Pékin 2050 : les téléphones, les ordinateurs, Internet ont été remplacés par une nouvelle technologie qui permet aux humains de se connecter directement dans une « Communauté de Conscience » grâce à une puce implantée dans le cerveau. A la tête de ce bouleversement des rapports humains, une entreprise : Empire & Culture, et un homme, qu’on appelle l’Empereur. Ce matin-là, une information de niveau rouge tourne en boucle dans le flux des nouvelles : l’écrivain Yuwen Wanghu, tout juste nommé prix Nobel de littérature, s’est suicidé. Intrigué par les mystères entourant cette mort, son ami Li Pulei se lance dans une enquête. Mais quel rôle Pulei joue-t-il vraiment dans cette vaste entreprise de manipulation des individus ? Peut-être pas celui qu’il croit. Ce captivant roman d’anticipation s’empare d’un sujet très actuel, le cybercontrôle exercé en Chine, et pousse à leurs conséquences ultimes les dérives possibles d’un système de communication numérique globale.
Bon bon, un peu mitigée sur ce livre. Je vais commencer sur le positif : le plot de départ. La communauté de conscience, l’âme-phone, l’empire. Tout ça était fort au moins au début. Ensuite, je suis toujours fascinée par l’esthétique poétique dans les romans de genre ici qui entremêle enquête et sf/anticipation. Une réflexion philosophique sur la poésie pas inintéressante et tout est assez gâchée par une fin nihiliste au possible et pas dans le bon sens du terme, tout ça pour ça. Une résistance inutile de bout en bout on est sur une fin de type 1984 mais 75 ans plus tard désolée mais ça a mal vieilli. Et le personnage principal ne m’a jamais convaincue. Il reste bien évidemment l’écriture sublime de l’écrivain, est-ce suffisant pour en faire un bon roman ? Rien n’est moins sûr
Un peu déçu de déroulement de l'action final. De manière générale, l'idée est vraiment bonne mais l'exécution un peu moins à mon sens : pas assez de développement sur le monde de 2050, une amitié en Li Pulei et Yuwen Wanghu existante seulement sur la papier si bien qu'on qu'on vient à se demander leur lien, et un rudh assez précipité de la résolution.
"Pékin 2050" est un roman épistémologique. Les événements se passent dans une dystopie où un réseau social en ligne, la "Communauté de Conscience", semble contrôler toute la planète. Li Pulei le protagoniste de "Pékin 2050" décide d'enquêter sur le mort suspect de Yuwen Wanghu, le gagnant le plus récent du Prix Nobel de Littérature. La police retient la thèse d'un suicide mais Pulei pense qu'il s'agit d'un meurtre. Au lieu de faire une enquête Pulei va passer un teste de compétence Les gens se branchent de leur propre gré à la "Communauté de Conscience via une puce cérébrale et un âme-phone. L'Empereur, le Capitaliste à la tète de la Communauté insiste qu'il respecte la liberté individuelle. Le succès de la Communauté n'est que le fruit de l'évolution historique: "Les connexions entre humains s'intensifient grâce à un débit d'informations toujours plus élevé, aucun individu isolé ne peut résister à cette tendance." (p. 236) Néanmoins mais la Communauté contrôle et dirige les gestes de ses membres. Le but à long terme est donne l'immortalité aux êtres humaines. Dans ce but la communauté supprime les mots qui font penser à la mort Peu après avoir nommé Yuwen Wanghu comme lauréat du prix de Littérature de 2050, le comité Nobel annonce qu'il supprimera le prix même. Pulei apprend que l'on pris cette décision parce que seule la littérature résiste au programme de la Communauté. "Péking 2050" est très érudit et cite beaucoup d'ouvrages littéraires: "Voyage en Occident" de Wu Cheng'en, le film"Matrix" des soeurs Wachowski," "The Cantos" d'Ezra Pound, "Gilgamesh", "L'Iliade" de Virgil, "L'Énéide" d' Homer, "La Ramayanna", et "Popul Vuh"(Le livre de la Communauté Maya) . J'ai personnellement trouvé très intéressant le fait que l'auteur a mentionné le conte de Jorge Borges, "Les ruines circulaires", où un homme qui se rend compte qu'il n'est que la création dans le rêve d'un autre homme et que dans ses propres rêves crée d'autres hommes. Aussi, il faut signaler le fait que l'Empereur de la Communauté fait référence tard dans le roman à l'allégorie de la caverne de la République de Platon pour rappeler que l'on ne voit jamais la réalité mais seule son projection dans une grotte.
In a society governed by cutting-edge technology, humans now communicate through a chip implanted in their brains. But one event disrupts this artificial equilibrium: the Nobel Prize laureate in Literature takes his own life. Shaken by the tragedy, his friend Li Pulei begins to dig. Thus unfolds a long and perilous investigation, one that gradually undermines his certainties, and those of the reader.
This novel questions the boundary between progress and dispossession. In a world where everything appears to have been rationalized, what becomes of free thought, of singular speech, of intimate memory? The author plunges us into a sophisticated and unsettling dystopia, where manipulation creeps in gently, until it becomes undetectable.
With a slow, paced pen, at times lyrical, sometimes tinged with philosophy, Li Hongwei unfolds a dense and demanding narrative. He is not here to entertain, but to awaken. The novel probes what we are willing to relinquish in the name of progress. Writing, language, identity... all become vulnerable, negotiable.
Li Pulei’s odyssey reads as a moral quest, where the stakes lie not only in knowing, but in understanding, and in defending a threatened form of truth. It is a deep meditation on freedom of conscience, on the solitude of the thinker, and on the dangers of a world too polished, too connected… too controlled.
That said, my response remained mixed. Though I grasped the scope of the message and understood its essential stakes, I remained at a distance. Perhaps due to a cold, at times disembodied tone, or a narrative tension too diffuse. Something was missing for me to be fully swept away. And perhaps that is where the novel’s most biting irony lies: in a world where everything has been standardized, even emotion itself.
An intellectually stimulating read, yet one that, to my mind, lacks flesh. It poignantly reflects the fears of a sanitized future, where language, and therefore thought, risks being standardized to the point of erasure.