Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s'installer à La Barbarie, un éco-hameau niché en plein coeur des Alpes-de-Haute-Provence, c'est bien pour fuir un quotidien trop pesant. pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons. Mais l'équilibre de cette nouvelle vi va un jour se fissurer. Un grain de sable va s'infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique. Et ce très beau rêve ça se transformer peu à peu en un véritable cauchemar. Votre pire cauchemar...
Les deux précédents romans d’Isabelle que j’avais lu mettaient en scène son enquêtrice Rebecca de Lost. Ici, l’auteure nous propose un one shot bouleversant. Ici point de polar mais un thriller qui donne tout son sens au verbe « frémir ».
Juillet 2019. Le hameau de la Barberie est un éco-hameau, où vivent plusieurs familles dans le respect total de la nature, élevant des brebis, des poules, cultivant un potager, et installant des ruches. La vie en communauté s’établit selon des règles harmonieuses. Ce hameau a été créé à la fin des années 90 par Michel, écolo de la première heure.
C’est dans ce cadre bucolique et apaisant que nous attaquons notre lecture. Rosalie, la quarantaine, ingénieure, et Philippe, son mari, ont tout quitté il y a plusieurs années pour vivre à la Barberie et offrir une vie saine à leur fils, Martin, âgé aujourd’hui de 10 ans.
J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, les personnages sont nombreux, il est important de les connaître, comprendre leurs motivations et avoir des informations sur leur vie passée. Mais une fois bien tout en tête, j’ai très vite été confrontée à une histoire totalement dingue. Chaque protagoniste a son rôle à jouer, apportant sa pierre à l’édifice.
Martin disparaît un matin, emmené par son père. Ce dernier compte ramener le petit à la fin de la semaine, il souhaite juste renouer des liens avec son fils qu’il n’a pas vu depuis deux ans. Car Rosalie et Philippe sont séparés et ce dernier à quitté la Barberie. Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Plus je m’enfonce dans la lecture, plus je me questionne et plus l’histoire devient effroyable.
Le personnage de Rosalie m’a heurtée. Je ne vais pas vous dire pourquoi, mais franchement, rarement quelqu’un m’a fait ressentir autant d’émotions. Quant au récit, il est incroyable.
C’est avec joie que j’ai retrouvé la plume d’Isabelle et « sa patte » : chapitres courts, personnages complets gravitant autour d’un acteur principal à la psychologie fouillée, rebondissements nombreux et totalement imprévus, écriture fluide, nerveuse, assez visuelle je trouve. Et surtout, agissant dans l’ombre. Je m’explique : avec Isabelle, on ne sait jamais où elle va nous emmener. A pas de loup (c’est l’occasion de le dire), elle pose ses mots et ses émotions, et trace une route mystérieuse dont le lecteur est dans l’impossibilité d’en deviner le point d’arrivée. J’aime cette manière d’introduire le suspense, quasiment insidieusement.
Les thèmes sur lesquels s’appuie notre intrigue sont graves et terriblement actuels. Un reflet de notre société inégalitaire, constamment à la recherche d’un idéal. Un concept de départ qui donne envie de faire ses bagages et de trouver un éco-hameau, comme Robin et Joséphine, un dérapage en règle qui nous permet de réaliser qu’il vaut mieux se méfier de tout le monde finalement.
Un roman qui ne vous laissera pas indifférent, une plongée dans l’horreur. Je ne peux que vous le conseiller !
Je remercie les Éditions Taurnada pour cette lecture.
Une agréable surprise pour ce roman qui commence comme un rêve utopique, un idéal de société écolo et centré sur des valeurs vers lesquelles tout le monde aspire. Malheureusement, le jardin d'Eden de la Barbarie cache de nombreux secrets et entre idéal démocratique et dérive sectaire, il n'y a qu'un pas... Au final, le tout se passe très légèrement par petites touches et on est sous le charme sans s'en rendre compte. Jusqu'au moment où on réalise que l'idéal est beaucoup moins clinquant qu'on ne le pensait. Le roman nous berce jusqu'à l'explosion et j'ai apprécié la manière dont il dépeint ses personnages
Ce que j'aime: la progression du roman, la manière dont on est séduit peu à peu par les idéaux présentés puis le choc de la réalisation de ce qui s'est réellement produit et de la vraie nature des personnages et de la communauté
Ce que j'aime moins : le destin de Philippe qui ne méritait pas ça, quelques passages "hors sujet" comme le meurtre de l'activiste écolo, certes le lien est fait à la fin du roman mais quelques paragraphes de plus n'auraient pas été du luxe
J'ai lu À pas de loup d' @isabellevillain Merci à Joël des éditions @taurnada pour cet envoi. Ce roman sort le 14 janvier 😊
🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 Rosalie et Philippe ont décidé de fuir la ville avec leur fils Martin âgé de 6 mois. Ils s'installent au hameau de la Barberie se situant dans les Alpes de Haute-Provence. Ils veulent offrir une meilleure vie à leur famille. Mais un jour tout bascule et cette belle vie tourne au cauchemar ...
🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 L'histoire de cet écohameau où les habitants vivent en petit nombre et en harmonie avec les saisons, la nature et cherchent un retour aux sources et à la terre m'ont plu. Mais aussi le fait que tout le monde se connaît et vit en communauté dans un endroit reculé et paisible. J'ai aimé les chapitres courts alternant cette disparition et la rétrospective sur le passé des habitants où l'on en apprend davantage sur leur vie d'avant. Mais j'ai deviné trop tôt les tenants et aboutissants de l'histoire et cette fin qui ne m'a pas forcément surprise.
🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 Dans l'ensemble j'ai aimé ce roman, cet écohameau pas comme les autres mais j'aurais voulu plus de suspense et être surprise. Bien sûr, comme d'habitude cet avis n'engage que moi.
Ce roman avait d’entrée de jeu deux points forts qui le prédestinait à être une bonne lecture : en premier, il est publié chez Taurnada, c’est une maison d’édition qui a l’art de trouver de petites pépites, je n'ai jamais été déçue par un de leurs romans. Et deuxièmement, il est signé Isabelle Villain, pareil je n'ai jamais été déçue par ses romans. C’est donc le cinquième que je lis d'elle, et à nouveau je suis très emballée par ma lecture. Alors, Isabelle Villain a changé un tout petit peu de style, ses autres romans étaient plus orientés polar, ici, on est clairement dans du thriller psychologique. Elle a très bien rempli tous les codes du genre, et j'ai été agréablement surprise du chemin qu'elle faisait prendre à son histoire.
Je ne vais pas trop revenir sur le fond de l’histoire, pour ne pas vous gâcher la surprise et que vous puissiez la découvrir au rythme qu'a voulu faire l'auteure. J'ai donc fait la connaissance d'un couple et de leur enfant, Rosalie, Philippe et Martin. Ils sont parisiens, vivent au rythme trépidant de leur boulot et de la ville, on est dans le cas typique du métro-boulot-dodo. Ils vont décider de quitter cette vie effrénée après avoir découvert un hameau perdu dans les Alpes de Haute Provence. C’est un éco-hameau créé par Michel. Il est quasiment introuvable et les habitants vivent en complète autonomie, ils se partagent les tâches, vivent de leurs récoltes et ventes sur les marchés, ils s’auto-suffisent. Chacun va prendre ses marques dans le hameau, les années passent, mais un événement va venir tout perturber et surtout révéler la vraie personnalité des habitants..
Je ne peux vraiment pas vous en dire plus, et pourtant, ce n’est pas l'envie qui m'en manque. Ce serait vraiment dommage de gâcher l’effet de surprise de l'auteure. Et c’est là que le titre du roman prend tout son sens. En effet, à pas de loup, Isabelle Villain va instiller des faits qui vont venir bouleverser la tranquillité de ce hameau. Jusqu’à ce que le loup entre dans la bergerie. La vie paisible va bientôt tourner à l'orage et certains personnages que l'on pensait si inoffensifs, vont se révéler au grand jour. Et je ne m'y attendais pas du tout. Le début de lecture était tellement calme, Isabelle Villain explique comment se passe la vie dans le hameau, comment tout le monde cohabite, et puis tout doucement, un fait arrive, on se demande si ça va être important ou pas, puis un autre arrive et on se pose à nouveau la question, jusqu’aux révélations petit à petit de chacun des personnages et de leurs caractères. Et je suis tombée des nues pour certains que je pensais vraiment sympas et que je découvrais remplis de machiavélisme.
D'ailleurs, les personnages sont tous très bien travaillés, principaux comme secondaires, dans leurs physionomies comme dans leurs caractères. Certains chapitres nous racontent leur histoire, leur couple, leur pourquoi d'un tel choix de vie. Je me suis prise d’affection pour certains, d'autres m’ont tout de suite déplu. Mais quand on les découvre petit à petit, on se fait alors un autre avis. Je n'arrivais pas à me positionner au début entre Rosalie et Philippe, je les regardais évoluer et je me demandais qui allait être celui qui allait fauter ou faiblir le premier, je sentais que quelque chose n’était pas normal, mais j’étais loin de m'imaginer ce qui allait se passer. Et au final, j'en suis arrivée à en détester vraiment quelques-uns. Mais je me suis aussi attachée à certains d'entre eux, notamment les enfants, Martin est un garçon que j'avais envie de rassurer et réconforter.
Les lieux sont également très bien travaillés et dépeints, les descriptions sont belles, et donnent envie de visiter cette jolie région. L'auteure a réussi à faire passer les odeurs au travers de ses mots. L'écologie tient une part importante dans le roman, je pense que l'auteure a dû faire beaucoup de recherches en amont pour être aussi précise sur certains concepts. Et surtout elle étaye le roman de faits réels que l'on peut retrouver dans l’actualité. J'ai par exemple apprécié qu'elle parle du loup, et des divergences d'opinion selon les personnes. Elle fait ainsi passer au travers de son histoire plein de belles valeurs sur la nature, le choix de vie, sur l'entraide et la responsabilité de chacun, mais aussi sur des revers plus noirs de notre personnalité, sur la manipulation psychologique, sur le mensonge et le goût du pouvoir. On a tous envie de se mettre au vert, de quitter nos rythmes de vie infernaux, de prendre un peu plus le temps de regarder ce qu'il se passe autour de nous, on a tous rêvé de pouvoir vivre de ce que l'on récolte, de ne dépendre que de nous-mêmes, de pouvoir vivre avec d'autres dans cette harmonie bienveillante….mais le risque d'abus reste présent, à vouloir tout renier des sciences que l’on connait, ne risque-t-on pas de mettre la vie de l'autre en danger, tout cela ne risque-t-il pas de basculer dans un extrémisme qui serait complètement nuisible. Cette histoire fait réfléchir dans ce sens, et c’est bien vu de la part de l'auteure.
Mais n'oublions pas qu’il s’agit d'un thriller. Avec un débit plutôt bucolique, avec de bons sentiments, des gens sympas qui s'entraident, Isabelle Villain a fait prendre à son histoire un virage à quatre-vingt-dix degrés et on sombre très vite dans l'horreur et l’indicible. Et à ce moment là, en tant que lectrice, je me suis accrochée à ma liseuse et j'ai vu le désenchantement arriver, la peur suinter dans les pages, je regardais, impuissante, les drames arriver, les gens s'effondrer et j'ai souffert avec eux. Et c’est là qu'on se rend compte qu'un esprit manipulateur et tordu peut nuire à un groupe paisible. Isabelle Villain fait monter la pression petit à petit pour arriver à un final qui laisse hagard et pantois. Elle a vraiment mené son histoire d'une main de maître, jamais en commençant le livre, avec ce côté écologie et gens heureux, je me serais imaginé arriver à une fin si cruelle. Elle a dirigé ses personnages comme des marionnettes, en entraînant le lecteur avec eux.
Comment vous dire à quelle point la lecture a été intense et s'est faite avec une grande avidité. Au début, on tend le dos, on se demande quand ça va dégénérer, on est dans un thriller, tour ne va pas pouvoir être tout le temps tout rose, et d'un seul coup, au détour d'une page, vous vous prenez la tape dans le cou, celle qui vous intensifie la pression d'un coup et que vous n'avez pas vue venir. Et à partir de là, il est très difficile de lâcher la lecture, les chapitres ne sont pas très longs, ce qui donne beaucoup de rythme à la lecture, et vous avez tellement envie de savoir comment tout ça va pouvoir se terminer, si l’extrême pas va être franchi, que vous n'arrivez pas à lâcher le livre. Je suis allée de surprises en surprises, je me suis attachée à des personnages que j'ai vus souffrir, j'ai ressenti de la peine pour eux. C’est très riche en émotions. Le style de l'auteure est bien sûr toujours aussi bon, elle sait trouver les mots et les longueurs de phrases selon le moment et le rythme qu'elle veut donner à son histoire, quand tout s’accélère, les phrases sont courtes, elles sont plus longues quand tout est plus calme. Je suis toujours aussi conquise par la façon qu'a l'auteure de nous raconter une histoire.
Je pense que vous l'aurez compris vu la longueur de cet avis, j'ai énormément apprécié ma lecture. Une fois de plus, Isabelle Villain a su me surprendre et me mener par le bout du nez jusqu’à la fin. Elle s'est essayé au thriller psychologique, pour moi, c’est une réussite. J’ai déjà hâte de retrouver une nouvelle histoire écrite de sa plume.
Si vous ne connaissez pas encore cette auteure ou cette maison d’édition, et que vous aimez les histoires à suspense, n’hésitez pas à les découvrir, vous ne serez pas déçu. Rythme de lecture et intensité des émotions au rendez-vous. Tous les ingrédients sont présents pour passer un très bon moment de lecture.
Je remercie la maison d'éditions Taurnada ainsi que Joël pour m'avoir envoyé cette nouvelle histoire. La couverture est une véritable bombe, je l'aime énormément, quand au résumé il m'avait mis la puce à l'oreille. "à pas de loup" est un thriller qui démarre lentement sur les personnages, sur leur vie, la façon dont ils voient le monde. C'est une nouvelle méthode de prendre le temps de vivre différemment, avec d'autres convictions autre que le boulot-métro-dodo que nous connaissons pour la plupart d'entre nous. Doucement, mais surement, la nature sauvage reprend ses droits, la bête attend patiemment que la proie la plus vacillante tombe pour lui sauter à la gorge. C'est cette sensation que j'ai eu en refermant le livre : l'Humanité n'est pas prête à vivre autrement tant qu'il y aura des hommes et des femmes qui voudront tout régenter.
Le calme, la sincérité, vivre de ses produits, avoir des enfants épanouis qui ne sont pas scotchés à leurs écrans, reprendre des forces, revenir aux sources... C'est ce que plusieurs familles désirent pour eux, pour une vie meilleure. Michel est un homme âgé lorsqu'il entreprend "d'ouvrir" un hameau, vivant déjà de ses produits. Un éco-village, un lieu où la pollution, le stress ne sont plus que des mots bien vagues, devenir des souvenirs. La Barberie est un hameau où vivent en harmonie quelques hommes, femmes, enfants. Ils font tous des efforts, des travaux pour aider les autres. Une forme de grande famille où chacun apporte sa contribution au bien-être des autres et de soi-même. Si certains sont heureux d'être là, d'autres méditent encore sur ce changement, surtout lorsqu'un proche tombe malade. Un médecin ? il ne servira à rien, les herbes sont là pour soigner, pas besoin de médicaments, c'est polluant.
Michel est important, il est humble, désirant vivre jusqu'à la fin de ces jours dans sa maison sans faire de mal à personne. Rosalie et Martin son fils devenu un adolescent de 10 ans aiment cette vie simple. Si le Philippe n'est plus avec eux, le jeune garçon ne l'oublie pas pour autant, car c'est son père. Ce dernier ne vit pus avec eux des suites d'un mauvais concours de circonstances. Pourtant, il fera une réapparition qui va chambouler les esprits de chacun, à sa manière il va mettre un coup de pied dans la fourmilière qu'est devenue la Barberie. Avant la mort de Michel, tout était presque parfait. Bien entendu il fallait travailler pour aider la communauté, mais chacun était libre de donner sa voix à tel ou tel projet. Avec son décès, les choses changent. Partager oui, mais donner c'est mieux. Et c'est là que va commencer la descente aux enfers. Ce n'est pas en une seconde, ce n'est pas net, il s'agit plutôt d'une influence qui prend le pas lentement, mais surement. Ce pas de loup qui intervient juste quand il le faut.
Comment à notre époque des gens peuvent encore se faire avoir de cette manière ? D'accord, c'est subtile, mais je dois admettre qu'un mot m'est venu à l'esprit très rapidement, ce mot qui a fait fureur et qui à mon sens continuera à se faire entendre. Il y a tellement d'éléments à prendre en compte : la solitude, le mal-être, la faiblesse, le stress, l'envie d'autre chose, de ne plus avoir de responsabilité, de ne plus être dépendant des objets, l'écologie. Chacune de ses pièces fait qu'une personne normalement constituée peut se retrouver dans la position de l'un des personnages tel Fabienne. Douter de soi est également un élément capital, car il sert à l'autre d'entre dans la faille, de s'y installer et de tourner certains points à son avantage.
Du départ il y a quelque chose qui gêne, un sentiment d'impuissance qui nous murmure que tout va mal se passer, pas uniquement parce que c'est classé thriller. Non, il y a cette façon de décrire certains personnages qui nous emmènent dans un recoin sombre de l'espèce humaine. C'est caché, sous-jacent. Je m'attendais à cette fin, le dénouement ne pouvait être autrement. Jusqu'à cette folle passation. Nous pourrions presque le classifier de huit-clos, s'il n'y avait pas cette enquête policière sur deux endroits éloignés du hameau. Un meurtre d'un écologiste, un passage à tabac d'une femme dans son appartement, le meurtre d'un homme... Qu'est-ce qui peut bien être le lien entre tout cela ? Il est certain qu'en lisant ces mots, il va falloir creuser, mais en lisant l'histoire, tout devient évident. L'auteur nous donne des miettes au départ pour nous apporter le restant d'un énorme gâteau au chocolat et nous montrer notre propre faiblesse parce que nous nous sommes faits avoir, nous aurions pu être l'un d'entre eux.
Les loups sont mauvais, ils attaquent les troupeaux pour se nourrir. C'est contradictoire dans le sens où ce sont des animaux qui ont besoin de se nourrir et oui pour les éleveurs c'est un problème, car ils diminuent le nombre de bêtes. Entre les vegans, les carnassiers, les écolos purs, les j'm'enfoutisme, l'harmonie vacille aussi bien dans le domaine qu'en extérieur. Je n'ai pas parlé du premier sujet principal du récit, car c'est un élément important à découvrir. Je dirais juste que même en fermant le livre, je n'ai pas compris la réaction de cette mère. Elle l'aime, mais préfère attendre ? Même en recevant un message tout en sachant qu'alerter les autorités c'est dangereux, au final cet amour semble bien désuet en comparaison de ce que cette femme désire pour lui. L'auteur nous parle des personnages à tour de rôle de manière naturelle. Leur besoin de changement, l'aspect d'une vie plus calme. Dire que ce n'est qu'une façade serait vraiment trop simple.
Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal avec le début dans le sens où l'auteur pose des éléments lentement pour les retourner tout aussi lentement. La première scène avec la réaction de la mère m'a perturbé, étant moi-même une maman, je ferais tout et n'attendrais pas comme elle le fait. C'est une sacrée manipulatrice, douée dans l'art du mensonge.L'art de retourner un cerveau, de réussir à avoir des admirateurs capables de tout et je dis bien de tout pour un sourire, un regard ou plus. La perversité n'est pas physique dans ce texte, elle est mentale. Tout est dans le geste, la façon d'apporter des éléments par omission. Faire croire est un jeu pour certain afin d'obtenir ce qu'ils désirent.
J'ai beaucoup aimé Vladimir et Nadia, allez savoir pourquoi eux deux, mais dès qu'il y avait un passage avec ces personnages, j'étais ravie. Lui a un travail en dehors du hameau, tandis que Nadia fait des efforts pour la nourriture. Venant tous les deux de Russie, ils ont décidé de venir en France pour cette vie meilleure. Martin est adorable et va découvrir un monde qu'il n'aurait jamais du connaître aussi jeune. La plupart des couples et familles sont tombés par hasard sur ce hameau ou Michel qui a su leur vendre du rêve. Un rêve qui aurait dû le rester, si ce n'est l'ambition de certaines et certains. Le sentiment d'impuissance de l'extérieur est bien ressenti lorsque tout éclate. Comment plusieurs personnes ont pu laisser faire UNE personne ainsi ? Comment n'ont-il pas vu ? Pourquoi ne pas avoir réagi ? Est-ce que la confiance était si forte que tout était balayé même l'instinct de conservation ?
En conclusion le livre regorge de thèmes qui sont au cœur de l'actualité : la surconsommation, le tout vouloir tout de suite, la famille, le besoin de changement, l'envie de créer de ses propres mains un avenir plus radieux. Vivre en communauté peut se faire si et seulement si tout le monde est à la même enseigne. Malheureusement pour nos personnages, le loup est déjà dans la bergerie et il attend patiemment de mettre à exécution la mise à mort tant attendue par la faucheuse.
Un petit thriller qui a tout d’un grand. En commençant À Pas de Loup, je ne m’attendais à un thriller de ce niveau. Taurnada m’a habituée à de très bonnes parutions, et Isabelle Villain est connue pour écrire des polars prenants et adroits. Mais j’avoue que là, elle est parvenue à me surprendre encore plus agréable que prévu.
Je préviens tout de suite, il ne s’agit pas du tout d’un polar cette fois-ci, mais bien d’un thriller psychologique. Et, sincèrement, j’espère que l’auteure va continuer dans ce genre, parce qu’elle y est très efficace. Elle met en place ici une ambiance qui monte crescendo et qui ne se dément à aucun moment. Perdu dans ce petit éco-hameau quasi autonome, le lecteur sent l’atmosphère s’alourdir de page en page. Il y a clairement quelque chose qui cloche au pays du bonheur, mais quoi ?
Les personnages sont approfondis et tortueux à souhait. Si certains nous sont rapidement sympathiques, d’autres parviennent à créer chez le lecteur une sorte de malaise diffus durant leur évolution. Y a t-il un démon cache au Paradis ?
Le rythme est impeccable, que ce soit au niveau de l’action ou de l’évolution psychologique des protagonistes, et une fois commencé vous n’aurez plus aucune envie de le reposer. On sent dès les premières pages que les événements vont dégénérer. On a quasiment le doigt dessus, sans parvenir pourtant à le voir clairement. Mais, rassurez-vous, quand ça se produira, vous le sentirez passer !
Parentalité, écologie, manipulation et conviction sincère sont au cœur de ce roman. Mais si les thèmes sont variés, ils le sont sans excès, afin de pouvoir se concentrer entièrement sur l’intrigue que l’auteure nous offre. Vous n’avez donc aucune raison de ne pas emménager provisoirement à La Barberie. Il n’y a aucun doute sur le fait que ce petit séjour vous restera longtemps en mémoire.
Et en plus d’être furieusement dans l’air du temps, ce très bon thriller psychologique est à un prix mini ! En bref, que de bonnes raisons de vous le procurer très très vite, pour vous régaler avec !
Tout commence par une belle histoire, celle du couple que forment Rosalie et Philippe et leur petit garçon Martin. Ils décident de changer de vie, un retour à la nature n’acceptant plus la routine infernale du « métro, boulot, dodo ». La découverte de l’éco-hameau de la Barberie en Haute-Provence va répondre à leur attente, va débuter une nouvelle vie en communion avec la nature au sein d’une petite communauté bienveillante. Pourtant tout n’est pas aussi rose qu’il y paraît et l’ambiance devient délétère et se dégrade grandement au fils du temps. Encore une fois j’ai dévoré le dernier livre d’Isabelle Villain dans la journée tant j’étais scotchée à l’intrigue qu’elle a imaginé pour nous. Il faut dire que ce qui fait froid dans le dos c’est la terrible vraisemblance de tous les faits relatés. Tant le personnage de Rosalie que celui de son mari Philippe sont parfaitement bien installés dans le récit et l’auteur prend le temps de créer le décor du drame qui va se dérouler sous nos yeux. Les chapitres se suivent en nous présentant à une à une les familles, on apprend leur vie d’avant, leur histoire, pourquoi ils sont aujourd’hui à la Barberie. C’est très bien écrit et la lecture se fait fluide et lumineuse. Assister aux changements qui s’opèrent insidieusement dans ce groupe m’a laissé pantoise. Ces doux rêveurs, ces soixante-huitards attardés vont vivre et nous à leurs côtés une montée en tension alors que l’on retrouve un premier corps et ce n’est que le début. Le personnage de Martin est particulièrement bien pensé, son comportement et les mots qu’il prononce sont d’une surprenante maturité pour ses 11 ans. Un excellent moment de lecture qui met à jour les mécanismes d’un sujet qui fait régulièrement l’actualité. Bonne lecture. http://latelierdelitote.canalblog.com...
Rosalie et son mari Philippe ont décidé de vivre à l'écart de la société trop éloignée de leurs valeurs. Il s'installent à la Barberie, un éco-hameau paisible à l'écart du monde où ils se rapprochent de l'essentiel, cultivent ce dont ils ont besoin et vivent en harmonie avec la nature. Ils ont un fils, Martin, âgé de six mois. Ils s'épanouissent pleinement dans ce choix de vie mais au bout de quelques années, leur couple s'essouffle et ils se séparent. Lorsque Philippe kidnappe son fils, qu'il n'avait pas revu depuis deux ans, tout part à vau l'eau et le cauchemar commence.
Une lecture intense, originale, déroutante et inquiétante qui vous malmène jusqu'au bout. J'ai bien aimé cette lecture qui nous propose d'entrer dans une sorte de société marginale qui peu à peu dévoile un visage sectaire très inquiétant. Rosalie est une femme forte qui a pris la direction de l'éco-hameau. Tous s'en accommodent mais une succession d'évènements révèle un tout autre visage de Rosalie. Lorsque Philippe refait surface, telle une louve, elle est prête à tout pour récupérer son fils. Rosalie devient distante, agressive, avec certains membres de la communauté, n'hésitant pas à user de son pouvoir d'alpha. De son côté Philippe se pose des questions. Lui aussi prêt à tout. Qui est réellement le personnage le plus sombre? Ce que j'ai aimé dans cette lecture c'est qu'il y a un vrai basculement. Toutes nos certitudes s'ébranlent et peu à peu la lumière se fait implacable et cruelle. Lien vers ma chronique: http://parfumsdelivres.blogspot.com/2...
Rosalie, bientôt 40 ans, ancienne ingénieure dans le transport ferroviaire s’est installée, il y a une dizaine d’années à la “Barberie“, un éco-hameau dans les Alpes-de-Haute-Provence. Séparée de Philippe depuis 2 ans, elle vit dans son havre de paix avec son fils Martin 10 ans et toute une communauté.
Les habitants de la Barberie tentent de vivre en harmonie avec les saisons et la nature, en autonomie quasi-totale.
Fabienne et Arthur sont installés dans le hameau avec leur 2 enfants Clémentine 17 ans et Jean 13 ans. Nadia et Vladimir font également partie de l’aventure, tentant sans succès d’avoir un enfant.
Tout bascule le jour ou Martin est enlevé par Philippe son père.
Par des retours en arrière, réguliers, l’auteur nous retrace l’arrivée des protagonistes principaux de l’histoire dans le hameau, tous ayant une histoire de vie totalement différente.
Ce roman noir, fait froid dans le dos. Comment des personnes ayant une vie normale, à qui tout réussie, quitte tout pour vivre une vie de reclus ? Vivre auprès d’inconnus ?
Comment une personne saine d’esprit peut-elle devenir un mentor, un gourou aux idées folles ?
La fin est géniale, on est happé par les événements qui s’enchaînent à 100 à l’heure. On voit l’inéluctable arrivé, on se sent impuissant, on a envie d’agir. On sent que la limite est atteinte et que la folie va prendre le dessus si l’on ne fait rien.
Alors, je suis partagé, j'ai deux ressentis, un pour la première moitié du récit auquel j'ai moyennement accroché, tout simplement car j'ai trouvé long et répétitif sur le côté communautaire écolo auto-suffisant car c'est un principe auquel je n'adhère pas du tout, j'ai du mal avec l'humain en général, encore plus avec le bobo lait de chèvre, alors en communauté et avec des règles strictes, ce n'est pas pour moi, je déteste que l'on me dise quoi faire, que l'on me donne des ordres ou encore que l'on m'impose des tâches, donc forcément ça coince sur le début du livre.
Puis vient un super ressenti sur la seconde partie qui est très bonne, tient le lecteur en haleine et nous réserve son lot de surprises, avec des rebondissements, des retournements de situations, de l'angoisse et du suspense à nous en retourner le cerveau, j'admire la manière dont "Isabelle Villain" torture ses lecteurs à ce moment là.
Les personnages eux sont bien construits, même si je n'ai pas eu d'affinité particulière avec les principaux, mais un petit plus pour la "gendarme" qui est attachante et qui même si nous la voyons peu, m'a fait bonne impression.
Les décors eux sont magiques, les Alpes-de-Haute-Provence, la montagne, isolée, la nature à l'état brut.
Malgré un début ne me correspondant pas, je conseille tout de même ce thriller qui au final s'avère très efficace et surprenant jusque dans les derniers instants.
Je remercie les éditions Taurnada pour ce service presse et je m’excuse pour le retard. Je trouve la couverture très jolie et très agréable pour l’hiver. J’avais lu Blessures Invisibles, je me doutais bien que cela n’allait pas être de tout repos. Et dans « Barberie » à barbarie, vous auraient compris. :blush:
Nous allons rencontrer Rosalie, Philippe et e mignon petit Martin. Ils ont tout quitté pour partir dans un village totalement isolé. C'est un retour aux sources, on va comprend que Philippe est parti il y a deux ans, depuis ce n’est plus pareil. Mais pourquoi ? Au départ, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, pourquoi les personnages veulent se barrer au trou du cul du monde. Elle m'a embarqué avec elle au cœur des Alpes-de-Haute-Provence, qui n’est pas si loin de chez moi :wink:
En effet, ce qui commence comme une histoire est un thriller peuplé comme je les aimes, à se casser la tête. Les personnages sont attachants, j'ai adoré le petit Martin que j'ai trouvé mature pour son âge. Par contre, l'intrigue m’a mis les palpitations. L'auteure va nous embarquer dans son histoire jusqu’au bout. C'est encore une fois une très bonne découverte et je vous recommande
Dans son septième roman policier « À pas de loup », Isabelle Villain nous entraîne dans les paysages grandioses des Alpes-de-Haute-Provence, où la beauté sauvage des montagnes se mêle aux tensions psychologiques croissantes. L’auteure a choisi avec soin ce décor naturel qui devient un véritable personnage de l’intrigue, entre sommets escarpés et vallées isolées qui accentuent l’atmosphère de huis clos psychologique... La suite de ma chronique sur mon blog: https://lemondedupolar.com/dans-les-g...
Bref, avec « A pas de loup », Isabelle Villain nous propose un policier pour le moins inhabituel. On sort des codes classiques du genre et c’est déstabilisant tout du long. Déstabilisant mais pas désagréable pour autant, car les pièces du puzzle finissent par s’imbriquer les unes aux autres et l’image qui nous est proposée, dans les dernières pages, fait froid dans le dos. Elle vient nous éclairer sur tout ce que nous avons lu auparavant et tout fini par avoir un sens !
Juillet 2019, La Barberie, un petit hameau éco-responsable dans le Verdon. C'est une petite communauté d'une vingtaine d'habitants qui vit là. Elle s'est formée petit à petit une dizaine d'années plus tôt sous l'impulsion de rencontres avec Michel, un doux rêveur qui vendait du miel sur les marchés.
C'est au hasard de rencontres de personnes ne croyant plus à notre mode de vie, de consommation, de stress et de profit en quête d'autre chose qu'est né La Barberie. Michel proposait un monde alternatif, un peu utopique ou cesse toute course à l'argent, au profit. Un monde où chacun participe à la vie du hameau ; repas collectifs, potager, miel, garde du troupeau dans les alpages, médecines alternatives, éducation des enfants... Un projet adopté par chacun au fil du temps dont Rosalie notre narratrice installée au village avec son fils Martin.
Mais aujourd'hui, Martin a disparu ! Elle est persuadée que c'est son père Philippe Dorval qui en est la cause. En effet privé de son fils depuis deux ans, chassé à l'époque du village, banni par la communauté, c'est plausible ! Mais pourquoi a-t-il été banni ? ça vous pensez bien je ne vais pas vous le dire.
Philippe, c'est une autre voix du récit, il nous raconte son histoire mais il n'est pas le seul, c'est un roman polyphonique où tour à tour chaque habitant nous expliquera son histoire, ses raisons d'installation à La Barberie !
A côté de cela, il y a des morts, une enquête policière, des rebondissements et une tension qui va crescendo !
J'ai passé un excellent moment même si l'écriture est simple et que la description de ce mode de vie alternatif est un peu poussé à l'extrême, utopique mais cela a le mérite de nous faire réfléchir à nos comportements, on se questionne sur notre façon de vivre. L'essentiel est certainement d'avoir passé un excellent moment de lecture.
Ma note ; 8.5/10
Les jolies phrases
Sur le besoin de fuir une vie qu'ils ne maîtrisent plus. Vivre différemment n'est pas un signe d'anormalité. Il y a un autre modèle que celui dicté par la réussite et l'argent.
Il faut apprendre à coexister avec cette nature et surtout ne pas la contrarier. Elle est plus forte que tout. Si vous la maltraitez, elle se défendra et se vengera.
Il y a la famille. Il y a les amis. Et il y a les amis qui deviennent la famille.
Résumé : En 2009, Philippe et Rosalie, parisiens et jeunes parents de Martin, six mois, décident de plaquer le rythme effréné « métro-boulot-dodo » pour le calme de l'écovillage La Barberie, situé au cœur des Alpes-de-Haute-Provence. Une vingtaine de personnes qui ont choisi de se reconnecter avec la nature et les saisons, de vivre en communion avec les éléments dans un cadre bucolique. En 2019, Philippe a quitté la communauté depuis deux ans déjà, et il ne voit plus son fils. Une nuit, il enlève Martin avec la promesse faite à Rosalie de le ramener en fin de semaine ; il veut juste passer du temps avec lui. Que s'est-il passé au sein de la communauté pour que l'homme quitte ce hameau idyllique ? Pourquoi Rosalie ne prévient pas la police de l'enlèvement ?
Mon avis : J'avais lu plusieurs romans d'Isabelle Villain, avec l'enquêtrice Rebecca de Lost, celui-ci est un one shot. Et que shot ! J'ai adoré !! L'ambiance, au départ utopique et bon enfant révèle des côtés sombres. C'est angoissant, étouffant ; ce hameau, par sa quasi-autarcie, est un huis clos en peine nature. Au départ un peu perdue par les nombreux protagonistes, on s'y retrouve finalement très vite grâce à des chapitres consacrés à chaque couple, à ce qui les a menés à "quitter" la société. Chacun a un rôle à jouer dans cette histoire, chacun à une personnalité bien définie. J'ai aimé me tromper sur certains, il ne faut pas se fier aux apparences... L'histoire prend son temps à se mettre en place, et même si à un moment, je me suis demandée où on allait, il fallait ces chapitres afin d'être immergés et de bien comprendre l'intrigue. C'est assez difficile d'expliquer pourquoi ce livre est si bien sans spoiler et gâter l'effet "wahouuuu", alors je ne vous donnerais qu'un conseil : lisez-le.