Disguised as a passenger, a homeless woman lives in Paris’s Roissy airport until she meets a man who makes her confront her past.
Every day the narrator of this gripping novel hurries from one terminal to another in Charles de Gaulle Roissy airport, Paris, pulling her suitcase behind her, talking to people she meets—but she never boards an airplane. She becomes an “unnoticeable,” a homeless woman disguised as a passenger, protected by her anonymity. When a man who comes to the airport every day to await the Rio-to-Paris flight—the same route on which a plane crashed into the sea a few years earlier—attempts to approach her, she flees, terrified. But eventually, she accepts his kindness and understands his loss, and she gives in to the grief they share, forming a bond with him that becomes more than friendship. A magnificent portrait of a woman who rediscovers herself through a chance connection, Roissy is a powerful, polyphonic book, a glimpse at the infinite capacity of the human spirit to be reborn.
I loved the fugue-like weaving of secondary voices into the narrative, the depiction of homeless people adrift in an airport, the slowly building tension. The resolution is left suspended, but I have to admit some things worked out a little too neatly for me. I suppose I'm just not, currently, interested in stories of individual redemption. Because while Maude may be whole again, we're left with the same social or political deadends that have sent Vlad, Liam and all the rest here...
Voici le récit d’une femme qui nous entraîne dans le monde étonnant des aéroports. Insoupçonnable, elle se fond jour après jour dans la foule des voyageurs et dans les méandres de cette gigantesque usine à voyages qu’est l’aéroport de Roissy. Mais qui est-elle vraiment ? Depuis combien de temps erre-t-elle ici ? Que lui est-il arrivé ? C’est ce que l’auteur nous raconte sous une plume poétique au travers d’un voyage étourdissant. Prenez le premier vol, Tiffany Tavernier vous fait décoller.
Une plongée au cœur de l'aéroport de Roissy, dans l'univers des indécelables, ces SDF qui se font passer pour des voyageurs. La narratrice passe ses journées à errer dans les aérogares. Elle a oublié sa vie d'avant. Chaque jour, elle attend le vol en provenance de Rio, qui s'est écrasé en 2009 et chaque jour elle croise un homme qui attend comme elle. Un roman en huis-clos haletant jusqu'au bout.
Livre curieux dans tous les sens du terme mais qui vaut une lecture car la vie de Roissy et à Roissy était vraiment une découverte très intéressante pour moi. Dommage que l'histoire soit un peu décousue, avec certains passages dont l'utilité m'échappent.
Une étrange histoire en parfaite harmonie avec la magie de l'aéroport.
L'auteure, le livre (280 pages, août 2018) : Tout petits déjà nos parents nous emmenaient à Orly voir les avions décoller, comme le chantait Bécaud ! Les aéroports sont, avec les gares, des havres privilégiés en dehors du monde et du temps : on y est en transit, toujours entre deux, entre un départ ou une arrivée, une escale ou une autre, les yeux grands ouverts sur un tableau de destinations plus ou moins lointaines ou exotiques. Des possibles et des futurs, en veux-tu, en voilà, peut-être même que le passé n'existe plus. Avec Roissy, Tiffany Tavernier (la fille du cinéaste Bertrand T.) nous plonge au cœur de cet univers parallèle, comme on a pu le découvrir dans le film Le Terminal. Elle dit s'être inspirée d'un article britannique sur une femme sans domicile qui vivait dans l'aéroport d'Heathrow.
Les personnages : Une femme qui erre jour et nuit depuis des mois dans l'aéroport. On ne connait pas son nom, elle non plus ne sait pas comment elle s'appelle, quelle peut être sa vie, quelle a pu être sa vie d'avant : elle est amnésique, les brumes de sa mémoire laissent deviner un drame. Il y a là quelques sdf, Josias, Vlad, ... qui ont trouvé refuge dans les sous-sols du T2A, non loin d'un algeco d'Emmaüs qui sert le café chaud. Et puis les employés du lieu dont elle lit les noms sur les badges et qui lui racontent leurs tranches de vie. Il y a là Imen, femme de ménage au T2D, Lucie à la pharmacie, Rémi, le recycleur de chariots, Philippe, le chef cuisinier, Viviane, une ergothérapeute du T2E, Anthony maître chien renifleur et sa chienne Ilka, ou encore Kathy, serveuse au Grand Comptoir. Il y a même quelques "sans-abri cols blancs" qui viennent chercher un abri chaque soir et repartent travailler à Paris le lendemain matin (si, si). Devant les portes coulissantes des arrivées, il y a là aussi un homme énigmatique qui attend régulièrement l'arrivée du vol AF 445 Rio-Paris (celui qui a remplacé l'AF 447 crashé en 2009), sans doute parce que "chaque matin, lorsque les portes des arrivées s’ouvrent sur les passagers du Rio, c’est comme si tous ressuscitaient".
Le canevas : L'errance d'une femme seule, amnésique, qui traîne dans les aérogares de Roissy, se lave dans les sanitaires, chaparde de quoi manger à droite à gauche, dévore des bouquins au point Relay et marche, marche, sans cesse comme tout le monde en ce lieu. Elle s'invente sans cesse de nouvelles vies (faute de connaître la sienne). Elle écoute patiemment celles de ceux qu'elle croise dans ses errances.
♥ On aime beaucoup l'idée : ➔ Un petit bouquin qui capture parfaitement la magie du lieu. Le lecteur, à l'instar des personnages croisés dans cette déambulation, se prend d'affection pour cette femme au passé mystérieux qui erre de salle d'attente en salle d'embarquement. ➔ On ne peut s'empêcher d'être intrigué par les coulisses de cet aéroport-ville qu'on ne fait jamais que traverser en transit, sans vraiment s'y attarder ni s'y intéresser, pressés que nous sommes de rejoindre une "destination", contrairement aux personnages de cette histoire. ➔ La prose de Tiffany Tavernier est particulièrement bien maîtrisée, laissant apparaître juste ce qu'il faut d'étrangeté et de poésie, jusque à mi-parcours, le récit se laisse malheureusement envahir par les rêveries, les délires et les souvenirs, quand tout bascule, quand les vitres du cocon aéroportuaire se fissurent pour laisser entrer la vraie vie, quand la mémoire revient.
L'idée est originale et bien rendue. On la voit, cette jeune femme qui se dépêche en marchant avec sa valise derrière elle. On l'a tous croisée. Y a t-il vraiment des gens qui vivent dans les aéroports ? C'est un lieu à part, que j'apprecie. Cet aspect du roman m'a plu. J'ai moins accroché à la seconde partie, me suis un peu perdue parmi les réminiscences, les envolées romantiques qui ne m'ont pas touchées. L'écriture est maîtrisée et c'est un livre de qualité cependant
Je venais de lire "En vérité Alice" et malgré l'aspect religieux de l'ouvrage j'avais été envoûtée par l'écriture et le thème. J'ai voulu lire un autre livre de cette auteur pour vérifier mon impression. Là encore j'ai rencontré du mysticisme: les arbres sont la manifestation de Dieu, mais j'ai été émue, séduite par le récit et surtout l'écriture. Je qualifierai l'ecriture de Tiffany TAVERNIER comme celle de l'intime. Ici il est question de traumatisme, un traumatisme qui annihile l'être.
3,5/5. Lecture plutôt contemplative. On regarde les gens qui passent et on plonge dans l’introspection de la narratrice. Certainement pas un page-turner, mais un bon livre. Il est bien écrit, simplement et efficacement. De plus, le contexte de l’histoire est assez original.
The @seagullbooks Bookstore abounds in surprises and I’d walked in without the slightest hint of what I wanted to read. I’ll admit, I gravitate towards pretty book covers and the covers at Seagull are just as beautiful as the bookstore itself.
Tiffany Tavernier’s French novel (translated by Teresa Lavender Fagan), Roissy, is unconventional to say the least. The narrator is a woman who moves from one terminal to the other at the Charles de Gaulle Airport, Paris, carrying suitcases and identities that do not belong to her. She has no memory of who she is and everyday impersonation fills the void of her personality. She doesn’t know how she landed up at the airport and only has visceral disconnected visions to stitch together an incomplete tapestry.
The novella argues that the rootlessness of mankind is both a gift and curse. A gift, because it emancipates. A curse, because it robs one of the sense of belonging. Through an intensely human lens Tavernier evaluates grief and guilt and what they unleash of their victims. What stands out as an exemplary achievement is the question the work raises about the duplicity of memory, the virtue of being oblivious and the burden of remembering.
The narrative is quite straightforward but as the story progresses there are elements of imagination that intervene the narrative and blends into it making the experience more pronounced. This is backed by the fact that it is a first-person narrative and the complete lack of objectivity that it brings. Despite not knowing the narrator’s motivations (or even her name for almost the entire story), one feels compelled to invest and empathise.
Roissy is a quick read. The reflections of the author’s forays into screenwriting are evident in some of the pivotal moments of the book. The novelty of the work is perhaps its crowning glory besides its vivid study of the nature of constancy in an airport, a monument of transience and a woman at the center who is no one but at the same time anyone who she wants to be.
“Draw a circle in the snow. Sit down in the centre. Build a transparent wall all around and stay there, never moving or feeling anything again, because feeling is too violent here"
Can be passed The characters lack depth despite being a polyphonic book. There are places where the story drips pathetically and it takes a long time to get back into the plot line
Definitely a page-turner. I enjoyed reading this despite the author's style which kept me from fully loving it, and I know the stories of these forgotten individuals, almost invisible in the shadows of the airport, will stay with me for a while.