Nos enfants seraient-ils victimes d’une « épidémie psychique » ? "Troubles du comportement", "troubles de l’attention", "hyperactivité", "dyspraxie", "dyscalculie", "dysorthographie", etc. Que signifie cette frénésie du diagnostic ? Deux cliniciens tirent le signal d'alarme et proposent une approche plus écologique : "Changeons les relations, pas les enfants !"
C’est une lecture intéressante pour les professionnels travaillant avec les enfants, les adolescents et les parents. L’ouvrage propose une vision particulière, qui s’écarte des normes actuelles plaçant le diagnostic au centre. J’ai apprécié la remise en question autour des diagnostics, des difficultés des enfants et de la tendance au surdiagnostic, même si certains positionnements m’ont semblé un peu extrêmes, au point que le diagnostic semble ne plus exister. Je rejoins néanmoins l’idée d’une inflation diagnostique, tout en restant persuadée que le diagnostic peut être réel, pertinent et utile quand il est bien contextualisé. La deuxième partie, consacrée à des cas cliniques, est particulièrement riche : elle propose des exemples de pistes avec une vision à 180° que j’ai beaucoup appréciée. Une formation Palo Alto est nécessaire pour réellement la mettre en pratique. Je conseille cette lecture, à condition de la lire en restant critique et être prêt à ouvrir son esprit.