Je suis le Vivant. Le dernier d’entre nous. Quand j’aurai terminé mon ouvrage, je quitterai ce monde, laissant une trace secrète dans un repli du temps.
Un séisme au Japon met au jour une vaste sépulture. Sandra Blake, paléogénéticienne, se rend sur les lieux, avec Tom, son petit garçon, autiste. La datation du site archéologique plonge la communauté internationale dans la stupeur. Une civilisation jusqu’alors inconnue se révèle peu à peu, et met à bas toutes les connaissances acquises. Sandra et l’équipe de recherche qu’elle a constituée sont prises dans un suspense scientifique qui les dépasse…
Construit en six parties, comme une séquence d’ADN – réunissant récits, journaux, chroniques, articles de presse et correspondances –, ce roman-monde est écrit à la manière d’une odyssée.
Ce livre est une véritable épopée archéologique, entre croisée d'un maelström de sentiments variés autour d'une découverte qui va remettre en question les connaissances scientifiques sur l'évolution de l'humanité, ses origines.
Un séisme va bouleverser un village japonais, ce qui mènera à des fouilles archéologiques.
Les thèmes que nous abordons ici sont évidement le deuil, la découverte scientifique, l'incompréhension à l'échelle mondiale, la géopolitique, la manière qu'a L'ONU de gérer un tel bouleversement.
C'est aussi l'histoire d'une mère et de son fils autiste, l'histoire de l'art de l'estampe japonaise, l'amitié, l'amour, la vie.
Les rapports de compréhension entre enfants différents, entre la jeunesse et la vieillesse également, un choc des cultures par dessus un choc géologique et encore au dessus d'un choc sur l'évolution.
En six grands chapitres, l'auteur retrace cette histoire fouillée et atypique par le biais d'un récit sous forme de chronique mais aussi par un journal intime, le tout encadré par des articles et interviews, de correspondances par échanges d'e-mails et qui passe parfois du présent au futur ou au passé lointain.
Cela peut paraître complexe, mais il n'en est rien, le roman est même facile d'accès et on prend vraiment plaisir à suivre les fouilles archéologiques mais aussi la psychologie du jeune autiste sans oublier sa mère et les divers acteurs présents.
Je retiendrai l'intrigue sur l'homo sapiens sapiens longtemps ainsi que l'originalité de construction du livre, sans oublier cette fin, surprenante et en même temps si logique.
Il faut prendre son temps pour bien déguster cette histoire riche de thèmes tous plus passionnants et actuels L'anticipation (pas de SF véritable ...) sur ce qu'aurait pu être une première civilisation humaine et ce qu'elle pourrait apporter à la notre en pleine crise ... Ce qui m'a beaucoup plu, en dehors de l'écriture très soignée, souvent poétique, c'est la construction du récit entrecoupés par différents encarts (chroniques du passé, journalistiques, articles scientifiques, lettres personnelles etc) On pourrait penser que cela alourdit la lecture mais c'est tellement bien construit qu'en fait, cela donne les bases essentielles des thèmes développés par l'auteur qui s'accroche à la science sans tomber dans le piège du patho ou du sensationnel à outrance mais entraîne le lecteur sur les pistes de réflexions (relations humaines, internationales, crise écologique, sanitaire, art, ...)Tout est abordé avec finesse, sans rien imposé, et surtout de façon compréhensible pour le quidam Une belle découverte
Voilà un roman à la structure bien singulière et à la construction très originale !
Suivant un ordre chronologique, chacune des six grandes parties de ce livre est composée des cinq mêmes chapitres qui reviennent tout au long du roman, toujours dans ce même ordre : le premier fait office de récit ; le deuxième relate les évènements à travers le journal personnel de Sandra, paléogénéticienne ; le troisième est un ensemble de chroniques, d’articles de presse et de correspondances entre les différents protagonistes ; le quatrième présente la vision de Tom, le fils de Sandra, atteint d’autisme ; et le cinquième raconte l’histoire du Vivant.
C’est, selon moi, le véritable point fort de ce livre car cette récurrence des chapitres crée une attente chez le lecteur et lui permet de recouper les avancements de l’intrigue grâce à plusieurs sources et différents points de vue.
J’ai également apprécié le thème principal de ce roman : celui des fouilles archéologiques et leurs découvertes pour la science. C’est un domaine que je trouve passionnant et qui m’a rappelé mes cours de SVT au lycée, la seule matière scientifique pour laquelle j’avais de l’intérêt.
Étonnamment, j’ai aussi trouvé ce récit très poétique car l’empreinte de la culture japonaise est omniprésente et l’auteur nous accompagne sans tout expliquer, ni imposer une manière de penser. J’aurais finalement aimé en savoir plus sur l’histoire de Sandra et Tom, et encore beaucoup plus sur l’ancienne civilisation du Vivant (même si fictive), et c’est bien là mon seul regret !
2.5/5 Ce livre me laisse à la fois avec un goût de "trop peu" et de "trop long". Trop peu parce qu'à la fin j'ai eu envie de dire : c'est tout ? Pourquoi ne pas avoir développé plus l'intrigue, les répercussions concrètes des décisions (et non décisions) de l'ONU sur le monde ? la guérison miraculeuse du fils ? Et trop long parce que les révélations sont très lentes à venir. Il y a aussi des répétitions parfois, entre les articles de journaux présentés et le récit.
L'aspect scientifique des fouilles et des découvertes est extrêmement développé, ce que j'ai trouvé bien fait mais qui pourra en rebuter certains.
La vrai réussite pour moi est la relation entre Sandra et son fils autiste, Tom, ainsi que l'évolution de ce dernier. Elle est très belle, touchante et poétique.
Ce roman est un ovni, une étrangeté brillante, intriguante et impressionnante. Je l'ai trouvé incroyablement réaliste et je n'avais qu'une envie, en savoir plus. L'histoire et son intrigue sont fascinantes.
Néanmoins je ne lui mets pas toutes les étoiles car la narration m'a posé quelques difficultés. Si toute l'histoire est bien façonné, ultra précise, crédible, scientifique, on alterne entre un journal de bord, des articles, de la narration pure. C'est complètement personnel mais j'aurais aimé être complètement immergé dans la narration sans être coupé. Ça a son intérêt mais ce n'est pas ma préférence.
Narration très intéressante. Le fait d'entremêler du récit, des extraits du journal de la scientifique en charge de l'exploration, de son fils autiste (le Dit de Thomas), le Dit du Vivant, des correspondances entre les différentes parties prenantes et des articles dans les revues et journaux du monde entier qui ont les yeux rivés sur la révolution anthropologique / paléontologique en train de se produire à l'occasion de ces fouilles, fait qu'on avance dans l'histoire de mabiere singulière, sans jamais se lasser, en se laissant imprégner par la magie et l'improbabilité du récit.
dnf at 34% aucune attache particulière au livre, je me suis plutôt ennuyée, ce n’est pas ma tasse de thé, probablement trop éloigné de ce que je lis d’habitude :)