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Valadonne

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Suite à une guerre perdue par les siens, Aniélis, enfant issue des clans matriarcaux valadons, doit apprendre à vivre dans la culture misogyne des vainqueurs. Elle refuse de se soumettre et rend les coups jusqu’à devenir une icône, crainte par certains, adulée par d’autres. Tout doit plier devant sa haine, y compris Joffrey, l’homme qu’elle aime alors qu’il appartient à l’ennemi, et Sibille, la petite sœur à la loyauté vacillante. Qu’y aura-t-il au bout du chemin ?

624 pages, Kindle Edition

Published December 12, 2020

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1 review
February 26, 2021
Marie Tetart nous avait déjà régalé avec un ouvrage de fantasy mythologique « Le dit de l’oracle » que je ne peux que vous recommander à nouveau vivement .
Cette fois-ci c’est encore de fantasy qu’il est question dans un cadre disions médiéval.
Mais attention, vous ne trouverez pas d’enchanteur, ni de sortilèges. Les seuls monstres ont deux bas et deux jambes. Seul l’aspect quête reste, mais l’objet de celle-ci est inconnu des protagonistes et n’apparaît aux yeux des lecteurs que vers la conclusion de ce petit pavé (612 pages !) …
Le pitch ? Anielis élis voit dans son enfance, sa famille assassinée, son pays envahi. Elle est contrainte à suivre un endoctrinement en compagnie de sa petite sœur, Sibille. Echappée elle va poursuivre sa vengeance contre tous et en particulier son premier amour, Joffrey.
La longueur du livre pourrait rebuter. Il n’en est rien ; Vous en redemanderez à la fin. Vous vous sentiez frustré et réclamerez à l’auteure une suite.
C’est que Marie Tétart prend le temps d’installer ses personnages et son univers. La découverte de celui-ci nous est présenté à travers le regard de son héroïne et c’est à travers son évolution qu’on comprendra combien celui-ci est biaisé. IL en est de même plus fugitivement pour Joffrey. Lui aussi subit une évolution dans ses convictions.
Que l’on se rassure cependant, ce n’est pas une confrontation psychologique seulement que nous présente Marie Tétart. Le livre est plein d’action, de bruit, de fureur et de couleur.
La plume de l’auteure sait nous rendre étouffant les murs d‘un strict pensionnat, la fraternité des résistants, l’horreur, de la guerre, des tortures. Elle nous contraint à réfléchir sur nos propres certitudes ou passions. La religion et son utilisation est la cible principale de Marie Tétart. S’y ajoutent des réflexions sur l’esclavage et ses différentes formes ou sur le pouvoir et les excès auxquels il conduit.
On passe ainsi de passages à la Dickens à des scènes dignes de George Martin ou Maurice Druon.
L’atmosphère et les décors du roman sont une des forces du roman. On ne peut que saluer la plume colorée de Marie Tétra et son souci du détail. Tout concourt à nous faire vivre l’histoire. On a même envie d’en savoir plus, beaucoup plus.
Outre l’héroïne, on s’attache énormément aux différents protagonistes de « Valadonne ». En particulier les femmes car Marie Tétra réussit à détourner ce genre très phallocrate de la Fantasy en ode féministe. Ce sont essentiellement les femmes qui réveillent les hommes trop habitués à la tyrannie et elle n’a pas de mots assez durs pour peindre les tenants de la domination patriarcale.
Libre à chacun de chercher les messages que dissémine marie Tétart dans ce roman qui est surtout un merveilleux roman d’aventures, d’amour et de fidélité familiale mais je terminerai par une recommandation et une prière.
D’abord, même si ce merveilleux livre est addictif et pourrait vous valoir des nuits blanches, tant l’auteure manie bien les retournements de situation, lisez-le à doses modérées, appréciez les descriptions, les amitiés naissantes (c’est aussi une peinture de l’amitié), les discussions entre Aniélis et son trop tardif mentor, Brice (splendide personnage !), vous me remercierez.
Ce qui m’amène à mon souhait. Cela mérite une suite et même à des récits qui pourraient nous faire découvrir d’autres personnages, d’autres contrées du monde bien mystérieux de Marie Tétart.Et je n'aurais garde d'oublier la magnifique couverture de Amaryan!

Profile Image for Magali.
Author 15 books21 followers
June 29, 2021
Trigger Warnings : ce livre comporte des scènes de Violence, Mort, Sexe explicite, Violences sexuelles

Aniélis est une petite fille valadonne. Mais sa vie bascule lorsque son clan est massacré, sa famille tuée et sa maison brûlée. Enlevée par les attaquants, des Grésois, elle est emmenée dans une école chargée de faire d’elle une parfaite femme grésoise : illettrée, soumise, interdite d’espace public sans la présence d’un mari. Mais Aniélis a grandi dans une culture où les femmes possédaient les rênes du pouvoir. Et Aniélis possède aussi un caractère entier. Elle va se rebeller. Pour tenter de la plier, un prêtre accepte qu’elle noue une amitié secrète avec un autre pensionnaire, Joffrey. Mais les choses ne vont pas se passer comme prévu… Joffrey rêve de devenir prêtre de Ceylhad et Aniélis, elle, de venger son clan.

Valadonne a été une excellente surprise ! Lu dans le cadre d’une lecture commune, je ne connaissais pas ce roman et j’ai été très vite accrochée par ce récit, au point de le dévorer en quelques jours en dépit de sa taille.

Autant prévenir d’emblée : Valadonne est un roman de dark fantasy réservé à un public averti. Aucune trace de magie dans cet univers d’inspiration médiévale, mais la violence, en particulier misogyne et sexuelle, y est particulièrement prégnante, voire même oppressante. Mais cette violence est justifiée par l’univers construit : l’Ordre de Ceylhad est tout sauf tendre et diabolise les femmes, et les pouvoirs en jeu n’hésitent pas à broyer la moindre résistance, sans se soucier des dommages collatéraux.

On s’en doute, avec un Ordre comme celui-là, Valadonne interroge les traitements infligés aux femmes. Il serait cependant réducteur de dire que le féminisme est le seul thème majeur du roman. À travers l’Ordre qui vénère Ceylhad, Marie Tétart glisse de subtiles réflexions sur le poids de la religion, sur les dangers de celle-ci quand elle est trop impliquée dans le pouvoir, sur le déséquilibre induit par une société qui écrase la moitié féminine de ses membres, sur le mépris des riches envers les pauvres, sur la censure, et bien d’autres thèmes encore.

Tout cela transparaît à travers son univers très bien construit, mais ce qui fait la force de Valadonne, ce sont aussi ses personnages. Aniélis évolue tout au long du roman. Si sa quête aveugle de vengeance m’a parfois agacée, car cela la menait à se montrer odieuse envers Sibille, sa soeur, et Misha, son compagnon qui la suivait même quand il n’approuvait pas ses actes, ses actions étaient logiques au vu de sa personnalité comme de son parcours. Et Marie Tétart lui réserve une belle évolution !

Les personnages secondaires ne sont pas en reste : Joffrey, déchiré entre son aspiration à la prêtrise, qui impose un strict célibat, et son amour pour l’entière Aniélis ; Sibille, en apparence si douce et si soumise, mais à l’esprit vif ; Misha, au passé tragique et qui aime Aniélis sans condition, lui permettant de découvrir le plaisir de la chair ; Brice, et tous les autres.

Aucun d’eux n’est parfait, certains ont une morale plus grise que d’autres, mais chacun va tenter de se construire, de mener à bien ses combats à sa manière dans ce monde où l’Ordre veut tout dominer de son étroite main de fer.

La plume est très belle et achève de faire de ce roman un beau coup de coeur, en dépit de ses aspects sombres. Je ne suis pas prête d’oublier ses personnages, ni les émotions que l’autrice m’a fait ressentir, et encore moins les réflexions qu’elle m’a inspirée.

Si vous recherchez un roman dark fantasy aux thèmes forts et aux personnages marquants, je vous recommande Valadonne !
Profile Image for Brigitte Alouqua.
2,112 reviews27 followers
February 4, 2021
Après avoir découvert l’auteure grâce à sa nouvelle « Le dit de l’Oracle« , j’étais plus que curieuse de me lancer dans sa nouvelle parution qui est beaucoup plus longue en terme de pages. J’étais totalement confiante, mais je suis obligée d’avouer qu’en découvrant le nombre de pages, j’ai eu un peu peur. Ma découverte précédente en faisait une vingtaine, alors, imaginez un peu, passer d’une lecture très rapide, me voilà avec un beau gros bébé de plus de 600 pages ! Allais-je autant aimer ? C’est vrai que j’avais confiance en l’auteure, en peu de pages elle avait réussi à me convaincre. Avant de me lancer, j’ai lu à nouveau le résumé, et je me suis dit que de toute manière, je verrais bien au bout d’un moment si je réussissais à m’immerger autant qu’avec ma précédente lecture ! Eh non, même pas peur !

Alors oui, j’ai eu clairement raison de faire confiance à l’auteure ! Sur le moment-même de ma lecture, je ne m’en suis pas forcément rendue compte, c’est en arrivant à la fin et en repensant à ce que je venais de lire, mais nous sommes dans un livre de fantasy, alors on s’attend à y retrouver certaines choses, du moins pour les lecteurs habitués à ce genre. L’auteure a su écrire son récit de telle manière, qu’à aucun moment nous n’avons l’impression de lire une fantasy, elle ne pousse rien à l’extrême, ne part pas en vrille à la moindre occasion, que du contraire, il est même facile de se dire que finalement, il ne faut pas forcément en faire des tonnes comme certains auteurs que j’ai déjà pu lire, pour écrire un roman de fantasy qui soit on ne peut plus digne d’intérêt.

L’univers est travaillé et riche, comme je les aime, les thèmes abordés le sont comme si nous étions dans la réalité et non pas dans un livre. Personnellement, j’ai encore plus accroché à l’intrigue que je ne le pensais, et franchement, je ne peux que remercier l’auteure pour ce merveilleux moment.

Honnêtement, ce roman est parfait tel qu’il est, même si je suis obligée d’admettre qu’un peu plus d’action n’aurais que donné un très gros plus au récit. Malgré tout, l’écriture addictive de l’auteure nous fait rapidement oublier ce détail, parce que oui, cela en devient un simple détail vu le niveau de tout le reste.

Quoi ? Frustrés que je ne dise rien de plus ? Je vous comprends ! Mais ce livre, n’a clairement pas besoin que j’entre dans les détails pour que vous le découvriez. Les amateurs du genre ne pourront que le dévorer avec gourmandise !
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