément, île perdue dans la brume, aux contours indistincts, plus irréelle encore que ne l’était Manhattan vu du sommet du mont nord. »

Je remercie la Masse Critique de Babélio et les Éditions Pocket pour cette lecture.

#Pocket #LucieTaleb #Freshkills
Profile Image for Sofia.
51 reviews1 follower
September 30, 2022
Je recommande pour l'histoire.
On a l'impression d'être entre un travail journalistique et une forme de journal intime que j'ai beaucoup apprécié.
Ma seule remarque c'est que parfois j'avais l'impression que l'auteur snobait un peu les gens autour du parc de FreshKills mais ça a été une lecture qui m'a plus.
Profile Image for Nicolas.
64 reviews3 followers
April 9, 2021
Bien écrit mais un peu léger sur le contenu...
Profile Image for Charlotte.
568 reviews33 followers
May 17, 2022
Passionnant et écrit d'une main d'artiste.
100 reviews
March 2, 2023
Traite de la transformation d'une décharge new yorkaise en parc
9 reviews
March 18, 2024
montre les effets négatifs des déchets produits par la population dans une poésie négative, mitigée :/
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