Nella Grecia antica, il mite e sensibile Demetrio è un pittore di anfore, su cui illustra scorci di vita quotidiana, miti, leggende e scene di sport - nonostante sia in realtà avverso a ogni tipo di competizione nonché negato per ogni attività fisica! Proprio lui, però, viene scelto per rappresentare il suo villaggio in una gara che deciderà le sorti della sua gente. Spaventato e afflitto, si rifugia in un grande vaso di terracotta... per venire colpito da lì a poco da un fulmine improvviso. Demetrio è fortunatamente illeso, ma quando esce si ritrova inspiegabilmente catapultato nella Tokyo del 1964, proprio nel bel mezzo dei Giochi Olimpici! Tornato nel Giappone del '64, Demetrio rimane affascinato dai fumetti e si imbatte addirittura nel "dio del manga" Osamu Tezuka, per poi rincontrare il grande atleta giapponese Tsuburaya e scoprire il seguito della sua drammatica vicenda...
In 2010 she won the third edition of the Manga Award for Thermae Romae. In 2015 she won the Tezuka Osamu award (section "story", also for Thermae Romae) as well as the "New Face" award of the Japanese Ministry of Education. In 2017 she was awarded the rank of Commander of the Order of the Star (Italy).
De prime abord enthousiasmée à l’idée de reprendre les ingrédients de Thermae Romae pour les cuisiner à la grecque, il faut bien admettre que le résultat n’est pas là. Un mécanisme de voyage de l’ordre du deus ex machina le plus paresseux du monde, des personnages manichéens et un manque de finesse (juste un peu n’aurait pas fait de mal) ternissent gravement le tableau. D’un autre côté, les sujets abordés y sont intéressants, la transposition des deux cultures pique l’intérêt comme c’était le cas avec Thermae Romae et j’aime la sensibilité de Mari Yamazaki. J’attends le prochain tome.
Questo manga parla dell’Antica Grecia, dello sport a livello agonistico e del lavoro di artista (sia come mangaka, pittore o scrittore), tre argomenti che mi toccano da vicino. Lo fa con sensibilità, apportando vari punti di vista, tutti ugualmente validi.
Nous retrouvons Démétrios, ce peintre grec sportif malgré lui, qui se voit transporté régulièrement dans le Japon de 1964, lors des Olympiades. Mais ses aspirations artistiques se heurtent aux désirs du patriarche, qui veut uniquement des vases qui se vendent. Pire : il veut attirer la gloire (et les revenus qui vont avec) sur le village en usant des formidables capacités sportives de Démétrios. Ce dernier n’est guère motivé par tout cela, mais il n’a pas beaucoup de choix : il lui faut bien gagner son pain !
Si j’avais ri aux larmes lors du premier volume, j’ai été surprise par le changement radical de ton dans ce second tome. Mari Yamazaki abord en effet des thèmes sérieux ici, avec le difficile équilibre, pour un créateur, entre son art et les nécessités matérielles. Elle rend aussi un bel hommage à Osamu Tezuka, célèbre mangaka auquel on doit, entre autres, Astro le petit robot, Le roi Léo, Princesse Saphir et bien d’autres oeuvres qui ont marqué des générations. Démétrios le rencontre, ce qui donne lieu à une passionnante discussion sur le but de l’art, sur la pression des délais qui peut être, dans certains cas, positive, sur le fait qu’un créateur ne cherchant que le profit en but premier échouera forcément, l’importance des histoires pour les lecteurs, etc. Autant de réflexions qui m’ont d’autant plus intéressée que je suis autrice !
Ces discussions sont aussi l’occasion pour la mangaka de nous présenter les techniques de dessin utilisées à l’époque, comme celles de la peinture sur vase dans l’Antiquité grecque.
Puis, on retrouve la thématique du sport, dans un lien avec l’art au sujet de la pression : côté création, la pression des éditeurs qui attendent les nouvelles pages du mangake, qui créé à un rythme éreintant. Côté sport, la pression des entraîneurs et sponsors, qui exigent la performance de leur poulain, peu importe les sacrifices. Et les tragédies qui peuvent en découler. Est évoqué ainsi le triste destin d’un athlète japonais…
Je ne m’attendais pas du tout à ce que l’histoire prenne cette sombre tournure, même si cela reste cohérent dans le sujet traité par la mangaka, mais le décalage avec celui du tome 1, placé sous le registre de la comédie, rend cette tragédie d’autant plus frappante.
On sort donc du registre de la comédie avec ce volume, mais on continue de découvrir différentes réflexions autour de l’art et du sport, ainsi que des changements au niveau du dessin qui mettent en valeur les différents styles – celui de Démétrios, celui d’Osamu Tezuka, et celui, enfin de Démétrios lorsqu’il mêle l’influence du manga à son style de dessin antique.
Comme toujours, le dossier final offre des explications passionnantes sur les inspirations et volontés de Mari Yamazaki quant à cette série.
En résumé, si les thèmes sont toujours aussi intéressants et le dessin superbe, le changement complet de registre par rapport au tome 1 m’a pas mal déstabilisée. Je ne sais donc pas trop dans quelle registre se situera le tome 3 : le rire ou le drame ? J’ignore aussi si je poursuivrais la série au-delà du tome 3 : j’ai moins accroché à ce tome 2, et je crains de perdre en intérêt au fil des volumes.
Loved this! Excited for the next one, based on the ending. I had researched the 1964 Olympics after reading Volume 1 so I was moved even more during this volume. Yamazaki Mari’s attention to detail is always exquisite. And because Ancient Greek pottery is a specialty of mine I appreciated the little touches every time I saw them.
Mari Yamazaki est une artiste accomplie qui nous offre, dans un style détaillé et précis, des récits qui non seulement sont divertissants par leur mise en situation humoristique mais également apte à nous faire réfléchir sur l’état de notre société. Un très beau et fort intéressant manga que j’ai trouvé plutôt agréable à lire. Comme toute oeuvre de Yamazaki, je le recommande fortement.