J'ai montré toutes mes pattes blanches je n'en ai plus prend la forme d'une longue lettre écrite par l'artiste et autrice Sylvie Laliberté, destinée à son frère, mort depuis peu. Elle y raconte son deuil, sa difficulté de vivre sans lui, de le savoir seul parmi les autres morts qu'il ne connait pas. Elle y raconte aussi leur enfance, cette enfance hors de la réalité, où les a traîné un père parfois délirant, en mal de vivre, à une époque où on évitait de parler des gens qui ne vont pas bien. Dans les banlieues, les enfants de ces hommes souffrants devaient s'accrocher et espérer ne pas être emportés de force au pays de ça-ne-va-vraiment-pas-bien-du-tout.
C’est rough, c’est beau, ça déchire et ça réconforte. Ça parle des gens pas normaux et de la difficulté de vivre surtout quand ton pilier, son frère, vient de mourir et qu’elle est toute seule pour la première fois. C’est une correspondance à sens unique, un monologue pour apprivoiser l’insoutenable.
j’ai lu ce livre d’une traite. J’ai accroché dès les premières pages à la plume de l’autrice. Une écriture sincère et légère malgré la noirceur du sujet. J’ai été saisi de lire les mots qu’elle adresse directement à son frère récemment décédé. Elle se remémore leur enfance difficile avec une mère effacée et un père ayant des troubles mentaux. Elle admet sa difficulté à vivre sans lui. Son complice, celui avec qui elle portait le poids de la honte de leur famille dysfonctionnelle. J’ai été touché par ce récit qui révèle les secrets bien gardé de cette famille qui ne laissait rien paraître. Une belle découverte, j’ai beaucoup aimé !! • « Je me demande qu’est-ce qu’on fait avec un lit qui a servi pour mourrir dedans. J’imagine qu’on n’a plus le droit de l’utiliser. »
J'ai écouté ce livre en audio sur la plate-forme Spotify, lu par l'autrice. J'ai trouvé le sujet déchirant, mais aussi réconfortant. Elle dresse un portrait touchant de sa famille dans toutes ses contradictions. À lire!
Excellente lecture sur le deuil et le traumatisme de vivre avec un parent malade C'est aussi un ôde à un frère décédé. C'était touchant de lire l'autrice raconter des histoires à la seule autre personne qui les a vécues.
«Les gens aiment l'amour et assez souvent n'en connaissent pas le prix.»
Toi et moi avons écouté, écouté, écouté. Notre père qui parlait sans cesse, parlait toujours, parlait, parlait, parlait mais ne nous parlait jamais. Jamais.
Plus doux que je n’aurais pensée. Le fait d’aborder la perception des enfants maintenant adultes ayant un père avec des problèmes de Santé mental est normalisant, apaisant car selon moi cela est encore un sujet peu abordé. Distance émotive dans les propos rapportés en nommant les faits de façon directes.
Nope, juste nope. Je comprends que la répétition peut servir de figure de style, mais là c’était louuuuurd! Pas capable. Ça me donnait des rages de frustration en quelques secondes à peine.
Désolé, mais pour moi c’est un non.
No joke je crois que le mot mort est dit 15 fois en moins de 2 minutes.
Dans une longue lettre à son frère récemment décédé, Sylvie Laliberté y raconte son deuil et sa difficulté de vivre sans lui. Elle y raconte également leur enfance avec un père délirant, à une époque où l’on évitait de parler de santé mentale. Le roman de Sylvie Laliberté est poignant et sensible. Il s’agit d’un puissant cri du cœur concernant les enfants qui vivent avec des parents malades et du tabou concernant la santé mentale, qui existait à cette époque et qui perdure encore aujourd’hui…
Holy s**t ! C’est magistral. Dans la forme et le fond. Cette autrice m’impressionne vraiment par son talent. Ses phrases pliées en origami dans un papier si fragile. Très touchant, droit au but, sans fla-fla et tellement épuré. C’est wow !
Une histoire triste, une histoire qui s'invite dans la normalité des familles normales, une histoire de mort et de survie. J'ai adoré dès les premières lignes, l'écriture est magnifique.
La mort, le deuil et la schizophrénie sont des sujets qui me touchent énormément. Toutefois, je n'ai pas accrochée et je n'ai pas particulièrement ressentie des émotions en lisant.
Pourtant, ce n'est pas dans mes habitudes. Assurément à relire pour bien analyser le tout!
J’ai décidé de me procurer ce roman après avoir entendu Émilie Bibeau et Olivier Morin en lire un extrait à «Plus on est de fous plus on lit» l’automne dernier. J’avais été émue et touchée, tant à la radio qu’à l’écrit, par les souvenirs narrés par une sœur s’adressant à son petit frère dans une forme fragmentée, des phrases simples, une écriture simple, belle, vraie, authentique, portée par les mots de l’enfance. La maladie mentale du père, mathématicien savant, en détresse, souffrant, et les apparences qu’on sauve sont au cœur de ce récit qui a eu sur moi l’effet d’un coup de poing.
Absolument soufflée par ce récit intime où l’autrice tisse des liens entre le deuil de son frère et le deuil d’une enfance et d’une famille "normale". On se sent aux premières loges d’une parole libre de s’exprimer et d’utiliser (on peut imaginer pour la première fois) les mots qu’il faut pour nommer l’innommable. J’aimerais la remercier de s’offrir le droit de briser les normes et par extension, de nous faire ce cadeau aussi. Je sors de cette lecture bouleversée et j’ai très hâte de me plonger dans les autres oeuvres de Sylvie Laliberté.
On ne se doute jamais de ce qu'il se passe derrière la porte de nos voisins... en partie parce qu'on ne le veut pas. Même si on le voyais, ça ne serait pas de nos affaires. Malgré la souffrance, on ne veut voir que les belles apparences. Derrière ses souffrances se cachent des visages qui s'en sortent seuls ou ensemble. Ce livre met de l'avant un ensemble qui se retrouve seul. L'écriture est belle, les phrases font mals et le messages est importants.
N'hésitez pas à aller chercher de l'aide face à la santé mentale, ce n'est pas un signe de faiblesse, c'est primordiale.
J’ai beaucoup aimé. Cette fois-ci, elle n’utilise plus les simples petites phrases mais de petits paragraphes pour parler à son frère qui vient de mourir. Elle parle de son enfance avec un père aux prises avec un problème de santé mentale. Elle parle surtout de la honte lorsqu’on semble être "une famille normale". C’est très touchant car elle tient encore ce langage naïf qu’elle a utilisé dans ses 2 autres romans.
La douleur de la perte d'un frère et d'un père malade est le sujet principal du livre, ce qui le rend rempli de vérités à la fois magnifiques et tristes. La douleur est toutefois trop soutenue et on en perd le plus important. Plusieurs fragments auraient gagné à être augmentés afin d'amener le lecteur dans la réalité de la narratrice. Au contraire, comme lectrice, je me suis sentie repoussée et gardée volontairement éloignée.
Je ne pensais pas apprécier ce livre autant que ça, le format débordant vers la poésie n'étant pas mon préféré. Au fil de la lecture, on comprend toute l'utilité des espaces libres du livre pour laisser les mots respirer, se donner le temps d'apprécier chaque page. J'ai même pleuré un peu vers le milieu du livre, parce que la mort ça me fesse tellement dedans, surtout de la manière que l'autrice la raconte.
Sylvie Laliberté language est unique pour délivrer son histoire personnelle et familiale. À travers cette lettre destinée à son frère elle nous révèle des traits déstabilisants de la société Québécoise, des tabous qui étouffent et transforment. Une histoire d'amour et de complicité qui m'a profondément émue.
Octobre 2021. Ce livre était à point dans ma vie. Je m’y suis beaucoup retrouvée. J’en ai été bouleversée. Par moment, c’était un peu comme si on avait fouillé dans mes carnets. Les mots de Sylvie Laliberté ont donné une légitimité à ceux que je porte. Ce sentiment de ne pas se sentir normale je le partage. C’était beau, c’était émouvant et percutant.
Ôde à la vie racontée en plein deuil. On aborde le patriarcat, la santé mentale, l’enfance difficile et les soins psychiatriques. Ça reste tout en douceur et empreint d’amour envers un frère qui s’est révélé être un allié face aux épreuves de la vie. Pourquoi 2 étoiles? Le rythme et les répétitions m’ont ennuyée. J’aurais voulu plus de contenu, moins de constats du type : “t’es mort, mon frère”.