Au départ elle ne comprendrait pas. Foncerait peut-être les sourcils. Devrait relire le poème. Elle croirait qu'on parle de ses genoux, Ses genoux qu'un inconnu voudrait caresser. Ça lui ferait penser à une main lourde et maladroite. Une main qui sert à faire des trous dans la terre.
Né en 1991, dans un petit village de campagne, Anthony Lacroix n'a pas encore atteint l'âge de la raison; mais est certainement encore dans celui des rêves. Son entrée dans le monde de la littérature, il l'a fait par les coulisses. Invité à plusieurs spectacles littéraires avec des auteurs confirmés, il a apprit l'art de la scène et de partager les projets de création avant de connaître la page blanche. Avec les années, il préféra partager le talent des autres plutôt que de faire avancer uniquement sa propre carrière. Cette décision l'a menée à l'élaboration de nombreux spectacles, d'ateliers pour des écoles primaires et la création d'une revue le Tintamarque et les éditions Fond'tonne.
Ce livre, c’est des courts récits fragmentés à saveur poétique. C’est du beau, du triste mais surtout, du vrai. Un partage de souvenirs qui se lit d’une traite.
J’ai particulièrement aimé "tu me ferais lire shawn cotton" et "l’ascétisme du vin rouge".
"J'avais déménagé depuis longtemps quand un de mes amis m'apprit que la petite fille avait été trouvée un matin, couchée en travers de la porte comme un arbre de fougère plein de gel. Et que, depuis, la famille s'efforce de vivre sans faire de bruit, derrière d'épais rideaux qui ne laissent filtrer aucune lumière."
« Un jour, tu t’ennuieras tellement que tu pogneras en feu. Quelques secondes suffiront à faire de tes os, ta peau, ton linge, un petit tas informe. Tu seras morte exactement comme tu l’avais imaginé. Et personne ne le saura. » ❤️🔥
Encore une fois, une lecture bien agréable. C’est intime, c’est doux, le texte est bien travaillé. Il y a de belles images. J’aime de plus en plus le travail de cet auteur local! La section "souvenir/essai" à la toute fin était une bonne idée. Elle a beaucoup contribué à mon appréciation, puisqu’elle venait vraiment mettre des mots sur tout ce que l’auteur avait raconté de façon plus imagée.
J'avais aucune attente face à cette lecture. Simplement attirée par le titre : Parce que je ne fais pas de vélo. C'est donc une belle surprise de lire ces courts fragments de vie. J'ai aimé que le narrateur soit un gars. Ça faisait différent. C'est simple. C'est beau. Une belle découverte.
Moi qui pensais qu’une jeunesse à St-Camille / Asbestos était ennuyante, je m’incline devant Windsor qui génère un autre auteur qui en raconte ses splendeurs et misères 😹 On y rencontre l’ado qui devint ensuite Proust au gym !
Un auteur découvert à la faveur de la Journée des poèmes à porter 2023 ("La rencontre provinciale des oiseaux migrateurs se fait de façon semestrielle") -- dont je trouvais alors du style abscons et hermétique. Or, j'ai beaucoup aimé son petit recueil hybride de récits tendant subtilement la main à la poésie. Ses souvenirs d'enfance résonnaient dans les miens, ça m'a touchée. J'aime sa narration simple. Le dernier chapitre, qui réfléchit au projet littéraire qu'il a entrepris avec ce livre, était très intéressant.
De magnifiques petits récits; des fragments de vie présentés avec sensibilité et sincérité. La lecture transmet toutes sortes de sentiments et d’émotions, et fait découvrir un auteur plein de talent.