Pendant près de 20 ans, Sœur Emmanuelle a rédigé ses mémoires, elle y est revenue incessamment jusque dans les derniers mois de son existence, pour les reprendre, les corriger et les enrichir. Ses Confessions d'une religieuse sont donc le livre le plus important qu'elle ait écrit : Le premier, car elle l'a débuté avant tous les autres, alors même qu'elle était encore en Egypte ; et aussi le dernier parce qu'elle l'a voulu posthume, afin de dire des choses qu'elle n'avait jamais dites auparavant, par pudeur naturellement, mais aussi par souci de rester libre. Ce livre est avant tout une quête de vérité. Sœur Emmanuelle y évoque le long cheminement de sa vie au travers des choix qu'elle a faits, des êtres qu'elle a rencontrés, de sa relation intime avec Dieu. Elle a voulu retrouver, selon son expression fétiche, la « nudité » de l'être qu'elle a été, dans ses attentes, ses échecs et ses luttes.
She was born Madeleine Cinquin in Brussels, Belgium, the daughter of a French father and a Belgian mother. Her parents were wealthy lingerie manufacturers. At the age of six she saw her father drown. She was educated at the Sorbonne, earning a degree in philosophy. In 1929, she professed vows and became a Religious Sister in the Congregation of Our Lady of Sion.
In the 1930s, Sister Emmanuelle started teaching at the Notre-Dame de Sion High School in Istanbul, where she lived until the 1960s, with teaching assignments by her congregation of several years in Tunis and Alexandria in between.
In 1971, Sister Emmanuelle witnessed the impoverished conditions of the trash collectors in Cairo, Egypt, and decided to live among them. She remained there until 1993, when she returned to France. It was upon her return that she gained the status of a media sensation in France, as she was well received by audiences and talk-show hosts.
In addition to her charity work, she was known for her unorthodox religious views, including her approval of the use of contraception and of the idea of allowing priests to marry. She was voted one of the most popular people in both France and Belgium, and was compared to Mother Teresa, although she herself regarded the comparison as "ridiculous". In 2003, a French television station broadcast the documentary, Soeur Emmanuelle: An Exceptional Woman. In 2005 she ended in fifth place in the Walloon version of Le plus grand Belge (The Greatest Belgian).
Sister Emmanuelle died on October 20, 2008, in Callian, Var, in France. She died in her sleep from natural causes at the age of 99, less than four weeks from celebrating her 100th birthday.
Les Amis de Soeur Emmanuelle (The Friends of Sister Emmanuelle) is a charitable organization based in Brussels.
Ce livre, une autobiographie, n'a pas été une lecture facile. Il a fini entre mes mains avec plusieurs pages cornées (oui je suis un monstre lol). Je crois que ce que je reproche le plus à ce livre c'est d'avoir voulu tout survoler. J'avais l'impression de plus lire un résumé, objectif et efficace, au point de me sentir écartée de l'expérience de l'Autrice. Beaucoup de fois, je voulais savoir comment. Comment on avait fait appel aux aides, comment on avait réussi à convaincre, comment les fonds réunis pour une telle cause ont abouti, comment les difficultés, matérielles et humaines, les réticences des uns et les peurs des autres, ont elles été concrètement surmontées ? Beaucoup de fois, ces actes passaient pour faciles et simples, comme si on appuyait sur l'effet miracle, alors qu'elles ne l'ont pas été. Les difficultés passaient inaperçues, survolées si rapidement que je n'ai pas eu le temps de me connecter, de sentir la souffrance de tous ces nécessiteux, de développer une sympathie avec leurs conditions. C'était comme zapper d'une chaîne à une autre. L'autrice a voulu tout rapporté que l'impact général en est finalement retombé. J'aurais, d'un point de vue personnel, préféré qu'elle se concentre sur un seul des trois livres intégrés en un, ou un seul aspect, et l'approfondir pour en garantir la force du message.
Je reproche aussi à l'Autrice d'être trop présente, le discours trop centré sur elle. Oui, je suis bien consciente qu'il s'agit là d'une Autobiographie. J'en reste néanmoins insatisfaite. De un, parce que les actions réalisées ne sont jamais l'œuvre d'un seul individu-et plus tard, soeur Emannuelle a visé elle-même son ego et sa vanité. De deux, je pense que le cœur du message de cette femme qui a mené plus d'une bataille contre la pauvreté, dans un idéal de justice et d'amour, est d'inspirer à la même action plutôt que de s'en faire admirer.
Ca pour les critiques. Passons maintenant à ce que j'ai aimé. Ce que j'ai particulièrement apprécié dans cette lecture c'est l'occasion d'avoir pu me mettre dans la peau d'une religieuse. Connaître ses pensées, ses faiblesses, ses doutes, son mode de réflexion, en particulier sa passion pour Dieu qui lui a fait gracieusement abandonner l'idée du mariage. Elle y étale néanmoins son rude combat contre ses passions charnelles, et sa sincérité au sujet de ses faiblesses est admirable. Et malgré tout, elle répond à l'appel de son cœur. Vocare en latin signifie "appeler". "Vocation": se sentir appelé à quelque chose qui vous dépasse, qui fait surgir le meilleur de vous même, vous donne des forces inattendues... Attirance mystérieuse pour ce qui peut, à d'autres, paraître dénué d'intérêt, voire impossible ou même fou, mais vers quoi, fasciné, vous voulez marcher". Notons que ce livre est une œuvre posthume qu'elle a décidé de faire publié après sa mort (par pudeur, par peur de devoir ensuite assumer le regard de l'autre?). Peu importe, décider de se mettre à nue, se montrer vulnérable et laisser le regard de l'autre nous jauger et nous juger, cela demande du courage. Et Soeur Enmanuelle a réussi à abolir le mythe qu'une religieuse est dépourvue de passions et de doutes.
Je garde de cette lecture aussi sa force de caractère et sa détermination, des valeurs qui inspirent. Le pouvoir qu'une minorité peut apporter porte aussi à réflexion. Aucun effort n'est dérisoire lorsqu'il s'agit de faire le bien. Jai été touchée par toute cette puissance de la fraternité entre les hommes, prêts à s'entraider, à porter secours à leurs frères de différentes religions, de différents pays, à répondre à l'appel. Toutes ces oeuvres de charité qui, au lieu de se concentrer sur les différences, voit ce qui unit. Tout cela était grisant.
Je vous laisse avec un petit passage et une prière qui m'ont ému. Car si on le voulait bien, on le pourrait.
À l'affamé appartient le pain que tu gardes, À l'homme nu le manteau que recèlent tes coffres, Au va-nu-pieds la chaussure qui pourrit chez toi, Au miséreux l'argent que tu tient enfoui... Ainsi opprimes-tu autant de gens que tu en pourrais aider.
Donne-moi un cœur Trop large pour ruminer mes peines, Trop noble pour garder rancune, Trop fort pour trembler, Trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit.
Having just arrived back in France to start a new season of life and ready to follow the Lord, I had a lot of ideas boiling inside my head about Jesus's ministry to the poor, about wealth, about sainthood, about obedience, about the struggle with sin, and about God's calling and my desires.
As I was walking the dog on one of the first days back I passed a little book house and thought it would be good to start reading in french again to integrate it back into my everyday life. I shuffled through the book and came across this memoir of Sister Emmanuelle, a Catholic nun who had lived in the poorest "bidonville" communities in Cairo, working hard to minister to the hungry, the sick, and the distressed by building hospitals and schools while doing life with people, Muslim and Christian, who are forgotten, feared and left to rot by others.
Oddly enough, I was familiar with Sister Emmanuelle; I have a distinct memory (which I had forgotten for years and that resurfaced as I read this book) of my childhood where I was in the school playground and someone had announced that she had just died at 99 years of age. I remember as a little 9 year old thinking two things : the first was that it was a shame that she had just missed out on living 100 years. The second was a sentiment of admiration that I felt on hearing what kind of work she had done.
Suffice it to say, I grabbed this book and began reading and I became very quickly aware that this book, this story of her life and her pursuit of Christ through the poor was a gift from God to me. Her faith, her convictions, her sins, her journey were reflections of my own past and present situation as well as teaching and wisdom that I wish to apply for my future. Reading her story felt like a passing on of a torch to a new generation. The Lord used it to strengthen and encourage me as well as instruct and correct certain presuppositions that I had. Sister Emmanuelle is a wonderful example of a person who put on Jesus Christ, who fought the good fight and who finished the race loving her neighbor all the way until the end. But more than that, I learned about God's character in this book, through her work and His faithfulness to her and the people living in the slums. His mystery is vast and infinite, it is a joy and privilege to be able to explore it.
This season is a season of challenges in my life, a season learning to wrestle with myself and learn to obey God. Over are the days of naive faith, this book marks the beginning of a sharpening season. Yet God is perfectly patient and merciful and full of steadfast love for his children and He has used Sister Emmanuelle's life and the life of the people she helped to minister in the desert.
We are not of the same confession and I didn't always agree with some of her views on faith but what is clear is that she lived a life that I want to live. Her life is a testimony to Jesus and his faithfulness. She lived out the good works God prepared for her advance to do purchased by the blood of Christ.
I can't wait to see what God has in store next.
Habakkuk 1:5 "Look among the nations and see, wonder and be astounded. For I am doing a thing in your day that you would not believe if told."
Ouvrage (autobiographie) pour lecteur ayant une culture chrétienne non traditionaliste (pour comprendre le parcours, les motivations, le raisonnement et les supporter :) ) et-mais en option- une certaine culture littéraire (pour comprendre les références littéraires). Cependant le livre est extrêmement facile à lire (même si on ne connaît pas les auteurs référencés), l'auteur racontant son parcours de vie via un certain lot d'anecdotes. Le ton est proche et franc. Avertissement pour les prudes, il y a mention d'une lutte contre la masturbation féminine par l'auteur pendant sa jeunesse, mais sans aller dans les détails. De manière générale, il est surtout question d'actions faisant accoucher son désir intérieur de servir et partager le quotidien des pauvres, et par la même de la recherche du sens de sa religion (catholique), qui mûrit au gré de son éducation, de ses études et des diverses rencontres avec des personnes de différentes cultures, religions, milieux ainsi qu'au cours de ses différentes actions.
j’ai ris, j’ai pleuré, je me suis remise en question sur ma vie et honestly c’est un bouquin à lire parce qu’il fait du bien au cœur on en a besoin pour illuminer nos vies et surtout pour mieux aimer
Soeur Emmanulle est une francaise qui a voué toute sa vie au Dieu et au travail humanitaire , elle s'est déplacée en Grecque , Tunisie et en Egypte afin d'aider les démunis . Elle a habité dans les quartiers les plus pauvres, appris la langue, et fait tout ce qu'elle put faire pour aider les gens.
Cette mémoire est écrite avec beaucoup d'honnêteté , elle a raconté ses échecs abec fierté et ses succès avec humilité.
Ce livre m'a permet d'apprendre mieux la vie des soeurs , comment se débarasser du matérialisme et la joie caché dans l'aide
El libro demuestra como hasta las personas ejemplares sufren nuestras debilidades comunes, y cómo actúa siempre el amor de Dios en toda vida, caundo se entrega a Él. Otra enseñanza fundamental:La importancia del amor y la acción, la fe y las obras, para ayudar a disminuir el sufrimiento humano.