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Leur âme au diable
L'histoire commence le 28 juillet 1986 par le braquage, au Havre, de deux camions-citernes remplis d’ammoniac liquide destiné à une usine de cigarettes. 24 000 litres envolés, sept cadavres, une jeune femme disparue. Les OPJ Nora et Brun enquêtent. Vingt ans durant, des usines serbes aux travées de l’Assemblée nationale, des circuits mafieux italiens aux cabinets de consulting parisiens, ils vont traquer ceux dont le métier est de corrompre, manipuler, contourner les obstacles au fonctionnement de la machine à cash des cigarettiers. David Bartels, le lobbyiste mégalomane qui intrigue pour amener politiques et hauts fonctionnaires à servir les intérêts de European G. Tobacco.Anton Muller, son homme de main, exécuteur des basses œuvres. Sophie Calder, proxénète à la tête d’une société d’évènementiel sportif. Ambition, corruption, violence. Sur la route de la nicotine, la guerre sera totale.
628 pages, Kindle Edition
First published March 4, 2021
About the author
Marin Ledun
42 books13 followersNé en 1975, Marin Ledun est romancier.
Il a publié une dizaine de romans, dont Dans le ventre des mères, Les visages écrasés (Trophée 813 du roman français 2011 ; Grand Prix du roman noir 2012 du Festival International du film policier de Beaune) et La Guerre des Vanités (Prix Mystère de la critique 2011), traduits dans de nombreux pays (Espagne, Russie, Italie, Brésil…), et écrit des pièces radiophoniques pour France Culture.
Docteur en sciences de l’information et de la communication, chercheur à France Télécom R&D de 2000 à 2007, il est également l’auteur de trois essais, La Démocratie assistée par ordinateur, Pendant qu’ils comptent les morts (coécrit avec Brigitte Font le Bret et Bernard Floris) et La vie marchandise (coécrit avec Bernard Floris). Ses romans évoquent la crise contemporaine et ses conséquences sociales.
Son prochain roman, "L'homme qui a vu l'homme", sortira aux éditions Ombres Noires le 15 janvier 2014.
Il a publié une dizaine de romans, dont Dans le ventre des mères, Les visages écrasés (Trophée 813 du roman français 2011 ; Grand Prix du roman noir 2012 du Festival International du film policier de Beaune) et La Guerre des Vanités (Prix Mystère de la critique 2011), traduits dans de nombreux pays (Espagne, Russie, Italie, Brésil…), et écrit des pièces radiophoniques pour France Culture.
Docteur en sciences de l’information et de la communication, chercheur à France Télécom R&D de 2000 à 2007, il est également l’auteur de trois essais, La Démocratie assistée par ordinateur, Pendant qu’ils comptent les morts (coécrit avec Brigitte Font le Bret et Bernard Floris) et La vie marchandise (coécrit avec Bernard Floris). Ses romans évoquent la crise contemporaine et ses conséquences sociales.
Son prochain roman, "L'homme qui a vu l'homme", sortira aux éditions Ombres Noires le 15 janvier 2014.
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Displaying 1 - 3 of 3 reviews
May 8, 2021
Présentation Leur âme au diable de Marin Ledun
Le 28 juillet 1986, deux camions citernes sont interceptés par Muller. Ils sont destinés à la fabrication des cigarettes. Mais l’opération vire au drame avec des morts et la fuite de Guérin. Il faut avant tout effacer les traces.
Muller prend une décision en ce qui concerne Hélène Thomas, informatrice.
Avis Leur âme au diable de Marin Ledun
J’aime beaucoup Marin Ledun même si je n’ai pas lu tous ses romans. J’aime son univers très noir, sur ce que j’ai pu lire déjà. J’ai eu l’occasion de participer, en visio, à une rencontre avec Marin Ledun grâce à Babelio. Ce jour-là, je n’avais même pas lu 100 pages sur ce roman car reçu très en retard. Mais j’ai écouté l’auteur, j’ai écouté les questions posées qui correspondaient à ce que j’avais envie de lui demander. Je remercie donc Babelio pour cette rencontre virtuelle, laquelle je l’espère sera vraiment réelle à Lyon, début juillet.
Bref, Marin Ledun offre un roman fleuve qui aurait pu être encore plus long. Un roman qui se passe sur une vingtaine d’année et qui concerne l’industrie du tabac et toutes les opérations marketing, les évolutions des lois sur le tabac, les tractations en coulisse… Quatre ans de documentation, quatre ans pour éplucher des textes, des lois, coller à l’actualité et offrir ensuite une écriture avec un roman noir. Le pari est réussi pour Marin Ledun.
Au départ, des camions d’ammoniaque sont subtilisés et brûlés. Malheureusement, il y a 7 morts, principalement des meurtres. Muller sauve une jeune femme qui était l’indic concernant les trajets de ces camions. Pour cela, il se rapproche d’une autre jeune femme.
Muller est le bras droit meurtrier de Bartels qui a fondé sa société de communication et dont le principal et unique client est un grand groupe qui vend des cigarettes. Bartels n’a aucune foi, mais il connaît son métier à fond, il sait qui il doit rencontrer, il sait à qui il doit donner de l’argent. Il est pratiquement couvert par ce grand groupe mais ce dernier ne connaît pas tous les tenants et aboutissants des actions de Bartels.
Ce sera également plus de 20 ans d’enquête pour deux officiers de police suite à cette disparition des deux camions et des meurtres et aussi suite à la disparition de Sophie. Nora et Brun vont en faire des affaires personnelles, quitte à contourner la loi pour l’un des deux. Leurs vies en seront profondément changée car est-ce que les coupables seront réellement inquiétés et/ou condamnés ?
Histoires d‘influences, de gros sous, de politique nationale mais aussi européenne. Avec ce roman, Marin Ledun me conforte dans ma position prise il y a quelques années de ça concernant la politique et mes votes aux élections. Le premier, c’était le terrorisme, là, c’est l’industrie du tabac. Alors, oui, certains élus ont été engagés et sont toujours engagés contre le tabac. Mais d’autres jouent sur plusieurs tableaux, malheureusement. Avoir des pots-de-vin pour mener une vie encore plus belle. Mais pour cela, ils devront tout faire en faveur de ceux qui vendent le tabac.
L’industrie du tabac a fait travailler de nombreuses personnes, que ce soit ceux qui récoltent le tabac – mais pas avec toutes les substances qui lui sont adjointes – les buralistes également… Mais j’ai vraiment adoré tout ce que Marin Ledun nous propose sur ces contrats publicitaires, leur évolution au fil des ans, tout ceux qui en ont profité. Ils ont dû se réinventer ou négocier lorsque les prix augmentaient, lorsque les paquets comportaient de nouvelles mentions. Ils ont tenté d’avoir le beau rôle en participant à de nombreuses oeuvres caritatives. Toutefois, ils ont toujours oeuvré en faveur du tabac, non néfaste. En tous les cas, j’ai appris de nombreuses choses avec toutes les substances qui sont incluses dans le tabac, cette contrebande. Marin Ledun nous rappelle également quelques évènements qui se sont passés ici ou dans le monde.
J’ai beaucoup aimé les personnages. Au début, c’était vraiment Muller. Cela a continué tout le long du livre, mais il y a aussi Valentina, Nora, patient et pointilleux. Et le personnage de Bartels est vraiment très fort, très travaillé. Il n’est pas sympathique mais le lecteur se rend compte qu’il ne change pas d’un iota.
Les phrases sont très courtes et percutantes. Même si Marin Ledun a annoncé lors de son live que son premier jet faisait plus de 1000 pages et qu’il s’est senti obligé de raccourcir son roman afin qu’il ne soit pas trop lourd, j’aurais bien aimé avoir cette version-là. Et c’est vrai que cela me rappelle la trilogie de Don Winslow. Personnellement, j’aimerais retrouver Marin Ledun dans un roman beaucoup plus noir, comme ma première rencontre livresque avec Marin Ledun, Dans le ventre des mères.
Le 28 juillet 1986, deux camions citernes sont interceptés par Muller. Ils sont destinés à la fabrication des cigarettes. Mais l’opération vire au drame avec des morts et la fuite de Guérin. Il faut avant tout effacer les traces.
Muller prend une décision en ce qui concerne Hélène Thomas, informatrice.
Avis Leur âme au diable de Marin Ledun
J’aime beaucoup Marin Ledun même si je n’ai pas lu tous ses romans. J’aime son univers très noir, sur ce que j’ai pu lire déjà. J’ai eu l’occasion de participer, en visio, à une rencontre avec Marin Ledun grâce à Babelio. Ce jour-là, je n’avais même pas lu 100 pages sur ce roman car reçu très en retard. Mais j’ai écouté l’auteur, j’ai écouté les questions posées qui correspondaient à ce que j’avais envie de lui demander. Je remercie donc Babelio pour cette rencontre virtuelle, laquelle je l’espère sera vraiment réelle à Lyon, début juillet.
Bref, Marin Ledun offre un roman fleuve qui aurait pu être encore plus long. Un roman qui se passe sur une vingtaine d’année et qui concerne l’industrie du tabac et toutes les opérations marketing, les évolutions des lois sur le tabac, les tractations en coulisse… Quatre ans de documentation, quatre ans pour éplucher des textes, des lois, coller à l’actualité et offrir ensuite une écriture avec un roman noir. Le pari est réussi pour Marin Ledun.
Au départ, des camions d’ammoniaque sont subtilisés et brûlés. Malheureusement, il y a 7 morts, principalement des meurtres. Muller sauve une jeune femme qui était l’indic concernant les trajets de ces camions. Pour cela, il se rapproche d’une autre jeune femme.
Muller est le bras droit meurtrier de Bartels qui a fondé sa société de communication et dont le principal et unique client est un grand groupe qui vend des cigarettes. Bartels n’a aucune foi, mais il connaît son métier à fond, il sait qui il doit rencontrer, il sait à qui il doit donner de l’argent. Il est pratiquement couvert par ce grand groupe mais ce dernier ne connaît pas tous les tenants et aboutissants des actions de Bartels.
Ce sera également plus de 20 ans d’enquête pour deux officiers de police suite à cette disparition des deux camions et des meurtres et aussi suite à la disparition de Sophie. Nora et Brun vont en faire des affaires personnelles, quitte à contourner la loi pour l’un des deux. Leurs vies en seront profondément changée car est-ce que les coupables seront réellement inquiétés et/ou condamnés ?
Histoires d‘influences, de gros sous, de politique nationale mais aussi européenne. Avec ce roman, Marin Ledun me conforte dans ma position prise il y a quelques années de ça concernant la politique et mes votes aux élections. Le premier, c’était le terrorisme, là, c’est l’industrie du tabac. Alors, oui, certains élus ont été engagés et sont toujours engagés contre le tabac. Mais d’autres jouent sur plusieurs tableaux, malheureusement. Avoir des pots-de-vin pour mener une vie encore plus belle. Mais pour cela, ils devront tout faire en faveur de ceux qui vendent le tabac.
L’industrie du tabac a fait travailler de nombreuses personnes, que ce soit ceux qui récoltent le tabac – mais pas avec toutes les substances qui lui sont adjointes – les buralistes également… Mais j’ai vraiment adoré tout ce que Marin Ledun nous propose sur ces contrats publicitaires, leur évolution au fil des ans, tout ceux qui en ont profité. Ils ont dû se réinventer ou négocier lorsque les prix augmentaient, lorsque les paquets comportaient de nouvelles mentions. Ils ont tenté d’avoir le beau rôle en participant à de nombreuses oeuvres caritatives. Toutefois, ils ont toujours oeuvré en faveur du tabac, non néfaste. En tous les cas, j’ai appris de nombreuses choses avec toutes les substances qui sont incluses dans le tabac, cette contrebande. Marin Ledun nous rappelle également quelques évènements qui se sont passés ici ou dans le monde.
J’ai beaucoup aimé les personnages. Au début, c’était vraiment Muller. Cela a continué tout le long du livre, mais il y a aussi Valentina, Nora, patient et pointilleux. Et le personnage de Bartels est vraiment très fort, très travaillé. Il n’est pas sympathique mais le lecteur se rend compte qu’il ne change pas d’un iota.
Les phrases sont très courtes et percutantes. Même si Marin Ledun a annoncé lors de son live que son premier jet faisait plus de 1000 pages et qu’il s’est senti obligé de raccourcir son roman afin qu’il ne soit pas trop lourd, j’aurais bien aimé avoir cette version-là. Et c’est vrai que cela me rappelle la trilogie de Don Winslow. Personnellement, j’aimerais retrouver Marin Ledun dans un roman beaucoup plus noir, comme ma première rencontre livresque avec Marin Ledun, Dans le ventre des mères.
August 5, 2021
Plonger dans un roman de Marin LEDUN, c’est être certain de passer de belles heures intelligentes de lecture. Chaque roman est différent et surprenant.
Celui-ci est hyper bien documenté et m’a plongé dans les années 80 au milieu des requins de Big Tobacco.
L’histoire commence le 28 juillet 1986 par le braquage, au Havre, de deux camions-citernes remplis d’ammoniac liquide destiné à une usine de cigarettes. 24 000 litres envolés, sept cadavres, une jeune femme disparue.
Les OPJ Nora et Brun enquêtent. Vingt ans durant, des usines serbes aux travées de l’Assemblée nationale, des circuits mafieux italiens aux cabinets de consulting parisiens, ils vont traquer ceux dont le métier est de corrompre, manipuler, contourner les obstacles au fonctionnement de la machine à cash des cigarettiers.
David Bartels, le lobbyiste mégalomane qui intrigue pour amener politiques et hauts fonctionnaires à servir les intérêts de European G. Tobacco. Anton Muller, son homme de main, exécuteur des basses oeuvres. Sophie Calder, proxénète à la tête d’une société d’évènementiel sportif.
Des personnages haut en couleur et plus vrais que nature, prêt à tout pour vendre leur produit.
J’ai aimé que l’auteur me parle d’hommes ambitieux, de leurs petites mains, et de ceux qui veulent les faire tomber.
J’ai aimé le combat de David contre Goliath.
J’ai aimé le travail en commun de Bartles et Sophie qui ne manquent pas d’idées pour sponsoriser les courses de voitures (Grand Prix de F1 et ses ambrella girls) et ainsi faire de la publicité pour Big Tobacco.
Le style un peu direct m’a parfois dérangé, j’aurai préféré que certaines phrases soient plus longues pour développer le propos. Mais chaque chapitre décrit une journée au fil des 20 ans de l’enquête de Nora, et doit résumer ce qu’il s’est passé entre chaque chapitre. Un vrai tour de force qui ne perd jamais le lecteur.
Quelques citations :
Ses collègues de l’Office Européen de Lutte Antifraude à Bruxelles l’ont surnommé Virginia Wolf, en référence à la célèbre écrivaine anglaise, parce qu’il passe ses journées à noircir des feuilles de papier de notes comme un moine copiste. Virginia, comme la variété de tabac privilégiée de la firme European G. Tobacco. Wolf parce qu’ils l’imaginent hurlant à la mort, les nuits de pleine lune, du haut de la tour OLAF. (p.398)
C’est même l’un des traits caractéristiques de la torture moderne, monsieur Rojas : la victime se l’inflige à elle-même. (p.441)
C’est l’invention de ces dix dernières années. Après le marketing du plaisir immédiat, nous sommes entrés dans l’ère de la menace. (p.442)
L’image que je retiendrai :
Celle des pièces enfumées des années 80 et qui ont complétement disparu de nos jours. Je ne m’en plains pas….
https://alexmotamots.fr/leur-ame-au-d...
Celui-ci est hyper bien documenté et m’a plongé dans les années 80 au milieu des requins de Big Tobacco.
L’histoire commence le 28 juillet 1986 par le braquage, au Havre, de deux camions-citernes remplis d’ammoniac liquide destiné à une usine de cigarettes. 24 000 litres envolés, sept cadavres, une jeune femme disparue.
Les OPJ Nora et Brun enquêtent. Vingt ans durant, des usines serbes aux travées de l’Assemblée nationale, des circuits mafieux italiens aux cabinets de consulting parisiens, ils vont traquer ceux dont le métier est de corrompre, manipuler, contourner les obstacles au fonctionnement de la machine à cash des cigarettiers.
David Bartels, le lobbyiste mégalomane qui intrigue pour amener politiques et hauts fonctionnaires à servir les intérêts de European G. Tobacco. Anton Muller, son homme de main, exécuteur des basses oeuvres. Sophie Calder, proxénète à la tête d’une société d’évènementiel sportif.
Des personnages haut en couleur et plus vrais que nature, prêt à tout pour vendre leur produit.
J’ai aimé que l’auteur me parle d’hommes ambitieux, de leurs petites mains, et de ceux qui veulent les faire tomber.
J’ai aimé le combat de David contre Goliath.
J’ai aimé le travail en commun de Bartles et Sophie qui ne manquent pas d’idées pour sponsoriser les courses de voitures (Grand Prix de F1 et ses ambrella girls) et ainsi faire de la publicité pour Big Tobacco.
Le style un peu direct m’a parfois dérangé, j’aurai préféré que certaines phrases soient plus longues pour développer le propos. Mais chaque chapitre décrit une journée au fil des 20 ans de l’enquête de Nora, et doit résumer ce qu’il s’est passé entre chaque chapitre. Un vrai tour de force qui ne perd jamais le lecteur.
Quelques citations :
Ses collègues de l’Office Européen de Lutte Antifraude à Bruxelles l’ont surnommé Virginia Wolf, en référence à la célèbre écrivaine anglaise, parce qu’il passe ses journées à noircir des feuilles de papier de notes comme un moine copiste. Virginia, comme la variété de tabac privilégiée de la firme European G. Tobacco. Wolf parce qu’ils l’imaginent hurlant à la mort, les nuits de pleine lune, du haut de la tour OLAF. (p.398)
C’est même l’un des traits caractéristiques de la torture moderne, monsieur Rojas : la victime se l’inflige à elle-même. (p.441)
C’est l’invention de ces dix dernières années. Après le marketing du plaisir immédiat, nous sommes entrés dans l’ère de la menace. (p.442)
L’image que je retiendrai :
Celle des pièces enfumées des années 80 et qui ont complétement disparu de nos jours. Je ne m’en plains pas….
https://alexmotamots.fr/leur-ame-au-d...
April 21, 2021
A la manière d'un récit documentaire, Marin Ledun retrace avec précision, jour après jour les mécanismes et la corruption de l'industrie du tabac dans les années 80 à 2000. On suit une galerie de personnages soigneusement choisis (le jeune loup ambitieux en col blanc, son homme de main bougon et cabossé, le flic tatillon, et les quelques femmes que ces hommes laissent sur leur passage). Si l'histoire est plutôt bien tenue, avec une précision chirurgicale (même si j'ai regretté quelques lenteurs), il n'en reste pas moins que l'ensemble reste très...froid et mécanique. Rien que le style, avec ces phrases saccadées, brèves, ont fini par m'épuiser la rétine ; c'est efficace, mais trop "impersonnel" pour moi. J'ai besoin de chaleur humaine, de m'attacher aux personnages (même si ce sont les pires salauds de l'univers) et là... bof. On évite à peine les stéréotypes, quelques dialogues un peu nanard de vieux cinéma français. Well, en définitive c'est de la littérature de daron pas vraiment pour moi.
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