A partire da un centinaio di versi scritti di getto nel 1964, Yves Bonnefoy elabora in questo libro, apparso pochi mesi prima della scomparsa, la sua autobiografia, il suo lascito letterario e intellettuale, frutto di un lavoro di oltre cinquant'anni. Nei versi enigmatici di "La sciarpa rossa", che rappresenta il "legame di sangue" con la famiglia, affiorano le figure dei genitori, emerse dalla memoria di un mondo rurale di cultura occitana colto nella sua singolarità storica e linguistica. Un rapporto decisivo che il poeta, ripercorrendo la propria storia, comprende essere alla base della sua idea di poesia, nella quale avverte l'esigenza di dar voce al sofferto silenzio del padre. Dalla trepidante stagione surrealista, attraverso vertiginosi sconfinamenti nell'arte (Max Ernst) e nella critica letteraria (Pierre Jean Jouve), Bonnefoy rincorre in queste pagine la "verginità metafisica" dell'infanzia, interminabile fonte di "presenza" e di poesia nella percezione dell'unità del reale. Il teatro del mondo di Bonnefoy, nelle Due scene e Note annesse in appendice, vede nell'Italia, e specie in Genova, il luogo di una "scena primaria" dove rinascere, l'estremo approdo di un viaggio che possa "riparare il danno che il linguaggio reca alla vita".
Yves Bonnefoy (1923/6/24-2016/7/1) was a French poet and essayist. Bonnefoy was born in Tours, Indre-et-Loire, the son of a railroad worker and a teacher.
His works have been of great importance in post-war French literature, at the same time poetic and theoretical, examining the meaning of the spoken and written word. He also published a number of translations, most notably Shakespeare and published several works on art and art history, including Miró and Giacometti.
Puedo aproximarme al texto desde mi impresión general, constatando su tremenda complejidad. Consciente de que mi lectura, por mor de mi ignorancia, ha sido mucho más superficial de lo recomendable, el libro abre gruesas puertas de visión y comprensión de la experiencia poética y su relación con el psicoanálisis que hasta la fecha estaban cerradas para mí.
• L’idée, défendue par les Surréalistes et reprise par Bonnefoy, que tout travail de création témoigne de l’inconscient de l’artiste et peut donc se prêter à une interprétation psychanalytique. Il écrit ainsi : « Le moindre écrit est un entrelacement de causes dont un grand nombre excèdent la conscience de leur auteur. » Liée à cela, l’idée que le poète ou l’écrivain écrit sans réellement inventer, c-à-d qu’il « accouche » d’un récit pré-existant, qui lui « apparaît » au fur et à mesure de l’écriture. C’est l’inconscient qui dicte l’écriture, et ce n’est qu’ensuite que l’écrivain peut mieux se déchiffrer lui-même. • Certains aspects du récit de la vie des parents de l’auteur sont attendrissants.
Ce que je n’ai pas aimé…
• Le côté très introspectif (pour ne pas dire nombriliste) et psychanalysant. On a l’impression que l’auteur se parle à lui-même en auto-analysant son poème, sans tenir vraiment compte du lecteur. Ses questionnements sur le complexe d’Œdipe, sur le fait que son père lui en ait peut-être voulu de prendre la première place auprès de sa mère… ne sont franchement pas très originales. • La symbolique un peu lourde, comme par exemple l’écharpe rouge qui évoque le lien du sang. • Le style très soutenu, les réflexions abstraites, et les multiples références poétiques et littéraires. Tout cela demande un grand effort de concentration et de compréhension de la part du lecteur.