Le récit en petites touches réalistes de l’enfance pauvre au XIXe siècle de l’une des grandes figures de la littérature dite prolétarienne.« Quand c’est pour le plaisir, ce sont toujoursles déguenillés que l’on rosse. » Neel Doff Entre Amsterdam et Bruxelles, la petite Keetje raconte le quotidien d’une famille pauvre de neuf enfants. Dans ce conte cruel, digne de ceux des frères Grimm ou de Perrault, aucun prince charmant ne vient lui demander sa main – c’est plutôt la prostitution qui l’attend. Pas de monde enchanté chez Neel Doff, mais un récit par petites touches réalistes de son enfance, qui se transforme au fil des pages en peinture de la misère au XIXe siècle. Elle nous fait sentir, dans un style dépouillé mais doté d’une grande puissance d’évocation, sa détresse quotidienne, ainsi que les rares moments de bonheur partagés avec les siens. On a parfois comparé ses écrits à ceux de Zola, qu’elle jugeait pourtant trop « inventés » et « superficiels » pour décrire avec justesse le vécu du peuple. Sans doute qu’éprouver la misère au plus profond de soi est une condition nécessaire pour créer une oeuvre aussi forte que la sienne ? Après avoir manqué de justesse le Goncourt en 1911 avec ce premier livre, Neel Doff, l’une des premières femme à avoir été en lice pour ce prestigieux prix, n’aura de cesse, le restant de son existence, de témoigner de ses malheurs d’enfant pour en préserver ses semblables.
Neel Doff was the pen name of Cornelia Hubertina Doff. She died in Elsene, Belgium. In spite of her Dutch origin, she wrote in French and her work is therefore seen as part of French literature.
“Estas escenas, de las que salíamos generalmente maltrechos además de humillados, eran sin excepción consecuencia de nuestra pobreza, porque, cuando se inflingen por placer, son siempre los harapientos quienes reciben los palos”. . Neel Doff, con quien se estrena la nueva editorial Firmamento, fue comparada con Zola por su crudo naturalismo, lo que ella rechazó porque el escritor francés no había vivido la pobreza extrema y la denigración que ella sufrió en los Países Bajos de finales del siglo XIX. Novela de formación de una niña obligada a trabajar, robar o prostituirse, la cita anterior casi abre el relato, y me parece una estupenda descripción de la “polarización” cuando se llamaba lucha de clases. Del Ámsterdam calvinista, donde sufre un infierno en vida, pasa al Bruselas industrial y entre medias sobrevive gracias a la picaresca pero sobre todo gracias a la inteligencia. Lectora voraz desde muy pequeña me asombra el detalle con el que luego describe la vida una vez que ya se ha convertido en escritora o cómo inserta referencias de su momento, como la noticia de los asesinatos de Jean-Baptiste Troppmann en París, ejecutado después matar y descuartizar al cómplice de una falsificación que pretendía cometer, a su mujer y a media docena de sus hijos. La historia viene a ser una concentración de toda la violencia que el sistema social del capitalismo de entonces ejercía sobre los pobres. El asesino, un psicópata contemporáneo avant la lettre, tuvo a su Truman Capote particular en Iván Turgueniev, que asistió a su ejecución y escribió un breve texto denunciando el absurdo de la pena de muerte. La sociedad eliminando a los mismos criminales que producía.
Que livro tão triste, tão perturbador. É o relato da própria autora sobre a sua infância e adolescência completamente miseráveis, pautadas pela fome, falta de condições de higiene e, mais tarde, prostituição. A dor da pobreza e o estigma social provocado dentro da sociedade holandesa e, posteriormente, da sociedade belga, são temas muito abordados. A vergonha de ser pobre, de pedir auxílio... Uma família que vive cheia de nada, mas que tem cada vez mais filhos, nove no total. Não se consegue arranjar trabalho, não é possível pagar a renda, uma vida a fugir de credores, as crianças a mudar constantemente de escola ou a deixar simplesmente de a frequentar. A sensação sempre presente de não se pertencer a lado algum, de não se ser aceite por ninguém. As crianças precisam de crescer depressa para enfrentar as cruzes da vida e de trabalhar arduamente para trazerem alguma, pouca, ajuda para casa. Este é um livro que nos puxa pela empatia, pela vontade de abraçar todos os que precisam e poder dizer "está tudo bem". Um livro muito velhinho, meio perdido nas prateleiras da estante cá de casa, publicado em Portugal no ano de 1975. Faz-me lembrar imenso "As Cinzas de Angela" que já li há anos e que também adorei.
Un superbe ouvrage où l’autrice décrit la vie dans la misère d’une manière si juste, qu’il est impossible de croire que ce n’est pas autobiographique. L’écriture est pittoresque sans jamais tomber dans le pathétique, les mots sont justes bien que durs, ils sont tranchants mais vrais. 43 petits anecdotes de vie qui retracent l’enfance de l’autrice jusqu’à l’âge adulte, contées des années après, quand elle a changé de classe sociale, de pays, de langue. Un roman épatant, surtout quand on sait que Neel l’a rédigé en français, et non dans sa langue natale néerlandaise. Je recommande ce livre qui fut lauréat du prix Goncourt et qui, selon moi, aurait du l’emporter. J’ai découvert une nouvelle écrivaine d’une littérature que je connais peu et j’ai hâte de me plonger dans d’autres de ses œuvres.
Neel Doff (1858-1942) est une auteure néerlandaise d'expression française. Troisième d'une famille de neuf enfants, elle suit ses parents dans leurs déplacements successifs (Amsterdam, Anvers, Bruxelles...) et connaît l'extrême pauvreté. Elle en sort en posant pour des peintres et sculpteurs connus impressionnés par son intelligence et sa culture malgré ses origines miséreuses. À Bruxelles, elle s’engage aux côtés des ouvriers et des pauvres. Elle se marie avec Fernand Brouez, éditeur en chef de La Société nouvelle. Veuve, elle rencontre l'avocat et militant socialiste Georges Sérigiers qu'elle épouse en 1901. À Anvers elle écrit directement en français son premier livre, autobiographique, Jours de famine et de détresse. Elle y raconte en petites scènes, ses souvenirs de fillette aux prises avec la misère, les humiliations, les agressions. Qui finira par devoir se prostituer pour nourrir ses parents, frères et sœurs. C’est la réalité toute crue, pleine de force, d’espoir et désespoir, le plus souvent insoutenable. Le langage est pittoresque, mêlé de mots familiers, simple en apparence, attachant et intelligent. Elle a été comparée à Zola, paraît-il. Alors ça m’énerve! Pourquoi, encore une fois, une auteure telle que Neel Doff n’était pas dans mes manuels scolaires? Pourquoi? Parce que, que je sache, Zola a décrit la misère en observateur sorti d’un bon lycée pour garçons bien bourgeois. Alors que Neel l’a vécue, elle, et doublement en tant que fille! Et quelle force elle a eu, de s’en sortir, d’avoir lu les affiches de journaux collées sur les murs les longues années où elle n’était pas scolarisée, pour ne pas laisser son cerveau en friche. Ah, Zola! Ta renommée est due, certes à ton talent, mais ô combien à notre société patriarcale qui t’a mis en avant et nous a caché Neel Doff.
Keetje Oldema es una niña holandesa que vive en la más absoluta miseria con su familia de 9 hermanos y sus padres. A finales del siglo XIX se trasladan a Ámsterdam movidos por el entusiasmo del padre de encontrar en la capital una vida mejor, pero al contrario de lo que pensaban, se encuentran con más hambre y miseria. El libro, que contiene momentos autobiográficos de la autora, demuestra el dolor y la desdicha de ser pobre y todo lo que hay que hacer para comer un poco de pan. Un relato triste y realista cuyo capítulo final te destroza de una manera que hace que no quieras volver a quejarte de tu propia vida.
En esta breve historia encontramos dolor, miseria y hambre. Como bien dice el título, una niña desde su más absoluta juventud nos narra como es vivir entre la más absoluta pobreza, el dolor que provoca el hambre y, sobre todo, ver a sus hermanos y a sus propios padres enfermos por no poder comer. Es una historia que provoca un sentimiento amargo pero que a la vez nos enseña que todos los problemas que muchas veces creemos graves no son nada comparados con rogar y hacer visitas por un trozo de pan.
Keetje es una niña fuerte e intentará durante toda la obra hacer lo que puede para liberarse de la situación, hasta que llegamos al desenlace y leemos ese final tan arrebatador que es como una bofetada en la cara que nos dice que sí, que a veces, las mujeres no lo escogen.
Una familia excluida por vivir entre el hambre y entre los piojos que te harán abrir los ojos hacia los problemas de la sociedad y que bien podría estar escrito en los tiempos que corremos.
"El hambre es silenciosa y, si tú también saber mantenerte callada, se limita a destruirte suavemente."
Interessante en leerzame beschrijving van een jeugd in bittere armoede in o.a. Amsterdam in de tweede helft van de 19e eeuw, die uiteindelijk leidt tot een leven in de prostitutie. Neel Doff vertelt in 'Dagen van honger en ellende' het vroegste begin van haar eigen levensverhaal. Er verschenen ook nog twee vervolgdelen. Hoewel dit boek minder bekend is, is de naam van de hoofdpersoon, 'Keetje Tippel', (in dit boek overigens nog niet zo genoemd), dat wel. Dit omdat het levensverhaal van Doff in 1975 is verfilmd door Paul Verhoeven.
Overigens lukte het Doff later uit haar erbarmelijke omstandigheden te ontsnappen. Zij begon haar ervaringen vanaf 1909 op te schrijven.
El escritor y periodista Guillermo Busutil, Premio Nacional de Periodismo Cultural, recomienda este libro en El Ojo de Gutenberg, un espacio personal en nuestro canal de Youtube.
Une entrée dans la Belgique et la Hollande des années 1870, ainsi qu'une autofiction populiste avec en son coeur l'arrivée à l'âge adulte d'une femme qui a été de la misère la plus sombre à presque gagner le Goncourt. Dans un style accessible et direct, Neel Doff nous mène le long des canaux d'Amsterdam dans un voyage temporel et social.
Cornelia Hubertina Doff, más conocida como Neel Doff, es una escritora neerlandesa de finales del siglo XIX que, hasta el momento y por motivos sociales más que conocidos, ha sido mantenida en las sombras durante años.
Con una decena de títulos escritos y publicados sólo uno de ellos se puede conseguir actualmente en lengua castellana y se trata de la presente edición publicada recientemente por Firmamento.
Esta autora fue muy reconocida en sus tiempos, no solo por su obra sino por su singular biografía.
Tercera hija de nueve, Neel vivió épocas de mucha hambruna y tuvo que desplazarse por gran parte de Bélgica, junto a su familia, huyendo de las deudas. Salió adelante convirtiéndose en modelo para pintores de la talla de Fèlicien Rops o James Ensor y se convirtió en una abanderada de la causa obrera. Su pasión por las letras la llevó a poner todo su empeño por formarse y escribir sus vivencias a modo de relato.
Su obra más conocida es la llamada "Trilogía del hambre" formada por "Días de hambre y miseria", "Keetje" y "La chica de los recados", título de próxima aparición de la editorial. Esta trilogía fue adaptada al cine en 1975 bajo el nombre de "Keetje Tippel".
La trilogía del hambre está compuesta por una serie de obras cortas que relatan de forma autobiográfica la vida de Neel desde su infancia hasta su madurez.
En "Días de hambre y miseria" podemos adentrarnos en este ámbito familiar en la Holanda del siglo XIX y seguir las desventuras de la pequeña Neel, bautizada en el libro con el nombre de Keetje, hasta llegar a su adolescencia.
Narrado en primera persona, Neel deja patente su gran talento literario a través de una narrativa exquisita, fluida y envolvente. Sus descripciones son espectaculares y muy reales creando una atmósfera confesional que consigue traspasar las letras y conectar íntimamente con el lector.
La novela se caracteriza por capítulos cortos llenos de saltos temporales impresos de retazos de anécdotas, historias y momentos familiares vividos. A pesar de esta independencia de contenidos, la trama mantiene una estructura lineal que permite seguir la vida de Neel con facilidad. Gracias a esto la lectura se hace ágil y sencilla.
Impresiona la capacidad de la autora para transmitir tanto sentimiento con tan pocas palabras reflejando a la perfección la vida del proletariado, la posición social de la mujer o la dificultad de sobrevivir para las familias numerosas en una época de revueltas sociales y necesidades.
El modo en que Neel relata su vida es admirable. No cae en el sentimentalismo ni en las lamentaciones, al contrario, asume su condición y le hace frente con coraje, contemplándolo como el estilo de vida que le ha tocado llevar.
Antes de iniciarse con la obra, el lector debe de tener en cuenta que nos encontramos ante un relato desgarrador, en donde la miseria, el drama y la tragedia son un continuo, sin embargo, el enfoque que le da la propia autora consigue no dejarse llevar por el pesimismo, sino que en contraposición le da un aire esperanzador y de superación.
A lo largo del libro, la protagonista, no hace una presentación de sí misma de forma interna o profunda, sino que más bien plasma los valores por los que se regía a través de escenas y momentos que le acontecen en su día a día. De este modo, se ve cómo la humildad y la honradez que dirigen su moral se van doblegando ante la necesidad y la llevan a enfrentarse a difíciles decisiones entre la supervivencia y la dignidad. Así mismo, constata las relaciones existentes entre los miembros de su familia, la difícil situación de sus padres, la obligación emocional con los hermanos o el deber para consigo misma, entre otros.
Son diez los años que abarca este breve, pero intenso, relato lleno de escenas costumbristas narradas con soltura, belleza y dedicación.
Personalmente he de admitir que me ha encantado. Si bien en un principio no tenía grandes expectativas, durante su lectura fue haciendo mella en mí convirtiéndose en una de mis mejores lecturas en lo que va de año.
Al finalizar sentí que se me rompía el corazón creándome la necesidad de seguir conociendo la vida de Neel Doff hasta el punto de desear con ansiedad la segunda parte que en un principio la editorial publicará pronto.
Sin duda, "Días de hambre y miseria" es un libro de memorias ficcionadas con el que su autora no solo quiso dar a conocer la precariedad y la injusticia de su tiempo a través de anécdotas y desgarradoras escenas de la cotidianidad, sino que además, permite reflexionar sobre la vida, llorar, sonreír y frustrarte a partes iguales dándonos una lección sobre el valor de la familia y la capacidad de resiliencia del ser humano.
L'autrice revient sur sa petite enfance, lors de la seconde moitié XIXe siècle, entre Amsterdam et Bruxelles ; une vision au ras des pavés, à la recherche d'une véracité crue, émergeant de ses souvenirs, et des traumas que l'on devine.
Pas de misérabilisme ni d'héroïsation du miséreux, mais une approche comme documentaire qui donne à voir la réalité du quotidien et de la condition de tant de familles pauvres de l'époque. Le ton y est tour à tour espiègle, tendre, abattu. Le regard sur sa condition humaine est vif, et la dignité toujours portée en étendard.
Un grand texte cathartique pour son autrice que tout.e amateur.rice de littérature prolétaire se doit d'avoir lu.