Un roman d'exploration poignant qui interroge sur notre identité : qui sommes-nous sans nos souvenirs ? Dans le désert des couleurs, chaque grain de sable est un souvenir perdu et oublié. Marcher dans les dunes, c'est voir sa mémoire s'effacer. Alors pour se protéger, l'humanité s'est réfugiée dans le cratère d'un volcan. Mais depuis quelques temps, le sable monte chaque jour le long de ses pentes. Malgré les risques, une fille qui perd ses souvenirs, un garçon porteur de mémoire et un oiseau télépathe partent explorer le désert multicolore afin de trouver une solution pour lutter contre la crue. En chemin, ils se perdront. À la fin, ils se retrouveront.
“Il aurait pu se limiter aux beaux moments, la reconstruire dans la meilleure version d’elle-même, mais il savait que c’était une erreur et qu’à terme, sans les ombres qui la constituaient, elle finirait par se dissoudre dans sa propre lumière.”
TW: flashbacks d'un viol, d'un inceste (tous les deux nuancés, pas de mots crus), violence, sang, mort
4.5 étoiles
Pourquoi pas cinq me direz-vous, simplement parce que ce livre a ouvert en moi une plaie que j’avais longtemps repoussée. Et genre, j’avais pas demandé à souffrir moi (en tout bien tout honneur, parce que ce livre est purement incroyable!).
Dans Le Désert Des Couleurs on suit deux protagonistes, Kabalraï et Irae, ainsi que Secrétaire, leur messager-solitaire vraiment attachant. Tous trois vont évoluer dans un monde post-apocalyptique où le sable a recouvert le monde pour une raison qui leur échappe mais qu’ils découvriront au fil des pages. Kabalraï n’est pas un homme comme les autres, c’est un mimorian, c’est-à-dire qu’il est le fils du marchant de sable et d’une femme, emmurée dans un volcan éteint, perdu au milieu de ce monde hostile. Les deux compères vont se retrouver avec la lourde tâche de devoir parcourir ce sable coloré, rempli de pensées de défunts du passé afin de trouver une issue à leur communauté, quotidiennement menacée par la montée du désert.
Ce qui m’a vraiment emportée dans ce récit, ce sont les divers paysages et autres phénomènes fantastiques qui pleurent le désert. Je persiste à dire qu’une adaptation cinématographique serait immensément incroyable (je peux concevoir que le budget SFX serait démesuré…). Ce roman est une pléthore de couleurs, de formes, d’odeurs, de sons et de matière. Tous les sens sont sollicités dans ce périple à travers dunes et… dunes. Parce qu’il n’y a pas grand chose qui peuple de terrain hostile. Enfin, si, mais un simple passager ne saurait apprivoiser les différents lieux que ce désert cache en son cœur.
J’ai beaucoup aimé la personnification du désert : il est hostile, dangereux, inhabitable et il menace le lien que les deux personnages tentent sans cesse d’explorer. Veut-il l’effacer, d'exacerber, ou les détruire tous les deux ? Il est important de souligner que certes, le schéma narratif peut sembler redondant une fois que Kabalraï et Irae entament leur pèlerinage, mais cela ne m’a pas trop dérangée. La narration reste encore diverse pour établir une différenciation entre les évènements différents.
Il est difficile d’aborder le dernier sujet qui m’a profondément émue dans ce livre sans en dévoiler certains aspects, mais qui sont quand même amenés très tôt dans le récit. L’autrice explore un lien frère-soeur vraiment très intéressant dans la mesure où le lien du sang ne fait pas tout. Et cette notion m’a vraiment touchée, ayant moi-même cette expérience personnelle. Je n’avais encore jamais trouvé de roman esquissant ce thème. Une petite pépite !
J’aimerais terminer par souligner l’importance de certains paragraphes dans les remerciements de l’autrice : j’ai compris une autre dimension de ce livre une fois fini, et je pense que c’est la meilleure manière de l’aborder. Plongez-vous y, à l’inconnu, pour enfin déchiffrer le double sens de ce roman.
Le désert des couleurs est un formidable roman qui souligne encore une fois l’immense talent d’Aurélie Wellenstein. Monde fascinant dans lequel la plume nous immerge complètement, personnages remarquables que l’on suit avec émotions, messages puissants et engagements écologiques forts, Le désert des couleurs est une lecture puissante et captivante qui remplit parfaitement le contrat de l’évasion. Une lecture parfaite pour l’été ou pour s’échapper de son univers trop étriqué tout au long de l’année.
J’adore les livres d'Aurélie Wellenstein ! Quand je pense que l’autrice ne peut pas m’emmener encore plus loin, elle le fait avec brio. Je commence chacun de ses livres en sachant qu’elle va m’emmener dans son univers et que ça va être bien. . Dans chacune de ses histoires, il y a peu de personnages mais ils sont à chaque fois bien approfondis et complets. Ici, on suit Kabalraï et Irae, accompagnés de l’oiseau Secrétaire, chacun d’eux a un rôle à tenir. Ils devront s’entraider pour affronter les dangers du Désert des couleurs. Je me suis énormément attachée à eux. . C’est un roman fort. Ce qui se cache derrière les origines de ce terrible désert est percutant et bouleversant. C’est un coup de cœur inattendu pour moi car avant les 100 dernières pages, je n’avais pas ressenti l’histoire comme cela, bien que je passais déjà un bon moment. . C’est une lecture fabuleuse, encore une réussite ! Ce livre m’a brisé le cœur pour mieux le reformer ensuite.
Une histoire très intéressante, mais la parabole manquait de subtilité (notamment vers la fin). Le style d'écriture était un peu étrange (les registres zigzaguaient constamment entre familier et soutenu, c'était assez décontenançant). Les personnages étaient attachants, surtout Irae, et l'histoire bien racontée, avec une très jolie fin.
J’ai beaucoup aimé le style d’écriture, très fluide et détaillé. On a accès à une multitude d’informations qui tombent au compte goutte et nous immergent d’avantage dans le roman. J’ai adoré le personnage d’Irae, ambivalent et complexe, je me suis attachée à elle au fil des pages en découvrant son histoire. Quant au personnage de Kabalraï, je l’ai trouvé un peu naïf par moment mais surtout tellement attachant ! Les nombreux plot twist de l’histoire sont élaborés, cohérents et personnellement je ne les ai pas vu venir ! J’ai découvert cette auteure à l’occasion du salon littéraire des imaginales où j’ai pu me faire dédicacer son livre, j’ai adoré ma lecture ☺️
Le début m'a intrigué car l'univers est original et l'ambiance m'a captivé. J'ai aussi aimé l'écriture, poétique mais sans exagération, qui soutient le ton de légende d'une atmosphère fantastique, mais toujours grave. Mais une fois toutes les pièces placées sur le plateau de jeu, j'ai trouvé que l'histoire elle-même est assez clichée et que les personnages ne sont pas très attachants non plus. La fin est prévisible.
C'est la première fois que je lisais Aurélie Wellenstein, et sa plume m'a tout de suite convaincue. Dès les premières pages, j'ai adoré son style, mélangeant vocabulaire intriguant et raffiné à une narration fluide, porteuse et simple, dans le bon sens du terme. Instantanément, Aurélie nous plonge dans son univers, au décor merveilleux et coloré, à l'identité toute particulière. Les images qu'elle peint tout au long du récit sont, pour moi, le point fort du roman; qui nous offre une vraie plongée au cœur de l'imaginaire.
Le rythme global du roman fonctionne bien, on ne s'ennuie pas. On aime découvrir le passé d'Irae, on aime grandir avec Kabalraï, tous les deux attachants à leur façon. Et par dessus-tout, on aime explorer le désert. A chaque étape de leur voyage, j'étais curieuse de comprendre de quoi il en retournait, curieuse de découvrir quelle nouvelle rencontre étonnante se trouvait au bout du chemin. Je me faisais mes théories, et me laissait porter par les explications de l'auteur, sans trop réfléchir.
Mais voilà, la fin est arrivée bien vite, et avec elle son lot de frustration. L'univers que l'auteure a créé est vaste, riche, mais on n'en découvre qu'un infime partie. Lorsque j'ai terminé ce bouquin, j'avais envie d'en savoir plus, de comprendre plus en profondeur ce qui était arrivé à la civilisation, de comprendre mieux les mécaniques de ce monde mystérieux, de comprendre vraiment par quel procédé étrange on en arrivait à cette résolution là de l'histoire.
Je dirais que la fin est semi-ouverte, et dieu sait que j'adore les fins ouvertes. Mais là, ma frustration vient d'ailleurs. On nous donne une vraie explication du conflit final, on nous donne un vrai raisonnement, et pourtant, impossible de gober ça. Impossible de croire que c'est "si simple". La révélation est surprenante c'est sur, mais quand j'ai pris le temps d'y réfléchir, j'avais l'impression que les pièces du puzzle ne coïncidaient pas, et c'est pourquoi je n'ai pas pu donner ma 5e étoile.
Au final, j'ai quand même beaucoup aimé ce roman, son style à lui, son monde imaginaire, qui fait briller les yeux de milles étoiles. Mais c'est vrai que j'aurais aimé plus. Plus d'explications sur les enfants du Marchand de Sable, plus d'explications sur le Désert, sur ses créatures, plus de détails sur les personnages, plus, toujours plus. Pour une fois que je me plains qu'un livre est trop court!
Ce roman se déroule dans un monde post-apocalyptique où la planète a été recouverte d’un désert qui a la particularité de faire perdre la mémoire aux gens qui le traversent. Chaque souvenir oublié devient un grain de sable qui va faire grossir le désert. Nous rencontrons une communauté qui vit dans un cratère, à l’abri, pour le moment, du désert. Une expédition composée d’un frère et d’une sœur qui se connaissent à peine va être envoyée pour traverser le désert et chercher de l’aide. ⠀ Ce roman a encore été une belle claque ! On pourrait avoir peur de s’y ennuyer un peu compte tenu du fait que l’essentiel du roman se focalise sur seulement deux personnages et leur traversée du désert... et pourtant ce n’est pas le cas ! Bien qu’assez lent et contemplatif, on ne s’ennuie pas une seconde en voyant ces deux personnages s’apprivoiser et construire des liens très forts. ⠀ A travers des flashbacks, grâce aux capacités de Kabalraï, on apprend énormément de choses sur le passé de sa demie-sœur ainsi que sur le passé de la planète. Ce roman montre tout ce que la nature humaine a de plus beau et tout ce qu’elle a de plus laid et brutal. Évidement, c’est un roman d’Aurélie Wellenstein donc on retrouve forcément des sujets durs et des thématiques très fortes, mais dans ce roman, on voit aussi beaucoup de positif, beaucoup d’espoir et et beaucoup de beauté. ⠀ Si vous avez peur des romans de l’autrice, soit parce que vous en avez déjà lu et que vous les avez trouvés durs, soit par rapport à des retours de lecteurs qui ont pu être un peu bousculés par certaines scènes, celui-ci est bien plus abordable. Je ne peux que vous le conseiller pour découvrir la plume de l’autrice et vous faire une idée des thématiques qui lui sont chères.
Dans la même veine que Mers mortes, Aurélie Wellenstein nous replonge dans son imagination poétique et sans limites, avec ce mélange de fantasy orientale et de post-apo sur fond d'écologie et de sauvegarde animale, ses thèmes de prédilection. Si j'ai apprécié son écriture et son talent comme à chaque fois, j'ai eu du mal avec l'histoire, belle certes (et sans doute sa plus optimiste jusqu'à aujourd'hui) mais pendant laquelle je me suis un peu ennuyée, avec des personnages qui ne m'auront malheureusement pas convaincue.
3.75/5 Pas mon préféré de l'autrice mais des idées intéressantes, une exécution sympathique. On retrouve quelques thèmes chers au coeur de Wellenstein, comme l'écologie, mais aussi l'espoir de faire mieux dans le futur. Le désert n'est pas ce que j'aime suivre comme environnement donc jai eu du mal à rentrer dedans au début et j'ai parfois trouvé le périple un peu long (car la traversée dans le désert est lente et plutôt contemplative) mais je dois avouer avoir eu un grand regain d'intérêt vers le milieu du livre. Uen des grosses révélations finales: je l'ai vu venir. C'est pas forcément ce que j'avais envie de lire dans ce livre mais pas grave, l'autrice a essayé d'aborder un sujet grave. More thoughts to come.
Un voyage magnifique et puissant. Une histoire sur le pouvoir des souvenirs et des histoires. Aurelie Wellenstein ne me déçoit pas. Des personnages incroyables, j'ai voyagé avec eux jusqu'à la dernière phrase.
Le désert des couleurs est un magnifique voyage initiatique et humain en plein cœur d’un paysage qui mêle onirisme, beauté et dangerosité. L’univers de ce roman post-apocalyptique est d’emblée très mystérieux et soulève beaucoup de questions. Le lecteur se retrouve au même niveau de connaissance que les personnages : on ne sait pas comment le désert est apparu ni ce qu’il se trouve de l’autre côté. Le lecteur part alors en expédition à travers ce désert multicolore aux côtés du mimorian Kabalraï, de sa demi-sœur Irae et de l’oiseau télépathe Secrétaire. Il va découvrir avec eux les mystères et les dangers du désert. Le rythme est assez lent mais je ne me suis pas ennuyée une seconde car de nouvelles péripéties ou éléments viennent sans cesse étoffer le mystère du désert ou au contraire donner des réponses.
L’autrice fait preuve d’une grande créativité dans les différents aspects magiques de son roman : que ce soit le fascinant pouvoir du désert ou l’intrigant don de Kabalraï qu’on a vite envie de voir à l’œuvre. Le désert a en effet le pouvoir de s’emparer au fur et à mesure des souvenirs des personnes qui le foulent et chaque souvenir devient un grain de sable qui vient l’agrandir. J’ai adoré voir les différentes formes, aussi bien merveilleuses que trompeuses ou même létales, que prend le désert à force de s’imprégner des souvenirs. Kablaraï, quant à lui, a la possibilité de revivre le souvenir d’une personne et sa mission est de restaurer ce souvenir en le racontant au propriétaire le plus fidèlement possible. Ces moments sont toujours intenses et riches en émotions car le jeune homme incarne physiquement quelqu’un d’autre et découvre parfois des secrets inavouables.
Le roman a très peu de personnages mais c’est une qualité car l’autrice les développe en profondeur et nous permet de les connaître en détails. Kabalraï est un personnage extrêmement attachant et attendrissant dans sa naïveté, son innocence mais aussi sa détermination. Il a tout à apprendre de la vie et de lui-même et se montre d’une bienveillance sans limite. Irae est une jeune femme insaisissable, difficile à cerner, qui se montre parfois inquiétante et parfois chaleureuse. On comprend rapidement qu’elle s’est construite une armure, une apparence de dure-à-cuire, pour cacher les fêlures de son cœur et de son âme. La relation qui lie ses deux inconnus pourtant issus du même sang va évoluer au fil de la traversée du désert et va être éprouvée de bien des manières.
La plume d’Aurélie Wellestein est puissante, en quelques mots elle donne à voir de beaux décors à perte de vue. J’ai été séduite par les dimensions poétique et contemplative du texte. La beauté du désert et l’appel de la nature sont mis en avant même si ce sont des éléments destructeurs pour l’homme dans cet univers. La désertification permet de dénoncer les humains avides et égoïstes et est un reflet de notre société actuelle. On ne peut que penser au réchauffement climatique et aux ravages que subit la planète à cause de tous ceux qui ne font rien pour empêcher la catastrophe à venir qui impactera forcément les générations futures. Ce roman est un plaidoyer pour la nature et pour la vie animale, ce sont des thèmes qui me touchent tout particulièrement et qui reviennent souvent dans les livres d’Aurélie Wellenstein.
La thématique du temps est également très présente. D’une part car avec le temps qui passe, les humains perdent leurs souvenirs dans le désert, d’autre part parce que Kabalraï vieillit bien plus vite que la moyenne à cause de sa filiation. Mais le temps qui passe c’est aussi le désert qui peu à peu s’étend et menace l’humanité de l’extinction. Ce rapport au temps passe par les personnages : Kabalraï est fasciné par le passé et aimerait l’explorer en profondeur afin de comprendre le monde actuel. Mais le jeune homme porte également un regard d’espoir sur le futur car son fardeau est d’être le potentiel sauveur de sa communauté. Irae quant à elle, fuit à tout prix son passé au point de l’occulter et ne préfère pas se projeter dans l’avenir de peur d’être déçue.
Le désert des couleurs a été une superbe lecture, très lumineuse (c’est par ailleurs le roman le moins sombre que les autres que j'ai pu lire de l’autrice) J’ai été transportée dans ce beau voyage sous le signe du dépassement de soi et de l'importance de profiter du moment présent où deux jeunes gens perdus vont apprendre à se comprendre et à comprendre le monde qui les entoure. Aurélie Wellenstein ne cesse d’affirmer sa capacité à conter des histoires captivantes, riches en émotions, aux personnages entiers et attachants.
Je me suis plongé dans cette lecture a l’aveugle puisque je n’ai lu ni le résumé ni les avis. Je me suis seulement fiée à la couverture et aux titres du livre et je ne suis pas du tout déçu 😌 Puisque non seulement j’ai adoré la plume de l’auteur (même si à mon avis il y’a des fois des descriptions qui ne sont pas nécessaires ce qui mène à des longueurs ennuyante et personne n’aime ça😅) mais également l’histoire dans son ensemble c’est à dire, les personnages, l’univers dans lequel il vit,… 👌🏼
J’ai beaucoup aimé voir le développement de la relation fraternel entre Irae et Kabalraï, elle est vraiment bien faite et cohérente avec le comportement et personnalités des protagonistes😁
Et quand on apprend le véritable passé de Irae c’est vraiment horrible de voire quels ont été les événements qu’il l’on menée à devenir froide, colérique et distante avec les autres 😕
J’ai également apprécié la fin qui nous permet de comprendre le mystère sur le désert des couleurs et d’ Alnaïr (qui est censé être une sorte d’eden emplie de végétation, d’eau à profusion,…) mais également pourquoi les précédents mimorians n’ont pas réussie a trouvé Alnaïr🤔 Les réponses sont claires et franchement je ne m’attendais pas à ça et j’avoue que j’ai lâché une petite larme au dernier chapitre 😅
De plus, le livre aborde des thématiques importantes dont l’écologie, la découverte de soi ou bien l’importance de la mémoire🧐👌🏼
« Elle ne vit que ses yeux, noirs, brillants, éclaboussés d’étoiles, comme s’ils contenaient un univers. »
« Ces mots n’avaient aucun sens pour eux, mais Kabalraï faisait naître des images dans leur esprit. Elles se matérialisaient au creux de sa paume, lors d’une envolée de sa main ; elles éclataient de lumière dans le pétillement de ses yeux ; elles se changeaient en accords de musique en franchissant ses lèvres. »
« J’ai envie d’explorer le désert et d’en dépasser les limites. Au bout de la longue route, troublée de mirages, Alnaïr, la cité du futur, apparaîtra. »
« Elle avait peur d’oublier. On ne choisissait pas les souvenirs que le désert vous volait. »
« Il s’endormit profondément, sourire aux lèvres, accompagné par la pensée qu’eux aussi, un jour, arriveraient à destination.»
« Dans son dernier souffle, il leur offrait l’eau, la lumière et la liberté. »
« La nuit tombait. Dans leurs yeux noirs, à elle et à lui, s’allumèrent des étoiles. » (épilogue🤧)
Cette nouvelle lecture de l'autrice a été une expérience incroyable. Bien que j'aie eu quelques appréhensions au début en raison de la lenteur et du thème moins sombre par rapport aux romans précédents que j'avais lus, je suis rapidement tombé sous le charme de ce livre. L'univers dystopique est magnifiquement dépeint, les personnages sont attachants et l'épopée qu'ils vivent est à la fois périlleuse et émouvante. Après avoir passé quelques chapitres dans le refuge du volcan avec Kabalraï, qui grandit rapidement de manière mystérieuse (mais qui est son père ?), on se retrouve vite dans le désert, découvrant ainsi les défis et les beautés de cet environnement hostile. Les situations étranges auxquelles sont confrontés les deux humains et l'oiseau sont passionnantes : on passe des moments calmes à contempler les paysages, le sable et ses nuances, à explorer les souvenirs intenses d'Irae, puis à affronter des scènes intenses et parfois terrifiantes. Le désert, à la fois magnifique et imprévisible, rend la lecture véritablement captivante. Au fil des pages, l'objectif de leur voyage se dévoile peu à peu, les souvenirs deviennent plus intenses et mystérieux, et la conclusion m'a totalement captivé et ému. Ce livre est une belle ode à la vie, à la nature, à la confiance et à l'amitié. Je l'ai adoré !
Les personnages principaux sont vraiment touchants. La naïveté de Kabalraï est particulièrement émouvante ; son attitude positive et sa volonté d'aider sa sœur, Irae, sont vraiment touchantes. En parlant d'Irae, elle est mystérieuse, combative et souvent froide. Cette froideur m'a intrigué, mais au fil de ma lecture, j'ai compris pourquoi elle était ainsi. Et bien sûr, je ne peux pas oublier l'intelligent Secrétaire, qui a aidé les deux protagonistes et a apporté une touche d'humour à l'intrigue. Ensemble, ils forment un trio vraiment remarquable.
En résumé, une fois de plus, l'autrice a réussi son pari haut la main. Sa plume m'enchante de plus en plus, et elle suscite en moi l'envie de découvrir tous ses romans.
J'ai pu recevoir cet ouvrage grâce à une masse critique de Babelio. J'ai un fort attachement pour les romans d'Aurélie Wellenstein, j'étais donc plus que ravie de découvrir son petit dernier.
Dans "Le désert des couleurs", l'autrice aborde ses thèmes de prédilections : la déchéance de l'humanité, l'écologie, l'espoir d'un meilleur futur, la dualité de l'âme humaine... Toutefois, contrairement aux précédents romans que j'ai pu lire (il m'en reste quelques-uns à découvrir), j'ai trouvé son histoire moins sombre et plus lumineuse. Aurélie Wellenstein nous apporte un message humaniste, optimiste et plein de sagesse. Le pardon, la résilience, tant de thèmes traités avec force et délicatesse.
Ce roman est une quête initiatique. Irae est profondément entravée par son passé tandis que Kabalraï se projette avec enthousiasme dans un possible futur. Le désert va devenir, au fil du récit, la métaphore de leur propre chemin intérieur. Ils ne sont pas seulement en quête d'Alnaïr, ils sont surtout à la recherche d'eux-mêmes. Irae doit accepter son passé et retrouver qui elle est. Quant à Kabalraï, il doit se découvrir lui-même, sa propre personnalité. Aurélie Wellenstein nous prouve qu'il faut parfois se perdre pour mieux se retrouver.
Grâce au prisme de l'imaginaire, l'autrice dénonce les ravages causés par l'humanité sur la planète. Par le biais d'un désert rempli de souvenirs perdus, elle semble essayer de nous rappeler de ne pas oublier ce qui est essentiel : la nature, les animaux, notre écosystème...
C'est donc avec un énorme plaisir que j'ai retrouvé la plume percutante d'Aurélie Wellenstein. Elle fait partie de ces auteurs qui ont le don de m'envoûter à chacune de leurs histoires (et ce n'est pas donné à tout le monde !). J'ai hâte de découvrir sa prochaine œuvre.
«le sable a effacé nos traces, des siècles entiers de notre histoire. nous sommes figés dans le temps, oubliés de tous. nous sommes un continent perdu... »
je suis une sœur. et plus particulièrement, une grande sœur. l'aînée d'une fratrie que je chérie du plus profond de mon cœur.
je suis une rêveuse aussi. je rêve de liberté, de grands espaces, de quelque chose de plus grand, de plus beau, de plus précieux.
ainsi, Le Désert des Couleurs m'a bouleversé.
cette histoire, c'est celle de Kabalraï, un enfant-adulte qui rêve plus que quiconque et qui transforme ses mots rêvés en réalité. c'est aussi celle de Irae, sa grande soeur, dont les ombres de son passé cachent la grandeur de son cœur et de son âme.
cette histoire, c'est leur épopée vers Alnaïr, une cité légendaire, un paradis terrestre où l'humanité subsiste. une chance de vivre, de sauver les leurs, de se retrouver.
mais c'est aussi tellement plus. il m'est impossible de rendre compte de ce que représente ce livre, mais je peux assurer que c'est le plus beau de tous les ouvrages d'Aurélie Wellenstein.
parce que c'est l'espoir, la liberté, l'amour et le rêve, le tout dans une plume magnifique et maîtrisée.
oh oui, La Mort du Temps (de la même autrice) est mon préféré. mais Le Désert des Couleurs est peut-être le plus précieux, celui qui a le plus raisonné en moi.
3,75 - Résumé: Kabalraï est un enfant exceptionnel, dernier fils du marchand de sable. Il accompagne sa demi-soeur Irae dans le désert qui vole les souvenirs de ceux qui le traversent car il a la capacité de pouvoir rendre leurs souvenirs à ceux qui les perdent en contant ce qu'il voit dans les souvenirs perdus.
Je ne connaissais pas encore la plume d'Aurélie Wellenstein et lorsque je l'ai rencontrée à Montreuil, ce livre est celui qui me tentait le plus. C'est donc par ce one shot que j'ai commencé ma découverte de cette autrice.
Il faut savoir que j'ai lu ce livre pendant mon déménagement Lyon/campagne Lilloise et ma lecture a été très décousue et surtout entre la fatigue et le stress je ne pense pas avoir été capable d'apprécier ce roman comme si je l'avais lu à une toute autre période.
Je ne m'attendais absolument pas à ce genre d'histoire, très contemplative et tournée sur les souvenirs d'Irae et pas sur une aventure dans le désert classique. Après ce n'était clairement pas mauvais et j'ai même trouvé que c'était super original.
Je n'ai en effet rien lu de similaire avant et je pense que l'autrice a une plume vraiment très intelligente. Passé le fait de me rendre compte que ce n'était pas ce à quoi je m'attendais j'ai vraiment passé un bon moment de lecture mais la fatigue ne m'a pas permis de me plonger vraiment à 100% dans l'histoire.
En bref: Un roman original, de saison et très sympathique
Kabalraï est envoyé dans le désert par sa cité bientôt ensevelie par les sables, accompagné d’Irae, sa demi-sœur, afin de trouver la cité mythique d’Alnaïr. Son rôle est de collecter les souvenirs que sa sœur perd petit à petit, à cause de la magie mauvaise des grains de sables colorés. Lorsque les souvenirs de sa sœur prennent une tournure violente, et que les sables deviennent de plus en plus dangereux, Kabalraï doit alors prendre une décision : la quête vaut-elle bien tous les risques qu’il prend? Aurélie Wellentein sait tisser à merveille un récit fascinant dans un monde à l’agonie où s’entrecroisent les problématiques de la mémoire, les relations familiales compliquées, et de la quête d’un idéal ! Ici, la sauvegarde d’un peuple entier repose sur le protagoniste, un jeune adolescent qui ne comprend pas les réactions ambivalentes de sa demi-sœur, mais qui va apprendre peu à peu à la connaître, elle et ses traumatismes. Car qui dit système de magie reposant sur l’amnésie et la réminiscence apporté par le discours d’un autre, dit également évènement traumatique très dur et souvenirs déformés. Les émotions des personnages sont percutantes, et le récit se déroule suffisamment lentement pour que le lecteur prenne toute la mesure de ce désert, théâtre de découvertes intimes et d’une belle quête porteuse d’espoir.
Une claque ce livre, je ne saurais pas dire si cela a été un coup de cœur ou non, néanmoins, il a laissé une trace. Le désert des couleurs, c'est avant tout un voyage, un voyage à travers un monde imaginaire si riche et en même temps effrayant. Mais c'est aussi un voyage à travers des relations humaines, pas toujours très saines. Irae m'a touchée. Nous allons découvrir son passé et quelle passée. Je me doutais qu'il fût sombre, mais pas à ce point. C'est aussi un livre qui fait réfléchir, en effet quand on découvre le pourquoi du comment le désert est apparus, on vient à se poser des questions sur notre propre planète. Après tout, la désertification existe bel et bien. Je n'ai pas envie de spoiler (même si c'est compliqué en donnant son avis et que je considère que ce qui lisent ça, sont prévenus), mais ce livre est comme le désert dans lequel nos héros évolues, merveilleux et cruel à la fois !
Un livre poétique qui aborde des thèmes assez durs et lourds mais de manière très subtile. J'ai du mal à trouver mes mots pour en parler... Au delà d'une dystopie magique, ce livre est bien plus que ça... Lisez le ! Tout simplement ! Je ne sais pas quoi vous dire d'autre ! E' faire un résumé ne serait pas lui rendre justice... C'est tellement plus qu'une histoire... C'est avant tout des ressentis, des émotions... Vraiment j'ai trop envie de découvrir les autres romans de l'autrice ! C'était une super lecture !
Lu quasiment d'une traite, ce livre va laisser une marque dans mon cœur. L’écriture est délicate et riche, abordant avec sensibilité des thèmes comme les souvenirs, l’identité, les liens fraternels et la relation à la nature. Un autre thème extrêmement important est révélé plus tard dans l'histoire, et j'en ai été bouleversée. L’histoire, portée par un décor désertique, est touchante et empreinte de mélancolie. Enfin, Kabalraï et sa demi-sœur Irae sont des personnages qui ne laissent pas indifférent, et la conclusion à leur histoire aura su faire couler quelques larmes.
Encore un chef d’œuvre signé par Aurélie Wellenstein !
L’histoire de Kabalraï et Irae m’a profondément touchée, marquée et même bouleversée. C’est une historie complexe porteuse de tant de messages différents. Des messages que l’on devrait tous entendre.
Encore une fois, en seulement 300 pages, Aurelie construit un univers riche, poétique et aussi beau que cruel. Mais toujours porteur d’espoir.
A l’image de son personnage, Aurelie Wellenstein est une immense conteuse pleine de sagesse qui nous tente de nous dévoiler le monde. Notre monde.
Woua quelle belle lecture! C'est la première fois que je lisais cette auteure et surement pas la dernière! C'était magnifique! Ce désert des couleurs, je ne suis pas prête de l'oublier! Kabal et Irae, deux beau personnages auxquels je me suis attachée, cette magie, cet univers était tellement incroyable! J'ai été transporter et aimer accompagner ces persos dans cette traversée du désert des couleurs!
ça faisait un moment que je n'avais pas lu ce genre et j'en suis ravie!