Comment la jeunesse envisage-t-elle sa place dans ce monde à l’avenir incertain ? Entre doutes et certitudes, Flipette et Vénère cherchent désespérément à donner du sens à leur petite existence… Le monde actuel, sa complexité, son absurdité, ses horreurs… Flipette, c’est Clara. Mesurée et réfléchie, elle est tétanisée, incapable de trouver du sens à sa pratique de photographe. Vénère, c’est Axelle. Plus prosaïque, elle préfère se retrousser les manches et aller au front. Les disputes entre les deux soeurs reflètent la souffrance d’une génération qui oscille entre résignation et espoir obstiné.
Trop caricatural, ça manque de nuance Ça me soule que la narration compatisse avec la bourgeoise dépolitisée qui finit quand même par faire une expo photo sur sa sœur sans son accord (??) C’est vraiment dommage que les allusions sur les agressions sexuelles dans les milieux militants soient traitées de la sorte parce qu’il y a plein de choses à dire et le bouquin soulève du vrai mais le format BD marche pas avec l’histoire, c’est trop court et condensé
Je continue mon excellent cru de bandes-dessinées avec Flipette & Vénère, directement l'une de mes préférées de l'année. La retranscription du milieu associatif, avec ses travers et ses moments de grâce, m'a beaucoup emballée. Elle se mêle aux questionnements profonds de Clara, jeune photographe qui cherche sa place dans la société. C'est magnifiquement illustré, la palette de couleurs pastel est à se damner. Surtout connu pour ses films d'animation, Lucrèce Andreae a un don indéniable pour créer des histoires poétiques et ultra-cinématographiques. En espérant qu'elle en publiera (beaucoup) d'autres.
Meilleure BD que j’ai lue depuis très longtemps. Non seulement elle fait passer par toutes les émotions (et de façon forte) mais surtout elle ne donne qu’une envie c’est celle de se lever et de s’engager, aider. En plus de l’histoire le dessin est excellent.
Wha la claque. C'est excellent. Les graphismes sont super, les deux sœurs sont géniales de force, de fragilité et d'humanité. Toute personne un peu conscientisée dans ce monde à 2000 à l'heure se retrouvera dans leurs convictions, leurs doutes, leurs contradictions. Leur relation si réaliste et la complexité du lien sororal, du lien militant qui relie ces humain.e.s aux sensibilités et visions du monde différentes; tout ça est dépeint avec tellement de subtilité... On n'a pas toutes les clés de l'histoire de Flipette et Vénère, leur relation si particulière (tout ce qui concerne la mère) et je pense que c'est tant mieux, que cela nous laisse quelques points d'interrogation comme ceux que l'on conserve sur le monde, l'action militante et radicale après avoir fermé ce roman graphique; qui ne prétend pas donner de leçons, seulement des pistes de réflexion, de remises en question, d'actions.
plutôt mitigé•e, des idées et pistes intéressantes mais traitées de manière trop binaire et rempli de clichés, un peu une sensation de "white savior", mais surtout aucune remise en question des problématiques (racistes, vss ect) car c'est un milieu militant ??!!
Un roman graphique qui se lit assez facilement, avec un dessin très beau et une palette de couleurs très agréable. J’ai trouvé au début de l’histoire que les deux filles manquaient de nuances dans leurs caractère et que leurs personnages étaient écrits trop superficiellement. Leurs raisonnements, leurs contradictions livrées au long du livre atténuent mon impression. Au final leurs discours opposés se complètent par moments et s’enrichissent mutuellement.
j'ai pas mal aimé les dessins, grâce notamment à l'usage de la colo, alors que d'habitude je suis un peu hermétique à ce style
ensuite... je ne sais pas par quel bout le prendre pour en parler, je ne sais pas vraiment si j'ai aimé ou pas trop ?
La confrontation des deux personnages comme deux facettes du positionnement politique de l'autrice produit une rencontre riche qui me parle de moi comme de mes cercles tant militants qu'artistiques ; je pense que je n'étais pas le coeur de cible, l'un comme l'autre discours me sont plus que familier, quasiment quotidiens, la rencontre entre les milieux de l'art et du militantisme c'est la moelle de mes os ; pour autant je vois bien comment des lecteurices qui viennent plutôt du monde de Clara peuvent y rencontrer une porte d'entrée et je le salue.
J'ai trouvé que le message passait souvent par le discours, la démonstration, plus que par les expériences vécues des personnages, ce qui crée plus de distances, et quelques dialogues artificiels (la rencontre de Clara avec la bande d'Axelle : la discussion aligne les clichés qui ne seraient pas ceux d'une discussion entre potes qui militent déjà ensemble). Je chipote sûrement, parce qu'à d'autres moments c'est mené très intelligemment, et parce que c'est un projet très ambitieux que porte Flipette et Vénère qui fait quand même quasiment 400 pages de BD.
J'attache beaucoup d'importance aux fins qui (il me semble) portent souvent le regard de l'auteurice, le message en condensé. Autant dire que cette fin-là ne m'a absolument pas satisfaite et qu'elle est la principale raison de mes réserves sur la BD. Je ne vais pas la spoiler mais je la trouve facile, limite égoïste et EN PLUS on rajoute une tartine de problèmes ?
Je suis content d'avoir lu cette BD, je suis content qu'elle existe, j'ai envie de voir ce que Lucrèce Andreae va faire ensuite ; mais je ne crois pas que je l'aie aimé, et si j'ai envie de la recommander c'est surtout pour en discuter ensuite.
Un livre profondément bouleversant, qui m’a beaucoup touchée. Je me suis beaucoup reconnue dans les deux personnages que représente « Flipette » et « Vénère ». Une histoire de personnalités, de peur, de rage, de comment changer le monde, comment agir, d’actions qui servent et d’actions qui « ne servent à rien », de militantisme, de collectif et d’individualité, de milieux sociaux, de misère sociale, de système… D’utilité publique. Ça remet beaucoup de choses en perpective, ça fait se poser des questions.
J’ai également adoré le style graphique et le choix des couleurs - qui, pourtant, ne m’avait pas spécialement plu au premier abord.
Je recommande vivement, je recommande à 1000%.
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J’ai trouvé cet album vraiment stylé - dessinas percutants, une histoire touchante entre les sœurs, et un panorama des questions qui se posent autour du militantisme… comment éviter la pureté militante ? comment on gère les comportements délétères dans le cercle militant ? Comment on s’assure de ne pas reproduire les mêmes mécanismes de domination ? Comment on s’engage ? Comment on parle en dehors du cercle pour amener les autres à s’engager ? J’ai trouvé l’ensemble plein d’intelligence, de sensibilité et d’engagement, forcément …
Dessins très jolis et colorés, j'ai énormément aimé. Les thèmes abordés étaient intéressants; le militantisme, la (dé)politisation, les relations entre sœurs. Cependant j'ai été déçue, les sujets abordés étaient survolés et les personnages pas assez creusés voire traités de manière simpliste. J'avais de plus grandes attentes quant au traitement de la relation des sœurs, leur vécu et caractères opposés. Je recommande tout de même Flipette & Vénère pour son style de dessin qui m'a beaucoup plu par son originalité.
Portrait touchant par son réalisme : relation entre soeurs, intérieur du milieu militant et des asso', les personnes à destination desquelles les asso sont créées et les décalages entre chacune de ces personnes.
Je ne suis pas archi fan du style de dessins, mais j’ai vraiment beaucoup aimé le ton & les thématiques abordées. Les personnages sont attachants, on sent toute la complexité de leurs relations. C’est vraiment un bel ouvrage qui change, qui est sensible et émouvant, et qui donne envie d’agir !
Deux soeurs qui s'étaient perdues de vue se retrouve quand l'une d'entre elles se retrouve à l'hôpital.
Flipette est une artiste bobo dépolitisée qui cherche comment son art peut sauver le monde, sa soeur Vénère au pied dans le plâtre est une jeune militante de gauche radicale.
Flipette va faire une incursion dans le monde de sa soeur et réévaluer mon propre mode de vie à l'aune du prisme de lecture de Vénère. On y croise une variété de personnages qui donnent un prétexte pour confronter l'une ou l'autre à ce milieu. Souvent le décalage est évident et anticipable, ce qui crée une certaine redondance dans les situations et un effet catalogue.
Pourtant, ça n'est pas un manuel pour radicaliser les bobos, j'y vois clairement une fenêtre sur les contradictions de l'autrice qui a voulu faire une histoire complète sur sa relation à l'art, ce qui est attendu d'elle par son milieu (Flipette) et ce qu'elle est intérieurement ou à quoi elle aspire (Vénère), avec des extrêmes peu nuancés.
D'où ce côté catalogue, l'autrice via Flipette tente et expérimente sans vraiment savoir où cela l'emmène, elle expose des points de vue sans savoir lequel est le bon car elle ne le sait pas non plus.
De l'autre côté Vénère et son entourage manquent de nuance et de contexte, c'est exactement ce que décrie un personnage dans la BD quand Flipette indique vouloir exposer leurs photos. Ces personnages ne sont ici qu'une image floue dans la tête de leur autrice, que ça soit Flipette ou Lucrère Andreae (autrice de la BD). Peut-être ces portraits auront-ils le droit à quelques lignes de présentation dans une exposition ou dans le dialogue de la BD, mais pas assez pour qu'on puisse réellement les comprendre, on ne peut donc qu'imaginer pour combler les trous.
A quoi sert donc cette BD ? Pour vous et moi, peut-être à faire votre propre bilan sur votre vie et sur les sujets abordés, peut-être à rien.
Un roman graphique qui aborde la pureté militante, le mépris de classe, la sororité, la lutte, la crise existentielle, l’art… et qui offre aussi un regard rafraîchissant sur le milieu associatif, souvent dépeint de manière unilatérale, tout noir ou tout blanc.
Les militant·es y sont représenté·es avec leurs failles et leurs contradictions : du simple mépris (encore acceptable en tant que lecteur·rice) jusqu’aux agressions sexuelles, aux propos racistes ou au mépris de classe au sein même de l’association. Et là, j’avoue avoir davantage grincé des dents. Montrer un groupe qui se bat avec ce qu’il a, comme il peut, en assumant toute la complexité humaine : pourquoi pas. Mais laisser passer le n-word sous prétexte qu’un personnage traverse une période difficile, non. Sans parler du fait que la protagoniste subit une agression sexuelle de la part d’un membre de l’association, et que, mis à part une légère remontrance, celui-ci continue à fréquenter le groupe. L’idée que cela véhicule me dérange profondément : je trouve cela même assez problématique.
C’est dommage, car je ne suis pas certaine que ce livre serve réellement la représentation du milieu associatif. (Et c’est d’ailleurs pour cette raison que je vous encourage à rejoindre des espaces en mixité choisie, afin d’éviter, peut-être, certains des écueils illustrés dans cette œuvre.)
Pour ma part, j’ai adoré le côté ''dichotomique'' du livre. Les couvertures qui présentent le visage des deux sœurs, l’une sur la première, l’autre sur la quatrième. L’une qui flippe et l’autre qui est vénère. Bien sûr, ce ne sont que les apparences, que des ''facettes''. Vénère flippe (souvent), mais elle ne le montre pas et Flipette a la rage (souvent aussi), mais ne comprends pas en quoi sa colère est politique. On aborde un peu la violence sexuelle dans les associations, mais je pense que ça aurait pu être creusé davantage. J’aime qu’il y ait une multiplicité de point de vue sans qu’on ne tombe jamais dans l’idée que ''la radicalité c’est mal'' (ça ne l’est pas) ou qu’il faut trouver un juste milieu à tout (ce qui revient à dire que la radicalité c’est mal alors que ça ne l’est pas). Coup de cœur monumental pour les couleurs.
Vraiment pas « mauvais » mais un peu léger pour moi ? Les personnages manquent de substance et de profondeur. Iels étaient prévisibles, le dénouement était prévisible, ce qui a rendu ma lecture monotone et peu impressionnante. Le dessin n’a pas retenu mon attention plus que ça mais j’ai apprécié le palettes et atmosphères crées par associations de couleurs. Les propos sont intéressants et je conseillerais de se faire sa propre idée. En conclusion : lecture meh avec quelques touches encourageantes.
Amazing ! This graphic novel talks about family and the problems that we face (or that we intend to ignore) in the society. This sisters are very different and very alike. I really understand Clara and how she feels. Axelle, is different for me, because I never gave my self to a fight in the way the does. But I love both.
BD intéressante sur les relations - conflictuelles - entre deux soeurs qui vivent dans des milieux différents. Parfois quelque peu caricaturale, notamment dans l'approche du personnage de Vénère.
La première fois que je lis un roman graphique aussi engagé, militant et profondément humain et qui m'a autant percuté que fait sourire. Une jolie découverte !
D'un coté Flipette, jeune photographe qui vit et voit la vie de manière colorée, très flashy et qui assume une féminité toute discrète. Une artiste qui vit dans sa bulle, loin du monde et de ses aléas mais tourné sur les humains qu'elle aime prendre en portrait. De l'autre coté, sa soeur Venere, qui comme son nom l'indique, navigue dans une vie plus violente, sans paillettes, qui donne un sens à sa vie dans ses engagements auprès des réfugiés, des sdf, des laissés pour compte entourée d'un collectif haut en couleurs. Le jour et la nuit donc et lorsque celles-ci se retrouvent au hasard d'un accident, les retrouvailles vont être aussi percutantes que fédératrices aussi bien pour l'une que pour l'autre ! Là où l'une est vue comme une jolie bobo, autocentrée, naive et à la solde du grand capital , l'autre est vue comme un coeur à vif, hors de controle, en guerre permanente contre le monde capitaliste et ses symboles.
Et c'est finalement deux facettes d'une même pièce qui se révèlent avec chacune leurs contradictions, leurs failles, leurs incompréhensions mutuelles mais aussi leur vulnérabilité. C'est très intéressant car totalement dans l'air du temps avec ceux pour qui le quotidien consiste à vouloir aider leur prochain tout en prenant tellement sur eux et avec si peu de moyens que la colère en est la seule réponse mais aussi un exutoire face à une société où les inégalités sont telles que les combats sont titanesques. Et ceux pour qui, l'évasion du quotidien par l'art, l'abstrait, la volonté de se soustraire aux dérives du monde semble plus facile à vivre et une réponse aussi en soi.
Les dialogues sont merveilleux, je pense qu'on peut se retrouver dans toutes les réflexions possibles.
Pour autant, j'aurai aimé comprendre comment ses deux soeurs avaient fini par se brouiller et comment en ayant été élevé dans un même foyer, elles en étaient à avoir développé des caractères autant à l'opposé que là !
De belles réflexions sur notre monde, les contradictions humaines, les engagements de chacun dans cette société ô combien compliquée et sur l'idée qu'en se mélangeant les uns aux autres, on pourrait sans doute trouver des terrains d'entente loin de tous clichés mais emprunts d'une humanité commune...
Clara and Axelle are sisters. They haven't been close in years. Clara is an elitist photographer exposing her work in galleries in the rich parts of town, and Axelle is a college dropout who volunteers at an association that helps lower class people and organises demonstrations. After a bike accident, Axelle finds herself temporarily crippled, and Clara decides to come help her out. Neither of them realises their entire world are about to collide.
Flipette et Vénère are two sides of the same coin. They represent the internal struggle of the author. The part of her that is mad at state of the world and wants to do something about it, and the part that would rather burry her head in the sand and stay complacent.
What comes out of this is an incredibly nuanced work, that tries to tackle the human condition. Both characters are incredibly flawed humans who are just trying to make their way through life doing the best they can. They constantly challenge each other's world view and make the reader think about their own, and their impact on the world.
And all of this is done in this technicolored fever dream of an illustrative style. Perspectives are skewed, the characters have neon colored skin. It's wild, and really unexpected considering the book's subject matter, but it works incredibly well.