Le premier chapitre, « Homme » montre une personne cloîtrée d'elle-même dans sa chambre. Dans le chapitre suivant, un conteur raconte son histoire. Son père désirait un fils, mais n'avait que des filles...
The Sand Child (l'Enfant de sable) is a 1985 novel by Moroccan author Tahar Ben Jelloun. First published in France, the novel's message expresses on multiple levels ideas about the post-colonial condition of Morocco while also emphasizing themes relating to the construction of individual identities. It can also be seen as a critique of "traditional" Islamic and Moroccan mores, with specific reference to the position of women. There are strong elements of magical realism in the novel.
Ben Jelloun continued the story of Mohammed Ahmed/Zahra in his award-winning 1987 novel, The Sacred Night.
Tahar Ben Jelloun (Arabic: الطاهر بن جلون) is a Moroccan writer. The entirety of his work is written in French, although his first language is Arabic. He became known for his 1985 novel L’Enfant de Sable (The Sand Child). Today he lives in Paris and continues to write. He has been short-listed for the Nobel Prize in Literature.
J'ai lu ces deux romans dès leur sortie, j'étais étudiante en psycholgie, et me voici mère de famille, ha! Si je les ajoute à ma liste ici, c'est dans l'espoir de recevoir des recommandations de livres qui ressemblent à ceux-la... mais c'est assez improbable!
L'enfant de sable: Je m'en souviens comme d'un livre extrèmement poétique et effrayant à la fois. C'était un roman d'atmosphère, alternant extrème beauté (la langue est superbe, et malheureusement les mots me manquent pour décrire un tel talent litéraire!) et la brutalité, la cruauté de certaines vies. Un des plus beaux romans ayant marqué ma période de jeune adulte. J'ai alors 'suivi' l'auteur et acheté tous ses nouveaux titres mais j'ai été décue par la suite - je n'ai plus retrouvé dans ses héros de jeunes femmes au destin tragique qui me touchaient autant que cette enfant-femme-homme m'a touchée.
La nuit sacrée: C'est la suite du premier tome mais le rome est légèrement moins bien. Peut-etre parce que certains passages sont très difficiles à supporter. Trop brutal et trop abstrait comparé au premier tome.
Si ces romans m'ont marquée c'est que j'y ai trouvé deux choses que j'aime par-dessus tout dans les romans. D'abord, une beauté litéraire inouie. J'ai passé de très beaux moments à lire et relire certaines phrases que j'ai trouvées extrèmement belles. Je ne les ai plus en mémoire mot pour mot et pourtant je sais que je les ai gardées en moi. De la poésie en prose, du roman en poésie, ah, quel bonheur, ce bain dans la beauté de la langue, ca fait du bien!
Deuxième point. J'ai également découvert quelque chose d'une culture lointaine que seul un bon roman peut permettre de découvrir. Pour la meme raison, j'adore Rohinton Mistry qui pourtant a un tout autre style genre Zola. Ni les images extraordinaires du National Geographic, ni les meilleures théories de la neuroscience ou psychologie interculturelle ne peuvent nous permettre de comprendre, en les ressentant directement, certaines émotions et sentiments vécus dans certaines situations particulières, historiquement et/ou géographiquement. Un roman comme 'L'enfant de Sable' sait le faire.
I read the second part of the book, la Nuit sacree. I found this book hard to follow. However, the language is beautiful and I tried to appreciate the poetics and the dreamlike quality of the writing. It's a shame as as a reader I am always trying to understand and look for meaning, however in this case it didn't work. I also felt somewhat angry at the culture it portrays, the meanness of some of the characters, the rape, and the allegories..somehow this one did not engage me as much as I would have liked.
J'ai vraiment été happé dès le début par cette histoire fascinante et jusqu'à la moitié du livre, c'était une lecture agréable et intrigante. Puis il y a une coupure à mon avis, à l'arrivée du "cirque" ... On nous entraîne alors dans une multitude de possibilités selon les "raconteurs"... À ce moment malheureusement , j'y ai trouvé des longueurs et un intérêt vacillant.
J’avais l’habitude de dévorer tous les livres que ma mère gardait dans sa bibliothèque, peu importe son genre, sa longueur, son écrivain…J’avais quelques préférence pour la littérature arabe et je portais en moi un certain sentiment rancunier envers le français, d’une complexité impressionnante, et d’une justesse surprenante, il m’intriguait toujours. C’était avec lui, que je me suis mise en tête à tête devant une langue que je n’essaie même pas de la côtoyer, je me suis mis à lire L’enfant de sable de TAHER BEN JALLOUN, lui qui ne cesse pas de balader à travers les histoires de son livre et moi qui ne cesse pas de le suivre comme un chien enragé. Une seule lecture n’était pas suffisante pour calmer ma rage, il m’a fallu deux, trois, peut-être même quatre lectures pour retrouver la raison. Mon amour pour cet écrivain, de sa manière de raconter, m’a empêché de savourer l’encre d’un autre. J’ai toujours essayé, mais ça n’était pas possible, j’entretenais un pur amour envers lui, envers sa façon de me laisser errer entre ces mots pour me recevoir de nouveau au bout de ses lignes. J’avais pendant des années, la deuxième partie du roman sur ma table de nuit, mais je n’avais pas le courage de recommencer à nouveau. Intitulé la nuit sacrée, il brillait lorsque toute les lumières de ma chambre étaient éteintes, j’avais peur de la suite de l’histoire, ce livre ne sentait pas bon, du tout et malgré ça je le gardait toujours sur ma table de nuit, jusqu’au jour où j’ai décidé de faire face à cette nuit sacrée, je la lisais dans toute obscurité, j’étais obligée de mettre mes lunettes pour apercevoir à peine le chemin de l’histoire, dans un silence suffoquant j’essaie de me déplacer entre les lignes, de crainte de faire éveiller les personnages ou changer le cours des faits. Je lançais parfois un soupir interrompu à mi-chemin par la froideur et la peur qui régnait, et depuis je passe toute mes nuits les yeux grandes ouvertes, jamais vêtu en blanc par peur de se faire emporter par leur nuit sacrée.
J'ai beaucoup aimé la rédaction. En ce qui concerne l'histoire, elle m'a beaucoup attiré puisque je viens d'une société dont les racines étaient structurées de la même façon et maintenant qu'on habite ailleurs, vit un choque culturel.
I briefly remember the plot - it's good and compelling, but be warned, this isn't straight French, a lot of it is dialect. We read this for my Lit of Francophone Countries class and I remember having a horrible time trying to comprehend the dialect.
le style d'écriture est extraordinaire, la poésie de taher benjelloun est plus que capable de vous narrer une histoire pas comme les autres ! une histoire difficile à comprendre dès la première lecture !
Cosa ho appena letto? Le allucinazioni di uno che ha una crisi di identità dopo essersi fatto di LSD. Molto onirico e pittoresco, ho apprezzato quello, ma i finali non hanno senso né a che vedere con la storia. È stato una tortura leggerlo.
L'enfant de sable; un roman poétique avec de très belles phrases. J'ai beaucoup aimé non pas l'histoire en elle-même mais la façon dont elle est écrite.
surprenant ! un livre fort sur les conditions de la vie au Maroc (particulièrement celle des femmes). Le récit oscille entre la réalité brutale et une magie toujours bienvenue. Serions-nous à la frontière du réalisme-magique ?
Si il y a bien un mot pour décrire ce roman, ce serait le mot « déception ».
La première moitié du livre est extrêmement intéressante, avec une réflexion sur l’identité de genre et sur la différence de traitement et de train de vie entre les hommes et les femmes au Maroc. J’ai peut-être lu la première moitié en moins d’un jour, ce qui est très rapide pour moi en tant que slow reader. J’ai adoré, je pensais que ce livre allait m’apporter ce que les autres livres ne me donnent pas : la satisfaction d’aimer l’intégralité d’un livre.
Puis, le livre prend un tout autre tournant, incompréhensible à mes yeux : • Ahmed commence à embrasser son côté féminin, avec une imagerie beaucoup trop sexuelle à mon goût. • Ahmed (ou Zahra) s’enfuit et va travailler dans un cirque sans raison apparente. • Nous n’en savons pas plus sur l’admirateur secret, qui cesse d’être mentionné subitement. • On apprend que le conteur est un menteur : est-ce que l’histoire est vraie ? • Trois personnages random font leur apparition, malheureusement inutiles à l’histoire puisqu’ils racontent tous une version différente de la vie d’Ahmed. • Focalisation subite sur la vie d’un nouveau personnage : Fatouma. Réflexion sur la condition féminine vue d’un autre angle plutôt intéressant mais, je trouve, mal amenée. • Arrêt total de la narration de la vie d’Ahmed, le protagoniste.
Je me suis énormément attaché à Ahmed, et ça m’a rendu plutôt triste de voir sa disparition tout au long du roman. On ne saura jamais rien de plus sur lui, et ça rend l’expérience du lecteur – au moins la mienne – bafouée. La première partie était incroyable, la deuxième partie est oubliable (et oubliée).
Je me sens cependant obligé de mettre 4 étoiles, car je n’ai jamais autant aimé un personnage, qui est pourtant détestable. Ce livre était super, je le recommande si vous avez du temps à perdre.
This entire review has been hidden because of spoilers.
L'Enfant de Sable / La Nuit Sacrée est l'un des romans les plus troublants que j'ai lu jusqu'au moment. Il s'agit là d'un roman poétique; c'est de la prose en poésie et de la poésie en prose. C'est un roman très attirant qui laisse le lecteur envahi par des réactions et sentiments exotiques et contradictoires non seulement dû à l'histoire qu'il transmit mais aussi à la splendide langue dont il est écrit. L'Enfant de Sable / La Nuit Sacrée raconte l'histoire d'un enfant homme/femme qui a subi la volonté d'un père qui après avoir eu sept filles voulait faire de son huitième enfant un garçon qu'il qu'ont soit son sexe. Ahmed / Zahra a dû subir une volonté maladroite de la part de son père mais aussi d'une société hypocrite qui infériorise la femme devant l'homme qu'il qu'on soit son statut social, intellectuel, ou même économique. Ahmed / Zahra se trouvait face à une vie à caractère trouble et vacillant. C'est l'histoire d'un enfant qui part en quête de sa vraie identité; une identité qui a été massacré par une société maladroite et malade. Tahar Ben Jelloun a sûrement réussi de faire la lumière sur le statut inférieur de la femme Marocaine au sein d'une société purement patriarcale. L'histoire elle même est perturbante et ce n'est point une surprise vu le caractère profond, exotique, et sage qui marque les écrits de Tahar Ben Jelloun. J'ai trop apprécié le roman surtout son deuxième tome. Chapeau bas, Tahar Ben Jelloun !!!
Difficult, poetic, sweeping in its themes of identity, culture, feminism and colonialism in Morocco, this book would have been difficult to understand even in English. Published as the Sand Child (https://www.goodreads.com/book/show/1...), the story revolves around a man with many daughters who decides to raise the youngest girl of 8 as a male. Tragedy and confusion ensue. "Revolves" is a good word as several narrators surround the story of the central character, who himself/herself speaks in different parts of the book. At times frustrating, this book did finally sink in and I'm glad that I read it, even if only to acknowledge how little I know about the environment of this book. The sequel, La Nuit Sacree, won a literary prize. I read this book as part of a group of folks who speak French much better than I do, and even they were at times challenged. Influences of Jorge Luis Borges and other writers who question whether we really know what we think that we are observing, including ourselves. Sand is an apt metaphor for the philosophy of this story.
It would help me to read: Etude sur Tahar Ben Jelloun : L'Enfant de sable - La Nuit sacrée or another critique in English.
Oh ce bouquin magique ! Je lui dois mes émotions les plus fortes de lecture. La plume de Taher Ben Jeloun me surprend, me surpris, me fascine, comme toujours ! Aborder une telle thématique dans une société Marocaine et musulmane n'est jamais aussi facile que Ben Jeloun l'a pu faire. Sexualité, supériorité des hommes, soumission des femmes, homosexualité.. Des sujets très dures à en parler, très difficile à lire. Pourtant, Ben Jeloun, avec sa plume poétique et émouvante, le fait comme si c'était tout ce qu'il sait faire au monde. Il nous jongle entre l'enfant rêveur, l'homme puissant, et la femme en crise d'identité. Une histoire d'une extrême originalité. Une histoire in-vraisemblable, vous ne pouvez pas dire " Tiens donc, j'ai déjà entendu cette histoire " . Une histoire qui ne se produit pas, ne se produit jamais. À laquelle nous avons jamais pensé. Une histoire que personne n'a jamais " semblablement " vécue. Je voulais lui reprocher la fin inachevée que j'ai trouvé à la fois décevante et fascinante.. Mais particulièrement fascinante. Cette ouverture à la fin, cette liberté que nous a donné Ben Jeloun, de penser, d'imaginer, de continuer l'histoire d'Ahmed chacun à sa guise.. Cette fin inachevée.. N'est-elle pas séduisante ?
Résumé 🌸 Inspiré d'un fait divers authentique, ce roman raconte la vie d'Ahmed, huitième fille d'un couple qui, sans héritier mâle, décide d'élever celle-ci comme un garçon. Découvrant peu à peu dans le trouble et l'incertitude ce qui est dissimulé aux yeux de tous, Ahmed choisit d'assumer la révolte de son père, de vivre en homme et d'épouser une fille délaissée, bientôt sa complice dans une vertigineuse descente aux enfers du mensonge social le plus fou.
Avis 🌸 Cette histoire nous présente un Maroc avec ses traditions pesantes, la religion, les tabous sur la sexualité et la place de la femme. Alors,évidemment une histoire sur la quête de l'identité et l'ambiguïté sexuelle ne peut être qu'intéressant pour moi, à vrai dire les premières chapitres m'ont bien intéressé, mais par la suite je me suis perdue quand le récit s'interrompt (le conteur est mort) et a pris en charge par des différents conteurs qui embellissent la vérité.
Ha sido el primer libro libro que he leído en francés, de bastante nivel (más del que tengo yo). Me habré enterado de ¾ de la historia, seamos sinceros, pero lo he disfrutado bastante. El vocabulario es bastante complejo, aunque relativamente asumible y el estilo es algo denso, pero la prosa es muy bonita. Me hubiera gustado entenderlo un poco mejor.
Los personajes, bueno, ni fu ni fa especialmente, pero la forma de contar la historia y las apelaciones constantes al lector (al fin y al cabo, el narrador *te* cuenta esa historia).
La historia es bastante triste y melancólica, de principio a fin. Y la forma de utilizar las puertas, los libros, la soledad, el cuerpo… Refleja muy bien ese espíritu.
Me ha aumentado el bloqueo lector, así que no sé muy bien qué puntuación darle, porque me atascó bastante, aunque tengo una imagen relativamente buena de él.
D'abord: j'ai pas lu "La nuit sacrée", titre qui a remporté un Goncourt, donc je sais pas si l'histoire continue...et s'il y a une amélioration au niveau de la narration. En ce qui concerne "L'enfant de sable", j'ai aimé. 3 étoiles et demie. La première moitié du roman maintient un style plus traditionnel; à partir de la seconde partie le fil narratif se casse complètement, la narration devient anarchique, et le lecteur doit bientôt comprendre qu'il faut se méfier complètement de la voix des multiples narrateurs. Je présume qu'il s'agit d'un sorte d'essai, de jeu littéraire, où l'auteur cherche à construire une myse en abîme constante autour de l'idée de l'infinie. L'apparition de Borges, j'ai aimé, mais je trouve que peut-être cela a été une façon trop forcée de donner sens à l'anarchie et à la résolution flou de l'histoire.
hyper mitigée sur ce livre. I read after attending a talk with Tahar Ben Jelloun (qui était très intéressant btw). Il m’a fait bcp réfléchir. - la complexité de la condition humaine, que rien est noir ou blanc (le perso principal entant entre homme et femme, et souvent entre la vie et la mort) comme sur un spectre constant - la difficulté pour chacun de find his place in a society that’s so polarised - are we really just woman or man - is it more abt how we were raised in this particular society - what abt sexuality? how can anyone say sexuality is a choice?
J’ai trouvé qlq passages un peu étranges et difficiles à lire. mais overall i think i enjoyed it
Very well written, but it didn't appeal to me, probably because I don't enjoy disturbing literature. It certainly made an impression, though: I read it 15 years ago and still remember it clearly, which I can't say for many of the books I read at that time. I also remember being very disappointed when the author had to cancel his visit to our class at the University of Geneva.
The edition I have didn't include "L'enfant de sable".
A vrai dire, je n'ai même pas fini le livre. L'histoire est très jolie, mais c'est très dur de suivre, de garder le fil. Les descriptions partent dans tous les sens, des métaphores et comparaisons bien trop philosophiques et poétiques à mon goût. La fin de l'histoire est très floue. J'avais lu un autre récit du même auteur "Par le feu" que j'ai beaucoup aimé. Mais "L'enfant de sable" est une petite deception.