Avec Amazonia, Patrick Deville propose un somptueux carnaval littéraire dont le principe est une remontée de l'Amazone et la traversée du sous-continent latino-américain, partant de Belém sur l'Atlantique pour aboutir à Santa Elena sur le Pacifique, en ayant franchi la cordillère des Andes. On découvre Santarém, le rio Negro, Manaus, Iquitos, Guayaquil, on finit même aux Galápagos, plausible havre de paix dans un monde devenu à nouveau fou, et qui pousse les feux de son extinction.
Le roman remonte jusqu'aux premières intrusions européennes, dans la quête d'or et de richesses, selon une géographie encore vierge, pleine de légendes et de surprises. Plus tard, les explorateurs établiront des cartes, mettront un peu d'ordre dans le labyrinthe de fleuves et affluents. Des industriels viendront exploiter le caoutchouc, faisant fortune et faillite, le monde va vite. Dans ce paysage luxuriant qui porte à la démesure, certains se forgent un destin : Aguirre, Fitzgerald devenu Fitzcarrald, Darwin, Humboldt, Bolívar.
Ce voyage entrepris par un père avec son fils de vingt-neuf ans dans l'histoire et le territoire de l'Amazonie est aussi l'occasion d'éprouver le dérèglement du climat et ses conséquences catastrophiques.
Un mot de l'auteur Grand voyageur et esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Il a publié une dizaine de romans, traduits dans de nombreuses langues. Il a été lauréat du Prix Femina pour Peste & Choléra, paru en 2012.
Patrick Deville (born 14 December 1957) is a French writer and studied comparative literature and philosophy at the University of Nantes. During the 1980s, Patrick Deville lived in the Middle East, Nigeria and Algeria. In the 1990s, he regularly visited Cuba and Uruguay.
In 2011, Lire magazine editors selected Kampuchea as the best French novel of the year. His novel Plague and Cholera (life of the bacteriologist Alexandre Yersin) was one of the most prominent of the literary season (2012), and was a finalist in almost all French book awards. He received the Fnac and the Prix Femina prize for the novel.
His books have now been translated into a dozen languages.
Je n’aime pas mettre de mauvaise notes. J’ai beaucoup apprécié Équatoria et Kampuchéa. Et j’aime le Pisco Sour (beaucoup) et la Caipirinha ( en l’absence du précédent). J’ai adoré le Aguirre de Herzog, Humbold me fascine, tout comme le parcours de Roger Casement. Un festin m’attendait. Mais le chef a décidé de tester une recette mélangeant tous ces ingrédients dans un seul et même plat.... quelle déception que la lecture de Amazonia, quand l’évocation ou plutôt l’énumération de voyages lectures conférences rencontres littéraires se superpose à un récit de voyage dont on perd le fil (et tout intérêt). Dans les ouvrages mentionnés plus haut, Deville avait réussi à m’entraîner dans son « système » . Pas cette fois ci, et la présence de son fils complice n’a fait que renforcé mon impression d’un récit très artificiel. Dommage. Deux étoiles pour l’effort et l’érudition.
L’écriture de Patrick Deville est toujours soignée, mais on ne retrouve pas dans ce livre le souffle de certains précédents (Peste et Choléra, Pura Vida). Le propos est assez décousu et l’objet est mineur.
Mais plus que d’autres, ce volume nous donne à voir la vie d’écrivain voyageur de l’auteur, une fenêtre d’exotisme dans la grisaille d’un automne parisien.
Ich habe mich nach einem irgendwo gelesenen oder gehörten Review lange gefreut auf dieses Buch, die Idee, das Thema ist gut, ich habe Werner-Herzog-durch-den-Urwald-alike erwartet. Aber es ist einfach nur mühsam, dieses zusammenhanglose Springen von einem Gedanken zum nächsten, dieses permanente Namedropping von Autoren und Abenteurern (ich glaube, beide ohne -innen), diese Zitatfragmente und Erinnerungsfetzen. Irgendwo bei zwei Dritteln endlich abgebrochen.
(Ich hatte die deutsche Ausgabe "eingebucht", aber die scheint es jetzt hier nicht mehr zu geben.)
Quel beau voyage en Amazonie entre un père et son fils ! Beaux moments également de Culture & d'Histoire de l'Amérique Latine, ce livre donne envi de faire la même chose !
Czytałem to po polsku. Jak zwykle ładnie napisane, ciekawie łączące przemijanie i anegdoty z biografii i odleglejszej przeszłości. A zatem, jak każda jego książka - o tym samym.