Léa est institutrice. Quand sa Téta, sa grand-mère tant aimée, meurt à cent sept ans, Léa décide de retourner aux confins de la Turquie et de la Syrie, à Manam, le village d’où est issue sa famille et dont elle a été chassée au début du XXe siècle.
Rima Elkouri emprunte les chemins de la littérature pour démêler les nœuds d’une mémoire familiale blessée. Elle raconte, avec générosité et pudeur, la tragédie arménienne. Au passage, elle nous donne accès à une certaine idée du Québec et de ses immigrants. Elle le fait avec finesse et humilité, à hauteur de femme, d’homme et d’enfant, mettant à profit son habile talent de portraitiste pour nous faire découvrir des êtres courageux qui ont résolument choisi le côté de la vie.
« Devoir de mémoire, Manam égrène au fil des pages un récit aussi captivant que bouleversant. » Éric Morault, Le Soleil
Diplômée du Liberal Arts College de l’Université Concordia et titulaire d'une maîtrise en littérature comparée (Université de Montréal), Rima Elkouri travaille à La Presse depuis 1998. Elle est chroniqueuse depuis 2001.
Lauréate du prix Jules-Fournier du Conseil supérieur de la langue française du Québec, elle s’intéresse entre autres choses aux enjeux liés aux droits des femmes dans le monde, que ce soit dans la foulée du printemps arabe au Moyen-Orient, du mouvement #MeToo au Canada ou de la crise migratoire en Europe. Elle a publié en 2014 le recueil Pas envie d’être arabe (Somme toute) qui rassemble ses meilleurs textes parus entre 2000 et 2014. Elle a aussi collaboré à plusieurs ouvrages collectifs.
Cuando una novela está narrada con las cualidades de la sencillez y de la delicadeza, sólo resta zambullirse en la historia para dejarse mecer suavemente con la lectura. El resultado es una comunión casi perfecta entre libro y lector. Y esto es lo que ha sucedido con Manam. Una ficción que a pesar de relatarnos una suceso durísimo como es el genocidio armenio, terminará siendo un relato cautivador.
La masacre del pueblo armenio iniciada en 1915 por un partido político denominado con el sobrenombre de Jóvenes Turcos, es el argumento de esta delicada novela donde la protagonista, Lea, una maestra canadiense en la actualidad, decide indagar sobre la vida de su abuela recién fallecida; una superviviente de aquel exterminio que en vida se negó a explicar. Lea decide viajar hasta Turquía para ahondar en sus raíces.
a short but heavy and impactful book. Manam, also known as 'Dream', is in modern times a tourist hotspot in Turkey, but was also historically one of the most brutal sites of the Armenian genocide as 9/10ths of the original population perished. According to this book, men were slain before their households, or thrown into wells or pits, then set on fire, with their belongings reclaimed. Women were raped or disemboweled or kept for forced conversions, and children sold to be raised either as slaves, or reprogrammed as Turks with forgotten cultural heritage. Many were told they were being marched to Syria but crossed a desert of no return. The book is about the Canadian author's attempts to trace the steps of her grandmother, who survived the catastrophe as a child but was silent about her experience. This happens in the backdrop of a country that is still averse or reluctant to acknowledge the events, and prone to deporting travelers who pry too closely about the blacklisted topic of 1915 events. The author also ties the historical event to its parallels to the current situations in Syria, a multicultural country that served as historical refuge for many Armenians and many others, especially under the tolerant governance of Celan Bey and other similar Righteous who sought to stem the killings. In the modern day, of course, the people of Aleppo who once let people in are themselves victim of the new rounds of bloodshed and expulsions. It's a heavy read about a grievous time, but it's a grave reminder of the downward spiral of the political emphasis on 'us' and 'them'.
Magnifique œuvre lumineuse traitant d’un sujet difficile, lourd, important. Tristement, un sujet dont je ne connais absolument rien avant ma lecture. Le génocide arménien. Près de 1,5 millions de morts… et pourtant, on n’en entend que peu parler. Certains pays ne reconnaissent même pas encore ça comme un génocide. C’est terrible!
J’adore lire pour apprendre des choses. Je n’écoute pas vraiment les nouvelles, mais la lecture me permet de me tenir informée. Ici, le récit a piqué ma curiosité avec des rencontres et des faits, à mi-chemin entre mémoires et article de journal, mais j’en aurais voulu plus. J’aurais voulu comprendre l’incompréhensible. Pourquoi ce génocide a-t-il eu lieu? Pourquoi n’est-il toujours pas reconnu? Pourquoi le Canada refuse de nommer un responsable? Je me fais un devoir d’approfondir mes recherches, pour eux.
La plume de Rima Elkouri est magnifique. Plusieurs phrases et paragraphes auraient été surlignés si je n’avais pas été sur ma liseuse. Je continuerai certainement de lire cette autrice montréalaise.
L’écriture est vraiment très belle. L’objectif de Léa est bien définit et j’ai adoré ressentir son bonheur d’enseigner. L’histoire est intéressante, mais le volet historique est bouleversant. J’ai eu un petit creux dans le milieu, mais la fin arrive rapidement et est coup de poing.
Je pense tout simplement que je m’attendais à être touchée davantage.
Avec une plume d’une justesse remarquable, Rima Elkouri livre un récit émouvant sur le génocide arménien à travers l’histoire de Téta, sa grand-mère. L’autrice réussit à mêler faits historiques et mémoire intime avec finesse. L'autrice excelle pour faire coexister le passé et le présent, le souvenir et l’oubli, la douleur et la résilience. La dernière portion, surprenante et bouleversante, renforce l'impact de cette lecture. Un hommage puissant et nécessaire!
4.5 J’ai beaucoup aimé la façon dont l’autrice raconte l’histoire infiniment triste du génocide arménien à travers un récit de fiction, entrecoupé de passages poétiques magnifiques. Dommage que la fin arrive de façon très abrupte, je n’ai pas trop compris l’intention.
(un énorme 4,5/5, I REALLY liked it) Un génocide raconté par la mémoire « écrémée » d’une centenaire ainsi que par la quête de savoir de sa petite-fille. Un siècle après les événements, quitter quelques semaines Montréal pour retourner sur les lieux de la déroute. Voir. Toucher. Comprendre.
Le Génocide des Arménien, c’est ainsi qu’il est nommé —sauf par le peuple bourreau— est présenté au lecteur par petites vignettes. À mesure que Léa, l’institutrice, la petite-fille, en apprend davantage, il en est de-même pour le lecteur. Il y a ce qu’elle savait déjà, ce que la littérature relate; Il y a les quelques phrases éparses, les réponses vagues, les quelques bouts d’histoires que sa Téta, la grand-mère Rose, a laissé échapper au fils des ans. « Elle parlait volontiers de tout, sauf de son enfance broyée de 1915. » Il y a aussi la correspondance entre Rose et son frère jumeau, exilé à Alep à la suite des massacres. Toute leurs vies, ils se sont écrit, décrivant le paradis paisible dans lequel chacun a choisi de vivre.
Puis, il y a ce que Léa voit sur place, à Manam (ville fictive Turque), durant sa recherche. Les survivants, âgés, humbles et résignés racontent ce qu’ils veulent bien se rappeler.
Léa colle toute cette information. Elle aura vu. Elle aura touché. Elle aura compris. Elle aura compris comment sa Téta est devenue la femme qu’elle était, sur quelles assises ses longues années se sont érigées.
Pour le lecteur, ce n’est qu’au chapitre 26 que lui est expliqué la mise en place de ce génocide; Comment les voisins en sont venus à accepter la proposition d’extermination et d’en percevoir le bénéfice personnel (s’approprier les biens de la masse décimée).
« En écoutant le père de Sam, je pensais à cette sombre vérité : vingt-six lettres d’alphabet suffisent à construire la beauté du monde, mais il ne faut que deux mots pour l’anéantir. Eux et nous. »
MANAM est un fabuleux roman, joliment écrit avec un habile mélange de passion et de retenu. L’amour, le respect et l’admiration de la petite fille envers sa grand-mère transcendent les pages. Le lecteur, lui, navigue dans l’horreur du récit, parfois avec dégoût, toujours avec compassion. Lui non plus ne comprend pas comment l’humain en vient à poser de tels gestes envers son voisin, envers son frère. L'équilibre est si fragile, c'en est épeurant.
Un livre touchant, qui traite d'un sujet dont, malheureusement, je ne connaissais presque rien avant ma lecture. Ça parle d'horreur et de mémoire, avec force et délicatesse. Et les personnages sont attachants et sonnent vrai. À lire!
Histoire touchante à propos du génocide arménien. C'est triste de voir des gens vouloir en éliminer d'autres juste à cause d'une origine ethnique. Pourquoi c'est si dur de tous s'aimer, ou au moins pas se détester? Heureusement, ce roman permet de mettre la lumière sur ce qui peut être positif malgré les circonstances. L'autrice a fait une grande recherche afin de bien documenter son récit. Il est évident que c'est une journaliste / chroniqueuse chevronnée, mais cela n'alourdit pas l'histoire. L'histoire est lourde par elle-même, mais l'autrice la présente avec une bonne dose d'espoir et d'amour. Extrait qui fait réfléchir: Ce que je vais te dire, habibti, ce n'est peut-être pas ce que tu veux entendre. Mais c'est ce que la vie m'a appris. Personne ne sait si sa lumière brûlera jusqu'à demain. Ne perds pas ton temps avec les morts. Lorsque le mort repose, laisse reposer sa mémoire. Chéris la vie et va en paix. (p. 190)
« L'un des plus anciens au monde se trouve à Alep, non loin de la maison où habitait ma grand-mère: le bimaristan Al-Arghun. Je devrais dire « se trouvait », puisque la guerre l'a presque réduit en cendres. Mais je dis « se trouve », parce que la mémoire est un pays en soi. Un jardin souverain où ce que l'on croit fané vit encore. »-p. 14
L'histoire débute en force: l'image de l'enfant et de la jarre qu'il croit soudée à sa tête m'a profondément secouée. Mais ce qui arrive malheureusement avec les débuts trop puissants, c'est qu'on se bâtit des attentes, qui sont difficiles à déconstruire par la suite sans souffrir de cet affreux sentiment qu'est la déception. C'est un peu ce qui m'est arrivé.
D'abord, j'ai aimé que certaines expressions ou certains mots arabes n'aient pas été traduits. Je déteste quand l'auteur cherche à tout prix à tout rendre si évident et si facile pour le lecteur, en faisant pleuvoir des notes de bas de page jusqu'au déluge ou en usant de cet outil rarement pertinent qu'est le glossaire. Je ne parle pas du tout arabe. Mais j'aime devoir creuser un peu, chercher la bonne réponse, j'aime observer la phrase de longues minutes pour deviner ce qui est réellement écrit. Tout faciliter dans la lecture rendrait peut-être le livre plus accessible, mais ce serait à l'opposé d'une expérience active et consciente de lecture. C'est un peu une manière d'interagir avec le lecteur, et il m'a fait plaisir d'avoir cet échange.
L'enquête de Léa, sorte de pèlerinage maquillé, me donnait envie de voyager avec elle et de me plonger dans ce monde si loin du mien. Les anecdotes concernant Agatha Christie, le savon d'Alep et l'amour des mots me plaisaient bien et rendaient les passages plus informatifs un peu moins lourds.
Mais c'est un peu là que mes points positifs se terminent. Je sais qu'énormément de recherches ont été faites pour écrire ce livre, ce qui le rend si riche de contenu. Mais le problème, c'est que ça paraît. J'ai trouvé l'écriture pédagogique, presque scolaire. L'autrice est une brillante journaliste, et je trouve que c'est évident à la fin de sa lecture. Je ne saurais lui reprocher d'avoir ce style si éditorial qui se retrouve souvent dans les quotidiens du monde, puisque le sien demeure différent. Mais qu'il soit différent ou similaire aux autres, il demeure que ce livre cherche à instruire sans s'en cacher. Ce n'est pas une mauvaise chose en soi, mais j'aime personnellement qu'on me glisse ici et là des informations, sans pourtant nuire à la fluidité du récit ou à son rythme. Ici, j'avais vraiment l'impression qu'on entrechoquait certaines anecdotes historiques, mais sans penser à bien les fondre à l'histoire, de sorte à ce qu'il était facile de séparer l'histoire de Léa et l'histoire du peuple de sa Téta. J'aurais voulu que les deux saignent l'une d'en l'autre et qu'elles forment cette masse indissociable.
Mais le problème pour ma part, c'est surtout que j'aurais vraiment voulu que ce soit une auto-fiction. Ça n'enlève absolument rien à la qualité du roman (plusieurs diraient même que ça ajoute quelque chose), mais cette qualité purement fictive m'a déplu. Évidemment, les bribes historiques sont véridiques, mais l'histoire de Léa ne l'est pas, et j'aurais tristement aimé qu'elle le soit. C'est ce qui a fait en sorte que sa propre histoire ne m'intéressait pas, sa « relation » avec Sam me semblait inutile et sans intérêt. Il me semble que c'est un roman tellement personnel que ça me fait complètement déchanter de penser au fait que ce n'est même pas un peu inspiré de l'histoire d'une jeune femme ayant vécu quelque chose de similaire. L'aspect fictionnel, couché avec le plus que vrai des horreurs de la guerre, ne collaient juste pas pour moi. On s'en doute, j'ai le même avis pour la fin. Je ne comprends pas pourquoi venir brusquer cette tranquillité qui s'était installée dans le récit dans les quelques pages de la fin, tout ça pour pratiquement rien.
Translated from French, historical fiction. The 107 year old Armenian great-grandmother Rose has passed away in Montreal and her granddaughter Lea makes a journey to the village of Manam where her grandmother and her family were driven from in the 1915-1916 Armenian genocide. Rose has always been silent about the genocide and her twin brother Antoine persisted in staying in Aleppo Syria despite the shelling and danger. In Turkey, Lea is guided by Sam, also a descendant of the Armenian genocide, who has made documentaries about it. Manam delves into the forced conversion of Armenians to Islam, the massacre, rapes, seizing of property and forced march through the Syrian Desert where many did not survive. Muslim Kurd neighbours turned against their more prosperous Christian Armenian neighbours despite being life-long friends and 'brothers.'
Rima Elkouri is a journalist by trade and it shows. Manam is well-researched and the atrocities of the genocide well documented. However I'm not sure how the fictional framework of 'granddaughter finding out grandparents' history and experience' held up. Yes, it was moving when Lea located the very house that her grandmother as a child had been banished from. She visits the elderly and historians in Turkey who remember the gruesome past and are willing to talk about it. There's also lamentations on how Syria has turned into a war zone and nostalgic remembrances about Aleppo soap and the souk at Aleppo. Lea has her own issues and the car accident in Turkey that rounds out the book left me flummoxed. Is it just to illustrate that shit can happen at anytime so we have to cherish the present? Is it autofiction where life can be stranger than fiction?
There were some parts that stuck in my craw such as the observation that descendants of the genocide were found in a study to be "more robust" and "suffered from less mental health problems." I sincerely hope the author is not implying people who have mental health problems are weak or deficient. In the next paragraph she goes on to to discuss intergenerational trauma, even in descendants who never experienced the deprivation or horrific conditions. As well, Antoine tells the story of a son in Aleppo who was thought to have been killed from a bomb at the souk and adds the editorial that all grief from losing people to death can be bourne except the loss of a child. I've said it before and I'll say it again: This is not the grief olympics, mourning for loved ones be it parents, siblings, relatives, pets, colleagues, mentors, partners, friends, children etc is all equally valid, not one reigns over the other.
3.5* . Au décès de sa Téta, Léa a ressent le besoin pressant de se lancer sur ses racines et en apprendre sur sa grand-mère adorée. Accompagné de Sam, un cinéaste kurde et connaissance d’une amie, Léa va à la rencontre de diverses personnes ayant un morceau d’histoire à lui apporter sur l’enfance de sa grand-mère. De rencontre en rencontre, Léa réalise que, derrière la grand-mère aimante, se trouvait une enfant ayant à la tragédie qui a frappé le peuple arménien au début du XXe siècle. . Manam, c’est un magnifique roman à saveur historique. Je ne connaissais pas le génocide arménien et ce roman m’a permis de me plonger dans les faits historiques. . « Je devrais dire « se trouvait », puisque la guerre l’a presque réduit en cendres. Mais je dis « se trouve », car la mémoire est un pays en soi. Un jardin souverain où ce que l’on croit fané vit encore. » . « Nous sommes nos silences encore plus que nos mots. De toutes les histoires, les plus marquantes sont celles qui ne se racontent pas. »
L’histoire du génocide arménien de 1915 demeure étonnamment méconnue; ainsi toutes les tentatives pour en rappeler les horreurs en mémoire sont dignes d’attention et chargées d’émotions.
Ici, entre le voyage existentiel, le retour aux origines, les péripéties ou les anecdotes, les rencontres humaines et les nombreuses autres recherches qui parsèment le récit, on sent bien cette urgence de révéler à travers une démarche authentique parce qu’ancrée dans la généalogie.
Mais en s’exprimant par différents moyens qui ne cohabitent pas d’une façon pleinement maîtrisée, l’histoire du personnage de Léa sur les traces de sa Téta semble se chercher entre le roman, l’autofiction et la quête journalistique sans parvenir à nous happer autant qu’elle le pourrait.
Cette histoire, qui aborde le génocide arménien, est superbement écrite, avec délicatesse et finesse.
Si on se surprend à réaliser que Manam est une ville fictive, l'auteur nous amène également aux villes martyres de Alep (on n'en parle pas ici, mais on a lâchement laissé Putin, aidant son allié syrien tout en testant les limites inexistantes de l'Occident face aux massacres, la détruire impunément) et de Diyarbakir (où le gouvernement turc actuel poursuit sa répression contre la minorité kurde).
Beau carnet de voyage sur les traces de la grand-mère de la narratrice en Arménie. On apprend beaucoup de choses sur ce génocide assez récent dont j'avais entendu parler mais dont peu de choses m'étaient connues. Le rythme lent était bien, mais la rapidité de la fin ma surprise. L'écriture simple mais efficace m'a plu.
Rima Elkouri écrit vraiment très bien. C’est doux et émouvant.
J’ai aimé en apprendre davantage sur le génocide arménien, qui m’était malheureusement inconnu. La façon dont elle dépeint sa relation avec sa grand-mère est également très touchante.
J’ai cependant eu un peu de difficulté avec les transitions entre le volet historique et le moment présent (ce que vit le protagoniste du roman). La finale m’a légèrement fait décrocher, le changement de ton étant trop abrupte pour moi.
4,5/5 Écriture simple, légère et efficace pour un pan d'histoire attroce. Les personnages sont d'un réalisme poignant et le rythme des trouvailles familiales rend l'histoire très touchante.
Y a tellement de choses et d’intentions dans ce livre (peut-être un peu trop?), ce qui dilue un peu au final, mais ça reste un livre qui se dévore le temps de le dire, et une thématique dont on devrait parler beaucoup plus! Merci pour ca
There is one thing that I couldn’t understand, why author didn’t mention the first part of the story?
Armenians were living in Turkey with turkish for hundreds years all together without any problem. What happened and what they have done and these two nations became enemy?
There was nothing and suddenly Turkish government became enemy them?
That’s not fair to keep all the thing about Armenian and not the mention the beginning of these things.
i think, both side had faults. But if Armenians didn’t betrayed Turkish government nothing would happen. Why author didn’t mention the real reason for all the things?
at the time of 1. World war, they cooperate with Russia and became enemy of Turkey. Even When Turkish men went to the war, Armenian man killed innocent Turkish ladies and babies who were alone in their village. Even, Armenians were looking like working with Turkish government but they have some cities to Russian during war. Then, Turkish government took the decision to send them from Turkey. They killed thousands Turkish people who were just neighbor of them. As I said, there are so many thing wrongs. But they should confis that they killed Turkish people in Turkey and help other countries during 1 world war. It means, this wasn’t a one sided thing.
If author said, “Armenians betrayed the lands and people they lived on for centuries and killed thousand innocent ladies and children when their man was on the war front. But is it worth to killed innocent Armenian people?” I could understand… but she just told the story from her perspective with so many missing things. That’s not fair!
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Un libro que explora el genocidio armenio. La protagonista acaba de perder a su abuela, que nunca quiso tocar el pasado. Pero ella viaja a lo que fue Armenia para tratar de entender su silencio. Y lo que encuentra son historias de horror, alguna que habla de la gente de buen corazón y un lugar en el mundo que sigue siendo un polvorín.
“A principio el siglo XX, la ciudad de Manam era un asentamiento cristiano en Anatolia oriental. Los armenios del lugar eran mayoritariamente católicos. Allí también se habían establecido una importante comunidad siriaca ortodoxa, cristianos y musulmanes mantenían buenas relaciones. Todos hablaban un árabe entreverado de kurdo, siriaco, armenio y turco.”
“Del mismo recuerdo nacen diferentes relatos. El que uno se guarda para sus adentros -un relato sin palabras que se queda grabado en el cuerpo, en el corazón, en el subconsciente-. El que se cuenta a los demás -el relato del domingo- El que tal vez se cuente a los nietos -un relato simplificado, sin ser simplista, y lleno de esperanza-. El que se inventa para sobrevivir”-
“A esas marchas se las denominó caravanas de la muerte. Las autoridades decían que los armenios podrían establecerse en Siria, que entonces formaba parte del Imperio Otomano. Era mentira. La deportación r4esultaba más cruel, si cabe, que la muerte. Era como una larga sesión de tortura. Muy pocos salieron con vida. Una masacre habría sido sin duda más humana.”
Un roman fictif qui parle de la guerre, c'est déjà très bouleversant. Quand il s'inspire de faits véridiques et historiques, les mots me manquent pour le décrire.
Léa savait que sa grand-mère était une survivante du génocide arménien, mais c'est à sa mort, lorsqu'elle part en Turquie et en Syrie, à la recherche des souvenirs de son aïeul, qu'elle prendra connaissance de toute l'ampleur des horreurs et des défis que sa Téta a vécu et qu'un peuple a subi. Un récit qui laisse aussi entrer des éclats de lumière par les souvenirs que Léa retient de cette grande dame.
"Il reste la mémoire des bonheurs ordinaires. On aura beau saccager les tombés, effacer nos noms du paysage, repeindre l'histoire à la chaux, cette mémoire-là, qui dit le courage, la résistance, la vie, l'espoir, restera."
Mon seul bémol, c'est ce dénouement soudain qui me laisse perplexe.
Appréciation complète du contexte politique et social (l'immigration au Québec, les relations interculturelles, la politique au Moyen-Orient, etc.) dans lequel évolue la protagoniste ainsi que de ses découvertes historiques. Les faits entourant le génocide arménien sont trop peu connus. J'ai ressenti à travers les pages l'amour et la bienveillance à l'égard de sa Têta (sa grand-mère).
La relation de semi-séduction entre deux personnages est presqu'écrite en caractère gras, une pudeur à cet effet aurait contribué à y croire.
Léa, enseignante montréalaise, se remet d’une rupture. Au décès de sa Têta, sa grand-mère centenaire, elle décide de partir vers le pays de son aïeule, dans une quête des origines et de l’inconnu, du non-dit. Ses pas la mèneront vers la Turquie et la Syrie, sur les traces du génocide arménien des années 1910. La recherche de l’auteure paraît admirable, puisque des accents de vérité se dégagent du récit. L’écriture est fluide et agréable à lire