Aux prises avec un quota de peur au forfait illimité, l’héroïne de Trash anxieuse s’électrocute sans arrêt à ses pensées.
Sa mère voyage en Italie avec sa nouvelle concupiscente. Son père pleure sous la douche. L’empreinte carbone de la planète explose. Ses amies l’ont ditchée. Elle se heurte à l’écoanxiété, à la rénoviction, aux influenceurs, au virelangue des médias sociaux, aux contradictions morales de notre époque.
Heureusement, il y a Régis, son ami sans-abri, et la serveuse monoparentale du casse-croûte ; Orion à la voix de verveine et les lettres de sa tante Jeanne, nomade autour du monde ; l’écriture salvatrice et les actes de rébellion ; la joie qui s’éparpille et le futur à cultiver.
Oscillant entre l’acidité et la tendresse, la crudité et la sensibilité, la revendication et l’indulgence, mêlant dans une narration éclatée dialogues caustiques, scénarios de sitcom et poésie, la voix de Sarah Lalonde nous écorche et nous console tout à la fois.
je n’étais peut-être pas due pour cette lecture. j’aurais peut-être dû attendre de la lire à tête reposée. je ne suis peut-être pas non plus le public cible. beaucoup de peut-être finalement.
j’ai trouvé que ça allait vite. trop et très vite. le fil conducteur, je ne l’ai pas suivi ou pas trouvé. je me perdrais et ne me suis pas accrochée au personnage principal. je le relirai peut-être plus tard, question de le lire différemment ou de lui laisser une autre chance, mais en attendant — je me dis que ce n’était sûrement pas le moment pour moi de lire cette histoire.
Cette lecture m'a happée. C'est un condensé de pensées anxiogènes, de réflexions sur l'humanité, sur l'avenir de notre monde. Le désir de changement de la narratrice reflète bien la mobilisation de nos ados. Une lecture puissante, pleine de phrases choc.
Trash Anxieuse, c’est un livre que j’ai lu d’une traite. Je l’ai trouvé punché, franc, cru mais aussi, un brin poétique.
C’est un livre qui parle d’anxiété mais aussi, de ce qui ne vas pas avec notre planète. J’ai trouvé les réflexions et les clins d’œil sur le sujet pertinents, criant de vérité.
La narratrice s’est vite frayer un chemin jusqu’à mon coeur. Je l’ai aimé dès les premières pages.
Ouff, j’ai l’impression d’avoir fait de l’anxiété à lire ce roman. D’abord le rythme est complètement éclaté, le langage est vraiment trash et les propos sont terriblement anxiogènes. J’ai l’impression qu’il n’y a que Leméac qui pouvait publier ça! C’est différent, c’est bouleversant, ça risque de m’habiter longtemps. Plusieurs passages ont résonné en moi, et plusieurs m’ont laissé plutôt froide. Ça été très inégal, mais j’ai bien aimé!
C'est du ouf nécessaire et attention, oui c'est parfois un peu trash!
Trash Anxieuse c'est beaucoup de choses mais entre autres: une parole revendicatrice d'une jeune ado éco-anxieuse qui se pose des questions. Veut défier l'ordre établi pour faire des gestes environnementaux. Qui vit la séparation de ses parents. Et qui vit tout simplement son adolescence aussi. C'est un récit bref, mais une petite bombe. Un livre qui me rappelle encore une fois pourquoi j'aime autant la litt' jeunesse: parce qu'elle me fait réfléchir. Parce qu'elle ose. Parce que le spectre des possibles en jeunesse ratisse des sujets plus que large... avec du front tout le tour de la tête comme dans ce cas-ci. On ne peut pas mentir aux ados, ça sert absolument à rien. Il faut leur parler de ce qui les intéressent, de ce qui les passionne, de ce qu'ils veulent lire. Et je pense que cette petite plaquette-là, elle va leur permettre de mettre des mots sur certaines de leurs inquiétudes face à l'environnement, de l'anxiété (éco ou pas), de l'adolescence tout court.
Extrait p.35 "moi le seul tampon dont j'aurais besoin c'est un tampon à émotions j'le crisserais sur mon coeur j'pleurerais moins souvent ou plutôt je pleurerais autant sauf que ça paraîtrait moins
Voici un flot réaliste d’adolescent.e. vivant de l’anxiété ainsi que là perception de plusieurs jeunes d’aujourd’hui. Un récit dark pour Leméac mais j’ai adoré qu’il tente le coup. Je me suis identifiée beaucoup plus à cette adolescence qu’on retrouve généralement dans les livres ciblant un public adulte. J’ai adoré, je le ferai lire à tous les adolescent.e.s que je connais ainsi que tous les profs que je connais! Un must à lire et à acheter.
Deuxième lecture, Les liens se font encore plus, les sujets actuels lors de sa sortie ont une différente portée, plus d’impacts, plus de points de repère dans l’actualité, dans le réel. C’est l’écoanxiété, la fougue de la jeunesse et ses idéaux de révolte et de changements. Ça résonne encore plus. Un livre qui vieillit bien.
C'est l'histoire fragmentée et poétique d'une adolescente déchirée entre ses convictions et ses obligations, ses valeurs et celles des autres, son besoin de stabilité et son envie de changement, son besoin de bienveillance et son envie de tout faire exploser. On assiste au débat intérieur d'une jeune femme anxieuse, à la fois forte de ses opinions et fragile de ses émotions, qui réclame le droit de faire de son mieux, sans savoir exactement en quoi ce mieux consiste. C'est déstabilisant, éclaté et très actuel.
D'abord, le titre m'a titillée. J'adore les titres originaux et frappants. J'ai apprécié le ton écorché, le rythme saccadé et les idées déconstruites évoquées dans une urgente détresse.
Sauf que. Pour être honnête, j'ai parfois eu du mal à faire le lien entre les fragments; j'ai eu l'impression que certains textes manquaient de fini. Mais somme toute, c'est définitivement une oeuvre à mettre entre les mains de nos ados!
Mélisse est une jeune adolescente qui vit beaucoup d’anxété, surtout par rapport à l’environnement.
Cette oeuvre reflète certainement notre réalité, faisant ressortir les incohérences de notre société. Elle se lit très bien et serait, selon moi, une oeuvre jeunesse parfaite pour faire réfléchir adolescents et jeunes adultes sur l’éco-anxiété. Plusieurs phrases m’ont fait sourire, mais il m’en aurait fallut un peu plus pour que j’accroche, il me manquait un petit je-ne-sais-quoi. Avec son rythme rapide, l’oeuvre mélange toutefois parfaitement le fond et la forme, après tout, les pensées passent très rapidement lors d’une crise de panique!
J’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. Je me demande si je l’ai lu trop rapidement et que je n’ai pas pris assez le temps d’analyser...
Bref, c’est « l’histoire » d’une ado très (trop?) engagée au niveau environnemental, à un point tel d’en vivre de l’anxiété (écoanxiété).
C’était un peu poétique et bordélique comme roman. J’avoue que ma tête est peut-être trop structurée pour arriver à faire du sens avec un roman de la sorte.
MAIS : j’ai adoré toutes les références culturelles (Elon Musk, Plus on est de fous, plus on lit...) ainsi que le style d’écriture franc-parler de la protagoniste.
Je ne peux pas dire que j’ai détesté complètement, il y a des passages qui m’ont fait sourire (les noms qu’elle donne à ses plantes - Ativan - ou la relation qu’elle développe avec Régis le sans-abri), mais le langage cru (et parfois vulgaire - #je vieillis) m’a peut-être éloignée du coup de cœur possible.
Je m'attendais à autre chose, vraiment. Mais malgré tout, j'ai bien aimé. Je me suis beaucoup reconnu dans les pensées anxiogènes.
Mais les fragments du texte m'ont moins accrochée. Je suis difficile avec la poésie dd ce genre. Malgré tout, ça a été une lecture que j'ai lu d'un coup.
Le mélange de toutes les formes est *presque* aussi bon que le travail brut, à froid, sur les émotions, l’anxiété, le ressenti vivace et encombrant tout pogné dans la gorge, les débordements incontrôlables et chamboulants…
J’ai adoré la plume et les mots de l’autrice. Je me suis reconnue à quelques moments dans la protagoniste. C’est un livre super fluide et d’actualité qui vaut la peine d’être lu.
Ouh que j’avais hâte ! Et je n’ai pas été déçue. C’est foisonnant, c’est éclaté tant dans la forme que dans le fond, ça regorge de vie, c’est militant ! En fait, c’est une adolescence atomique à la sexualité décomplexée que raconte Sarah Lalonde dans ce récit qui se lit d’un coup, sans respirer, alors que défilent les scènes, les questionnements, les images fortes qui allient émotions et monde réel.
"Ma boussole mentale prend toujours un raccourci vers le pire."
J'ai été tellement touchée par les mots et les émotions véhiculées dans ce bouquin. Au moment où le traversier allait accoster ce matin, j'ai pris cette photo alors que j'avais les yeux plein d'eau après seulement quelques pages.
Si vous avez des ados qui ne sont pas fermé.e.s à la lecture mais pour qui ça peut être difficile de rester concentré.e.s dans un long récit, je pense qu'avec ses courts paragraphes très concis, ce livre est une bonne suggestion pour eux. J'irais même jusqu'à croire que ça pourrait les encourager à lire (ou les préparer à lire) de la poésie.
J'ai lu ce roman sans arrêter. Je ne sais pas quoi en penser. Étant une fille anxieuse, je me retrouvais beaucoup dans les peurs du personnage. À bien y penser, j'ai trouvé les propos très anxiogènes. L'héroïne est très engagée et ne veut que le changement. Le vocabulaire est aussi très "trash".
Belle évolution du personnage, même si le format va vite et ne permet pas de s’y attacher pleinement. Ce qui m’a plu le plus dans ce récit, c’est le jeu avec les mots. Plusieurs phrases à surligner pour pouvoir les relire plus tard!
Court et excellent. J'avais besoin de cette lecture. Plusieurs phrases saisissantes dont celle ci " je chante : il faudrait il faudrait une pompe à vapeur pour éteindre mon feu qui me consume en peur"
C’est effectivement un condensé de pensées anxiogènes et envahissantes qu’une adolescente peut vivre en lien avec les relations, l’environnement, les normes sociales, … C’est politique, cru et peu nuancé. Plusieurs phrases sont particulièrement imagées et poétique. Ce n’est pas mon genre de lecture habituellement, mais j’ai bien apprécié. 3,5 ⭐️ pour moi.