" On passe des commandes en ligne, on prend des apéros en ligne, bientôt on fera l'amour en ligne... Avec le Covid, notre société a gagné vingt ans. "
Thierry, restaurateur amiénois.
Il y a ceux qui se prosternent devant le moindre gadget, qui l'élèvent au rang de " Progrès " à majuscule. Et d'autres qui cherchent de nouveaux chemins pour un progrès humain.
Il y a ceux qui rêvent d'un " vaste réseau numérique neural ", de " digitalisation " et de " capteurs " partout. Et d'autres qui redoutent ce futur à la Matrix.
Il y a ceux qui ne laissent pas le choix : " il faut accélérer ", " aller de l'avant ", " il y a une course, et la France risque de prendre du retard ". Et d'autres qui, avant de s'élancer, s'interrogent sur le sens de cette course : où va-t-on ? où veut-on aller ?
Il y a ceux qui célèbrent le Prométhée tout-puissant, porteur du feu et de la technique, même lorsqu'il mène à la catastrophe. Et ceux qui reprennent son flambeau, mais autrement : Prométhée a surtout eu pitié des hommes, il a pris le parti des faibles, lanceur d'alerte contre le Jupiter de l'Olympe ou de l'Élysée.
« Ne comprenez-vous pas que quelque part nous avons fait fausse route ? La termitière humaine est plus riche qu’auparavant, nous disposons de plus de biens et de loisirs et cependant, quelque chose d’essentiel nous manque que nous savons mal définir » Antoine de saint exupery
ca manque un peu de structure, c'est parfois presque naif pour un politique que l'on attend partisan, mais cette fraicheur et ce questionnement sont réconfortants. Et bien vu pour intégrer le "vol" de Promethée.
Première fois que je lis un politicien. Je m’attendais à bien plus d’idéologie. C’était profondément intéressant et d’avantage philosophique que politique. Une critique des avancées technologiques au détriment d’un bien être collectif/ des solidarités.