Je suis si contente d'avoir lu ce livre très tôt dans mon introduction à l'économie. J'avais aucune idée de ce qu'était le biomimétisme avant de lire le livre et les gens autour de moi n'avaient pas trop aimé et pourtant j'étais super surprise ! J'ai l'impression que c'est vraiment une introduction complète du biomimétisme (bien que mes connaissances s'arrêtent au livre) : le principe, les espoirs, les limites et les dérives.
Je comprenais pas au début pourquoi c'était dans la sélection "Prix lycéen du livre de SES" alors que je voyais pas tellement le lien à l'économie, et pourtant ça m'a montré une autre vision de l'économie que j'avais pas tellement envisagé : l'exemple sur les externalités m'a vraiment marqué.
pourquoi considérer les externalités comme externes, pourquoi les calculer hors des coûts de production initiaux, alors que si dans nos têtes on les incorporait, ça change tout : il faut trouver un moyen d'évaluer les externalités positives et négatives pour pouvoir mieux évaluer et donc comparer une entreprise qui pollue et un apiculteur dont les abeilles aident à la diversité
bref en conclu quelques quotes :
« Cette synthèse explore de manière critique certaines dérives potentielles du biomimétisme, comme celles qui consisteraient à l'utiliser pour prolonger une aventure industrielle et extractive néfaste à la biodiversité, ou encore qui auraient pour but de mettre au point des solutions techniques de substitution à des fonctions assurées aujourd'hui par des organismes vivants. Ce qui pourrait être assimilé à une tentative de pallier les conséquences de l'effondrement du vivant, sans aucunement s'intéresser au fond du problème ni s'attaquer à ses causes. » « A mon sens, il est illusoire de chercher dans les sociétés animales, végétales, fongiques ou microbiennes des modèles d'organisation "idéale" susceptibles d'être calqués par les organisations humaines. » « Le biomimétisme n'est ni une solution miracle à tous nos maux ni un concept fumeux qui ne servirait qu'à masquer les turpitudes d'une société thermo-industrielle qui ne sait plus quoi inventer pour accélérer sa quête frénétique de puissance. » « Si le biomimétisme doit être au service du bien commun, il est indispensable qu'il s'inscrive dans un imaginaire positif et que ses acteurs gagnent la confiance de la société. » « Le biomimétisme, même s'il est encore riche de promesses et de potentialités, n'est qu'un outil, et tout dépendra de ce que nous en ferons. » « un monde dans lequel l'humanité ne chercherait plus à maîtriser le vivant, mais seulement les techniques qui lui permettront de continuer à s'y épanouir »
pas ouf et un peu chiant. L’auteur est imbus de lui même (gnegne je savais que le biomimetisme ca allait devenir qqch avant les autres...). Mais au final, il n’apporte pas de solution, il expose juste les faits rapidement avec deux trois exemples, et a la fin il fait “ah il faut se bouger le cul”. Bref j’ai pas aimé, mais j’ai compris ce qu’était le biomimétisme.