« Ce fut vite ma façon d’appeler Hervé, avec ma manie d’italianiser les noms de mes proches… Hervelino : ça ne m’évoque pas tant Hervé que nous deux. Le mot est banal mais c’était lui et c’était moi, il l’avait repris à son compte. »
Mathieu Lindon fait la connaissance de l’écrivain et photographe Hervé Guibert en 1978. Le diminutif Hervelino date du début de leur relation, et dix ans plus tard ils passeront ensemble deux années à Rome. Hervé Guibert est pensionnaire à la Villa Médicis, de 1987 à 1989. Mathieu Lindon l’y rejoint en 1988, également comme pensionnaire. Ils resteront ainsi à Rome jusqu’en 90. Ce sont ces années romaines qu’évoque ce récit autobiographique à la fois drôle et mélancolique. Hervé Guibert venait d’apprendre qu’il était séropositif et mourra quinze mois après son retour, le 27 décembre 1991. C’est aussi l’année de la parution du livre d’Hervé, À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie (Gallimard, 1990), et dans lequel apparaît Mathieu Lindon comme personnage, sous un autre nom.
Ce livre n’est pas un livre de souvenirs, il porte sur la difficulté d’écrire et de raconter l’autre aimé, admiré. Revenir à ce séjour à Rome est une façon de conjurer l’impossibilité d’écrire sur Hervé Guibert. « Écrire sur Rome, c’est passer sur tout ce sur quoi je n’ose pas écrire parce que c’est trop compliqué de m’approprier Hervé. » C’est aussi l’histoire des livres que l’on a lus, ceux de l’ami, de l’autre aimé et disparu. Hervelino s’achève ainsi sur les dédicaces d’Hervé Guibert à son ami Mathieu. Chaque dédicace, avec le commentaire aujourd’hui de Mathieu Lindon, est un éclat, un fragment d’une histoire qui tient à la fois de la littérature, de l’amour, de la maladie et de la mort.
Mathieu Lindon is the author of nineteen books and a staff writer for Liberacion. Learning What Love Means received the prestigious Prix Medici in France in 2011. It is the first of his works to appear in English.
Um emotivo relato de uma amizade especial do autor, Mathieu Lindon, com Herve Guibert, um dos mais fascinantes escritores franceses dos anos 80, que escreveu intensas páginas sobre o HIV/Sida.
I'm enjoying this on cold, rainy winter nights, often soaking in a hot bath. Would I enjoy something so chatty and gossipy on a hot summer night? Maybe not.
One of the worst book ive read. Contrary to Hervé guibert who gives his name to the book, mathieu lindon, nepo baby of the litteray word has no urgence to write feel or live. Therefore in front of the tragedy of AIDS he's irrelevant. Lame.
Uma biografia nada linear. O autor traz trechos de acontecimentos da sua memória junto ao Herve e não fazem jus a uma ordem cronológico. Muito mais do que a vida do autor, são acontecimentos compartilhados entre escritor e perfilado, a maioria sobre a produção literária. Isso faz nos instigar para saber mais sobre o biografado em suas escritas.
Il faut bien reconnaitre que je ne sais pas de qui on parle. Je trouve que c'est courageux de se présenter très souvent sous des traits antipathiques pour rendre Hervé sympathique. J'aimerais bien passer des vacances à la villa medecis.
it spends way too much time spiraling in time to when it actually develops a narrative and therefore becomes interesting, the book is half over. i feel like there is so much here but the way lindon writes prevents anything from being spoken out loud.