Soizic, vingt-deux ans, monte à Paris sur un coup de tête pour fuir une jeunesse sans perspectives. Elle se jette dans une ville où personne ne l’attend, vit de jour comme de nuit, découvre la débrouille, la violence et la beauté de la capitale. Un peu par hasard, elle devient bouquiniste sur les quais de Seine. Entre les livres, les bibliophiles et les touristes, au milieu des passants et des égarés, elle tourne la page de l’enfance et se construit une nouvelle vie. Mais pour vraiment y parvenir, inventer sa liberté et son monde, elle devra se confronter à un passé qui s’est fait sans elle et retrouver une mère qui l’a abandonnée.
Une histoire déchirante et pourtant écrite avec humour et beaucoup de délicatesse. Que dire de ce livre qui m'a particulièrement touché, une ode à tous ceux en mal de mère et en quête de réponses, d'identité et de bonheur. Le style est fluide, poétique, trivial parfois, c'est toute une vie que Camille Goudeau écrit dans ce roman avec un souffle magique.
j'ai eu du mal à cerner les personnages, et l'histoire n'était pas assez poussée pour moi :( j'aurais voulu en savoir plus, comprendre plus, et m'assoir sur les bord de la seine avec elle, ne pas faire que passer sur la quai sans regarder les livres...
Le chat éraflé principal, c'est Soizic qui va fuir sa Touraine natale et ses grands parents alcoolos pour monter à la capitale où peut-être, elle retrouvera la trace de sa mère qui l'avait abandonnée enfant. Difficile pour elle de trouver sa place avec ses éraflures. Ses bases sont vraiment bancales et elle a moins de facilité que les chats pour rebondir sur ses pattes. L'atmosphère est un peu tristoune mais l'écriture est dynamique et moderne. Par contre, j'ai beaucoup aimé découvrir le monde des bouquinistes. C'était très intéressant.
3.5/5 ••• ROMAN COURT ••• La semaine dernière je vous parlais lecture de pavés, mais lisez-vous des romans courts ? • C'est assez rare chez moi, j'ai toujours peur d'être déçue, que ce ne soit pas assez consistant et je lis principalement des romans que je qualifierais de "moyen" en terme de nombre de pages. Pourtant j'ai fait une exception pour "Les chats éraflés" de Camille Goudeau, d'abord attirée par le titre et la couverture (j'ai une passion pour les Folio). Le résumé qui me promettait de flâner sur les quais de Seine au milieu des bouquinistes. • Alors j'ai eu les quais de Seine, j'ai eu les bouquinistes mais je n'ai que peu flâner. Ce roman est sombre, bien plus sombre que je ne le pensais. Il est amer comme la si bien dit @emjydingleybell dans un commentaire. Les personnages sont écorchés vifs par la vie, ils sont abîmés par ce qu'ils ont vécu, par ce qu'ils vivent. Et pourtant, on s'attache à eux, surtout à l'héroïne Soizic que j'ai eu envie de secouer plus d'une fois. • Mère absente, père inconnu, grands-parents alcooliques, rien ne lui a été épargné. Elle décide sur un coup de tête de quitter ses grand-parents et de partir pour Paris où elle trouvera bien un travail. Elle trouve une chambre dans un hôtel, un travail qu'elle abandonne vite avant de devenir bouquiniste pour remplacer un cousin qu'elle rencontre pour la première fois. Et voilà sa mère qui réapparaît, pas forcément pour le meilleur. • Je ne sais pas si je le relirai un jour mais je suis heureuse d'avoir craqué et d'avoir lu ce livre qui m'a sorti de ma zone de confort. Il était peut-être un peu trop sombre pour moi et pourtant j'ai été entraînée par la plume de l'auteure, incapable de le lâcher jusqu'aux dernières pages. Tout sonne vrai dans cette histoire, authentique. Pas d'artifice, pas de mensonge. Et la découverte du métier de bouquiniste est passionnante, je regrette de ne pas m'y être rendu plus souvent quand je vivais en région parisienne ! • Un livre court mais percutant, foisonnant et dense. Intense en émotions. Des tranches de vie. Des personnages authentiques et attachants malgré eux. Un métier fascinant au coeur du roman. Plein de bonnes raisons de le découvrir non ?
La vie est une longue Seine bordée de bouquinistes
Une plongée dans le quotidien des bouquinistes des quais de Seine, du Paris de Château Rouge, des pensées mutines et sombres de Soizic, 22ans, qui jongle tant bien que mal entre ses troubles du comportement alimentaire, son penchant héréditaire pour l’alcool, ses envies bancales, son avenir incertain et son malaise social. Pas de trame principale à ce roman, tout ce qui arrive a Soizic est l’objet d’une narration, tout est traité de la même façon. Sa mère absente, son cousin crado, ses galères financières, ses grands-parents ivres, son hôtel miteux, ses troubles alimentaires, elle vit avec. Et on lit avec.
Alors, le livre aborde des sujets plutôt pas drôles, toujours dédramatisés voire banalisés par le ton de la narratrice qui vit chaque jour avec ses soucis. Et c’est volontaire, après tout, même si l’on parle d’alcool, de TCA, d’abandon, pourquoi en faire tout un plat, quand ne connaît que ça.
Le livre se lit d’une traite, se joue dans un univers que l’on prend plaisir à découvrir, celui des bouquinistes, avec les personnages imparfaits, sales, mais attachants, comme des chats éraflés ?
Soizic vit chez ses grands-parents sans vraiment connaître l’histoire de son enfance ni pourquoi sa mère, toujours vivante, n’a pas voulu d’elle. Personne n’en parle. Mais les grands-parents sont alcooliques, l’ambiance n’est pas folichonne, il est temps pour elle de prendre son envol et de trouver un job à la capitale. Mais Paris n’est pas l’eldorado que l’on croit quand on n’a pas le sou. Soizic deviendra donc bouquiniste sur les quais de Seine pour son cousin retrouvé là, tout en circulant de plan cul foireux en chambre de bonne miteuse. Le chemin vers l’âge adulte ?
Il n’est point question de chats dans ce roman, n’en déplaise au titre, qui renvoie sans doute à cette jeunesse cabossée qui grandit dans la débrouille sur des piliers fragiles.
On y visite un Paris tantôt touristique tantôt populaire où il se vend plus de tours Eiffel chinoises en plastique que de Proust en édition originale, les unes côtoyant l’autre dans ces grandes boîtes vertes de bord de Seine.
Il y a quelque chose d’attachant dans la plume de Camille Goudeau ; sans être un coup de cœur, c’est un premier roman français qui se lit volontiers, avec un brin de tendresse dans l’œil car Soizic se bat malgré son mal-être, ses troubles alimentaires et son orgueil, et grandir pour elle nécessitera peut-être de mettre de l’eau dans le vin de ses convictions. Le chat lèche ses plaies, à défaut de larmes.
I read this book for my newly joined French reading club, so it wasn't my choice. Apparently, the theme for this year is books about jobs, which I really like and make personal connections to. The job is not linked to cats, despite the title, but to those booksellers who have their stands by the river Seine, in Paris, who are not just the typical second-hand bookseller. Somehow, it is quite interesting as a topic. But the story is just a bit dull. A coming-of-age novel about a girl who grew up in a very dysfunctional family, and who, keeping up with that dysfunctionality, ends up selling dodgy books and plastic Eiffel Tower replicas to tourists. The writing is OK, but it took too many pages for a story with no-so-nice characters: the reading moved to and fro in between annoying and annoyed, with some very beautiful paragraphs here and there.
C’est un livre dans lequel je me suis plongée avec plaisir attendant d’apprendre des choses sur la vie des bouquinistes qui intriguent et attisent la curiosité, et même donnent envie… L’histoire nous offre bien plus que cela. C’est avant tout une quête sur son identité, sa construction dans une famille abîmée. Il est aussi question de trouver sa place, interroger ce qu’on veut faire, se laisser porter ou/et prendre les choses en main, … Soïzic traîne ses démons dans Paris et tente de s’en sortir, mais se retrouve régulièrement aspirée par ses angoisses et ses doutes, … parfois irritante, mais plutôt attachante. Je l’ai suivie avec plaisir (je le dis encore) dans son labyrinthe dans laquelle le texte nous entraîne et nous donne envie d’avancer.
"Soizic, vingt-deux ans, monte à Paris sur un coup de tête pour fuir une jeunesse sans perspectives. Elle se jette dans une ville où personne ne l’attend, vit de jour comme de nuit, découvre la débrouille, la violence et la beauté de la capitale. Un peu par hasard, elle devient bouquiniste sur les quais de Seine. Entre les livres, les bibliophiles et les touristes, au milieu des passants et des égarés, elle tourne la page de l’enfance et se construit une nouvelle vie. Mais pour vraiment y parvenir, inventer sa liberté et son monde, elle devra se confronter à un passé qui s’est fait sans elle et retrouver une mère qui l’a abandonnée. "
Écriture bien simple, peu de mots qui en disent beaucoup. On s’y retrouve dans le personnage de jeune adulte en quête d’une vie meilleure qu’est Soizic. C’est une lecture légère que j’ai eu la chance de faire lors d’un voyage à Paris, histoire de me sentir comme le personnage principal de l’histoire. Beaucoup de plaisir à lire au Jardin du Luxembourg ou devant la tour Eiffel! Lecture rapide et efficace, même si ça m’aura pris quelques temps lire ce bouquin.
Soïzic a du mal à grandir, à partir… elle n’a pas d’amis, vit avec ses grands-parents Enfin elle décide de partir à Paris retrouver un cousin qu’elle ne connaît pas. Elle découvre la vie de bouquiniste, la difficulté des relations humaines Pour un premier roman c’est plutôt réussi, même si on certains passages à la fin sont un peu bâclés
J'ai beaucoup aimé ce livre. On s'attache à ce personnage de Soizic, qui malgré sa jeunesse est bien écorchée par la vie et le poids familial. On la suit à Paris avec ses galères et la rudesse de la capitale. Et puis, on découvre avec elle la vie des bouquinistes à Paris. Un très beau premier roman.
Ce livre est d’une sincérité rare, avec des mots justes pour décrire des émotions complexes. On lit ce livre très vite, on rit même aussi. J’ai en revanche eu du mal à m’attacher à la personnage principale, ne comprenant pas toujours ses choix. L’ambiance générale reste quand même morose, peut-être qu’un peu d’optimisme aurait été adéquat. Une fin qui m’aura aussi laissée sur ma faim.
4/5 Un roman drôle avec un ton original. Des personnages chiants et aussi attachants. Un roman d'apprentissage (coucou Illusions perdues !) avec une fin pleine d'espoir. Oui c'est pas que fun, c'est aussi un peu triste, mais le genre qui est nécessaire pour avoir une boule dans la gorge avant d'éclater de rire à la ligne suivante.
Plutôt feel good comme bouquin, ça part sur des bases tristounes pour le personnage (grands-parents alcooliques, mère absente, solitude et déménagement à Paris) mais ça se lit facilement. C'était pas mal, je le relirai pas non plus mais j'ai bien aimé découvrir les bouquinistes. Aucun rapport avec quelconque chat, je cherche encore la signification du titre
Phrases courtes , mots percutants bref un style efficace et agréable pour nous faire partager un moment de la vie quelque peu déjantée de SOIZIC ,jeune fille de 27 ans, échouée par hasard sur le quai des bouquinistes de Paris.
DNF - j’ai arrêté à 47% ; je n’accroche pas à l’histoire, je ne comprends pas où l’on va, le personnage principal et les secondaires ne sont pas attachants et semblent ne prendre que des mauvaises décisions. Pas dans mon mood du moment je pense.
L'histoire pourrait être triste mais elle est traitée plein de sensibilité et d’humour. Un premier roman très bien écrit à ne pas passer à côté. Je le conseille à tous les amateurs de littérature !
The quest of a young women, the battle also against herself and the habits of her family that could also drains her. Beautiful and lonely, sometimes miserable and sad, written with such poetry.
Un vrai page-turner, une intrigue saisissante et poignante autour de la destinée de la jeune Soïzic à la conquête de Paris, d’elle-même. Une réussite pour ce premier roman !
C’était bizarre. Parfois j’ai bien aimé sa plume et parfois non. Ça n’empêche que c’est drôle et triste à la fois, un petit roman tout de même sympa à lire !
Ce n'était pas le livre le plus interessant ou attirant. Je l'ai lu, mais seulement parce que j'ai l'habitude de lire chaque jour. C'était quand même un roman tranquille. Je n'avais pas le fort désir de le lire, mais je n'ai jamais pensé non plus à l'abandonner.
J'ai bien aimé l'idée du livre. Une femme, qui devient bouquiniste à Paris, fuit sa vie pour faire face aux problèmes de créer sa propre vie et du fait que sa mère ne l'a jamais connue.
Malheureusement, il n'y avait pas de chats dans le livre. En fait, je ne sais pas pourquoi il a ce titre.