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Célestopol – 1922

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Une année à la découverte des mirages et des merveilles de la cité sélène, joyau de l'âme slave arraché à la Terre, entre les mains d'un duc au destin défiantle cours du temps.

Une année où croiser dans ses rues Marie Curie, l'archiduc François-Ferdinand ou Howard Carter, mais aussi humbles ouvriers, voleur volubile ou automates au coeur de cuivre. Entre ruines lunaires à explorer, un championnat du monde d'échecs à préparer ou des complots à déjouer...

Les canaux ambrés de la ville n'ont pas fini de vous dévoiler ses secrets !

414 pages, Paperback

First published March 18, 2021

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About the author

Emmanuel Chastellière

49 books11 followers

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Displaying 1 - 28 of 28 reviews
Profile Image for L'encre de la magie .
424 reviews159 followers
May 5, 2021
Prenez votre navette ou votre module le plus proche et embarquez pour Celestopol 1922 🤩
Ce recueil de 13 nouvelles est une invitation au voyage !
Au fil des histoires, Emmanuel Chastelliere nous dépeint la vie à Celestopol, cette cité lunaire, en l'année 1922.🌕
Au détour des rues, c'est un véritable voyage dans le temps et l'imaginaire que nous offre l'auteur, où toutes les strates sociales, savantes et culturelles sont rassemblées.

La magie de la plume de Chastelliere nous permet en quelques mots, quelques lignes de s'inviter dans le quotidien des habitants de la cité sélène, de vivre avec eux leurs tourments, leurs préoccupations ainsi que les réflexions qui marquent la ville de Celestopol, en pleine r.évolution.
C'est vraiment la force de l'auteur de nous faire vivre autant d'émotions avec ses personnages et prendre part à l'histoire...avoir peur, être triste pour eux et vouloir en savoir plus de nouvelles en nouvelles 📰

Visitez le jardin zoologique, l'Opera Romanov à, rencontrer Howard Carter, Edgar Allan Poe ou Marie Curie et prenez un café servi par un automate, ici le depaysement est assuré.

Le Voyage commence maintenant 🚀
Profile Image for Octarine.
294 reviews18 followers
December 19, 2022
Une très bonne lecture.

Je suis d’ordinaire mitigée avec les recueils de nouvelles, mais j’ai j’ai beaucoup aimé celui-ci, et ma quasi totalité des histoires.

S’agissant de steampunk, je m’attendais à avoir des étoiles plein les yeux lors de ma lecture. Et bien j’en ai eu en partie oui, mais Celestopol 1922 vend tout autre chose que du rêve : de la réflexion.

Le decor fait rêver, mais seulement en surface. Sur le fond, Celestopol est le théâtre de nombreux problèmes sociaux et politiques. Autant le dire, ce n’est pas un livre joyeux. Jnai trouve le destin de certains personnages bien cruel, et pourtant tristement réaliste (rien à voir au niveau du genre, mais j’ai parfois pensé à Zola).

Les personnages sont parfois très attachants, parfois des véritables ordures (un politicien notamment qui m’a marquée).

Chaque histoire est marquante. Mais je me suis particulièrement attachée à certains personnages. Aussi je retiendrai ces nouvelles ci en particulier : Sur la glace (Ajax), Le revers de la médaille (Bo-yeong) et Un visage dans la cendre (Kokorin, sauveur des chats).

Petit plus : la couverture est très belle et rappelle une des nouvelles en particulier, j’aime l’allusion.
Gros plus : la carte est magnifique, et j’ai adoré suivre les personnages dessus.

Petit moins : j’ai repéré un certain nombre de coquilles dans le texte. Ça détonne un peu à la lecture, mais rien d’affolant non plus.


Profile Image for Ceraeden.
141 reviews5 followers
August 24, 2023
De retour dans la cité lunaire de Célestopol pour le deuxième recueil qui lui est consacré, Célestopol 1922.
Mon avis demeure le même que pour le premier recueil : c'est un régal, un enchantement.
De la poésie, de l'émotion, de l'aventure, de l'amour. Tout existe à Célestopol où androïdes et humains vivent côte à côte. Les nouvelles s'essaient à différents genres, passant de la romance au fantastique sans que cela fasse tâche. L'auteur se plaît même à nous faire rencontrer de grandes figures du début du XXe siècle, telles Marie Curie, Howard ou Anastasia.
S'il m'a moins convaincu que le tout premier recueil (même si ça ne se voit pas dans la notation, tant j'ai malgré tout adoré cet opus), c'est en raison de deux éléments : moins de place ici pour les androïdes qui m'avaient séduit dans le précédent opus et une dernière nouvelle que je n'ai que moyennement apprécié quand la précédente aurait magnifiquement clôturé le recueil selon moi.
Au niveau des nouvelles, de gros coup de coeur pour Katarzyna, dont la chute m'a retourné, même si elle était anticipable et la fille de l'hiver, ébouriffante et quel final encore!
Et de gros coups de cœur pour ses personnages, Ajax, meilleur androïde du monde, Wojtek et Arjnun, meilleurs mercenaires 🥰
Profile Image for Yuyine.
973 reviews58 followers
April 7, 2021
Celestopol 1922 est un recueil passionnant qui nous emmène au coeur d’une cité lunaire étonnante pour une uchronie riche et foisonnante. Treize textes de qualité qui s’entremêlent intelligemment au coeur de cette bulle sélénite à l’ambiance à la fois mélancolique et fascinante. L’ensemble s’articule en unité malgré une belle diversité de genres et de styles et peut tout à fait se lire indépendamment du premier recueil. Une belle réussite qui me donne envie de parcourir Celestopol encore et encore.

Critique complète sur yuyine.be!
Profile Image for La licorne bibliophile.
604 reviews19 followers
September 24, 2023
Retour sur la cité lunaire le temps d'une année. Une fois encore, les destinées se nouent et se croisent le longs des rues de la capitale sélène.

Célestopol fut l'un de mes gros coups de cœur de ce début d'année. Par conséquent, il n'est pas peu dire que j'appréhendais autant que j'attendais ce retour dans cet univers si poétique. A l'impatience de retourner flâner dans les rues de cette incroyable cité se mêlait effectivement l'angoisse de ne pas retrouver le même plaisir de lecture que pour le recueil original.

Sans plus faire durer le suspense, j'ai énormément adoré Célestopol 1922. Pour autant, celui-ci s'est tout de même démarqué de son aîné, aussi bien de façon positive que négative. Ce qui m'avait en effet particulièrement séduit dans Célestopol était avant tout cette ambiance si prenante, presque onirique, avec toute une intrigue étalée par petite touches sur l'ensemble du recueil, à la manière des Chroniques martiennes, et dont les automates et le duc Nikolaï étaient les principale vedettes. J'avais en effet aussi bien adoré la figure autoritaire et mystérieuse de ce dernier que toutes la question sur l'humanité des automates. Or, Célestopol 1922 s'éloigne en partie de ce format à intrigue "continue" pour proposer des nouvelles beaucoup plus indépendantes les unes des autres, ce que je déplore quelque peu tant j'avais envie de retrouver ce format. Attention cependant, Emmanuel Chastellière tisse toutefois des liens entre les différents récits, liens parfois évidents mais également de temps à autre plus subtils, poussant le lecteur avertir à tirer ses propres déductions.

Si j'ai pu regretter une perte d'homogénéité sur l'ensemble du recueil, je ne peux que saluer par contre des nouvelles souvent plus maîtrisées. Le style de l'auteur a évolué entre les deux recueils et l'on peut clairement sentir une écriture plus mature dans sa manière de narrer ses histoires. Célestopol 1922 nous propose des récits très qualitatifs en terme de style et de narration et qui sont souvent un véritable régal. Nous y retrouvons une certaine tristesse et mélancolie ambiante sur la plupart du recueil mais ce dernier se permet de varier les thèmes avec brio, insérant par exemple un récit plus gothique et horrifique juste après une nouvelle féministe. S'il est possible de lire Célestopol 1922 indépendamment de son aîné, je ne saurais trop que conseiller de lire Célestopol juste avant, tant sa lecture aidera à visualiser les certains personnages réapparaissant ici, mettant parfois une toute nouvelle perspective sur l'histoire (Paint Pastel Princess pour ne citer qu'elle...).

Fidèle à lui-même, Emmanuel Chastellière continue également de placer ici ou là quelques easter eggs faisant référence à la pop culture mais ces derniers sont également le témoin de l'évolution de son style. Là où la référence à Columbia de Bioshock Infinite pouvait éventuellement sortir un lecteur du récit tant elle était "directe", nous avons ici des clins d'œil plus subtils, tel ce nom d'opéra lâché négligemment dans une conversation ou bien une phrase renvoyant à OSS117, sans pour autant que ces derniers ne soient envahissants. Je suis personnellement très fan de ces références cachées et me sens toujours fier lorsque j'en trouve une !

Pour conclure, avant de passer aux nouvelles, Célestopol 1922 est-il donc meilleur que son grand frère. Qualitativement, oui, c'est indéniable. L'ai-je préféré ? Je pense que non. Si ce fut encore une fois un coup de cœur, ma préférence restera cependant pour l'instant à l'original. Après tout, en littérature comme en jeu vidéo, les premières fois sont souvent les plus marquantes !

Concernant les nouvelles :

Toungouska
Arnrún et Wojtek, les deux célèbres mercenaires, sont envoyés par le duc Nikolaï dans la Toungouska à la recherche d'un scientifique. Pourquoi ?

Une première nouvelle un peu déstabilisante car se passant...sur Terre. Si ce n'est clairement pas ma nouvelle préférée du recueil, c'est tout de même un plaisir de retrouver nos deux mercenaires et j'ai bien aimé la fin.


Mon Rossignol
Alors qu'une lutte sociale est en cours dans les usines sélènes, Alissa décide de demander de l'aide à Milan, un ancien ami devenu Parlementaire.

Une très bonne nouvelle, la fin, bien qu'un peu prévisible, n'en reste pas moins très bonne. Un récit par ailleurs intéressant pour son contexte social.


Sur la glace
Ajax, fidèle automate du duc, est chargé de s'occuper d'un champion de patinage en disgrâce avant les championnats organisés sur Célestopol.

J'ai particulièrement apprécié cette nouvelle et le message qu'elle véhicule. Ajax est par ailleurs un excellent personnage que j'aurais aimé revoir plus souvent !


Memento Mori
La famille Ackerman est en perdition depuis la mort de la mère. La cadette des deux filles se réfugie de plus en plus auprès de son automate, ce qui irrite son père.

Un récit très triste mais vraiment bon, la fin est terrible et émouvante.


Une nuit à l'opéra Romanova
Célestopol est en effervescence ! Visite de l'archiduc François-Ferdinand, tour de magie célèbre aux enchères, horloges déréglées... Tant d'événements qui vont impacter la nouvelle mission d'Arnrún et Wojtek.

Peut-être bien ma nouvelle préférée, avec sa composante d'enquête et ses péripéties qui s'enchaînent. Une excellente nouvelle, avec qui plus est mon easter egg préféré !


Le correcteur de fortune
Vassili est un homme chanceux, trop pour que cela soit naturel. Cela lui permettra-t-il de s'enrichir ?

Une nouvelle correcte, peut-être un peu ordinaire par rapport aux autres. Un peu trop prévisible mais elle reste agréable à lire.


Katarzyna
Depuis la mort de son époux en mission spatiale, Katarzyna hante les bars. Tout bascule lorsqu'un message lui indique que ce dernier est en vie et où le trouver...

Une excellente nouvelle qui réserve son lot de surprise et risque de vous retourner le cerveau (je ne suis toujours pas sûr d'avoir tout compris correctement !). Une nouvelle qui est d'ailleurs en fort lien avec Célestopol.


Le revers de la médaille
Initiatrice d'un club de lecture, Bo-yeong va faire la connaissance de personnes inattendues, dont l'une de ses idoles.

Une nouvelle correcte mais qui m'a un peu laissé de côté. J'en ai au final assez peu de souvenirs.


Un visage dans la cendre
Lorsque le voleur Kokorin accepte une mission pour retrouver un chat perdu, il ne se doute pas de ce qu'il va découvrir...

Une nouvelle intéressante par sa proposition d'un récit à l'ambiance assez différente du reste du recueil, dans une veine gothique/horrifique. Sans être exceptionnelle, elle se laisse suivre avec plaisir !


La malédiction du Pharaon
Howard Carter, archéologue à la carrière à l'abandon, est mandé par le duc Nikolaï pour une mystérieuse expertise sur la lune.

Une nouvelle assez étrange qui n'arrive pas véritablement à se démarquer par rapport à la qualité des autres. Toutefois, je l'ai pour ma bien bien aimée et y ai trouvé quelques phrases assez drôles !


Paint Pastel Princess
Soldat à la retraite, Léon est désormais employé de Chez Hécate. Afin de couvrir sa collègue, Léon va devoir prendre des risques lors de l'escorte d'un automate.

Une excellente nouvelle que j'aime énormément. Typiquement par ailleurs le type de nouvelle que vous n'appréhenderez pas pareil si vous avez déjà lu Célestopol...


La Fille de l'Hiver
Tandis qu'un hiver inhabituel s'installe, une jeune fille perdue aux pouvoirs étrange erre dans la cité lunaire.

Encore une excellente nouvelle qui dispose d'un dernier tiers formidable !


Danser avec le chaos
Trois jeunes filles se trouvant dans un pensionnat de Célestopol semblent vivre des aventures extraordinaires...

Je suis totalement passé à côté de cette nouvelle que je n'ai pas vraiment appréciée. Trop...différente du reste.
Profile Image for Laura.
144 reviews146 followers
November 29, 2021
3,5 stars

J'ai un peu décroché sur la fin, bon recueil de nouvelles dans l'ensemble mais j'ai un peu de mal à me faire au style d'écriture. Sans doute mes années d'expat qui m'empêchent de l'apprécier davantage! Relecture obligée dans le future!
3 reviews
March 15, 2022
Magnifique évocation du souffle (littéraire) slave, à travers une succession d'histoires dressant autant le portait de cette cité sélénite que de ses habitants aux origines et aux destins très variés. L'ensemble est souvent teinté d'une grande mélancolie, mais cela n'empêche pas heureusement quelques moments plus légers !
La qualité de la plume de l'auteur vaut également le détour. On aurait bien besoin de pouvoir s'envoler pour la Lune ces temps-ci...
June 29, 2022
Je n’ai pas l’habitude des recueils de nouvelles. Pour être exacte, je n’en ai même jamais lus. Je préfère me plonger dans les gros bouquins à plusieurs centaines de pages ou les sagas interminables. J’ai commencé ma lecture avec une légère appréhension, pour au final tomber sous le charme de la cité sélène. D’ailleurs j’ai lu le livre en période d’examens, alors le format ‘nouvelles’ m’a plus que convenue, à moi et mon cerveau surchauffé incapable de se focaliser.

J’aime la façon dont on découvre une partie différente de la ville à chaque histoire, qu’elle raconte la vie d’une célébrité ou d’un inconnu. Même si en apparence, rien ne lie les différentes histoires (si ce n’est, bien sûr, Celestopol elle-même), j’ai adoré relever les clins d’œil discrets d’une histoire à l’autre.

J’ai adoré l’atmosphère de Celestopol, ville à la pointe du progrès mais où d’étranges manifestations mystiques se manifestent de temps à autres. J’ai eu envie de me balader dans ses rues, de rencontrer ses citoyens, de découvrir ses opéras et d’être témoin de ses ambitions, ses idéaux, ses destins et ses tragédies. De plus, j’ai aussi adoré les références historiques et culturelles, qu’elles soient (pour la plupart) slaves ou autres.

Je crois que l’écriture super agréable et très belle d’Emmanuel Chastellière a aussi beaucoup contribué à mon immersion dans cet univers qui mêle automates steampunk et légendes fantastiques. J’ai très envie de lire d’autres de ses romans.

Enfin, j’ai été séduite par la multitude de thèmes abordés dans ce livre et par la palette d’émotions qu’on ressent à sa lecture. Certes, elles sont souvent sombres, mais elles sont aussi porteuses d’espoir.

Mes nouvelles préférées sont Katarzyna et La Fille de l’hiver. Et vous ?
Profile Image for Maureen.
210 reviews
July 18, 2024
Une ville russe bâtie sur la lune, mais au siècle dernier. Ce fascinant voyage a tenu ses promesses : j'ai adoré l'univers uchronique construit par Emmanuel Chastellière.
Le livre est constitué d'une douzaine de nouvelles, qui ne sont pas toutes égales. J'ai adoré celle où on suit Howard Carter, mais d'autres m'ont ennuyée. Beaucoup de thématiques sont abordées, mais ne sont pas approfondies à cause du format. Ça me laisse une impression de fouillis, mais un fouillis créatif.
Profile Image for J.a.e._Lou.
409 reviews26 followers
Read
March 1, 2022
DNF : mis en pause en février et je n'ai pas du tout envie d'y revenir. Tant pis
4 reviews1 follower
June 24, 2025
Ce roman est un « fix‑up » composé de 13 nouvelles indépendantes, mais liées par un fil rouge chronologique (janvier 1922 à janvier 1923 )et géographique – la cité lunaire de Célestopol – qui donne une cohérence globale .

Genre
Uchronie SF teintée de steampunk/rétro-futurisme, de fantasy et de new weird, oscillant entre technologie (Sélénium, automates) et surnaturel

🌙 Univers & contexte

Célestopol
Ville russe sur la Lune, fondée et rendue indépendante par le duc Nikolaï grâce à une source d’énergie révolutionnaire : le sélénium. Ville sous dôme, gravité artificielle, canaux, automates… .

Terre alternative
L’empire russe domine, l’Europe est redessinée (France et Royaume‑Uni déplacés), on croise des figures historiques comme Marie Curie, Howard Carter, l’archiduc François‑Ferdinand .

Figures emblématiques

Le duc Nikolaï : ambition, duplicité, dilemme moral entre pouvoir et individu .

Arnrun & Wojtek (une mercenaire et un soldat ours) : protagonistes récurrents, incarnent l’action .

Automates : dotés de conscience, maltraités, objets symboliques de débats identitaires .

Figures historiques : Marie Curie, Howard Carter… intégrés avec soin et réalisme

Échos de la société

En plus des notables, on suit ouvrier·es, immigré·es, figures queer, étudiantes, scientifiques… une galerie humaine créant un tableau social riche .


📝 Principales thématiques

Condition sociale & politique
Luttes ouvrières, grèves réprimées (Mon Rossignol), sexisme, homophobie, discriminations, immigrés, inégalités .

Éthique de l’automate
Question de la conscience machine, aliénation des automates‑ouvriers, symbole de l’oppression .

Science & pouvoir
Ambivalence de la science (Sélénium, armes, IA), science au service du pouvoir ou de l’émancipation .

Magie et surnaturel
Vampires, magie du hasard, pouvoir du destin… Célestopol intègre l’irréel, flirtant avec le New Weird et le Lovecraftien .

✒️ Style & ambiance

Écriture immersive, tonalité mélancolique et fiévreuse, chaque nouvelle séduit dès les premières lignes .

Ambiance
Atmosphère slave, brumeuse, mystérieuse ; Célestopol est à la fois magique, sombre et fascinante .


Cohérence du fix-up malgré diversité thématique
Équilibre SF/magie, richesse des problématiques , rythme inégal selon certaines nouvelles
Personnages mémorables, diversité sociale Certains thèmes très denses mériteraient un traitement plus long (twist surprenants parfois expéditifs)
Écriture immersive, univers bien construit Une légère redondance d’atmosphère "mélancolie lunaire"



Célestopol 1922 est un recueil ambitieux et maîtrisé, qui offre une vision riche et nuancée d’un monde uchronique lunaire. L’alternance entre récits intimistes, scènes d’action, questionnements philosophiques et présence du fantastique crée une lecture captivante et émouvante. L’auteur aborde sans didactisme des thèmes sociaux forts (inégalités, altérité, éthique technologique) tout en plongeant le lecteur dans une atmosphère unique.

À lire absolument pour les amateurs d’uchronie, de steampunk et de récits humanistes, mais aussi pour tous ceux qui aiment les univers littéraires fusionnant Histoire, magie et introspection sociale.
6 reviews
May 3, 2021
Depuis mars dernier, Emmanuel Chastellière nous invite à retourner à Célestopol. En effet, 1922 est le deuxième recueil de nouvelles qui prend cadre dans la plus célèbre des cités lunaires.

A travers treize autres nouvelles, l'auteur explore de nouvelles facettes de la cité. Que ce soit pour la toute première fois ou la seconde, on est toujours aussi subjugués par le charme slave de cette utopie.

Célestopol célèbre la démesure d'un homme qui a voulu faire de ce lieu, un antre pour les arts et les sciences. Refuge pour lui-même car il se met, ainsi, hors de portée de la terrible et orgueilleuse tsarine, mais aussi pour tous les esprits éclairés intéressés de venir voir de plus près cette curiosité. Célestopol dégage un véritable art de vivre qui prend parfois forme dans l'intimité des salons tels celui de la célèbre maîtresse du duc Nikolaï, Tuppence Abberline où se croisent des personnalités brillantes comme Marie Curie et des figures inconnues, éprises de liberté et d'indépendance, à l'image de Be-Yeong, qui par sa franchise et sa vivacité, dans "Le revers de la médaille" a su attirer la sympathie d'une femme tout aussi fascinante. L'art étant au premier plan, il est donc normal que nos pas nous conduisent à l'opéra Romanova. C'est un bijou architectural que l'on doit à l'illustre architecte français, Charles Garnier et qui représente la seule touche occidentale au milieu de ce patrimoine russe. Dans "Une nuit à l'opéra Romanova", la soirée s'annonce mouvementée. En effet, Arnrun et Wojtek sont chargés d'assurer la sécurité d'un prestidigitateur de renom, Selim le Magnifique qui se produit justement à l'opéra. Le spectacle est subjuguant et le magicien, magistrale. Lorsque le clou du spectacle arrive, tout le monde est suspendu car Selim a décidé de conclure en utilisant le fameux miroir magique dit maudit. La foule s'attend donc à un dénouement mortel. Mais voilà que sur la surface du miroir apparaît une rue commerçante bien connue de Célestopol, plus surprenant encore de voir le magicien traverser le miroir pour revenir cinq minutes plus tard avec un bouquet de fleurs, acheté au fleuriste du coin. Puis, l'envie lui prend d'aller emprunter le tableau de Léonard de Vinci, Salvator Mundi, nouvellement exposé au musée afin que tous puissent l'admirer. Un chef d'oeuvre prêté pour l'occasion par l'archiduc François Ferdinand qui, sous la plume d'Emmanuel Chastellière, est bien vivant en 1922. Mais alors que le magicien s'apprête à ramener l'oeuvre d'art, celle-ci lui échappe des mains pour prendre son envol. S'ensuit alors une rocambolesque poursuite dans laquelle Arnrun s'est engagée afin de remettre la main sur le tableau fuyard. Un brin décoiffant, cette aventure est digne de celles menées par le plus gentleman des cambrioleurs, Arsène Lupin.

Mais sous le vernis de la belle Célestopol se cachent des quartiers plus sombres situés sous la ville que les élites ignorent volontairement. Bouillonnants de vie, les oubliés s'y croisent souvent sans se connaître. Parmi eux, l'auteur nous attache aux pas de certains pour nous faire partager des moments forts de leur vie. Par exemple, dans "Mon Rossignol", on fait la connaissance d'Alissa, une idéaliste qui veut renouer avec une ancienne relation pour aider la cause des travailleurs afin notamment d'améliorer leurs conditions de travail. Mais peut-elle réellement espérer se faire entendre des requins qui détiennent le pouvoir ? Entre luttes sociales, corruption et petite criminalité, les rues de Célostopol ne sont pas toutes sûres, surtout avec cette bande de voyous qui fait sa loi dans les bas quartiers. Pour faire écho aux célèbres Apaches qui ont mené la vie dure aux forces de l'ordre à Paris dans les années 20, Emmanuel Chastellière a imaginé un groupuscule similaire dont les membres se font appeler les Cheyennes. On croise d'ailleurs leur chemin à plusieurs reprises dans cet ouvrage. Ainsi, dans "Un visage dans la cendre", ils font la misère à un petit voleur du nom de Kokorin qui, pour tenter de leur échapper, s'est réfugié dans les couloirs abandonnés du métro. Seulement ils sont tenaces et lorsqu'ils ont flairé une proie, ils ne la lâchent pas si facilement. Anastasia dans "La fille de l'hiver" va, elle-même, en faire les frais. En effet, persécutée par ces derniers, elle représente un contrat juteux s'ils arrivent à la ramener à leur commanditaire. Véritables pieds de nez pour le duc Nikolaï, ils sont un fléau qui entache la sécurité de la cité lunaire et sèment beaucoup trop de cadavres sur leur passage.

Dans la plupart des nouvelles de ce second volet de Célestopol, le duc Nikolaï brille surtout par son absence. Son nom est bien évidemment sur toutes les lèvres car il est tel un dieu omniscient qui veille sur la ville. Seulement, on le croise très peu si ce n'est à la fin dans la nouvelle déjà citée, "La fille de l'hiver" car il renoue avec son passé qui lui revient au visage comme un boomerang sous les traits de sa cousine, disparue 20 ans plus tôt. Reflet de ce passé enfoui et honni, Anastasia est de retour aussi authentique que différente. Qui est-elle ? Que veut-elle ? A Nikolaï de le découvrir mais est-ce bien raisonnable de remuer le passé ?

Tantôt éblouissante, tantôt inquiétante, Célestopol est un cœur qui bat à l'unisson de tous ces destins que nous conte Emmanuel Chastellière. 1922 est bien une folle année pour tous ses héros. D'une nouvelle à l'autre, on est étourdi par leurs aventures, parfois improbables, souvent incroyables. De chacun de ses textes se dégagent une vraie poésie où la magie des contes russes s'invite au gré des envies de l'auteur comme lorsque le chat Baioun ou le Vourdalak entrent en scène pour nous plonger dans une douce rêverie.

La pluralité des histoires proposée par Emmanuel Chastellière dans ce nouveau recueil renouvelle notre intérêt pour Célestopol. De plus, la carte dessinée par Olivier Sanfilippo et placée à la fin de l'ouvrage apparaît comme un nouvel appel au voyage. Il n'y a donc plus qu'à espérer que l'auteur reprenne vite sa plume pour nous offrir un nouveau billet pour la lune, peut-être pour y vivre cette fois-ci un séjour plus long sous la forme d'un roman. Qui sait !

Plus d'infos sur : https://fantasyalacarte.blogspot.com/...
Profile Image for Alex Banner.
52 reviews13 followers
July 8, 2022
Ces quelques nouvelles nous plongent dans une ville merveilleuse sur la Lune, dans une uchronie qui a ravi mes yeux d'amateur d'histoire. Certaines sont meilleures que d'autres, bien sûr, mais tout le monde peut y trouver son compte.
La lecture est fluide sans manquer de style, et le recueil est structuré de manière à nous faire passer toute une année (mouvementée) à Celestopol, et au-delà.

Une très agréable lecture !
Profile Image for Tachan.
2,604 reviews24 followers
May 9, 2024
En 2019, je découvrais pour la première fois la plume d’Emmanuel dans son premier recueil de nouvelles consacrées à Célestopol, cette cité lunaire imaginaire à l’univers steampunk vernien et russophile. Il m’aura fallu du temps, il m’aura fallu explorer le reste de sa bibliographie pour y revenir, mais j’y ai replongé avec un immense plaisir.

Ce nouveau recueil, c’est 13 histoires (vive le nombre 13 !) et 1922, année de révolution. Il fallait oser ! L’auteur, comme ses lecteurs, n’a pas pu lâcher l’univers qu’il avait bâti pierre par pierre avec émerveillement dans Célestopol premier du nom, je n’ai donc pas été surprise de le voir y revenir. J’ai même adoré cela et d’autant plus dans le catalogue de l’Homme sans nom qui a permis à l’ouvrage d’avoir une superbe couverture signée Marc Simonetti avec l’une de mes nouvelles préférées comme inspiration.

Ce recueil, c’est donc l’occasion de recroiser avec bonheur la plume si riche et presque onirique, ici, moderne et pourtant surannée, d’Emmanuel dans ces ambiances steampunk que j’affectionne tant. Il reprend et réinvente son univers, ses ambiances, ses personnages dans 13 nouvelles histoires qui se vivent, se croisent, s’échappent et prennent vie. Les amateurs de Célestopol premier du nom seront ravie de retrouver le même genre de péripéties sur Terre et sur la Lune où les lieux et époques changent mais la nature des hommes reste la même. On est ainsi ravie de recroiser Arnrun et Wojtek et le Duc Nikolaï, qui sont à nouveau les personnages fil rouge de ces histoires, mais qui vivent parfois de sacrés chamboulements le temps de cette année folle que l’auteur nous raconte ici.

Il est ainsi question de politique, de droits sociétaux et de la lutte sociale (femmes, automates) qui va avec, d’anciens amours, de couples malheureux ou maudits, et bien sûr d’automates au milieu d’humains. Il y a beaucoup de drames sentimentaux et familiaux dans ce recueil, mais également des histoires plus surprenantes où se mêlent magie et prestidigitation, vol et correcteur de fortune. On croise également des personnages de divers horizons : Europe, Asie, Grand Nord…, ce qui donne un joli melting-pot culturel. C’est ainsi un réel plaisir de croiser des figures connues comme Marie Curie, l’archiduc François-Ferdinand, l’égyptologue Howard Carter et la mystérieuse Anastasia.

Tout cela prend place dans un fort joli décor steampunk aux belles influences magico-technologiques, avec une tension entre les deux entre séparation et rapprochement, symbolisée avec force par le Duc Nikolaï, personnage qui me fascine depuis le départ. Et pour donner encore plus de vie à ce cadre, Emmanuel accorde une belle place à l’art, au spectacle vivant et à la culture au sens large dans le décor de ses histoires avec des noms ayant réellement existé, référencés par l’auteur avec des notes en bas de pages pour les curieux comme moi. J’ai trouvé cela à la fois très immersif et envoûtant. J’ai vraiment eu le sentiment de plonger moi aussi dans le tourbillon artistique, politique et sociétal de cette époque.

Comme le dit le résumé, l’auteur entreprend vraiment de revisiter cette époque si riche du tournant de l’Entre Deux Guerre, époque où les tensions montent, notamment en Russie, patrie de Nikolaï et en Allemagne, son éternelle rivale. C’est une riche toile de fond sur laquelle vont venir se planter les différentes histoires imaginées par l’auteur autour de Célestopol et son Duc. Celles-ci sont parfois très différentes les unes et des autres. Certaines ont laissé leur trace sur moi, comme Memento Mori, avec sa famille à la dérive portée par le regard de ces jeunes enfants, ou encore La Malédiction du Pharaon, qui est une magistrale uchronie sur un Howard Carter allant sur la Lune, sans parler du petit chef d’oeuvre qu’est La fille de l’hiver, qui a également inspiré l’illustrateur ici. D’autres, en revanche, n’ont été qu’une toile de fond pour en arriver là, pour colorer ce monde, et je le regrette un peu, même si sur le moment, ce fut à chaque fois plaisant à lire car l’auteur est à l’aise dans tous les formats, j’ai l’impression.

Mon seul vrai manque dans cette histoire, c’est Célestopol. J’avoue que j’attendais que la ville prenne une place plus prépondérante dans les histoires, quelle prenne vie en fait ! Et j’ai eu l’impression qu’elle était juste là en toile de fond mais que plusieurs de ces histoires auraient pu pareil se passer sur Terre et cela m’a frustrée. J’avais trouvé la ville bien plus mise en avant, telle un personnage à part entière, dans le premier recueil et je pensais qu’il en serait de même ici. Or l’auteur a, un peu, pris le contre-pied en mettant l’humain (au sens large) au centre de son histoire avec ses questions de morale, d’éthique et de société. Ce n’était pas ce que j’attendais mais ce n’était pas déplaisant du tout, loin de là.

Deuxième recueil d’histoires dans l’univers de Célestopol, cette lecture me confirme combien j’aime les univers steampunk mais aussi les récits courts, parfois brillants comme La fille de l’hiver, La Malédiction du Pharaon ou Memonto Mori où en 20, 30, 60 pages l’auteur est capable de complètement nous retourner la tête et le coeur. Avec ces histoires à la fois humaines et philosophiques, Emmanuel nous interroge à nouveau sur notre relation à l’autre, à notre histoire, à nos désirs pour le futur, et c’est passionnant. J’ai adoré repartir sur les traces de Nikolaï et sa Célestopol, et je ne serais pas contre un autre voyage si l’auteur veut bien mettre un peu plus en scène sa ville pour combler mes frustrations >< En attendant, il excelle en uchronie humaine et robotique.

Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
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February 1, 2022
Célestopol 1922 est le deuxième recueil de nouvelles qui nous offre de nouvelles vues sur cette fameuse ville lunaire, Célestopol.

Je n’ai pas lu le tout premier tome, mais je ne pense vraiment pas que ce soit un réel problème, du moins, vu qu’il s’agit de nouvelles, nous avons droit à des trames différentes, des personnages hétérogènes, des fils conducteurs qui se croisent, mais sans forcement perdre le lecteur dans les méandres de cet univers crée par Emmanuel Chastellière. Donc non, je pense qu’avoir lu le premier tome est un « plus », mais pas forcément une obligation pour pouvoir accéder à ce deuxième tome.

Que dire d’ailleurs à propos de ce recueil de nouvelles, j’ai découvert l’univers de Celestopol et ses différentes facettes avec un réel plaisir. Qu’il s’agisse de la haute société, des bas-fonds ou encore des états d’âme d’automates que nous allons croiser dans différentes histoires, je ne peux qu’admettre que l’auteur a vraiment créé tout un monde ou le moindre détail à son importance. C’est assez bluffant d’ailleurs et très immersif.

Les nouvelles sont nombreuses et de différentes tailles, certains sont plus courtes, mais néanmoins très intéressante, d’autres, bien plus longues, qui nous immerge plus en profondeur dans le sujet de la nouvelle.

Chose fort agréable d’ailleurs, ce sont les mini-coupures que l’on peut retrouver dans certaines nouvelles, notamment les plus consistantes en termes de pages, car cela permet au lecteur de pouvoir faire une coupure entre deux lectures sans devoir s’arrêter un peu au hasard dans la page : le pire étant lorsqu’il s’agit d’une scène d’action, d’une description captivante ou d’un dialogue très important dans lequel il nous faut replonger après quelques heures sans avoir pu continuer la lecture. Ici, elles sont nombreuses, très bien placées et vraiment pratiques.

L’univers de Célestopol est terriblement vaste est surprenant, j’avoue avoir ressenti beaucoup de surprises lors de certaines nouvelles, notamment celle ou Marie Curie fait son apparition ! De nombreux sujets plus ou moins sensibles sont abordés tout au long du livre, que ce soit la condition de la femme dans cette société assez machiste, l’usage d’automate pour le simple plaisir de se divertir sans prendre en compte une possible conscience cachée en eux, les roublards et autres filoux qui vont nous faire vivre des scènes assez cocasses. Dans l’ensemble, la variété des sujets abordés est vraiment intéressante, il y en a pour tous les gouts et j’ai apprécié cette diversité.
Profile Image for Maks.
375 reviews19 followers
May 15, 2021
« Célestopol 1922 » est un recueil de 13 nouvelles de Science-fiction se déroulant sur la Lune et qui vous l’aurez compris certainement, se déroule dans la cité de « Célestopol » qui est une mégalopole sous un dôme, et ce lors de l’année 1922.


Dans ces 13 nouvelles on croise et entremêle les histoires et les personnages ce qui donne une grande cohérence à l’ensemble.


Entre SF pure, Uchronie et Steampunk, « Emmanuel Chastellière » dresse le portrait d’une société qui fait rêver et qui pourtant s’avère aussi dure, voir plus dure que sur Terre.
Un Gouffre énorme se forme entre la haute société et le petit peuple, quand les uns vivent sous le dôme, les autres vivent sous la surface dans des lieux insalubres ou glauques. Mais attention, personne n’est à l’abri de passer d’une classe à l’autre.


La langue principale à Célestopol est le russe, pour une raison simple, nous sommes dans un microcosme dirigé par le Duc « Nikolaï », cousin de la princesse « Anastasia ».


L’écriture est très bonne, nous, lecteurs, sommes pris par les histoires et plongés dans cette cité hors normes dont on attend à chaque nouvelle de retrouver des figures connues de l’époque ou de recroiser des personnages qui nous ont marqués précédemment.


J’ai beaucoup aimé les personnages d’Arnrun et Wojtel, de l’automate Ajax de Judith ou encore de la princesse Anastasia mais beaucoup d’autres sont intéressants.


Mes nouvelles préférées ont été « La fille de l’hiver », car très dense et passionnante, mais aussi « Sur la glace » qui rend hommage à Isaac Asimov, « Mémento Mori » qui possède une fin follement triste, « Un visage dans la cendre » qui intrigue avec ses chats se regroupant sans raison apparente et à la fin très étonnante. Mais toutes se dévorent vraiment avec plaisir.


Pour couronner le tout, l’éditeur a fait un magnifique travail de mise en page, une superbe carte et une couverture merveilleuse que j’aimerai posséder en affiche pour la mettre au mur.


À lire d’urgence.

https://unbouquinsinonrien2.wordpress...
Profile Image for Guillaume Rho.
320 reviews10 followers
August 11, 2022
"Une fortune dont il fallait parler au passé, comme chez beaucoup d’illustres familles de la noblesse anglaise : l’Empire russe de la cruelle tsarine Glorianna et la Nouvelle-France du téméraire Napoléon IV avaient broyé l’Angleterre, littéralement ou presque. L’île n’était plus que l’ombre d’elle-même et ses grands noms s’étaient pour beaucoup exilés, certains jusqu’en Antarctique, pariant sur l’huile de baleine comme nouveau carburant d’avenir."

Tout comme pour le recueil précédent, Célestopol est un amalgame intriguant d’histoires autour de la cité lunaire de Célestopol. Par contre, cette fois, on retourne même un peu sur Terre pour certaines histoires. On y retrouve bon nombre de personnages communs entre les deux œuvres.

J’ai encore une fois bien aimé dans l’ensemble, avec certaines histoires ou certains personnages qui m’ont plus accroché. J’ai, probablement comme beaucoup de lecteurs, un faible pour les mercenaires Arnrun et Wojtek. Le monde est fascinant et les aperçus de ce qui est différent de notre monde dans cet univers parallèle (comme le fait que Napoléon s’est établi en Nouvelle-France) me laissent avec une soif d’en savoir beaucoup plus!

C’est probablement ma seule déception : j’aurais vraiment aimé lire une seule et longue histoire dans ce monde, avec le temps nécessaire pour plonger en profondeur dans cet univers parallèle.

Sinon, c’est très bien écrit et on sent la passion de l’auteur pour ce monde qu’il a créé.
Profile Image for L.ivresse.des.mots.
615 reviews14 followers
January 9, 2022
Mon premier voyage sur la lune

Grâce au plib je découvre l'auteur tout d'abord au travers d'un travail à 4 mains dans Shusharrah pour arriver ensuite dans cette mythique cité qu'est Celestopol.

Le roman est en réalité un recueil de nouvelles. Imaginez-vous plonger dans un passé réécrit et agrémenté d'automates et de cendres.. L'auteur est féru d'Histoire et il s'amuse à la manière des Parques* a redistribuer les cartes.

Tantôt le regard brillant au service de la société.Tantôt criant de cynisme et de vérité.. les nouvelles apportent leur lot de connaissance sur la cité. J'ai beaucoup aimé les premières nouvelles je me suis attachée à ses personnages. J'avais espoir de les revoir mais pour certains c'est la fin.

Ajax a vraiment une personnalité des plus attachante et la nouvelle #sur la glace a contribué à rendre cet âme si vivace ..juste après la divertissante expérience d' #une nuit à l'opéra "Romanova". La fin du roman est des plus nébuleux, j'avais l'impression d'être étrangère à l'univers est-ce parce que je les quittai un temps..

Il faut dire que j'apprécie de plus en plus le space opera et peut-être que ces nouvelles n'ont pas suffit à combler ma soif.

🧸🔫🚨🔥🤖⛸👑💿🎭🌜🐎🗿🧧🐈🧙‍♀️🗽
Profile Image for Zéro Janvier.
1,714 reviews125 followers
April 17, 2022
Ce recueil de recueil est le deuxième écrit par Emmanuel Chastellière dans son univers uchronique et steampunk de Célestopol, la cité lunaire du duc Nikolaï.

J'aime toujours autant l'inventivité de cet univers et son ambiance poétique proche des grands romans russes. Par contre, je dois avouer qu'au cours de la lecture je me suis progressivement lassé des récits et j'ai fini par décrocher à la fin. J'ai survolé plutôt que lu les trois ou quatre dernières nouvelles, sans savoir si ce sont les textes qui sont de qualité moindre ou si c'est simplement moi qui avais envie de passer à autre chose.
1,232 reviews5 followers
September 20, 2022
Un recueil de nouvelles retrouvant la société steampunk de Célestopol qui demeure assez conventionnel. Si le premier recueil était original et réécrivait l'Histoire d'un point de vue russe, le second est assez sans surprise. Les seules nouvelles ayant un peu d'action sont celles concernant les mercenaires/détectives privés; un roman complet autour de ces personnages aurait eu un plus grand impact. La nouvelle autour du mystère d'Anastasia vient encore plus compliquer le tout en étant brouillon et flou. Un bon divertissement dans l'ensemble, mais pas la sf de l'année.
55 reviews
April 27, 2024
A la fin de son ouvrage, Emmanuel Chastelière dit qu'il est tombé amoureux de Célestopol. Et bien moi aussi. J'ai beaucoup aimé cet univers, la plume de l'auteur est fluide et accessible. Chaque nouvelle nous présente une facette de cette ville aux multiples visages. J'ai aimé toutes les nouvelles mais Memento Mori m'a vraiment brisé le coeur.
Je n'ai pas lu le premier roman Célestopol mais il part directement dans ma liste d'achat. J'espère que l'auteur reviendra un jour dans cet univers au potentiel immense.
40 reviews
March 28, 2022
Un beau voyage, une écriture immersive et très bien maitrisée. Une suite de nouvelles qui nous font découvrir un univers merveilleux, poétique et terrible. Et quel plaisir de retrouver tous ces personnages qui m'ont émus et intrigués. Une plongée dans un univers steampunk, humain et qui nous fait nous questionner sur cette dernière notion. Peut se lire indépendement du premier volume (que je recommande aussi).
Profile Image for Swiss_potato.
2 reviews1 follower
October 14, 2022
Emmanuel Chastellière nous plonge une année entière au sein de la cité sélène de Célestopol. Sa plume talentueuse guide le lecteur d'une manière fluide et compréhensible, il n'y a pas besoin d'avoir lu le 1er volume. On croise et recroise divers personnages haut en couleur, mon coup de cœur allant pour Arnrun.
Les pages défilent sans qu'on s'en compte, bien que certaines nouvelles soient moins prenantes.
Personnellement, j'ai adoré la Fille de l'hiver. Bref, embarquez sans hésitation pour la cité lunaire !
Profile Image for Ehryx.
48 reviews1 follower
June 23, 2023
Cette seconde livraison de nouvelles dans l'univers de Célestopol conserve un certain charme et évite une nouvelle fois toute fausse note. On perd toutefois la fraîcheur du premier volet.
Profile Image for Tim.
649 reviews84 followers
November 13, 2025
"Célestopol 1922" is the "sequel of sorts" to the original "Célestopol" collection of stories. I've read the latter a good half year ago and found it quite interesting (review). The historical elements, the variety in the stories, ... even if Célestopol isn't the happiest place to live in (the fog, the corruption, ...).

To expand on the moon's history and its human settlers (mainly Slaves, Russians, ...), Emmanuel Chastellière wrote another pile of stories. In this new collection, some characters of before return (our detective duo, the android servants, ...). A new cast of historical figures were given a guest role, like the British archaeologist Howard Carter, the Archduke Franz Ferdinand of Austria, and the Polish-French chemist and physicist Marie Curie.

Like before, variation is key, also style-wise: detective stories, a bit of steampunk, even a touch of Lovecraft (or Lovecraftian stories). However, as someone else here wrote, and I can agree with that: "Célestopol 1922" misses the spark of "originality" of the first collection. While the first half of the stories manages to hold one's attention and desire to read on, the second half (or more towards the last few stories) was less to my liking or didn't hold my attention as much as several of the preceding stories.

"Célestopol 1922" is, despite not having that spark of the first collection, an entertaining follow-up to the first book, but a little heavier to get through.
Profile Image for Heruka.
11 reviews
October 24, 2025
Une très bonne lecture !
Encore une fois, j’ai plongé dans Célestopol, la cité lunaire du duc Nikolaï, encore une fois, j’ai retrouvé la plume si plaisante d’Emmanuel Chastellière, et encore une fois, j’ai goûté presque chaque instant passé auprès de tous ces personnages si bien construits et si attachants !
Cependant, le bilan de ma lecture est plus mitigé que pour le recueil originel, Célestopol. Commençons par le plus insignifiant, j’ai pu remarquer à quelques reprises quelques fautes de frappe dans les différents récits, surtout dans les dernières nouvelles. Si c’est insignifiant, ça m’a tout de même sorti de l’histoire à certains moments, puisque je me demandais si je n’avais pas mal compris un passage. Mon deuxième est quant à lui d’ordre narratif et concerne la dernière nouvelle. Je l’ai trouvée confuse, si bien que je devais régulièrement relire certains passages pour être certain de n’avoir pas mal compris, même si ce chaos narratif devait très certainement être volontaire du fait de certains éléments introduits dans l'histoire (il est question de chaos dans le titre, ce n'est clairement pas pour rien..). J’ai lu cette dernière nouvelle en fin de soirée, la fatigue a donc dû jouer un rôle dans mon appréciation approximative de la nouvelle, mais cela m’a fais finir ce recueil que j’avais adoré sur une note un peu mitigée, malgré les très bons éléments qu’elle contenait (pour ne pas trop divulgâcher, il est question d’horreurs lovecraftiennes, une thématique que j’apprécie énormément).
En conclusion, une excellente lecture, bien qu’un peu en deçà du premier volume sur cet univers.
Profile Image for lamagiedesmots.
429 reviews23 followers
July 25, 2022
Toutes les intrigues se déroulent sur Celestopol, une cité lunaire placée sous un dôme. C'est un mélange d'uchronie et de steampunk (notamment avec des automates et autres technologies avancées).
Nous y retrouvons le Duc Nikolaï, Anastasia, une Impératrice mais aussi des événements historiques connus.

Chaque nouvelle aborde des thèmes très intéressants et actuels dans un univers intriguant, même s'il n'y a pas ici de mise en place d'univers étant donné le format "nouvelles". Nous abordons des thèmes comme la lutte des classes sociales, la politique, le sport, le pouvoir, la pauvreté, la révolution, autant de thèmes que l'on pourrait retranscrire au monde d'aujourd'hui.

Nous suivons beaucoup de personnages différents même si toutes les nouvelles sont reliées les unes aux autres d'une façon ou dune autre.

Au-delà d'histoires, c'est aussi une invitation au voyage car inspiré de faits historiques, de noms et de cultures/traditions russes.
Parfois, nous n'avons pas l'impression de nous trouver sur la lune tellement nous sommes immergés dans cette ambiance et cette culture, et dans l'Histoire avec un grand H. C'est un mélange original et c'est ce que j'aime particulièrement ici.

J'adore l'univers, les thèmes abordés, comment en si peu de pages nous pouvons nous attacher aux personnages.
Une réussite et j'ai hâte maintenant de lire Celestopol qui m'attend sagement dans ma pal !
Profile Image for Agarthi.
4 reviews
July 19, 2023
Cette cité lunaire de Célestopol dévoile une année 1922 particulièrement chargée pour 12 petits mois !
L'auteur mélange les genres et les destins pour créer une tapisserie dense et pleine de jeux de miroir. Si la ville incarne un personnage central, ses habitants ou ses visiteurs ne sont pas en reste, avec une mention spéciale pour ces automates qui en interrogeant la nature humaine interroge leur propre nature.
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