" Le premier noyé de la saison, c'est un peu comme l'ouverture de la cabane à chichis, la première grosse pousse de cèpes ou la première gelée : ça rythme l'année. "
Un premier recueil de nouvelles chez Agullo, pour inaugurer notre nouvelle collection petit format, Agullo Court. Une balade souvent très drôle dans le Médoc des Landes, territoire sauvage et méconnu.
Préface d'Hervé LeCorre : " On pourrait passer en revue toutes les histoires de ce recueil tant elles collent à la mémoire, comme la résine aux doigts avec cette odeur forte. Yan Lespoux écrit sans lyrisme, sans pathos, au plus près de son sujet. "
Un coin secret de champignons. Un tracteur en boîte de nuit. Une vierge phosphorescente. Un concert fantôme. Des chemins de sable qui serpentent entre les pins jusqu'à l'océan. L'envie de partir et le besoin de rester... Presqu'îles, ce sont des tranches de vie saisies au vol, tour à tour tragiques ou cocasses qui, à travers les portraits de personnages attachés de gré ou de force à un lieu, les landes du Médoc, parlent de la vie telle qu'elle est, que ce soit là ou ailleurs. Au fur et à mesure que ces textes courts se répondent et s'assemblent, un monde prend forme. Celui de celles et de ceux dont on ne parle pas forcément, que l'on ne voit pas toujours. Sans pathos, au plus près de son sujet, Yan Lespoux dessine un archipel de solitudes qui touche à l'universel.
Ma révélation de l'année : ce livre est une véritable pépite, composé de courtes nouvelles avec le Médoc en toile de fond. L'auteur, Yan Lespoux, mêle tout à la fois ironie, mélancolie, dérision et la dure réalité de quotidiens plus ou moins marqués par les aléas du destin. Des morceaux de vie dépeints avec beaucoup de réalisme, dans un style simple et redoutablement efficace. Un livre à lire et à relire, incontestablement.
Première fois que je lis un livre avec plein de petites nouvelles. On y découvre le décor du Médoc et ses différents habitants de passages où non. Des histoires tragiques, drôles, sans intérêt. C'était une bonne lecture.
Puisque cette année je tombe sans le vouloir sur des antagonistes, ce livre est l’anti « là où chantent les écrevisses ». Et j’ai préféré les écrevisses ^^ Pourtant il est très agréable à lire : plein de toutes petites nouvelles (une page de demi, cinq pages…), beaucoup d’humour. Si vous avez vécu dans les tréfonds de la campagne, certaines situations vous seront familières. Cependant, beaucoup de ces fables sont cruelles ou mortelles, et comptent sur un détachement complet des habitants sur le triste ou l’illégal pour nous faire rire. Ceci sans proposer de facettes plus joyeuses. De même la nature est plus souvent décrite terne et brumeuse… Comme si l’auteur voulait nous dégoûter de la campagne. C’était sympa mais ça ne fait absolument pas avancer le shcmiblick.
Sur la terrasse, à l'ombre des pins, j'entends le grondement chaleureux de l'océan. Il s'ébroue, s'amuse, tandis que les vagues que je soupçonne être géantes, se trémoussent au gré d'un vent d'ouest parfait. le vent du Sud-Ouest donc, de mon Médoc chéri, celui pour lequel je reviens à chaque vacance, chaque week-end, chaque jour férié, pour retrouver enfin les poutres vertes de la maison de mes grands-parents. Un petit bout de moi, ma première année sur cette terre passée dans ces effluves marines sous le chant des cigales l'été, et la pluie rythmant le balancement de mon couffin l'hiver. Je n'y suis plus, mais je l'y retrouve, et Presqu'îles m'y ramène en me tirant par l'esprit. Silence. Flottement. du sable qui s'agglutine sur le clavier, je souffle dessus pour le faire partir, et il se niche dans la tranche de Presqu'île. Je ris. C'est cocasse. Cocasse comme les tranches de vie que nous offre ce recueil. Bourdonnant de modestie, bourru, il n'est pas caricatural au point de dépendre nos lieux comme un folklore loufoque, mais nous y plonge avec mélancolie, dans la monotonie sage d'une lande de province. On y rencontre une tonne de personnage, les "locaux", les Bordelais qui viennent en vacances 6 mois sur 12, les chasseurs, les enfants du coin ; et je ne peux que sourire quand je lis les lignes qui décrivent cet endroit. Ils ont tous une histoire propre, sans pour autant être dépeints avec beaucoup de détails ; mais ils sont le cœur de ces landes et de ses traditions. Devant les ruines du Cantabria, à un concert des Pogues, dans la dune ou la forêt, vous découvrirez autant de vies que de morts, de secrets que d'honnêteté ; et c'est avec un phrasé sans détour que Yan Lespoux vous emmènera dans les terres médocaines et leurs ablutions. Il ne s'encombre pas d'un lyrisme pédant pour offrir au recueil un rythme soutenu, avec des intrigues aussi appliquées que "droit au but", qui est très certainement une des grandes qualités de ce livre. Sur le bord d'un pin court un écureuil, tandis que je repense à la maîtrise littéraire dont Yan Lespoux fait preuve ; ce mélange de roman noir, de terroir sans fioritures nous rappelle à l'humilité. Il est doué, Yan Lespoux, doué de mots qui raisonnent pour ceux qui savent ; de mots qui font rire, qui intriguent, qui dégoûtent parfois quand un homme glisse dans un trou et que les voleurs l'y laissent sans un mot. Mais je ne suis que conquise par ces récits que j'ai dévorés si vite, happée par leur histoire. L'auteur maîtrise l'art de la nouvelle sans aucun doute ; et j'espère qu'il nous fera la plaisir de renouveler cette expérience avec, qui sait, d'autres pans de vie médocaine dont je ne me lasse guère. Mention spéciale à : "Le Bordelais", "Carnet de Vie", "L'Arabe" et "Noyades" (mais toutes les nouvelles sont excellentes).
J'ai eu du mal à trouver des mots pour décrire ce recueil, car ce dernier parle de lui-même : il est d'une grande qualité, émotionnant, clivant, et presque charmant d'authenticité. Un livre à se procurer de
Avec ses nouvelles, Yan Lespoux nous embarque dans le Médoc, sur ces terres belles et sauvages, sur lesquelles l'ordinaire des feuilles d'automne ou d'un étang peut cacher un danger. Il nous présente l'homme, ordinaire lui aussi, dans toute sa cruauté et sa stupidité mais aussi dans son besoin de reconnaissance, dans cet entre-soi bien rôdé, une solitude qui le rend pourtant touchant. Il nous offre la simplicité du quotidien, dans lequel banalité et violence folle peuvent s'entremêler et créer des situations tragiques à en rire. Finalement, il dépeint la vie, cette soif d'exister, avec la poésie et l'authenticité qui lui sont propres.
This book is a collection of very short stories about my rural and isolated home region, Médoc. Having been raised in Médoc, I was able to visualize everything, and some of his descriptions really hit home. It’s also a remarkably accurate picture of what it’s like to live - all year long, not just during the tourist season - in this uniquely beautiful but also wild and sometimes hostile region, far from everything, where time stays still. I have lived abroad for years now and miss Médoc every single day. This was a lovely way to feel close to it, until I go home again.
Bon, eh bien, voilà qui confirme que les nouvelles, ce n'est vraiment pas pour moi, surtout ce type de recueil de pures nouvelles, bien courtes et bien nombreuses (une bonne trentaine - gaaasp ! Quand je m'en suis aperçue, j'ai failli frôler l'arrêt cardiaque, j'ai voulu lâcher l'affaire de suite !), exactement tout ce que je n'aime pas. Rien à redire en revanche sur l'écriture de l'auteur qui a sauvé ce retour de lecture du 1/5 étoile, mais je le préfère en roman.
OK JE COMPRENDS POURQUOI LES GENS POURRAIENT AIMER, POURQUOI L'AUTEUR EST TALENTUEUX MAIS C'ÉTAIT VRMT VRMT PAS POUR MOI. je préfère 10000 fois mieux philipe delerm parce que là pff c'était chiant à chaque page je m'ennuyais la fin je l'ai lu en diagonale, voilà quoi. J'ai bien apprécié le fait que le livre fasse une boucle et. Bah c'est tout en fait. Bref encore une fois je comprends l'objectif de l'auteur et comment il l'a mis en œuvre mais juste non.
Superbe recueil de nouvelles habitées par le Médoc, ses plages, ses forêts, ses longs hivers, ses habitants. C'est drôle, sombre, mélancolique, profond, intrigant, et surtout pas nostalgique. Lisez ! Vraiment !
Etonnantes nouvelles, ancrées dans le médoc, une belle découverte pour moi qui habite dans le bordelais. Et encore un très bel ouvrage d'Agullo éditions.