Mossé was born the daughter of a wine merchant in Paris. She is the sister of Eliane Mossé , researcher in macroeconomics, and Arlette Mosse , clinical nutritionist. In the winter of 1941, during World War II and aged 16, she first read a text on liberty and democracy by Demosthenes; since then, she has dedicated her life to Greek history, never having married or having any children.
Her favourite historical subject is 4th century BCE Athens. Mossé belongs to the same school of historical thought with Jean-Pierre Vernant and Pierre Vidal-Naquet. She is professor emeritus at the University of Paris VIII. Her works have been translated into many languages including English, German, Spanish, Italian and modern Greek.
On notera pourtant l'usage répété par les orateurs pour désigner ces citoyens “passifs” du terme idiôtai qui impliquait qu'ils étaient plus préoccupés par leurs affaires privées (ta idia) que par les affaires communes de la cité.
Pour les uns, Athènes doit s'efforcer par tous les moyens de rétablir son hégémonie dans l'Égée, seule garante de son équilibre intérieur; pour les autres, il faut au contraire se maintenir dans une réserve prudente, éviter de mécon- tenter Sparte et de revenir aux erreurs passées. En sché- matisant, on peut dire que les premiers s'appuyaient sur la masse du démos urbain, soucieuse de conserver l'avan- tage des salaires que procurait l'empire, tandis que les seconds avaient derrière eux les paysans las de la guerre et des dévastations, et la majorité des riches sur qui pesait le poids des eisphorai et de la triérarchie. Pendant les pre- mières années du IV siècle, aucune des deux tendances ne réussit à l'emporter sur l'autre, mais à partir de 380, servis par les erreurs spartiates, les partisans d'un retour à l'hégémonie réussirent à imposer leur politique que sanctionna en 378-377 la constitution de ce qu'on appelle la Seconde Confédération maritime d'Athènes.
La politique peut se définir comme la cité vue du dedans, la vie publique des citoyens entre soi, dans ce qui leur est commun par-delà les particularismes familiaux. La guerre, c'est la même cité dans sa face tournée vers le dehors, l'activité du même groupe de citoyens confrontés cette fois avec ce qui n'est pas eux, l'étranger, c'est-à-dire en règle générale, d'autres cités.
Les chefs de guerre, les stratèges, étaient des magistrats élus annuellement et tenus de rendre des comptes à leurs pairs, l'ensemble des citoyens, en temps de paix comme en temps de guerre. La tradition hoplitique s'était donc maintenue et s'était adaptée à cette situation nouvelle qu'était une armée où les marins, recrutés parmi les éléments les plus pauvres, étaient majoritaires.