Adolescente, Hubertine Auclert (1848-1914) avait envisagé de prendre le voile, mais les religieuses n'avaient pas voulu d'elle. Elle se tourne alors vers un autre sacerdoce, la cause des femmes. Il y a fort à faire, comme elle le confie à son journal : exclues de la citoyenneté, privées de leurs droits civils, interdites de présence dans l'espace public, soumises à un moralisme étroit, les femmes de la fin du XIXᵉ siècle sont en outre, pour les plus vulnérables d'entre elles, souvent exposées à la prostitution.
Pourquoi les hommes changeraient-ils les règles d'un jeu qui leur est si favorable ? Hubertine Auclert estime que le combat doit commencer par le vote, et non par la conquête des droits civils et de l'égalité salariale qui en découleront, contrairement à ce que pensent la plupart des féministes de l'époque.
Engagée dans des recherches sur les féminismes de la seconde moitié du XIXᵉ siècle, Nicole Cadène a retrouvé, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, le journal longtemps disparu d'Hubertine Auclert, militante à la volonté inflexible. Elle nous en livre ici une édition critique qui présente son autrice, la situe dans le mouvement féministe et ravive la mémoire de celle qui fut la plus éminente suffragiste française.
Mmmoui. Je me faisais une joie de lire le journal d'Hubertine Auclert et au final cela ne représente qu'à peine 30% de l'épaisseur du livre, et c'est assez "ennuyeux" à lire. Il y a eu un énorme travail de recherches etc pour arriver à le publier, mais c'est assez laborieux comme lecture. Beaucoup de passages de son journal manquent, tout renvoie à des notes qui certes, sont extrêmement intéressantes, mais coupent la lecture et l'alourdissent. Et je n'ai pas l'impression d'avoir appris grand chose sur Auclert. Point positif : des articles qu'Auclert a écrit sont retranscrits après le journal