Louis Robert s'est fait connaître comme lanceur d'alerte en 2018, quand ils s'est publiquement indigné des pressions qu'exerçaient les marchands d'engrais et de pesticides sur les gestionnaires de notre agriculture. Encore aujourd'hui, sa dénonciation reste troublante.
Comme il le rappelle, les récentes recherches en agronomie nous invitent toutefois à penser autrement nos pratiques agricoles en réduisant l’épandage dans les champs d’engrais phosphatés et de pesticides comme l’atrazine ou le chlorpyrifos, ainsi qu'en évitant la compaction des sols. Mais rien n’indique, dans le contexte actuel, que des méthodes plus novatrices, efficaces et respectueuses de l’environnement pourront être appliquées. Or ce sont les producteurs agricoles tout autant que les consommateurs qui en sont ultimement perdants.
Livre très éclairant sur les conflits d'intérêt en agronomie. En tant que future professionnelle, je suis très heureuse d'avoir pu prendre connaissance de cette réalité. Chapeau à Louis Robert pour son travail incroyable !
Ce livre documente lucidement les conflits d’intérêts qui règnent au Mapaq. On y dénonce comment la fonction publique permet l’ingérence du privé au sein de la recherche sur les fertilisants et les pesticides, et leur utilisation. Par les propos nuancés de l’auteur sur les pratiques conventionnelles vs biologiques, j’ai beaucoup appris sur les pratiques culturales présentement appliquées au Qc, et les raisons qui expliquent pourquoi les pratiques avec un meilleur soucis environnemental demeurent marginales malgré des rendements comparables prouvés. Bref, j’ai trouvé que ce livre défendait avec intelligence ce que devrait être la profession d’agronome à la fonction publique. Je recommande vraiment cette lecture si ces sujets vous touchent!
Très intéressant et instructif sur notamment les conflits d’intérêts au MAPAQ et organisations connexes et la place qu’ils font aux représentants du privé. Sans parler de l’Ordre des agronomes du Québec qui ne joue pas son rôle également. La protection du public devrait primer pour toute organisation publique et ordre professionnel. Et moi qui croyait que le Québec était meilleur que nos voisins ontariens et américains en matière de protection de nos terres agricoles!!! Je suis tombé de haut. Bravo à Louis Robert.
J’ai énormément de respect pour Louis Robert, que j’ai eu la chance de rencontrer et qui a patiemment répondu à mes questions sur les ingérences du privé dans l’agronomie québécoise. Son livre prend la forme de mémoires dans lesquels il raconte son combat. Malheureusement, le livre aurait dû bénéficier d’un peu plus de travail d’édition. Les propos sont éparpillés, pas toujours accessibles à des non-initiés. J’aurais aimé un glossaire et un index, cela aurait énormément facilité le suivi des propos. Somme toute, un livre intéressant et pertinent pour ceux et celles qui s’intéressent à ce sujet.
Le propos vaut cinq étoiles, mais le produit fait baisser la note un peu. Il faut saluer le courage de l’intégrité, mais le contenu du livre demeure somme toute le récit d’un combat personnel. On reste sur notre faim quant aux rouages du systèmes, aux mécanismes, à ce qui fait qu’au Québec la situation soit pire qu’ailleurs.
C'est l'histoire d'un gouvernement sans réelle notion de bien commun, mais surtout c'est l'histoire d'un agronome, Louis Robert, et de sa quête pour plus de transparence et des changements durables dans le monde agricole au Québec.
Avec ce témoignage personnel, Louis Robert vient cristalliser notre cynisme collectif envers les institutions publiques.
Le propos est intéressant et instructif et révèle des lacunes dans le système québécois de transmission des nouvelles techniques ou pratiques agricoles auprès des agriculteurs. Le propos manque parfois de nuance comme sur les OGM.... un livre pour initiés.