Guillaume Borduas, vieil ébéniste fatigué de Mont-Saint-Hilaire, voit ses habitudes bousculées par l’arrivée de Florence, qui veut reprendre le métier après un accident de travail. Ensemble, ils partageront dans l’atelier un savoir-faire issu de la lenteur et de la transmission. Les rejoindra chaque vendredi une flopée d’irréductibles patenteux, parfois artisans mais toujours grands buveurs, formant un cercle de parole prétexte à toutes les histoires. Correlieu est un terme de marine qui signifie « tenir corps et lieu » et le nom de l’atelier du peintre hilairemontais Ozias Leduc. Dans La Vallée-du-Richelieu, les vergers ancestraux disparaissent désormais au profit des lotissements immobiliers, mais qui sait y voir y trouvera encore des lieux de résistance où gravitent peut-être les derniers hommes libres. Dans une langue pétrie d’humour, ils chantent les airs beaux et fragiles des héritiers du présent.
J’ai aimé lire ce livre, mais sans plus. Les personnages étaient dynamiques. Il n’y avait pas un point central dans l’histoire. Nous suiviions plutôt quelques personnages dans leur quotidien. J’ai aimé l’utilisation du vrai français québécois tout au long du roman. Je le conseille à quelqu’un qui souhaite faire une petite lecture simple sans se casser la tête tout en voulant un côté historique de la province de Québec. 🎼
À l’heure où nous sommes à même de constater qu’une large partie de nos savoirs ancestraux nous ont été dérobés, ce livre s’inscrit dans cette mouvance qui aborde la thématique de la transmission intergénérationnelle. Devant le patrimoine qui s’étiole, et le sentiment de cohésion communautaire qui y est associé, La Rocque nous convie à intégrer un récit qui nous fait rendre compte de l’importance de célébrer une culture commune, c’est-à-dire le plaisir d’être et de créer ensemble. Le roman montre bien la banalité qui est le propre du quotidien, mais j’aurais peut-être pris des réflexions plus étoffées sur cette belle thématique qu’est la transmission. Voilà pourquoi, au final, je reste un peu sur ma faim.
je dois avouer que j’étais perplexe de m’aventurer dans un roman avec comme thème principal l’ébénisterie; toutefois, les personnages complexes et touchants, les chocs générationnels et la poésie du récit ont rendu ma lecture agréable à bien des égards; (la fin est un peu rapide, j’en aurais pris plus).