Une maison insalubre accumulant les jouets d’un vieux sculpteur alcoolique. Un manipulateur vicieux trouvant l’extase dans le mensonge et la torture. D’infâmes parents accusés d’un crime inimaginable, à qui on ne confierait même pas un chat. Un garçon ayant l’audace de croire qu’il peut servir de conscience à un être abject. Un voeu, celui de se libérer du passé, qu’une mystérieuse femme aux cheveux bleus aurait le pouvoir d’exaucer.
Quand un personnage change de nom dans le prologue (Charlotte devient Juliette et redevient Charlotte) cela donne une bonne idée du temps et du sérieux que l'éditeur a consacré à cette collection. Un livre qui frôle le ridicule. Au début, on voit les références au contes et cela fonctionne assez bien, un bref rappel est fait aussi à la fin, mais pour l'ensemble du livre, peu de lien avec le conte, une histoire qui ne finit plus de finir. Énormément de longueur, des répétitions encore et encore. Un gros manque de contenu et de trame narrative, il n'y a pratiquement aucune intrigue ici. De plus, le côté plus «trash» n'est pas réussi, semble forcer et vraiment pas naturel de la part de l'auteure. Ça sent la recette à plein nez: On prend un conte, trouve quelques éléments «trash» (violence envers les animaux, enfance trouble, drogues, ...), on ajoute de la sexualité à gauche et à droite et on termine avec un langage vulgaire employé pour les dialogues. Cette collection avait tellement de potentiel...
Appartenant à la deuxième vague de la collection des Contes Interdits, Pinocchio a de quoi dérouter son lecteur. Est-ce une oeuvre destinée à un lecteur averti? Oui. Est-ce qu'il y a des chances pour que vous vous dites : «Ben voyons... Pourquoi je lis ça? C'est ben fucké!» sans toutefois pouvoir arrêter votre lecture? De grandes chances. Est-ce que le roman risque de déranger ou de choquer certaines personnes? Absolument. Mais lorsqu'on entre dans l'univers d'un Conte Interdit, il faut bien s'attendre à l'être. Si vous avez soif de curiosité morbide, vous avez le bon roman entre les mains.
Un des premiers aspects à souligner est d'ores et déjà ses références à l'oeuvre originale. Elles sont pour la plupart de belles trouvailles, nombreuses et exploitées d'étonnantes façons. On y retrouve aisément Pinocchio sous les traits de Patrick Nocchio, un adolescent amnésique d'un passé qu'il est mieux pour lui d'oublier. Au cours de la lecture, on essaie de deviner ce qui a bien pu précédé l'incident ayant occasionné cette perte de mémoire pour nous aider à comprendre comment il en est venu à devenir un personnage aussi profondément perturbé. Joseph, un vieil homme alcoolique fabriquant et réparant des jouets et grand-père du personnage principal, et Jim, un sans-abri étant l'alter-ego du criquet Jiminy, sont également des figures présentes dans l'histoire. L'une indifférente, l'autre sage et bienveillante. Le Chat, le Renard et la Fée Bleue sont également des surnoms ou pseudonymes judicieux. Nous n'échappons pas non plus à une représentation cynique de la baleine.
Cet extrait en début de roman donne le ton : «Coudonc, le jeune, t'es-tu fait en bois?» À elle seule, cette réplique du vieux fou définissait bien l'impression qu'avait Patrick d'avoir été sculpté dans le bois le plus dur, de n'être qu'un jouet détraqué, un pantin parmi tous ceux qui, abandonnés, peuplaient cette lugubre maison. (p.28)». Et il y en a tellement d'autres. D'habile manière, les termes pantins, marionnettes et jouets, sont utilisés ici au sens propre comme au figuré. L'auteure est arrivée à écrire une oeuvre où le second degré est à l'honneur. Le récit regorge de métaphores savoureuses entre le vécu des personnages et les manipulations dont on peut faire l'objet au cours de sa vie. Aussi, le descriptif de la maison du vieux Joseph est un tour de force, car tout au long du récit, la vision que l'on se fait de ce lieu lugubre arrive à rester imprégnée dans notre esprit, comme le sentiment de profond dégoût. Tous ces jouets ajoutent à l'ambiance glauque et arrivent à faire naître un malaise chez le lecteur. Certains cauchemars du protagoniste sont carrément «creepy». Je ne voudrais, personnellement, pas me retrouver enfermée au pays des jouets.
Que serait l'histoire de Pinocchio sans tous ces mensonges? Cette adaptation ne boude en rien le thème de l'oeuvre originale. Au contraire, le sujet du mensonge est apporté et démontré à l'aide d'une troublante problématique actuelle. À l'ère de l'Internet et de ces réseaux sociaux, n'importe qui peut prétendre être ce qu'il veut et raconter tous les mensonges qu'il souhaite derrière un écran d'ordinateur. La frontière entre le réel et l'invention est mince et sans garantie. Bien sûr, le roman aborde le sujet dans un cadre fictionnel, mais démontre avec éloquence que les fraudes et arnaques sur le Net existent bel et bien dans la vie de tous les jours. Vers la moitié du roman, on a par contre l'impression d'avoir fait le tour du sujet et cela apporte un léger effet de longueur. Dans cette oeuvre tordue, les différentes formes de manipulation exercées par le personnage principal font en sorte que celui-ci en retire ici fierté et satisfaction au lieu d'un sentiment de culpabilité.
Néanmoins, cette déviance n'est que le début du côté obscur. L'aspect psychologique de Patrick est effrayant et fascinant à la fois. La vie ne semble pas vouloir lui faire de cadeaux (Seigneur, non!) et l'aider à prendre la route vers un avenir meilleur. À bien des moments, on est tiraillé entre deux types d'émotions ; vouloir compatir à sa cause ou vouloir le juger et le condamner amèrement pour ces actes ignobles (aussi nombreux et variés soit-ils). Avertissement : amoureux des animaux, vos coeurs sensibles rateront fort probablement un bond... ou plusieurs. Le dénouement de toute cette histoire apporte des réponses aux éléments soulevés à l'aide de divers flash-backs intriguants qui ont précédé dans le récit et vient capter de nouveau pleinement l'intérêt. Comme il est rare qu'un Conte Interdit ait une fin heureuse, on a ici droit à une finale saisissante et diabolique.
Maintes réflexions me traversent l'esprit, mais il faut lire Pinocchio pour comprendre. Il n'est pas simple d'élaborer sur un roman tel que celui-ci sans en dévoiler son contenu et certains éléments-clés. On dit souvent qu'une image vaut mille mots... Il est rare que je commente à ce sujet, mais la page couverture de Pinocchio est sublime et est fort probablement la plus évocatrice du lot. Elle met parfaitement en lumière l'essentiel des éléments perturbateurs présents dans le roman. Donc, chapeau à son concepteur !
En somme, est-ce que l'auteure a réussi son mandat d'offrir une version inédite du célèbre conte qui marque les esprits ? Oui et à bien des niveaux. Lorsqu'on constate qu'il est le premier roman de Maude Royer destiné à un public adulte (et dans le domaine de l'horreur en plus), son résultat est d'autant plus surprenant. Cette version du conte est malsaine, choquante et franchement perverse. On se demande parfois où l'auteure a bien pu prendre toutes ces idées et rapidement, on abandonne la réflexion en se disant qu'il vaut peut-être mieux ne pas le savoir...! ;)
Vraiment trop glauque!! Je n'ai pas aimé... même s'il faut avouer que l'auteure a un certain talent pour l'horrifique. Un jeune psychopathe qui se réveille amnésique et peu à peu, c'est la descente dans la perversion, le sadisme... ses relations avec les gens et les animaux... jusqu'à "cette" fin, donnent envie de vomir... c'est un peu trop pour moi!
Wow! Bizarre à dire hein, mais j’ai bien aimé la fin de ce livre. Toute l’intrigue aussi évidemment! Tellement de personnages et oui, plusieurs rappellent ceux du conte original. Bref, ce fut un réel plaisir à lire😉
Le moins bon conte interdit que j’ai lu jusqu’à présent. Je suis habituée de lire des livres « trash » / d’horreur, mais la violence faite aux animaux dans ce livre était vraiment de trop. De plus, l’histoire allait dans tous les sens et la maltraitance envers les chats n’apportait rien au récit. On dirait que l’auteure a essayé d’être le plus « trash » possible, mais cela a affecté la ligne directrice de l’histoire qui aurait eu un bon potentiel.
Honnêtement je pense que cette série n’est peut-être pas faite pour moi, malheureusement! C’est le deuxième “conte interdit” que je lis et les deux fois, ma lecture a été pénible et j’ai peiné à terminer le livre. J’ai du mal à mettre le doigt sur ce que je n’aime pas de façon précise... étant une grande fan de Patrick Senecal, je sais que ça n’a rien à voir avec le fait que ce soit trop violent... C’est juste que je ne ressens aucun attachement avec les personnages. Et je trouve qu’il y a beaucoup de longueurs dans le livre, même s’il ne fait que 250 pages, ça en dit long! C’est juste qu’on dirait que ça ne s’en va nulle part... Je n’ai vraiment pas aimé cette lecture.
Oh my god. Ce conte interdit est le plus “rough” et le plus “hack” que j’ai lu. Il est rempli de comportements déviants de tous genres. La maltraitante envers ses animaux est omniprésente et je déteste lire ça. On a beaucoup de difficulté à comprendre les comportements déviants de Patrick parce que l’on a pas son historique de vie et parce qu’ils sont illogiques. Il nous est antipathique, étranger et dégoûtant. C’est vraiment le plus “trash” des contes interdits que j’ai lu. C’est celui qui est aussi le plus décousu et le plus dur à suivre.
J’ai presque DNF... un livre m’a rarement autant donné la nausée. Il aurait pu avoir une meilleure note, mais il y a tellement de cruauté animale... Tellement trash. Moi qui lit les contes interdits en deux jours normalement, celui-ci m’a pris presque deux semaines. Vraiment pas pour moi
Pour mon deuxième conte interdit, le destin s'est abbatu sur Pinocchio de Maude Royer. Bien qu'habituellement auteure jeunesse, Maude Royer a su bien tirer les ficelles de ce jeu façon horreur du célèbre pantin. Les éléments du conte original y figuraient à peu près tous. le nez qui allonge, transformé ici par une érection du personnage, stimulée par son plaisir de mentir, en est un bon exemple. Giepetto, ici plutôt Joseph, Alcoolique "order", qui ramasse des jouets et en fabrique autant que le foutoir de sa maison peut en contenir, est également bien canté comme personnage. Les effets de style, la rapidité de l'action (quoique parfois peut-être trop précipité) et l'aspect horreur de la chose ont été somme toute bien maîtrisés. Les passages à caractères sexuels sont bien déroutants également, comme on les aime lorsqu'on en cherche le contenu desaxé en ouvrant ce genre de livre. Bien que le côté "on dévore le livre" ne m'a pas profondé appelé ce coup ci, je n'ai pas trainée ma lecture en longueur non plus. Preuve que ce n'était pas un chef d'oeuvre mais que le récit était tout de même assez bien orchestré pour qu'on ne s'en lasse pas non plus. L'effet crescendo manquait peut-être un peu mais j'ai tout de même passé un agréable moment et aimé la fin (qui est toujours pour moi le moment le plus important). Ce livre mérite largement le coup d'oeil. À voir si vous n'êtes pas trop dédaigneux.
0/20, honestly. I’ve read dark-themed books before, but this one…I don’t even know if it qualifies as a book. It was that bad. I really tried to give it a chance, but the more I read, the worse it got. It felt like the author just wanted to cram in horrific storylines but completely lacked the writing skills to pull it off—it honestly read like something written by a child. I wouldn’t recommend this to my worst enemy. What a waste of time.
And seriously, if you hate cats, just say it. The animal violence felt so unnecessary. I couldn’t shake the feeling that the author might actually have some kind of weird thing about being violent toward cats.
Outre les erreurs de français qui auraient pu être évitées, un personnage change de nom en plein prologue, un autre personnage dont l'identité n'a jamais été révélée est nommé à la fin d'un dialogue, sans but ni précision, les personnages ne sont pas bien développés et ça paraît que ce n'est pas le style de l'auteure. L'histoire a du potentiel mais le livre l'a mal développé.
Tellement exagéré la violence que contient ce livre. C’est nécessaire maintenant pour avoir un bon livre d’horreur d’être aussi trash? Dégueulasse... à part avoir mal au coeur, aucun contenu qui se tient dans ce livre. Un ramassis de n’importe quoi pour donner l’impression de lire de quoi d’épouvantable. Un gros zéro pour moi. ( si je pouvais donner zéro)
Il s'agit d'une version très sombre, dérangeante et originale du célèbre conte pour enfant. Ce fut horrifique mais tout de même moins gore que les cinq autres contes interdits que j'ai déjà pu lire. Un bon début, une bonne fin mais un milieu un peu mou. Les personnages sont bien développés et le protagoniste bien malsain dans ses déviances et toute sa folie. Au final, un bon moment, sans plus.
Je suis vraiment sur le point de juste abandonner cette série. Le seul que j'ai un peu aimé était La Reine des Neiges. C'est lassant de lire les même thèmes qui reviennent encore et encore dans chaque livre.
WwwOwwW!!! Je viens de le terminer. Ouf il est qqch ce Pinocchio!! J'ai adoré comment ce conte est interprété. Le lien avec l'histoire original est hot! Ayoye la fin!! J'ai adoré 💜💜
Celui-ci était un de mes contes d’enfance préféré, donc j’avais quelques attentes. Maude Royer, WOW je n’ai juste pas de mot pour décrire ce que je viens de lire mais je suis agréablement surpris par le tournant de Patrick. C’est sur que je vais me procurer Jim car je veux en savoir plus sur lui. Il fait maintenant partie de mont top 3 des contes interdits.
c’est le genre de roman que je classe dans la catégorie fast-food littéraire tu le c’est que se ne sera pas le roman du siècle mais tu le lis entre deux bon livre pour te reposer le cerveau un peu. En bref sa se lit vite et sa passe le temps.
Toutefois ces pas mauvais et la couverture est magnifique.
Par où commencer, cette lecture m’a beaucoup perturbée. Pourtant je suis une grande adaptée d’horreur, thriller, gore et j’en passe. Mais je dois dire que ce roman beaucoup ne l’ont pas fini et je comprends. Ça brise des enfances soyons honnête, depuis que j’ai lu ce livre je ne vois plus du tout Pinnochio de la même façon tout ce qu’il fait dans le Disney je trouve ça malsain… C’est une très belle réécriture tous les éléments sont présent, j’ai peut-être eu un peu de mal avec les expressions québécoises. Quand on ne connaît pas c’est assez embêtant, il faut souvent les chercher sur internet c’est peut-être le seul point négatif que je trouverai à redire. Hormis ça, j’ai beaucoup aimé cette lecture. C’est très glauque tout au long, on aborde vraiment des thématiques gores l’inceste, la violence sur les animaux, la maltraitance sur enfant et ce qu’elle peut engendrer comme monstre, le viol et j’en passe. Pour le moment c’est mon préféré je l’ai largement préféré à blanche neige dont je n’ai pas compris la fin. La couverture est magnifique et très représentative de l'histoire. J’ai passé un bon moment quoique bien malaisé à certain passage. L’auteur aurait dû ajouter des * afin qu’on puisse pleinement comprendre l’histoire sans aller chercher toutes les 2 lignes les expressions employées. Hormis ce détail, je vous recommande fortement ce livre !
J’ai trouvé que se livre manquait un peu de révisions. Par exemple, un personnage change de nom magiquement, elle s’appelle charlotte au début devient Juliette sans explication pour reprendre son nom d’origine se qui ma tout de suite rendu le livre moins sérieux. Si le début avait du potentiel par son intrigue et ses références au compte original, le milieu ma complète perdu. On perd le compte qu’on retrouve qu’a la fin et l’intrigue perd son sens et son intérêt pour revenir qu’à la fin, j’avais compris dans les premières page se que la fin ma appris. Bien écris, mais avec un style relativement jeune, je ne serai pas surprise que l’autrice se spécialise dans la littérature jeunesse, car j’ai eu l’impression qu’elle a ajouter des passage trash qui m’avait pas nécessairement leur place ou qui n’ajoutait rien a l’histoire juste pour se rassurer qu’elle écrivait de l’horreur car sa trame narrative ne l’était pas. Écrire de l’horreur ne passe pas uniquement pas le ghore ou le trash, au contraire, les meilleurs romans d’horreur n’en ont pas. Je n’ai pas ressenti, a aucun moment, l’angoisse ou le stress que je veux ressentir en lisant un roman d’horreur malheureusement…. Sinon l’histoire en soit était bien, il y avait de bon éléments.
À travers Pinocchio, j'ai plongé dans une ambiance absolument malsaine, obscène et très sombre : l'horreur est vraiment au rendez-vous. Les éléments du conte originel sont superbement manœuvrés, et les thèmes du mensonge et de la manipulation, emblématiques du célèbre pantin, atteignent ici leur apogée.
L’auteur réussit à créer une atmosphère oppressante qui vous hante, tout en explorant les profondeurs sombres de l'humanité. Chaque page est une découverte troublante, et la manière dont le récit évolue m'a captivé du début à la fin. Un conte interdit qui ne laisse pas indifférent, et qui marie habilement horreur et réflexion.
J’avais peur de commencer le livre parce que j’avais lu dans les reviews qu’il y avait beaucoup de scènes de cruauté animale, mais j’ai juste sauté ces bouts là. Oui c’était trash, mais j’ai lu des choses pires… et au final j’ai trouvé que tout ce qui se passait dans le livre n’a pas vraiment fait avancer l’histoire. Bref mon impression finale a été « tout ça pour ça? ».
J'ai bien aimé le roman, mais pas mon meilleur. Lhiatorie est captivante et cruelle mais j'avoue que par moment, j'ai sentie que l'autrice ne savait plus dans quelle direction aller ! Sommes toutes, je le conseille fortement, très bonne lecture !