Au pays des volcans assoupis, une nuit de tempête, La Brodeuse recueille chez elle une enfant sur le point d'accoucher. Cette dernière mourra en couche, emportant avec elle son terrible secret et laissant à son hôte un bébé : Garance. La petite fille fascine son monde et ses pouvoirs n'y sont pas étrangers. Ses cheveux de feu, la renarde qui l'accompagne partout et sa beauté époustouflante non plus. Mais quand le seigneur local, aussi cruel que sanguinaire, découvre son existence, son obsession pour elle va tout bouleverser. Comment lui résister ? Comment échapper à sa force et à son armée de moines rouges ? Élise Fontenaille, pour la première fois, livre un magnifique roman de fantasy et conjugue le merveilleux avec une galerie d'héroïnes libres, courageuses et un peu sorcières...
Comme les précédentes notes. Le "problème" de cet ouvrage, c'est qu'il esquisse une histoire magnifique mais se conclue bien trop facilement/rapidement. L'écriture y est belle, l'histoire intéressante mais très classique, le style d'Elise Fontenaille ne suffit pas à rendre l'histoire mémorable. C'est donc bien, mais pas plus.
L'histoire ne m'a malheureusement pas captivée. Je pense qu'elle aurait pu être plus développée. En outre j'ai trouvé certains détails ou personnages inutiles. Le fait qu'il y ait trop de points de vues, pour un récit relativement court, ne m'a pas permis de m'attacher aux personnages (le point de vue d'un chien par exemple ?). Dommage.
Une version de l’histoire des moines rouges de Chanteuges écrite comme un conte - très atmosphérique avec de la magie folklorique et une galerie de petits chapitres racontés de plein de points de vue différents. L’objectif de ce roman, notamment, n’est pas de raconter une histoire avec une intrigue détaillée et rigoureuse - l’accent est plutôt mis sur l’ambiance et la portée thématique.
La seule chose que j’ai vraiment regrettée est la romance entre le musicien et Garance. Elle a 15 ans, et il est d’un âge indéfini, mais il y a de fortes insinuassions qu’il est un adulte qui a vécu (quand il mentionne ses voyages avant d’atterrir dans le coin, et ses relations amoureuses/sexuelles précédentes). Cela m’a réellement déplu, et j’aurais beaucoup plus apprécié ma lecture si cet aspect avait sois été éliminé, sois été géré avec plus de tact (en rendant le vielleux explicitement adolescent lui aussi, ou en rendant la souricière plus âgée par example). Il y a aussi une focalisation narrative sur la beauté et la désirabilité de Garance, chose que j’ai trouvée plutôt datée, surtout dans un contexte féministe (et aussi le fait qu’elle a 15 ans!). Je réalise que c’est un trope fondamental des contes traditionnels, mais l’autrice a tout de même choisi de l’intégrer dans son histoire…
Mais malgré ces deux critiques, j’ai passé un moment très agréable pendant ma lecture, et j’ai hâte de voir si Élise Fontenaille écrira plus de romans de ce style !
Dans ce court roman, on suit l’enfance de la jeune Garance, recueillie par la brodeuse Gallou suite à la mort en couche de sa mère. Ensemble, elles vont vivre paisiblement jusqu’à ce que le tristement célèbre Saigneur apprenne l’existence de la jeune fille et qu’il cherche à abuser d’elle. ⠀ Ce livre, entre le roman et la poésie, est magnifiquement écrit. Les premières lignes m’ont fait un peu peur puisque je n’étais pas sûr de réussir à entrer dans un roman à l’écriture si particulière, mais il m’a suffit de quelques pages pour être conquis. ⠀ Le sujet n’est pas des plus simples ni agréables à lire, mais la virtuosité de la plume permet d’aborder le sujet des violences sexuelles avec subtilité et douceur. ⠀ Si le thème est difficile, on parle aussi d’amour (filial et amoureux), de pardon, le tout sur un fond de magie et de respect de la nature et de toute vie. ⠀ On pourrait regretter que le récit atteigne à peine les 100 pages mais pour moi, il avait la longueur parfaite pour pouvoir vraiment le savourer. A découvrir absolument !
Une belle surprise que ce livre ! Un joli conte, narré de manière originale, une intrigue pleine de cruauté et de tendresse, de nature et d'enchantement, de beauté et de ténèbres. Tout commence quand une femme recueille une jeune fille qui est en train d'accoucher. Je n'en dis pas plus et vous laisse découvrir cette merveille...
Une petite perle poétique. Un conte qui se lit en une heure mais qui restera longtemps à l'esprit. Une trame générale mais une place immense à tous les personnages qui auront chacun leur chapitre et qui ont chacun une histoire, une magie propre. Coup de coeur!
Je suis passée à côté de cette histoire. Je n'ai pas compris pourquoi c'était fait de la sorte, ni quel était le but. C'était court et peut-être que ça a manqué de profondeur. En tout cas la plume était très poétique et c'était doux.
Conte philosophique et poétique “la souricière” illustre les violences faites aux femmes depuis la nuit des temps. Mais les femmes sont fortes, elles sont puissantes et surtout résilientes.
Court mais très chouette ! Un conte rempli de personnages plus attachants les uns que les autres. Et une envie, visiter cette contrée si doucement racontée.
Une écriture très poétique dans laquelle chaque chapitre a sa voix, son personnage. Un conte ou peut-être plus une fable. Et même si le dénouement est rapide, je préfère que Garance n'est pas eu à souffrir entre les mains du saigneur.
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Ce roman est vraiment particulier et à part. C’est court, mais c’est vraiment rafraichissant à lire. J’ai adoré. La Sourcière se lit comme une fable, avec une intrigue qui s’étale et assez peu d’action finalement. Ce qui en fait la force, je trouve, ce sont les personnages. On retrouve une petite galerie de personnages féminins plus libres les unes que les autres et j’ai adoré ça. De La Brodeuse, à la Sourcière en passant par la chouette Athéna et par la renarde, l’autrice donne de la voix à de nombreux personnages féminins et c’est super intéressant.
J’ai un point à négatif à soulever néanmoins avec le côté manichéen du méchant de l’histoire et le fait de faire revenir le viol sur le tapis, comme un ressort narratif un peu étrange ? C’est un peu seulement un méchant très très méchant sans beaucoup de nuances et je trouve que ça dénote avec le reste du récit. En fait, sans toute cette partie, on aurait pu avoir une fable tout aussi poétique et intéressante à lire à mon sens. J’ai tout de même beaucoup aimé la plume de l’autrice. Le récit se lit très facilement tout en étant très poétique.
En bref, une très bonne lecture malgré quelques points négatifs. J’espère qu’il passera la sélection des 25, mais je ne le pousserai peut-être pas plus loin non plus.
Garance, une jeune sourcière orpheline, est recueillie par la Brodeuse, dans un pays de volcans où sévit le mauvais sire Guillaume. L'écriture y est belle, mais l'histoire prend l’apparence classique d’un conte ou d’une chanson de geste, trop courte pour être appréciée. Le style poétique ne suffit pas à rendre l'histoire mémorable. Les points de vue multipliés ne sont pas tous intéressants.