Tout commence par une vertèbre de dinosaure envoyée anonymement à Pumilla Isquarm, célèbre exploratrice qui se repose entre deux expéditions dans son chalet perdu au milieu des Alpes suisses... Cette énigme va amener Pumilla et son équipe jusqu'au fascinant désert de Gobi, en Mongolie, dont ils vont découvrir les rites ancestraux, les trafics insoupçonnés, et un lieu mystérieux, Shambhala, censé protéger la Terre.
Ce livre est à la fois un roman d'aventures, un polar à l'intrigue brillamment maîtrisée et un conte fantastique qui nous fait accéder à la magie universelle : celle de la Nature telle que nous devrions la " ressentir " pour la laisser nous transmettre ses forces au lieu de la saccager.
Sarah Marquis is a Swiss adventurer and explorer. From 2010 to 2013, she walked 20,000 kilometres (12,000 mi) alone from Siberia to the Gobi Desert, into China, Laos, Thailand, and then across Australia. In 2011, she gave a TED talk and in 2014 she was named one of National Geographic's Adventurers of the Year.
Il s'agit du premier roman de l'exploratrice, c'est ce qui est indiqué sur le bandeau et je vais mettre le doigt tout de suite sur quelque chose qui me chiffonne : en fin de ce livre, Michel Lafon indique ces autres romans... Affaire à suivre donc. À dos d'oiseaux est un récit qui nous entraine de pays en pays, passant la majeure partie dans le désert de Gobi. C'est un peu Lara Croft, sans les armes de pointes, mais c'est le même type de femme : volontaire, désirant découvrir sans abimer, tout en gardant en mémoire que la nature, la vie est précieuse, quel qu'elle soit. Pumilla est pleine de ressources et n'hésite pas à se mettre en danger pour ces amis. Un os de dinosaure dans un paquet qui arrive chez elle, dans sa montagne de paix et de sérénité et la voila partie avec Nine et Prasenji dans un périple où il y a plus que leurs vies en jeu. Surtout lorsque des chasseurs de "trésors" sont sur leurs traces depuis des années. tout semble avoir été prévu depuis si longtemps...
Vu que j'en suis aux personnages, autant continuer avec eux. Pumilla ou Pum a de grandes connaissances et un sens élevés en de nombreux points, tel l'écoute de ce qui se passe en elle et plus loin, bien plus loin que ce que l'Homme d'une manière générale peut entendre et ressentir. Après de nombreuses années à vadrouiller, l'auteur nous raconte très succinctement ce que Pum a déjà vécu et par moment nous comprenons qu'elle connaît déjà bon nombre de personnages que nous allons découvrir. Et c'est là que le bât blesse, les explications sont trop rapides pour que nous puissions prendre en compte tout son passé qui se dévoile sous nos yeux. Quelques descriptions supplémentaires auraient été pas mal pour le coup. Après la lecture est fluide, envoutante et même si j'ai ressenti quelques manques sur l'histoire, le récit fait voyager et pas uniquement de pays en pays.
Dans chacun de ces pays, la Suisse pour la sérénité, l'Espagne pour ouvrir plus ses ressentis, oserais-je dire ses chakras ? Dans tous, notre exploratrice apprend et découvre quelque chose, d'aussi bien de dangereux que de magnifique. Aller dans le désert de Gobi avec nos trois compères doit être splendide, aussi bien en tant que découverte humaine que de miroitement pour les yeux. Les paysages sont magnifiquement décrits, tout comme les sensations de Pum. L'incompréhension et la joie, l'émerveillement et la non-surprise de tomber sur un homme qui est derrière tout cela. Oui, cela m'a fait penser à une des expériences de Lara Croft, lorsqu'elle se bat pour l'Humanité, lorsqu'elle garde secret ce qui pourrait apporter du pouvoir à un seul homme. Shambhala, un rêve ou une réalité ?
Tout s'enchaîne, les voyages, les événements, les actes, les idées. Bien que Pum ne sache pas réellement le pourquoi elle est présente là, maintenant (je parle de la fin surtout), elle ne cesse de nous émouvoir et de nous montrer que derrière cette exploratrice, cette femme qui adore découvrir le monde, qu'elle est capable d'aimer. Son cœur est ouvert, pris dans ses filets. Oublier la peur, ouvrir ses sens, parcourir le monde et ne plus savoir où poser les yeux. tant de merveilles nous entoure, tant de peuples qui vivent en harmonie avec la nature et qui sont capables de survivre en terres que nous qualifions d'hostiles, mais pas eux. Pum s'en sert, se les approprie pour son périple et ce ne sont pas les hommes qui vont l'aider qui diront le contraire. Dommage que ces hommes ne soient pas plus expliqués, même si nous restons dans le thème du mystique. Nous avons une bonne part sur les rites, les us et coutumes de peuples que nous ne côtoyons pas, tel les mongols par exemple, mais aussi les peuples du désert avec Isabella et son combat. L'apprentissage du comment survivre n'est pas expliqué, mais démontré par une Pum qui suis son instinct et ce qu'elle a déjà appris.
Petits bémols, déjà les explications manquantes de certains passages et en fouillant sur le site Michel Lafon, oui c'est le premier "roman" de Sarah Marquis avec un personnage, mais elle en a écrit d'autres avant qui rappelle sans contexte tout ce que Pum a pu vivre avant ce récit. L'anglais qui fleurit dans des expressions trop souvent à mon gout. Et tous ses secrets dont elle est la preuve vivante, pour ne pas utiliser un autre mot pour qu'au final je dirais : tout ça pour ça ? Je suis un peu déçue de ce final où au final certains auront toujours en mémoire des faits et pas d'autres.
J'ai adoré découvrir les différentes manières de vivre, le fait d'avoir déjà des infos sur un personnages qui cache plus ou moins bien ce qu'il veut d'elle. La beauté des paysages me laisse sans voix et il est certain qu'être capable de survivre à certaines expériences est un plus, une ouverture d'esprit et un moment de sérénité qui perdure dans le temps. Un voyage initiatique qui se veut emprunt de magie. Les différentes rencontres avec diverses insectes, animaux, oiseaux (oui il faut bien en parler quelques mots, c'est dans le titre) où Pum acquièrent de nouvelles capacités. J'ai beaucoup parlé de Pum, parce qu'elle est l'élément central du récit, Nine n'est pas en reste sur ce dont elle est douée, tout comme Prasenji qui a une famille, une mère que j'ai beaucoup apprécié, une culture différente qui apporte beaucoup, sans le savoir. Et pourtant c'est CE savoir qui est très important.
En conclusion, malgré quelques bémols qui n'auraient pas été là je suis certaine que ce livre aurait été un coup de cœur, j'ai été happé dans la partie voyage aux travers des yeux de cet aigle et du vieux Mooji. Les ressentis sont nombreux et plus efficaces pour s'imprégner des moments de découvertes et de magnificence des lieux. Une quête non pas de pouvoir, mais de garder un héritage secret, peut-être celui de la vie ?
Nouveau mois, nouvelle lecture ! Lu dans le cadre de mon challenge de lecture du mois de mars, j’ai préféré attendre pour poster mon avis parce que je tenais à relire certains passages (pour être sûre de tout comprendre). Ce n’est pas le genre de roman que je lis régulièrement et j’avais peur de passer à côté de certaines idées ou certains sous-textes importants. C’est un roman sur un voyage initiatique et je dois dire qu’il est arrivé à point-nommé dans ma vie. Toujours est-il qu’après deux lectures, je pense que je suis prête à vous donner mon avis sur ce joli roman qu’est « A dos d’oiseaux », de Sarah Marquis ! Je vous dit tout ?
Le roman est beau. En termes d’intrigue, je le trouve beau. Les idées mises en avant sont très poétique, l’intrigue est plutôt sympathique et j’ai trouvé les personnages assez bien construit, même si j’ai eu du mal à m’attacher à eux. Je dois dire que cela faisait un long moment que je n’avais pas lu de roman écrit à la troisième personne et me retrouver d’un coup exclue de la tête des personnages, ça m’a fait bizarre. Ensuite, j’ai trouvé certains passages assez…étrangement écrit. L’utilisation des majuscules pour souligner que les personnages crient, ça va, mais mettre encore plus d’emphase dessus en mettant quatre point d’exclamations ou d’interrogations juste derrière… Aoutch. Après, comme je l’ai dit, ce n’est pas un genre que je lis énormément alors peut-être que c’est les codes normaux, je n’en sais rien. Toujours est-il que je me suis vite concentrée sur l’intrigue et les nombreux voyages fait au cours du récit. J’ai été un peu déçue au début, parce que notre personnage principal, Pumilla ou Pum, passe des Alpes à l’Espagne, puis en Mongolie… On a bien quelques lignes ou parfois une page de description (au tout début du roman) sur l’endroit, ainsi que des dialogues courts pour découvrir les gens, mais le roman ne m’a pas laissé une seule seconde de répit pour me faire ressentir l’endroit, me donner envie d’y voyager, me laisser me l’imaginer. C’est trop rapide. Je sais que le but est de savoir comment notre jeune héroïne s’est retrouvée avec ce fameux « paquet mystérieux » au début du roman, mais pour un roman sur le voyage… C’est dommage.
Parlons intrigue, donc. Au début du roman, Pum’ découvre qu’elle a reçu un paquet mystérieux dans lequel se trouve une vertèbre de dinosaure (le genre de truc que tu évites d’envoyer par Colissimo, en général). Cela va donc pousser notre chère héroïne dans une nouvelle aventure, traversant donc les Alpes, l’Espagne, la Mongolie, le désert de Gobi… Sur sa route, elle va croiser des têtes familières ainsi que de nouvelles têtes et va essayer de découvrir comment elle s’est retrouvée en possession de ce paquet et va découvrir des rites ancestraux ainsi que des trafics étranges dans un lieu mystérieux (pour ne pas trop en dire et vous laisser découvrir ce récit). Ah, un autre bémol = plusieurs fois au court du roman, certaines phrases sont gardées en anglais. Le roman est une traduction. Je n’ai pas vu l’intérêt de garder ces phrases en anglais, ni même celles en franglais, tel que « son prochain « move » sera imprévisible ». Et pourtant, je passe ma vie à parler franglais, mais pour une raison incroyable, ça me hérisse le poil de le voir écrit. Je dois être honnête, malgré toute la poésie et les beaux messages sur le voyage initiatique, se retrouver soi-même et découvrir son potentiel, je ne peux pas dire que j’ai apprécié ma lecture. Ce n’est pas une lecture que j’ai détesté non plus. Une sorte de semi-déception ? Je voulais sortir de ma zone de confort et tenter quelque chose de nouveau, malheureusement je n’ai pas réussi à accrocher. Après, j’ai bien aimé tout ce qui tourne autour de « l’endroit mystérieux » Shambhala, je dois avouer que ça m’a captivée. En fait, les deux derniers chapitres sont très intéressants ! Pour terminer, je dirais que c’est un roman intéressant avec beaucoup de bonnes choses, je vous le recommande absolument parce qu’il soulève de nombreuses questions et permet une bonne remise en question, mais pour autant si vous cherchez, comme quoi, des romans qui vous transportent et vous entraîne en vous tenant par la main, vous risquez d’être déçu.
2.5⭐️ J'étais curieuse de lire un roman de cette aventurière, par contre ce n'est pas un coup de coeur. Je n'ai malheureusement pas vraiment apprécié la plume de l'autrice. En plus, il y a plusieurs répétitions, on lit d'un point de vue à l'autre sans transition, tout se passe très vite, on saute un peu du coq à l'âne et je n'ai pas compris l'utilité de certains passages qui se sont déroulés trop vite. Il y a de beaux moments, mais quand je suis finalement arrivée à la fin, je n'ai pas compris le but de toute l'histoire.
J’ai adoré les personnages, l’intrigue, les lieux magnifiques et mystérieux, et la part un peu fantastique de l’histoire. Un très beau livre qui mixe les aventures personnelles de Sarah Marquis dans une fiction très prenante!
Autant j’ai adoré ses récits de voyages, qui m’ont fait voyager, autant ce premier roman m’a paru très long. Ça manquait de rythme et n’a pas su capter mon attention.
C'est le premier roman de l'aventurière suisse Sarah Marquis et je ne l'ai pas aimé. La première partie m'a emportée et je l'ai beaucoup appréciée. Mais la seconde m'a déçue et plutôt ennuyée. Je l'ai trouvée moins maîtrisée.
Plusieurs passages sont clairement racistes et essentialistes envers les Mongols et d'autres nationalités. Les personnages sont assez clichés (le Russe brutal, le vieux sage mongol, l'Indien d'Amérique mystérieux).
D'ailleurs, ils sont trop nombreux, si bien que j'étais un peu perdue dans ma lecture. Le côté spirituel du roman m'a peu touchée, je l'ai aussi trouvé cliché et simpliste. Bref, ce livre était une belle promesse qui m'a frustrée.