Trois mères, une flic et cette question : que mérite celui qui a brisé un enfant ?par l'auteure de Tombent les anges, la révélation du polar 2020« Venez ! Elles sont là ! » La capitaine Silke Valles et son équipe viennent d’investir une maison délabrée sur les hauteurs d’Annecy. Au sous-sol, une des trois fillettes enlevées dix jours auparavant gît, inconsciente, dans une baignoire remplie de glace. Les deux autres sont recroquevillées à côté, terrifiées mais indemnes. Le ravisseur a été abattu dans l’assaut, l’affaire est donc officiellement close. Et pourtant, insidieusement, d’indice en indice, une interrogation fait son chemin dans l’esprit de la capitaine Valles, mais aussi dans celui de Garance, Cora et Blandine, les mères des trois fillettes : et si ça n’était pas fini ?
J’ai d’abord eu un peu de mal à me plonger dans ce roman. L’écriture tait parfois maladroite, tellement que j’ai cru à une mauvaise traduction, mais le roman est bien dans sa langue originale. La structure narrative est très intéressante. Un enlèvement d’enfants, mais on débute l’histoire alors que les enfants sont retrouvées, on se retrouve donc à suivre l’enquêtrice, mais aussi les trois mères qui sont autant dans la tentative de surmonter cette épreuve que dans le désir de résoudre le mystère, voire de se venger. Les personnages étaient bien développés, sans être marquants, mais suffisamment intéressants pour soutenir l’intrigue. Intrigue qui monte en crescendo de façon habile pour nous laisser dans un dénouement, un peu simple, et une finale semi-ouverte. Un thriller efficace qui, malgré quelques maladresses, vaut le détour. Je le recommande.
Dire que ce roman fut une belle surprise est un euphémisme pour une personne ne lisant pas de polar ou thriller à part si ceux-ci sont ésotériques. Ce livre fait partit d’une belle réception de William du Livre de Poche que je remercie. J’apprécie beaucoup ces envois surprises qui me permettent de découvrir des romans que je n’aurais pas lus car hors de ma zone de confort. Un très beau coup de cœur lu en un après-midi car impossible de lâcher cette enquête tellement addictive.
Octobre 2016.
Silke Valles est toujours la dernière à partir du commissariat le soir, quand personne ne vous attend, il est plus facile de se noyer dans le travail ou de faire semblant. Elle l’attend, a suivi son parcours et sait que le moment est venu de replonger dans son passé.
Mars 1998.
Dans une maison sordide, la capitaine Silke Valles et son équipe trouvent les trois fillettes enlevées il y a dix jours. Leur ravisseur tué durant l’assaut, l’affaire est close. Du moins en apparence car au fil de son enquête, Silke s’interroge ainsi que Cora, Blandine et Garance, les mères des victimes. La vie de chacune, leurs couples, leurs maternités est livré au fil des pages… L’auteur donne la parole aux femmes qui doutent, culpabilisent et font face aux pires épreuves de leurs vies. Réunies ensemble par leurs enfants et par ce qu’elles vivent… La douleur de l’enfance de leurs filles à jamais disparues. Passé et présent, réminiscences de leurs vies avant le drame qui brise à jamais leurs familles. Chaque mère échafaude des théories, part à la recherche de la vérité à partir de maigres indices et de présomptions.
Quand celle-ci se dévoile, Garance, Cora et Blandine décident du sort du meurtrier.
Jusqu’où peuvent aller des mères face à l’inimaginable ?
Peut-on accuser des mères de criminelles face au meurtrier et responsable de leurs vies irrémédiablement brisées ?
Je pense avoir apprécié ce roman de par le fait qu’il soit centré et vu par des femmes. Il y a beaucoup de psychologie par exemple l’auteur montre comment les fillettes vont tenter de surmonter ce qu’elles ont subi et vécu, leur relation avec leurs parents. Un récit qui interroge, qui questionne : « Comment reprendre une vie un tant soit peu normale ? Comment cela impacte les familles au quotidien ? ».
L’aspect psychologique de ces quatre mères est écrit de manière précise avec beaucoup de justesse. On ressent de l’empathie pour ces femmes qui voient leurs vies brisées, qui n’ont pas pu protéger leurs enfants, qui culpabilisent, qui veulent une justice quitte à se venger par leurs propres moyens… Silke n’est pas en reste, des zones d’ombre parsèment sa propre histoire qui se dévoile peu à peu.
Quand l’amour dépasse toutes les frontières du bien et du mal !
Des mères prêtes à tout pour faire justice quittes à en payer le prix !
On tourne les pages jusqu’aux ultimes révélations !
Un page-turner puissant et addictif !
Chapitres courts, plume élégante, on a l’impression d’être captif, prisonnier d’une enquête captivante dont on peine à reprendre le souffle. Plus qu’un thriller ou un policier, un récit résolument féminin qui saura capter l’attention de beaucoup de lectrices même celle n’appréciant pas à la base ce genre de romans.
Un excellent thriller qui secoue son lecteur. Trois petites filles arrachées des griffes d’un prédateur. Trois mères prêtes à tout pour leur enfant. Une flic écorchée vive par la vie. Inconditionnelles est une lecture qui vous scotchera à votre canapé jusqu’à son ultime page.
Parce que le seul sentiment qui puisse égaler l’amour que l’on porte à son enfant, c’est la haine que l’on ressent pour son tortionnaire. Et si l’on est certain que celui-ci n’a pas payé le prix, alors tout devient possible à un parent qui veut lui faire régler cette dette.
Le précédent titre de Marlène Charine m’avait énormément plu. Il s’en dégageait déjà ce sentiment d’urgence qui pousse à tourner fébrilement les pages. Ce sentiment a été multiplié par dix avec Inconditionnelles. Exacerbé à l’extrême. Et j’ai adoré ça.
Comment l’auteure parvient-elle à imaginer de telles intrigues ? Comment sa plume peut-elle contenir assez de talent pour nous les faire ressentir jusqu’au plus profond de nous ? Je suppose qu’il y a quantité de réponses possibles à ces questions, mais quelles qu’elles soient, le résultat est là, dans ce terrible et superbe thriller. Aussi ensorcelant que poignant.
Garance, Cora et Blandine, trois mamans radicalement différentes, mais unies par un même sentiment : le besoin de justice pour la chair de leur chair. Romane, Mélie et Sam, trois petites filles, réunies par l’horreur dont seul l’humain est capable. Silke, une femme flic aussi forte que brisée, aussi droite que déboussolée. Et un Marquis insaisissable.
Avec une alternance passé/présent qui cadence parfaitement le roman, l’auteure nous propose un thriller qui va très longtemps faire parler de lui. Ajoutez à cela : - Un rythme excellent, haletant, dès la première page. - Une trame impeccable et implacable. - Des personnages forts, marquants, vibrants. - Et, pour assembler tout cela, une plume brûlante et brillante. Inconditionnelles est un coup de poing dans l’estomac, mais pas seulement. C’est surtout une lente et profonde griffure au cœur et à l’âme, une secousse émotionnelle qui laissera sa marque, immanquablement.
Renversant, bouleversant et addictif : Inconditionnelles est LE thriller à lire !
Résumé : La capitaine Silke Valles vient de réussir un coup de maître. Romane, Mélie et Sam, trois fillettes de huit ans enlevées dix jours plus tôt par un pédophile, ont été délivrées de l'horreur d'un sous-sol infâme. L'une d'entre elles a été retrouvée inconsciente dans une baignoire d'eau glacée, les deux autres sont traumatisées. Qu'ont-elles subi pendant leur séquestration ? Leurs mères, détruites, veulent comprendre ce qui leur est arrivé. Bien que le monstre a été tué pendant l'assaut, elles ne peuvent tourner la page. Et si tous les secrets n'avaient pas été dévoilés ?
Mon avis : J'avais découvert l'année dernière cette autrice avec « Tombent les anges », qui m'avait beaucoup plu. Celui-ci est pour moi encore meilleur ! Silke est spécialisée dans les disparitions, mais elle est hantée par une ancienne enquête et son passé. C'est une femme forte, investie, qui tente de guérir ses blessures. La construction du livre donne également la part belle aux trois mères, très différentes les unes des autres. Garance, dentiste, une femme forte qui semble froide et hautaine au premier abord. Blandine, femme au foyer dévouée et empathique. Et enfin Cora qui est devenue mère avant même d'être devenue adulte, qui s'en sort comme elle peut. Cette dernière m'a particulièrement touchée. J'ai beaucoup aimé ma lecture, qui ne m'a pas laissé un instant de répit, avec ce sentiment d'urgence à tourner les pages. Les personnages n'ont pas pris les chemins qu'on attendait d'eux, ce qui m'a agréablement surprise. Chacun a révélé, au fil de l'intrigue, une personnalité complexe. Jusqu'où peut nous mener l'amour qu'on porte à ses enfants ? Quand le sentiment de vengeance et de haine prend le dessus sur la résilience, il n'y a plus aucune barrière.
J'ai hésité un peu quand est venu le temps d'attribuer une cote à ce récit. Le style d'écriture m'a plu ainsi que les personnages mais c'était un sujet difficile. Âmes sensibles et nouvelles mamans s'abstenir.
Il y eut quelques moments où le comportement du chef de police, Frédéric Delgrande, semblait incohérent. Le changement subit de la relation entre celui-ci et la policière Silke s'expliquait mal. Ceci dit, l'auteure a bien su faire ressortir la douleur et les dilemmes auxquels les mères faisaient face. D'autant plus que la fin me semblait tout à fait appropriée.
Somme toute, un récit fort et haut en émotions. 3,5 étoiles.
J'ai beaucoup aimé ce roman, notamment avec l'alternance entre le point de vue policier et le point de vue des trois mères, qui fait toute l'histoire. Les courts chapitres donnent envie de plus et il est difficile de lâcher les protagonistes, j'ai douté avec elles jusqu'au final qui est grandiose.
I thoroughly enjoyed this novel, particularly the alternating perspectives between the police investigation and the three mothers, which form the core of the story. The short chapters leave you wanting more, and it's difficult to put the protagonists down; I doubted them right along with them until the magnificent finale.
Vraiment très intéressant, ce livre ! Et construction avec différents points de vue, qui se complètent, et qui suivent en fait ce que l’on pensait être l’arrestation, d’un criminel… Arrestation, ou plutôt mort. Mais ce n’est que le début, et c’est ça qui est nouveau ! J’ai vraiment adoré le lire!