Homme dur et sans pitié, le solide Kernok est un pirate qui ne transige pas avec les égarements de ses hommes. Capitaine de L’Épervier, il parcourt les mers à la recherche de trésors, n’hésitant pas à massacrer les occupants – fussent-ils inoffensifs – des vaisseaux adverses… C’est à terre cependant, celle de sa Bretagne natale, qu’il mourra, de la plus étrange façon… Premier roman d’Eugène Süe, cette histoire palpitante de négriers et de sorcières, de vires et d’abordages, d’amour et de mort, est une œuvre qu’il s’agit maintenant de redécouvrir. Ce texte intégral est introuvable en tant que titre individuel (n’existe qu’au sein d’un recueil de la collection Bouquins - Romans de mort et d’aventures)
Joseph Marie Eugène Sue (20 January 1804 – 3 August 1857) was a French novelist. He was born in Paris, the son of a distinguished surgeon in Napoleon's army, and is said to have had the Empress Joséphine for godmother. Sue himself acted as surgeon both in the Spanish campaign undertaken by France in 1823 and at the Battle of Navarino (1828). In 1829 his father's death put him in possession of a considerable fortune, and he settled in Paris. A street in Paris is named for Eugene Sue, in the 18th Arrondissement: Rue Eugene Sue is located near the Poissonnière Metro station, and is not far from Montmartre and the Basilica of the Sacré Coeur.
Houleux, invraisemblablement orageux et violent, l’univers de la piraterie compte moult péripéties s’achevant souvent dans la douleur. Malgré le caractère passionnant de cette activité si mystérieuse, ce court roman vient accentuer un peu le côté tragique de ces aventures.
La férocité grinçante forme le trait marquant de ce roman noir, soutenu en cela par une confrontation première avec la plume d’Eugène Sue que je trouve intéressante. Kernok, héros de cette histoire, déplaît au début par son argot – assez vulgaire – propre aux matelots et l’auteur n’hésite point à user du jargon propre aux aventuriers des mers, qui pourrait donner du fil à retordre aux lecteurs inaccoutumés à ce dernier. Les autres personnages tournent rond autour de ce personnage central : Ses coéquipiers de navire, ses ennemis, un brin d’amour très léger au milieu de cette noirceur incarné par sa bien-aimée Mélie et les sorciers auxquels il a eu affaire en début de récit. Violent et tragique, seul qualificatif que l’on peut conférer à ce récit, présenté sous formes harmonieuses, avec des chapitres courts et rythmés, ce qui n’est pas pour déplaire compte tenu des marques d’humour noir, que l’on croise de temps à autre et qui détendent l’atmosphère du récit. Ceci sans omettre les grandes et poignantes scènes de cruautés, là où Kernok entend brûler la vie par les deux bouts à ses ennemis. Ce récit montre les circonstances dans lesquelles les marins étaient traités à l'époque, et surtout la vie difficile vécue par les mousses, confrontés à un sombre avenir qui les entrainait vers une vie d'hommes capables d'affronter tous les éléments. Un roman de piraterie qui se lit rapidement, offrant un court moment de divertissement. Quand la manoeuvre fut exécutée, Kernok harangua son équipage ainsi qu'il suit : “ Enfants, voici une corvette qui a les reins solides ; elle serre de si près L'Épervier, que nous ne pouvons espérer de gagner au vent ; d'ailleurs il n'en fait pas. Si nous sommes pris, nous serons pendus ; si nous nous rendons, ce sera tout de même ; combattons donc en braves matelots, et peut-être qu'en faisant feu, comme dit le proverbe, des quatre pattes et de la queue nous nous en retirerons avec nos culottes. Mordieu ! mes garçons, L'Épervier a bien coulé un grand trois-mâts sarde sur les côtes de Sicile, après deux heures de combat ; pourquoi craindrait-il cette corvette à pavillon bleu ? Songez aussi que nous avons dix millions à conserver. Cordieu ! enfants, dix millions ou la corde ! ”
Το βιβλιαράκι αυτό το αγόρασα πριν έντεκα και βάλε χρόνια από κάποιο παλαιοβιβλιοπωλείο με κόστος ένα ευρώ, αλλά μόλις τώρα έτυχε να το πιάσω στα χέρια μου με σκοπό να το διαβάσω. Ήθελα κάτι μικρό, περιπετειώδες και παλιομοδίτικο, και αυτό επιτέλεσε σε μεγάλο βαθμό τον σκοπό του, έστω κι αν τελικά βρήκα το περιεχόμενο κάπως ισχνό και μέτριο. Ο Ευγένιος Σίι είναι γνωστός για δυο τεράστια έργα που έγραψε (τα οποία αρχικά κυκλοφόρησαν σε πολλές συνέχειες σε γαλλικές εφημερίδες), το "Τα μυστήρια των Παρισίων" (το οποίο έχει μεταφραστεί στα ελληνικά, από εκδοτικό οίκο της Σμύρνης, το 1846!) και το "Ο περιπλανώμενος Ιουδαίος", αλλά έγραψε και άλλα πράγματα, όπως αυτή την πειρατική νουβέλα. Καλούτσικη μου φάνηκε, κάπως χαριτωμένη μέσα στην παλαιότητά και την απλότητά της, σε καμία περίπτωση δεν εντυπωσιάζει με την πλοκή ή έστω με τη γραφή, όμως τη διάβασα σε μια καθισιά και δεν κατάλαβα πότε πέρασε η ώρα. Δηλαδή, πέρασα καλά, αλλά αμφιβάλλω πολύ αν μου μείνει κάτι από την όλη ανάγνωση.
Το βρήκα ανυπόφορα βαρετό. Καταρχήν, δεν καταλάβαινα τίποτα (έπρεπε να έχω λεξικό ναυτικών όρων, οι μισές λέξεις ήταν τέτοιες). Και ενώ ξεκίνησε πολύ ωραία, τόσο ωραία που με έφτιαξε, αρκετά γρήγορα κατάλαβα ότι απλά δεν με αφορά η μοίρα του πειρατή, γιατί η ιστορία του ήταν γραμένη επιφανειακά. Αυτό που μου άρεσε πάντως ήταν το τρομερό μαύρο χιούμορ σε κάνα δυο σημεία.