La deuxième partie de Gnomon est à l’image de la première (ce qui semble logique puisque en VO, le livre est un tome unique): exigeante, mais excellente, avec une conclusion à la hauteur de tous les développements de l’intrigue et franchement géniale. Après avoir été promené, égaré, questionné, titillé par les différentes narrations, l’auteur nous amène à un final où tout s’imbrique. Fin du déchirement.
J’ai vraiment adoré ce livre, ses personnages attachants, ses trames narratives dont on est impatient de connaître chaque suite, ses idées novatrices, ses rebondissements, son originalité. Seul bémol, tout du moins pour moi, le vocabulaire (très soutenu) et les nombreuses références culturelles (certaines sont malgré tout indispensables!) qui ont, par moments, haché ma lecture, au point de la rendre presque pénible pour certains passages.
Mais en résumé, à la lumière de l’ensemble du livre, je ne peux que recommander chaudement GNOMON. L’effort est largement récompensé. Je pense qu’il fera (fait déjà) partie de ces livres qui restent et qu’on emmène d’une certaine manière partout avec soi. En même temps, je ne pourrai pas dire que je n’ai pas été averti... Je suis Gnomon.