« Dans la nuit du 14 au 15 avril sont tragiquement décédés Myriam Labonté et Antoine Dubois... » Mes parents sont morts. Leur départ inattendu me frappe de plein fouet et je n’arrive pas à m'y faire. Pourtant, je n'aurai pas le choix. Je dois me montrer fort, ne serait-ce que pour mes petites sœurs. « Ils laissent dans le deuil... » Le deuil. C’est quoi, au juste? C'est moi qui pleure constamment? C'est Océane qui devient agressive? C'est Coralie qui ne prononce plus un mot? C'est tous ces gens qui débarquent dans notre vie en croyant avoir le droit de nous dire quoi faire? Mes parents sont morts, d’accord, mais moi, je suis toujours là. Et il est hors de question que je permette à quiconque de nous envoyer dans des familles d'accueil différentes. Je ferai l’impossible pour que nous nous en sortions… sans eux. À la suite d’un événement perturbant, comme une rupture ou la mort d’un être cher, on vit un deuil. Bien que largement étudiées, les réactions à cet état demeurent imprévisibles et variées, surtout chez les enfants et les adolescents. Si le temps reste le meilleur remède, parfois il ne suffit pas, et une aide professionnelle est nécessaire.
Quelle histoire touchante, poignante et émouvante! Émilie a une façon de rendre les familles si réelles, si attachantes! Le sujet est lourd et terriblement triste, mais il est traité avec tant de justesse et un brin d’humour toujours bien dosé. Je suis une très grande admiratrice de cette (ancienne) collègue qui vient de publier, à mon humble avis, son meilleur roman. Je me suis tellement prise d’affection pour Maxime et les jumelles, un peu comme je l’ai fait avec Oh boy! (un autre coup de coeur qui aborde le même thème). Je m’imaginais la même situation avec mes propres enfants et j’avais juste envie de les serrer fort dans mes bras. J’ai adoré comment on passe au travers du processus émotif du deuil, mais aussi du côté plus « paperasse » de l’affaire! Vraiment un autre méga giga coup de coeur! C’est à lire absolument!!!
ouf! cette lecture, elle en brasse des émotions, elle est renversante et absolument touchante, triste et percutante. c’est le deuil, c’est de tout perdre en une fraction de seconde, c’est l’imprévu et l’inconnu. je me suis tellement attachée rapidement à Maxime, Océane et Coralie que j’ai encore le cœur gros que cette histoire soit terminée. bien qu’elle se finisse justement bien. les Tabou, se sont de grandes grandes histoires à découvrir!
J'ai eu un gros coup de coeur pour ce roman qui m'a fait pleurer et vivre des émotions fortes. Emilie a réussi à me faire adorer les personnages et surtout, la famille Dubois.
Un énorme coup de cœur pour ce roman. J’ai pleuré du début à la fin. C’est touchant et bouleversant de voir à quel point la vie peut basculé du jour au lendemain et chambouler la vie de tous.
Peut importe notre âge, nos parents restent notre port d’attache. Imaginer les perdre en même temps... ouf ! En même temps, en tant que maman, je pense à mon fils qui pourrait vivre ça et, ça me met à l’envers... bref un roman qui nous force à vivre la vie sans regret et à croquer dedans à pleines dents.
Je vous conseil fortement de lire ce with chef-d’œuvre de Emilie Turgeon. (Ne pas oublier la boîte de mouchoir, vous allez en avoir besoin...)
Extrait : « Je ne trouve aucun reproche, aucun défaut à dire sur ce roman. J'ai tout aimé de celui-ci, allant des personnages aux différentes façons d'interprétation du deuil. Car ici, l'auteure ne se contente pas de nous en montrer qu'une facette ; elle nous montre les diverses façons que les gens peuvent réagir. Certains vont se renfermer comme la petite Coralie, certains vont devenir agressifs comme la petite Océane, certains voudront porter le poids de tout le monde sur ses épaules comme Maxime, d'autres se sentiront démunis comme Sonia tandis que certains chercheront simplement à aider comme ils le peuvent comme le font Mila et Jean-Marc. Cette vision des différentes façons d'accepter la perte d'un être cher est ce qui m'a le plus marqué dans ce roman. Par ce choix, l'auteure nous montrait qu'il n'y avait pas qu'une seule façon d'agir ou d'être. Le deuil se vit comme on le ressent, « point final ». »
D’abord, je tiens à signaler que je m’excuse et me sens vraiment mal de donner un 2/5 à ce Tabou. Certes, il comprend un sujet précieux, bouleversant, mais j’ai dû me forcer à le finir. Le style d’écriture ne « m’accrochait pas ». J’ai dû lire ce Tabou par bribes, en presque 1 an. Et ce n’est pas mon genre de laisser une critique surtout négative, mais je ne pouvais simplement pas noter Sans eux sans explication…
Je précise que je n’ai rien contre l’auteure et ses autres œuvres. Emilie Turgeon a bien du talent. Je veux qu’elle continue d’écrire. J’ai aimé ses autres Tabou et je lirai ses prochains avec joie. Même chose avec ses autres romans.
Seulement, dans ce Tabou, l’écriture m’est apparue… neutre. Simple. Oui, j’ai versé des larmes, oui, j’ai été touchée à quelques endroits, pourtant j’ai trouvé que le narrateur était trop froid pour une si grande perte. La sensibilité de Maxime paraît dans ses actions, mais pas assez puissamment dans son monologue intérieur. Elle était montrée au même titre que celle des jumelles (nous ne la vivions/ressentions pas, nous l’observions). En bref, il manquait fréquemment une touche de profondeur dans ses pensées. Employer un bon nombre de figures de style aurait été judicieux. Cela dit, dans le fond, peut-être que c’était ça, le but du style : montrer que Maxime est « gelé » mentalement, voire engourdi, par le traumatisme qu’est la perte subite de ses deux parents, de sorte que ses émotions ne semblent pas assez intenses. Un peu comme s’il y avait une barrière entre son cerveau et son cœur, comme si son cerveau le protégeait de toute la puissance de sa peine. Si c’était l’effet désiré, alors bravo ! La plume était juste ! Je suis cependant désolée de dire que ce style d’écriture n’était pas pour moi…
En outre, j’ai un autre commentaire négatif à partager et que je n’ai pas utilisé pour noter le livre, mais que je trouve EXTRÊMEMENT important de souligner…
J’ai trouvé ça TRÈS maladroit de la part d’un Tabou de mettre le méga gros préjugé cliché du francophone hors Québec qui parle mal français. C’est un préjugé que tous les francophones hors Québec, surtout les Franco-ontariens, essaient de déconstruire. Et ceux qui pensent qu’il n’y a pas de bon français en dehors du Québec et de la France n’ont jamais eu à se battre jour après jour, année après année, pour avoir le droit de parler leur langue maternelle et de recevoir des services dans celle-ci. Une langue a de multiples accents. C’est désastreux et discriminatoire de lire un personnage né hors Québec parler un français médiocre dans un roman qui se vendra (ou se vend déjà) à des milliers d’exemplaires. Les Tabou ne sont pas juste lus par des Québécois et des Français, tsé !
Oui, Matthew Lebeau est né d’un père québécois et d’une mère torontoise (on ne sait d’ailleurs pas si cette dernière était unilingue anglophone ou Franco-ontarienne bilingue). Oui, sa langue primaire est peut-être l’anglais, mais je l’ai lu comme si ce n’était pas le cas, comme s’il était franco-ontarien, parce qu’il est allé à l’école en français et que son père était francophone (il a dû faire certain que son fils maîtrise sa langue). Oui, Matthew a grandi en Ontario et il vit désormais à New York pour sa profession. Oui, il baigne dans un monde anglophone…, MAIS SONIA AUSSI !!! La tante qui vit à New York avec lui et qui a également fait toute son éducation primaire et secondaire en français ne revient pas à Québec avec un « français cassé », elle ! Cela jette encore plus d’ombre sur les francophones hors Québec, comme si leur français était automatiquement moins bon et plus à risque de déclin. D’ailleurs, pour les intéressés, le français enseigné hors Québec dans des écoles FRANCOPHONES n’est pas du français langue seconde ou du français d’immersion. Les origines de Matthew n’étaient pas une excuse pour massacrer le parler (mauvais accords verbaux et omissions de mots, notamment d’auxiliaires) et la compréhension du français du personnage (il cherche parfois ses mots). D’ailleurs, en ayant fait toute son éducation obligatoire en français et en ayant un père québécois, son français parlé aurait dû être excellent.
Des remarques du genre « c’est toi la cuisine ? » (p. 292) au lieu de « c’est toi qui cuisine ? », puis « en parlant lentement pour lui laisser le temps de comprendre » (p. 316) m’ont fait grincer des dents. À la page 121, l’adverbe « apparemment » n’était pas nécessaire dans le segment « [a]pparemment, ses parents trouvaient que le bilinguisme était une nécessité ». Qui plus est, pourquoi faut-il mentionner qu’il s’exprime « assez bien » (p. 122) en français et non simplement dire qu’il s’exprime « bien » ? Et franchement, quelle sorte de français est-ce que c’est ça : « Pour les enfants, c’est être… hum… plus compliqué… plus abstract, tu comprends ? » (p. 122)
Le personnage de Matthew représente une honte à la francophonie hors Québec. J’ai tellement de famille, de connaissances et d’amis qui pourraient vous prouver le contraire, que les francophones hors Québec parlent bien français et aiment leur langue. Moi, le fucking frog, y compris. Le français des Franco-ontariens n’est pas du franglais et ne ressemble en rien à ce qui est sorti de la bouche de Matthew.
Pour tout dire, lire une personne franco-ontarienne avec un « mauvais français » dans un Tabou… ça me détruit un peu. Ça me fâche. Ça m’insulte. Je ne peux que penser aux ados franco-ontariens et jeunes d’ailleurs hors Québec qui vont lire ça et se sentir jugés, blessés. La collection Tabou me tient à cœur depuis si longtemps par son ouverture d’esprit et sa compréhension d’autrui, mais elle a raté son coup avec ce préjugé. Lors d’une réédition, je conseille fortement de bien faire parler Matthew (pas d’erreur grammaticale, de faute de quoi que ce soit dans ses répliques) en laissant des mentions de l’accent dans la narration (ex. : « il roule ses “r” » sans écrire « parrrrrrler »). Aussi la description « son accent à couper au couteau » (p. 121) était LARGEMENT suffisante pour l’ensemble du livre. En somme, ça aurait été moins pire si Matthew n’avait pas fait son éducation en français.
Voilà. Je suis désolée pour toute cette négativité. Sans eux est quand même un bon livre, un Tabou qui a sa place. Son sujet est bien recherché, mais je n’ai pas aimé comment il a été approché.
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Dès que j'ai mis la main dessus, je savais que je le dévorerais. J'avais raison, je l'ai lu en une journée. J'ai pleuré du début à la fin. Surtout au début.
J'ai adoré Max, le personnage principal. Un vrai ado, mais sensible et brillant. Et son penchant pour le français m'a tout de suite touchée. J'ai aimé l'humanité de Sonia qui se démerdait dans cette situation épouvantable. J'ai aimé Jean-Marc et Mila parce que je suis assurément une Mila. J'ai aimé les jumelles qui avaient une réaction plausible, différente et complémentaire.
J'ai aimé la sensibilité et le brassage d'émotions que ce roman a créé en moi. Un peu moins le fait d'avoir de la misère à lire à cause de mes yeux plein d'eau.
J'essaie de lui trouver un défaut et je n'en trouve pas. Quoique Max est peut-être un peu trop parfait. Je lui aurais donné la permission de casser la gueule de quelqu'un ou de saccager une pièce. Toutefois, ce n'était pas vraiment nécessaire non plus.
J'adore les livres d'Émilie Turgeon! La plume de l'auteure est magnifique. C'est une histoire émouvante. Le seul point négatif est par rapport au personnage Matthew. Il a grandi en Ontario. Son père est francophone puis sa mère est anglophone. Matthew a étudié en français toute sa vie, donc il est bilingue (franco-ontarien). Je suis un peu mélangée. Dans l'histoire, on mentionnait des commentaires comme: "son accent à couper au couteau". Même dans les dialogues, le personnage Matthew faisait plein de fautes de grammaire. Je ne comprends pas pourquoi il était le seul qui ne parlait pas couramment en français? Est-ce que c'est parce qu'il est Ontarien? J'ai rencontré des franco-ontariens qui parlent couramment en français (genre ils s'expriment mieux en français qu'en anglais)... Peut-être parler des différents accents ou de la francophonie hors-québec aurait été plus positif dans l'histoire.
Tellement un beau livre pour aborder le deuil et mieux comprendre. Dans ce livre Maxime est devenu orphelin et essaie de trouver une solution à tout prix pour ne pas être séparé de ses petites sœurs.
L’histoire en général est triste, mais on y voit aussi l’amour entre un frère et ses sœurs, un frère qui veut protéger celles qu’il aime plus que tout, du reste du monde, même s’il s’oublie lui-même.
Je ne peux pas imaginer ce que c’est de devenir orphelin à cet âge, d’un coup, mais ça doit être tellement horrible. Les émotions sont bien décrites dans ce livre, puis comme dans tout les livres de cette collection que j’ai lu, on y voit toujours de l’espoir à la fin.
Ce livre m'a beaucoup touché. Je ne pouvais pas m'arrêter de le lire. J'ai cru ressentir pendant quelques secondes la douleur que pouvait ressentir Maxime lorsque ses parents sont morts et ça m'a fait pleurer. Le deuil est un sujet souvent dur à aborder mais Emilie Turgeon a su en parler avec soin. Elle a montré que tout le monde réagit différemment face à la perte de quelqu'un mais qu'après avoir fait face à la douleur, on finit par passé au travers surtout lorsqu'on est bien entouré. "Sans eux" est maintenant l'un de mes préférés dans la collection tabou.
Mais quelle histoire émouvante! Ça m’a prit plus de temps que prévu à lire le roman car, je ne pensais pas être aussi affectée par le décès de deux personnages fictifs.
L’auteure a su décrire les émotions et les étapes du deuil avec brio. J’ai par contre été laissée sur ma faim!
Que se passe-t-il avec Sonia et son bébé? Est-ce qu’elle et Matthew reviennent réellement au Québec 2 ans plus tard? Gabrielle et Maxime?
Haha! Tant de questions 😂
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En pleine nuit, tu reçois la visite de policiers et ils t'annoncent que des parents sont décédés dans un accident de voiture. Tu te retrouves à élever tes petites sœurs jumelles, qui ne réagissent pas du tout pareil à la suite de ce drame: une ne parle pas du tout, une ne cesse jamais de parler.
Ce roman m'a fait passer par toute sorte d'émotions. Que ce soit de la joie, de la tristesse ou du rire. L'autrice nous a fait plonger dans l'histoire comme si nous étions. Je vous invite à le lire et voir le cheminement de Maxime et la solidarité autour de lui.