Cybèle, Nora, Rome, Vivi : quatre femmes, quatre histoires qui représentent chacune une forme de résistance. À la guerre, au fascisme, à la mort, à l’oubli. Quatre roses noires qui n’ont pour arme que leur courage, leur détermination et leur force d’aimer. Ce sont elles les véritables héroïnes de cette dystopie. Entraînant dans leur sillage Orden, un poète réfractaire, poursuivi par la milice armée à la solde de l’ordre nouveau qui gouverne le pays, elles sont les fers de lance d’un réseau de résistance qui prépare une insurrection.
Fidèle à lui même Gérard Mordillat dresse un état des lieux d’un Pays (la France?) gere par le Conseil, un petit groupe composé d’industriels enrichis qui entendent bien le rester en éliminant les sujets gênants. Cette fresque futuriste s’appuie sur la gronde des gilets jaunes et leurs revendications, la misère des petites gens sans qualification ( ayant échoués aux tests) et donc sans avenir dans cette société nouvelle divisée par la guerre. Les intellectuels n’ont plus voix au chapitre et assistent effarés à la fin du monde ancien. Je rejoins l’auteur dans ses objections sur le monde des médias actuels et l’appauvrissement de la culture . J’attendais peut être une ébauche de solutions ou des pistes de réflexion, je suis restée sur ma faim. Et si après nous c’était le chaos?
J'ai beaucoup aimé le contexte et le "scénario"de ce livre, j'ai juste eu du mal à rentrer dedans (1/3 du livre je pense) et ça a été compliqué d'accrocher avec la façon d'écrire de l'auteur. Le développement de certains personnages (surtout ceux féminins) m'a un peu déçu mais à part ces petits points négatifs c'était une bonne lecture.