Quartier chic et moderne de Séoul, Gangnam est le lieu où se côtoient l’univers de la mode et celui des nouvelles technologies. Le jour, des hommes d’affaires se pressent le long des avenues bordées de gratte-ciels étincelants. La nuit, dans l’ambiance feutrée des clubs privés et des hôtels chics, se révèle une face infiniment plus sombre : un Gangnam souterrain où l’élite économique du pays s’adonne à la drogue, au jeu et aux sévices sexuels, assurée d’une complète impunité. Dans ce monde où l’argent est roi, vont se croiser un inspecteur véreux accro au jeu et un brillant avocat exerçant, au sein d’un grand cabinet, la fonction de « planificateur » qui consiste, moyennant une colossale somme d’argent, à éviter aux clients des clubs VIP les conséquences de leurs actes. A la fois thriller et roman social, Made in Gangnam est inspiré de faits réels. L’écrivain Ju Won-kyu, qui est aussi pasteur et travaille auprès d’adolescents vulnérables, a infiltré l’un de ces clubs huppés comme chauffeur-livreur et découvert l’horreur des traitements réservés aux jeunes call-girls qui y travaillent. Son livre révèle, sous le vernis lisse du luxe, un monde d’une inhumanité et d’une violence inimaginables, corrompu par le pouvoir et l’argent.
I liked the social aspect and the criticism of Korean society that the author is making, but except that, the rest, such as the plot and the writing, was kind of clumsy.
It's hard to review Made in Gangnam because I can't tell if my opinion is being heavily influenced by Gangnam B-side, the TV show this book has been adapted to. To make matters more difficult, despite the series and the book taking wildly different routes, and the characters having totally different names, there is still some link between the two. More precisely the book awfully feels like a prequel to the series which makes the comparison super hard as there is actually no comparison to have.
You could argue "hey can't you just forget the series and rate the book as it is?" Nope because the characters in the series had such a huge impact on me, that it impregnated my experience of the book as well. Or maybe this point is where I can start my review. You see... This book isn't meant to entertain. The author, who is actually a pastor who shelters runaway teens, wrote this book to bring awareness to the dangers that await those kids in dark alleys of Gangnam. The reason he even wrote this is because a teen he sheltered has disappeared and he went undercover in the city, discovering the night life and the ugly sides it hid. And this book is his experience, whose sole meaning is to raise awareness. And the characters reflect that, they aren't fully fleshed out like you'd expect in a fiction, they aren't meant to be likable, they're just there to relate the events that happened.
Only one of them, the Lawyer is meant to accompany the reader and serve as a moral compass... sort of... What the series did is take some of the characters and make them human, put their struggles on the forefront and make the viewer feel for them. This is why, when I read the book I recognised them instantly and felt for them again. Because if the book didn't put emphasis on their struggles, the series did and that simple memory helped filled the void the characters. Which is also why I struggle to think if I had read the book only, would I have had a different opinion or not?
Aside from the characters, the story reflects the underground business going in South Korea that goes unnoticed by the law (intentionally or unintentionally) and sheds light on the atrocious deeds that happen. The series did a similar job but it put more emphasis on the vulnerable youth and their fate at the hands of the rich, with some reference to recent scandals that shook the south Korean media (look up Burning Sun scandal if you're interested).
In my opinion, reading the book and watching the series is recommended as they complete each other but that's up to you. Gangnam B-side is available on Disney+ for information and is available in multiple languages. This book isn't available in English as far as I know.
Ce livre met en exergue tous les vices de la société coréenne, que chacun connaît mais choisit d'ignorer : sa violence, sa crasse, sa corruption, son sexisme. Une lecture très fluide, une plume qui n'a rien d'exceptionnel mais qui fait passer le message.
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Made in Gangnam ? "Un roman qui se passe au coeur même de Gangnam, le célèbre quartier riche et branché de Séoul, ne pouvait que m'intéresser et j'ai vraiment attendu cette sortie poche avec grande impatience."
Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Trop d'argent, trop de sexe et trop de drogue, un flic véreux et couvert de dettes, un avocat un peu particulier et dix corps nus et couverts de sang à faire disparaître..."
Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Je préfère prévenir, il ne faut pas s'arrêter à la scène d'ouverture qui relève vraiment du voyeurisme inutile à mon goût. Du coup, ce n'était pas forcément très bien parti et les avis que j'avais lus en amont sur le roman étaient plutôt mitigés mais finalement j'ai aimé ma lecture. Bien sûr, c'est parfois un peu too much, on sent que ça a été écrit dans l'espoir de devenir un film et je reste convaincue que plus de retenue, sur deux scènes en particulier, aurait eu plus d'impact mais il y a trop d'éléments interessants dans ce roman pour ne retenir que ça. Le personnage du flic, mais surtout celui du planificateur m'ont tout de suite intéressée, ça en devient même fascinant quand on se souvient que tout cela est en partie inspiré de faits réels. C'est glauque aussi bien sûr, et inquiétant mais le format court permet de s'immerger dans ce monde pourri jusqu'à la moelle sans s'y perdre pour autant. J'aurais juste apprécié un peu plus de profondeur psychologique même si, comme souvent avec les romans coréens, les silences et les non-dits sont aussi importants que les mots écrits noir sur blanc."
Et comment cela s'est-il fini ? "J'ai beaucoup aimé le cynisme de ces dernières lignes. Que sont vingt minutes dans la vie d'un homme."
C'est sur une impression étrange de "pas assez" que me laisse Made In Gangnam.
En effet, de par le style d'écriture et la longueur du roman, je ne finis que frustrée. Comment s'attacher à ses personnages (ou au moins avoir hâte de suivre leur histoire) alors que 160 pages sont réparties en deux personnages principaux ? De plus, la partie "thriller" de la description du livre m'a vraiment laissée sur ma faim. Comment s'inquiéter des événements si tout se passe si vite...
Tout de même, je me dois de reconnaître que l'appellation "roman social" n'est pas volée. Au delà d'un aspect caricatural voulu, c'est une société de débauche où l'argent permet tout qui est dépeinte ici de manière assez interessante. J'apprécie aussi particulièrement que le roman soit cohérent sur ce point pendant toute sa durée. Mais j'avoue que même en peu de pages ce thème en deviendrait presque redondant, surtout puisque le reste est peu intéressant.
C’était court, trop court à mon goût (172 pages), je préfère les romans de minimum 400 pages bref. J’étais un peu perdue face au nom des personnages pardon j’étais pas assez concentré je crois. Par contre, c’était vraiment intéressant pour découvrir un côté de Séoul que je ne connaissais pas du tout : un monde où l’argent et la corruption dictent les règles, on peut tout s’acheter avec l’argent, tout réparer. Les crimes sont racontés avec une écriture très froide presque clinique, ça donne un côté réaliste mais aussi un peu glaçant. J’ai aimé l’aspect sociologique (c’est inspiré de faits réels) et la plongée dans ce milieu. J’aurais tellement aimé que ça dure plus longtemps pour vraiment m’immerger. Bref une lecture qui m’a montré un univers que je n’avais jamais exploré. Intéressant mais frustrant par sa brièveté.
Un roman sombre qui fait écho à la situation actuel. De nouveau scandale éclate en ce moment. Pour revenir à ce roman, j’avoue que je m’attendais pas à cette tournure. Je partais sur une enquête enquête, et c’est bien plus que cela. Déjà les personnages sont morally grey de fouuuuuu, chacun à ses propres convictions, des morales et des ambitions. Ce sont des personnages qui d’entrechoc, s’utilise, qui sombre, qui sont emprunt à une vision de leurs vie bien spécifique. Quel soit mené par l’argent, le succès ou autre. Il y a un drôle d’attractions entre le lecteurs et les lignes que l’on lit. Comme une aspiration, une fascination malsaine voir morbide. Si j’avais eu la concentration, je l’aurais lu en une journée.
Ce livre évoque le métier de planificateur. Il montre que la vérité peut être manipulée à l'avantage de certaines personnes en échange de quelques millions de wons. On se retrouve dans les sphères des 0,1% des plus riches coréens à Gangnam qui veulent effacer leur sang laissé sur le parquet des Penthouses.
C'est une bonne lecture, sans prise de tête et très fluide. L'écriture n'est pas "belle", elle est simple. Par conséquent, on se laisse emporter aisément dans l'histoire et on a vite envie de connaître la fin.
Je suis très contente de cette découverte ! Je vois bien cette histoire en film !
"Comment de telles choses peuvent-elles se produire ?"
Décevant. Comme dans de nombreux romans coréens, l’histoire manque cruellement de profondeur et les personnages sont creux, superficiels. Alors que je m’attendais à une critique intéressante de ce quartier où domine l’argent, je me retrouve à lire une simple description du fonctionnement de ce milieu sombre. L’auteur semble dire : les choses sont ainsi et c’est comme cela. Je me doute bien qu’il voulait dénoncer les horreurs qui se cachent derrière tout ce luxe, mais le récit m’est apparu comme très fataliste. Il n’y a pas vraiment de leçon à en tirer. On dirait que c’est malaisant dans le seul but d’être malaisant.
I will have to re read it because I got very mixed up with all the names, so I couldn’t tell apart who is who. But overall it wasn’t too bad I think with the second read I’ll appreciate the story a bit more.