"Au départ, alors que le Hirak battait son plein et que les rêves semblaient accessibles, l’idée première consistait à amener des jeunes à rêver l’Algérie par le biais de l’écrit dans le cadre des cycles d’ateliers d’écriture organisés par le bureau de la Fondation Friedrich Ebert en Algérie, depuis 2005. Dans un contexte de crise sanitaire peu propice aux rencontres physiques, nous avons vite dû y renoncer. C’est alors que nous avons fait cette belle rencontre avec Barzakh. Ensemble, nous avons remodelé le projet, enthousiastes à l’idée de relever un pari aussi risqué car, comment déjouer les stéréotypes et les poncifs, comment se donner les moyens d’un ouvrage original, iconoclaste mais d’abord utile, autour d’une Algérie rêvée ? Aussi avons-nous décidé d’inviter des personnes, militantes ou non, journalistes, écrivain. e.s, architectes, psychologues, étudiant.e.s, médecins, citoyens et citoyennes ayant un rapport amateur ou confirmé à l’écriture, à partager leur rêve, chacun et chacune à partir de sa place, de sa subjectivité, de son domaine d’intervention. Loin des sentiers battus, des débats politiques, des propositions de programmes et feuilles de route, cet ouvrage se veut l’expression subjective d’une projection de l’Algérie que l’on aimerait voir se réaliser. Des voix singulières nous entraînent dans des combinaisons infinies : fictions, autofictions, récits d’anticipation, témoignages, réflexions. Une seule ambition, un seul mot d’ordre : proposer une projection intime, réaliste ou non, d’une Algérie meilleure. Quatorze textes, quatorze subjectivités, à travers lesquels miroite la possibilité de construire une société de libertés, de progrès et de vivre-ensemble. Cet ouvrage, plein d’espoirs, mais aussi de mises au point franches et sans concession, de vérités crues et courageuses – dites avec humour souvent –, nous raconte qu’une autre Algérie est possible."
Amina Izarouken Chargée des programmes Fondation Friedrich Ebert Algérie
La fondation Friedrich Ebert n'a malheureusement pas eu la sagesse de renoncer à cet ouvrage après avoir reçu les différents textes. Ou sinon, elle aurait dû le publier sous le titre "compilation déprime" et en commander d'autres à d'autres auteurs, d'un autre microcosme. Les auteurs algeriens sont décidément déprimants.