Tout m'a plu dans ce livre. Les personnages sont attachants, l'intrigue est bien menée, l'écriture est plaisante.
Martin Winckler aime les femmes, toutes les femmes, tous les corps féminins, tous les parcours féminins, et surtout il dénonce avec talent (c'est-à-dire de façon efficace, et plutôt "sobre") les travers de notre société misogyne. Il nous fait également entrevoir un monde plein d'espoir, dans lequel on travaille tous à l'amélioration de la condition de chacun-e. Il dresse des personnages complexes, attachants, même si dans ce roman j'ai trouvé que le personnage principal manquait de défaut (mais ce n'est que moi).
Pourquoi ne pas mettre 5/5 dans ce cas ? Et bien, j'ai l'impression que si ce livre m'a autant plu, c'est parce qu'il me dit des choses auxquelles je crois, dont je suis persuadée, et que j'aime voir mise en fiction. Il rentre parfaitement dans le cadre de mes convictions personnelles. C'est bête, mais ce qui m'empêche de mettre 5/5, c'est peut-être le fait que je sois aveuglée par un traitement singulier. Je reviendrai sûrement sur cette note, mais à chaud, c'est comme ça que je le ressens.