I robot di Matt Dixon suscitano immediata simpatia. Un sentimento di tenerezza si alterna al sorriso strappato, lo stupore alla famigliarità. Poi, un po' alla volta, quella leggera impressione di ingenuità che trasmettono lascia il posto all'osservazione imposta da alcuni particolari. Dopo un po' si intuisce che, nel complesso, quello che Dixon sembra mettere in scena sono dei classici archetipi e che spesso quei robottini... siamo noi. Età di lettura: da 6 anni.
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Delicato, simpatico e commovente questo libro "silenzioso", sì perchè qui nessuno "parla", l'unico linguaggio che troviamo, in questo curioso libretto, sono le immagini! Una serie di robots colorano le poche decine di queste pagine e che lasciano, ad ogni pagina girata, un certa nostalgia, malinconia ed appartenenza. Cosa sono i robots, se non la nostra voglia "matta" di imitarci?
Robots est une bande dessinée Sans texte, mais contrairement à la plupart des livres sans prose ni dialogues, il n'a pas de structure narrative non plus. Ce n'est pas une histoire, plutôt un répertoire où l'élément commun à tout ces mignon petits robots est leur solitude. On y trouve une BD au début, le reste sont des pages pleines comme dans un album jeunesse ou un catalogue de photo.
On me demande souvent à quoi servent les Sans Texte en librairie jeunesse. Il est vrai que nous sommes très ( trop?) habitué à la traditionnelle structure narrative en cinq temps, puisqu'on nous l'impose dès l'école primaire comme le seul modèle possible. Les choses commencent à bouger, cela dit, mais bon, on a donc du mal à imaginer pourquoi acheter ce genre de livre est pertinent. Donc, déjà, les Sans Texte sont géniaux pour les non-Lecteurs, comme nos jeunes lecteurs de moins de 5 ans qui ne savent pas encore lire ou certains jeunes en classes accueil qui n'ont pas eu de scolarité. Les Sans texte font appel à une autre habileté de lecture: le décodage. C'est à nous de donner un sens aux images. Ce qui est intéressant avec les sans texte, c'est que l'interprétation varie d'un lecteur à un autre. Il y a également l'aspect contemplatif dans ce genre de lecture, où se permet de regarder et analyser les images puisqu'aucun texte ne nous piste sur ce qu'on doit comprendre de l'image.
Il faut dire qu'ils sont vraiment mignons ces robots. le petit robot bleu sur la couverture est carrément de la même forme que le robot Rodney dans "Robots" de Pixar. D'autres me font penser au premier prototype d'Iron Man. Mais ils sont tous ces petits trous en guise d'yeux qui les rendent adorables et leur mimiques leur confère une innocence enfantine. Surtout, ils ont l'air bien seuls dans leur décor.
C'est donc une forme de reflet de notre société que nous avons ici. Nos nombreuses solitudes dans un monde certes technologiquement avancé, mais qui a aussi réduit nos compétences sociales, amenuiser notre contact physique avec les autres et globalement, accapare du temps qu'on n'occupe plus en interactions sociales stimulantes et enrichissantes. Pire, nos écrans produisent maintenant soit des humains minutieusement déshumanisés ou des IA qui imite la vie. Parlera-t-on de "déserts sociaux" un jour? Nous parlons déjà "d'isolement social", en tout cas. Ce qui est particulièrement préoccupant, c'est que nous sommes biologiquement conçus pour êtres en interactions directes avec nos pairs. Les conséquences neuro-développementales et psycho-affectives ou socio-affectives sont réelles, mais peu traitées et peu discutés.
Dans la BD du début, on voit un petit robot chercher quelque chose à faire, quelque chose avec lequel interagir. Mais le métal reste inerte. le béton n'a aucune chaleur. L'espace est vide. Toutefois, quand il trouve un arbre, on le voit lui faire un câlin. On peut s'amuser à imaginer plusieurs raisons, mais celle que je vois, c'est que peut importe notre confort matériel ou notre solitude, la Nature reste et sera toujours notre racine commune. Celle à laquelle on revient toujours et celle qui a un réel impact sur notre santé mentale ( pensons aux "bains de verdure", ces balades en forêts qui apaisent la psychée).
Il faudra être vigilent, il y a des messages un peu partout, parfois subtiles, parfois clairs. Lire un sans texte peu sembler simple, mais il demande un minimum de réflexion et d'analyse.
Concernant l'âge, compte tenu du sujet et du degré de difficulté à décoder les images, je le placerais en littérature intermédiaire minimalement. C'est le groupe des 8 à 12 ans. Non pas que les plus jeunes ne peuvent le lire, mais je me demande s'ils prendront plaisir à décoder un livre au sujet si abstrait, ne serait-ce que pour des raisons neuro-développementales. Mais bon, chaque lecteur est différent, les jeunes amateurs de robots pourraient adorer regarder ces grandes images.
L'opera di Matt Dixon è preziosa, unica, comunica senza dir nulla e a parer mio, è la cosa più difficile che un illustratore possa fare: usare solo l'arte per parlare, lasciando che il lettore legga nei disegni anziché nei ballon. Da amante dell'arte e del disegno, come sapete me ne intendo anche un minimo per gli studi fatti e per il disegnare a mia volta, mi sono venuti i brividi sfogliando queste pagine. Mi sono emozionata così tanto che non so spiegarlo. Potrei dire tanto ma sarebbe sempre meno di quel che sento. Ogni tavola ovviamente è a comprensione del lettore, forse chissà se davvero uno di noi sarà capace di leggere cosa l'autore voleva farci vedere davvero. Ad esempio io nelle prime pagine, col robottino solo che cerca di socializzare con un bidone della spazzatura senza ricevere risposta, ho letto della diversità che accomuna gli esseri umani anche se siamo simili. Ovviamente dall'altra parte il bidone non poteva rispondergli, non era vivo come lui, eppure quante volte noi cerchiamo di tendere una mano a chi ci sembra simile, trovandoci un muro di indifferenza davanti? La solitudine ci attanaglia anche in un mondo vuoto che magari potremmo riempire insieme. Ci sentiamo soli ma non facciamo nulla per essere soli insieme. Al tempo stesso però l'opera può essere vista magari in un altro senso: parlando di un mondo che ormai vittima di sola robotica, diventa solo, vuoto, e la natura sparisce. Lo potrebbe confermare la scena dove vediamo il nostro amico robottino abbracciare un albero. Insomma, tutto va a interpretazione e questo è il bello, ma ancora più bello è riuscire a sentire le emozioni silenti dei vari capitoli, delle varie storie che Matt Dixon vuole narrarci. Mi sono soffermata su ogni illustrazione per minuti interminabili, il disegno mi parlava ogni volta, diventava compagno della mia ora e mi narrava la sua storia, o le sue storie per l'appunto. Sembro folle? Dovete solo provarci per crederlo, lo so. E spero davvero ci riusciate. Super consigliato.
Quel ouvrage singulier, à la fois poétique et empreint d’une douce nostalgie. Dans cet univers silencieux, peuplé uniquement de machines, toute présence humaine semble avoir disparu. Est-ce un monde post-apocalyptique ? Rien n’est affirmé, mais tout le suggère. Quelques objets abandonnés, de rares traces de vie, et surtout une impression persistante de solitude. Cet album sans texte déroute autant qu’il fascine. J’ai été surprise par cette absence totale de narration traditionnelle. Contrairement à beaucoup d’ouvrages du même genre, il ne suit pas de structure classique. Il ne raconte pas vraiment une histoire, mais propose plutôt une suite d’images, comme une galerie, où chaque robot exprime une émotion différente. Une courte bande dessinée ouvre le livre, puis viennent des planches pleines, presque contemplatives, comme autant de tableaux à observer. Ces robots, avec leurs formes rondes, leurs yeux simples et expressifs, dégagent une innocence touchante. Derrière leur apparente simplicité se cache une profonde humanité. Ils errent, explorent, cherchent. Dans l’une des premières scènes, un petit robot tente d’interagir avec son environnement inerte avant de trouver un arbre, qu’il enlace comme une évidence. Ce geste, à lui seul, m’a particulièrement émue. Il évoque notre lien fondamental à la nature, refuge ultime dans un monde vidé de chaleur. La force de ce livre réside aussi dans ce qu’il demande au lecteur. Sans texte pour guider la compréhension, chacun construit son interprétation. J’ai aimé cette liberté, cette invitation à ralentir et à vraiment regarder. Elle en fait un support précieux pour les jeunes lecteurs comme pour les adultes. Au-delà de sa douceur visuelle, Robots interroge notre époque. Dans un monde saturé de technologies et de connexions, Dixon met en lumière une solitude diffuse, presque invisible. Ses créatures de métal deviennent alors le miroir discret de nos propres existences. Un ouvrage sensible et atypique, qui invite à observer, ressentir et réfléchir.