« Partout, il y avait trop de bruit, trop de discours. Un jour, j’en ai eu marre de cette frénésie et je suis parti. Certains vont chercher le bonheur en Alaska ou en Sibérie, moi je suis un aventurier de la France cantonale : je lorgne du côté d’Aubusson, du puy Mary et du plateau de Millevaches… »Sans le moindre sou en poche, misant sur la générosité des gens, un jeune aspirant jésuite s’échappe de la ville et de la modernité avec le désir de renouer avec l’élémentaire.Il s’offre une virée buissonnière à travers les déserts du Massif central. Une petite promenade de sept cents kilomètres à pied. Le chemin des estives, récit de ce voyage, est une ode à la désertion, à la liberté, à l’aventure spirituelle. On y croise les figures de Rimbaud, de Charles de Foucauld, mais aussi des gens de caractère, des volcans, des vaches.Au fil des pages, une certitude se dessine : le bonheur est à portée de main, il suffit de faire confiance et d’ouvrir les yeux.
Quelle belle invitation à prendre la route, quelle ode à la simplicité que ce récit de ces deux apprentis jésuites qui pendant un mois arpenteront de vieux sentiers de France, sans le sou.
Un récit qui nous montre que l’aventure humaine et spirituelle est bien possible encore aujourd’hui, proche de chez soi; il suffit de partir le plus simplement possible et d’oser aller à la rencontre des autres (et de soi).
On est au cœur même du voyage initiatique, avec un narrateur auquel on s’identifie vraiment (surtout si on a entre 18 et 30 ans et qu’on se pose 10000 questions sur qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de sa vie) et qui amène très habilement de belles réflexions, des petites blagues pour nous divertir, et une ode à la nature (maintenant je n’ai qu’une seule idée en tête : faire une rando sans rien dans le Massif Central !!!) Ce livre m’a particulièrement plu parce qu’il a répondu à des questions que je me posais depuis toujours : ça veut dire quoi vraiment avoir la foi ? C’est quoi être « un bon chrétien » ? Pourquoi est-ce qu’il y a des gens qui décident comme ça d’être moines ? Bref ce livre aborde la foi chrétienne avec énormément de pédagogie et de beauté, à travers Foucault et Rimbaud (❤️) notamment. J’ai normalement beaucoup d’aprioris sur le catholicisme et Charles Wright les a pratiquement tous déconstruits 1 par 1, merci à lui. Seul petit bémol : j’ai une tolérance 0 pour tous les commentaires un peu misogynes ou arriérés vis-à-vis de la femme et il y en a pas mal dans ce bouquin (même s’ils ne sont pas forcément vindicatifs)…
Un récit que j'ai trouvé lent, répétitif malgré le sujet intéressant, la quête du bonheur qui se fait sur 700 kms à pieds accompagnée d'une aventure spirituelle.
Très beau récit, à la fois vrai, pudique, intime et brillant. On balance entre Rimbaud et Charles de Foucauld. On réfléchit, médite et rit en même temps
le récit de deux pèlerins, afin de faire l'expérience du dépouillement des disciples du Christ, traversent le centre de la France sans un sou ni toit, avec seulement, la foi et l'espérance de trouver encore la résonance de l'accueil chez l'humain.
Beau récit qui m'a emmené en pleine nature avec la chance de revisiter en mots la beauté et le coeur à coeur des habitants du Massif central mais aussi, de voir à quel point, la vie citadine nous éloigne terriblement les uns des autres.
" quand on est libéré de la peur,on devient capable d'aimer".
" tout ce qui farde le personnage social s'en va. bientôt, il ne reste plus rien, si ce n'est notre paquet de fragilités et de misères. on se retrouve les mains vides, le cœur brisé et noyé. c'est cela le Massif central : un maître de lucidité et de désabusement".
Entre pèlerinage et réflexion philo-religieuse, Charles Wright nous raconte son périple dans le massif central sans portable ,ni papiers, ni un sou en poche. Cette expérience nous montre à quel point nous nous méfions les un des autres. Et que cette méfiance n'est pas que dans les grandes villes. Mais c'est aussi un émerveillement enfantin face à la beauté rurale de la France, des béquilles émotionnelles telles que la Bible ou la poésie. Enfin, c'est le regard plein de tendresse et de compassion humble de Charles qui m'a émue. J'ai aimé la façon simple dontil parle de la foi. Sans lyrisme exagéré, sans cette espèce de joie agressive de certains religieux. Un beau "read-trip" à dévorer !
Un roman tres agreable a lire sur les peregrinations a pied et sans le sou de deux novices jesuites a travers le massif central. Meteo, paysages, faim, soif, rencontres plus ou moins hospitalieres, le recit egrene les pensees et souvenirs de ces 30 jours a la rencontre d’ames genereuses. Peu voir pas du tout de religion ou discours moralisateurs, au contraire, une belle ouverture d’esprit propice aux confidences
Ce livre est intéressant dans sa façon de nous éloigner un peu du quotidien et de nous rappeler incessamment q l essentiel est tout sauf à quoi nous tenons!!! Il y a plein de réflexions à retenir faites par Benoît et Parsac mais une phrase retentit encore ds mon esprit: " un être humain ne vaut que par sa capacité d aimer". On oublie tellement q c le propre de l l'homme et on s enlise dans la haine et ds les conflits!!!!
un homme hésite entre la vie spirituelle au sein des jésuites et la vie laïque dans laquelle il ne trouve pas le sens qu’il cherche. 1 mois de randonnée, 700 km, un compagnon de route non choisi, des rencontres, des ampoules, des paysages, une introspection intérieure… pour trouver sa voie ? On traverse le Massif Central avec plaisir mais la route est un peu longue. Joli livre mais parfois redondant.
Ode au dépouillement, à la simplicité. Un beau voyage initiatique à travers la France et introspectif. On retrouve dans les descriptions longues et détaillées et le peu de mouvement des effets des romans classiques de Balzac qui peuvent déplaire car ils créent un écoulement du temps très long et pesant mais je pense que c’est la volonté et l’intérêt de ce livre qui dans son écriture invite, comme l’expérimente ses personnages, à prendre le temps.
Ce livre est le récit d'une marche de 700 km depuis Angoulême jusqu'à l'abbaye Notre Dame des Neiges en Ardèche. L'auteur était entré novice chez les jésuites et "tout candidat à la vie religieuse se doit se consacrer à pèlerinage sans argent avec un compagnon imposé par le noviciat des Jésuites". Hommage à des paysages magnifiques sous fond d'aventure spirituelle et de liberté.
Voici un récit qui apporte paix et joie en plaçant l'homme (et la femme) face à l'essentiel : faire partie intégrante de la nature. En parcourant le massif central à pied, dans les pas de Rimbaud et de Foucault, dans le dépouillement des artifices de notre société de consommation, Charles Wright trouve sa voie qui résonne chez les lecteurs en perte de sens de leur vie.
Un récit de voyage initiatique touchant. Il faut être prêt à lire plusieurs fois la même chose. Mais si ces répétitions peuvent ennuyer le lecteur elles sont nécessaires pour rendre compte de la réalité "de cette petite promenade de 700 kilomètres" où chaque jour les mêmes questions et impressions assaillent l'auteur qui ne fait que les retranscrire.
Une belle marche spirituelle de 700km sans argent, ni toit pour se tourner vers le dénuement et la rencontre de l’autre, mais ponctuée de pointes de nostalgie et conservatisme d’une époque imaginée, catholique, sans smartphone et où chacun•e vivait en harmonie à la campagne, bref un « c’était mieux avant » qui gâche un propos de recherche de simplicité et d’humilité.
Ce récit d'1 échappée de 30 jours, sans un sou en poche, de deux novices jésuites en plein massif central est fort plaisante et parfois émouvante. Il faudra néanmoins passer sur des dvpts convenus sur "le bon vieux temps"
Très beau livre , hymne à la liberté, à la marche, l intériorité, l humanité...Tres bien écrits avec des mots très justes et une belle philosophie de Vie...Un retour sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle
Lecture assez étonnante (pour moi). On y suit le chemin de deux futurs jésuites qui marchent sans argent ni nourriture durant un mois dans le Massif central. De belles réflexions sur la fugue, la beauté de la nature et la nécessité de se reconnecter à soi.
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La liberté de pouvoir tout quitter et marcher, quel voyage. Deux pèlerins au coeur du Massif Central durant 700 kilomètres, sans un sou en poche et sans téléphone. Ils ne vont vivre que de leurs rencontres et de l'accueil des gens sur la route. Une réflexion sur le christianisme en France, sur la charité, sur le sens de la vie, la simplicité et l'humilité. De belles rencontres le soir et de beaux chemins, la beauté du Massif Central semble magnifique et on a envie de prendre son bâton de pèlerin et de se lancer dans ces sentiers à sa suite. Une belle invitation au voyage.
" Je voulais retrouver ce qu'il y a d'immense et de divin en chacun de nous et m'immerger dans ces paysages".
Récit de deux jeunes novices sur les routes du Massif central, en contact avec la nature, les paysages et l’imprévu. Questions, doutes et incertitudes rythment leurs pas au coeur d’une France isolée. 3 1/2⭐️