« Pas à pas » est un petit livre philosophique sur l’une des fonctions humaines à laquelle nous ne prêtons pas assez attention : la marche. Mettre un pied devant l’autre est un réflexe que nous possédons à notre naissance, avant de le perdre… et de le retrouver bien vite. Alors que notre société glorifie la vitesse, ce mode de déplacement reste à la fois l’accessoire de tous les autres (réfléchissez-y : tout déplacement commence et se termine par la marche…) et une expérience unique, sisyphéenne, consistant à renouveler, dans un savant mélange de lois de la physique, de la biomécanique et de la neurologie, le fait de mettre un pied devant l’autre… Plus fondamentalement, sentir le chemin permet de se reconnecter avec notre environnement et de se sentir exister. La marche devient, grâce à ce livre, une façon à part entière de vivre. Et que dire de son auteur qui est à la fois explorateur polaire (le premier à avoir réussi le « challenge des trois pôles » en atteignant le pôle Nord, le pôle Sud et le sommet du mont Everest) ; sportif ; collectionneur d'œuvres d'art, avocat, éditeur et écrivain, homme politique ! Je vous recommande la lecture de ce très court mais très inspirant livre.
Explorateur norvégien Erling Kagge nous invite à redécouvrir l’action de marcher comme une forme de méditation, de reconnexion au temps, de liberté et introspection , de philosophie , de simplicité
« Quand vous marchez, le monde devient plus grand, plus riche en détails. Vous remarquez la mousse sur les pierres, les changements de lumière, l'odeur de la terre. »
« Marcher, c'est mettre un pied devant l'autre, encore et encore, mais c'est aussi un moyen de ralentir le monde et de se retrouver. »
« Je peux m'arrêter quand j'en éprouve le besoin.Regarder autour de moi. Puis continuer à avancer. C'est de l'anarchie à petite échelle. Les pensées qui me traversent l'esprit ou les tensions que je ressens dans mon corps se transforment et s'allègent pendant que je marche. Si le chaos y règne en maître au départ, ma tête est plus ordonnée quand j'arrive à destination »
*En sanskrit, le passé se dit gata, « ce que nous avons marché», et le futur anagata, « ce que nous n'avons pas encore marché». Le présent est marqué par quelque chose d'aussi naturel que « ce qui existe directement devant nous».