« On dit toujours qu’un sportif meurt deux fois : à la fin de sa carrière et à la fin de sa vie. Moi, je mourrai trois fois : à la fin de ma carrière, à la fin de ma vie et à la fin de ce livre. Adieu ma honte. » Ouissem a grandi dans une cité au soleil, à Aix-en-Provence. Espoir de la génération dorée du centre de formation du Toulouse Football Club, il gravit tous les échelons, jusqu’à disputer la Coupe d’Afrique des nations sous les couleurs de la Tunisie. Mais son homosexualité, contraire à sa religion et à son sport, le privera de la carrière professionnelle à laquelle il était destiné. Ce livre est celui que personne n’a jamais osé écrire. Dans un récit aussi intime que puissant, Ouissem Belgacem est le premier joueur à raconter de l’intérieur l’homophobie qui gangrène le football et à s’attaquer à l’un des derniers tabous de notre société.
À propos de l’auteur Ancien sportif de haut-niveau, OUISSEM BELGACEM a été formé au Toulouse Football Club et a porté les couleurs de l'équipe nationale de Tunisie. Aujourd'hui entrepreneur, il a fondé et dirige OnTrack, un organisme de formation professionnelle pour footballeurs et grand public.
« Jonglant avec les nuances, et quelques paradoxes, l’ancien footballeur livre un ouvrage salvateur. » Le Monde
« Un message de grande tolérance à l'heure des questions identitaires. » L'Équipe
« Pionnier sur le sujet, il dit tout haut la vérité toute crue. Poignant. » Femina
« Dans Adieu ma honte , l’ancien défenseur Ouissem Belgacem raconte son douloureux parcours dans le monde du ballon rond hétéronormé et homophobe. » l’Humanité
« Un coming out fort et engagé. » Ouest-France
« Un témoignage puisant sur l’homosexualité dans le football. » Yann Barthès , Quotidien , TMC
Un début de fierté pour Ouissem Belgacem qui semble toujours avoir un peu honte de sa sexualité. Ce qui n’est pas choquant quand on met 19 ans à l’accepter soi-même. J’espère que son livre lui permettra d’être plus fier, et surtout de comprendre que l’heterophobie n’existe pas.
Le milieu du football masculin est profondément homophobe. Ce n’est sans doute pas la révélation du siècle mais pour un Olivier Ménard qui a attendu sa retraite pour faire son coming-out, un Yoann Lemaire dans le football amateur, un Justin Fashuanu qui s’est suicidé suite à la vague d’homophobie qu’il a subie ou un Antoine Griezmann qui fait partir des rares professionnels à s’exprimer sur le sujet, combien de jeunes restent encore enfermés dans leur silence pour ne pas détruire leur carrière ? Ouissem Belgacem a été un de ceux-là, un garçon musulman doué pour le foot qui a grandi dans une cité d’Aix en Provence, entouré par l’amour de sa mère et de ses sœurs et qui a eu la chance d’intégrer le centre de formation du TFC. Un garçon plein d’avenir donc mais dont le mental ne suit pas parce qu’il est bouffé par son secret, celui de vouloir à tout prix cacher son homosexualité. Jusqu’à ce qu’il finisse par comprendre qu’il n’y arrivera pas et qu’il choisisse d’abandonner le sport.
Ce livre est un témoignage à mettre entre toutes les mains de personnes gravitant dans le milieu du football. Pas pour son style, qui n’a rien de particulièrement fabuleux, avec en plus une gestion du temps assez aléatoire, à tel point qu’il est parfois compliqué de savoir quel âge a Ouissem dans certaines parties. Mais il est important pour ce qu’il dit sur les difficultés d’un jeune qui est obligé de cacher ce qu’il est pour pouvoir continuer à avancer dans son sport. D’autant plus quand celui-ci cumule aussi avec le fait d’être arabe, musulman et issu d’une cité. J’ai beaucoup aimé aussi que les auteurs se penchent sur les difficultés de l’après carrière des sportifs de haut niveau. C’est quelque chose de peu connu et c’est intéressant que Ouissem Belgacem se soit lancé dans cette voie pour pouvoir apporter une solution à ce problème. Et puis, j’ai aussi beaucoup appris sur le fonctionnement des centres de formation. Je n’y connaissais absolument rien et sur ce point là le livre est particulièrement didactique et explique très bien les choses.
L’homophobie dans le football masculin n’est pas une nouveauté, il est surtout triste qu’elle perdure encore de nos jours à tel point qu’en France on a assisté à des coming-out dans le rugby mais toujours pas dans ce sport pourtant si fédérateur. Le travail à faire est énorme. Mais il mérite d’être fait.
Empecé a leer « Adieu ma honte » de Ouissem Belgacem por dos motivos: el primero, quería leer algo en francés para refrescar un poco el idioma; el segundo, porque me parecía muy interesante conocer el testimonio en primera persona de un futbolista musulmán y homosexual.
Lamentablemente, eso es básicamente lo que me he encontrado en sus páginas: fútbol y religión. Cuando un autor se dispone a escribir su historia, y la titula "Adiós a mi vergüenza (acabar con la homofobia en el fútbol)", como lector, uno esperaría encontrarse con un relato sobre el descubrimiento y la aceptación de la orientación sexual y de la identidad. Incluso, por qué no, un poquito de lucha y de reivindicación, ¿tal vez?...
En cambio, el libro consiste básicamente en un exhaustivo y aburrido repaso sobre su trayectoria como futbolista (narrando detalladamente sus entrenamientos, campeonatos, su paso por diferentes clubes, lesiones, etc.), sobre su posterior vida laboral y sobre su enorme respeto por su religión.
Por desgracia, su experiencia vital como hombre gay aparece en contadas ocasiones a lo largo de todo el libro, enfocada siempre como una vergüenza que esconder, e incluso un elemento a extirpar de su existencia.
No seré yo quien juzgue el camino de cada uno hasta la aceptación personal; cada experiencia es única. Pero me ha parecido una oportunidad muy tristemente desaprovechada para dar voz a un perfil de persona LGTB muy poco escuchado.
I read this book in Swedish and it’s title ”Goodbye to the Shame = Farväl till skammen”. The author describing growing up as an arab and gay in France and on top of that a footballplayer with skill!
3.5* Tombé par hasard sur ce livre, j'étais très curieux de lire un témoignage sur l'homophobie dans l'univers du football, vu de l'intérieure. Il y a des petites choses qui ne m'ont pas trop plu mais globalement, j'ai trouvé que c'était hyper intéressant. Toute la partie sur le centre de formation, le combat interne de l'auteur vraiment bien dépeint, ses tentatives répétées de chercher une aide extérieure, sa volonté de trouver une solution à sa situation. Toute la première partie est assez déchirante. Malgré son parcours difficile et l'échec qu'il a vécu, l'auteur démontre qu'il est plein de ressource et qu'il est prêt à s'accepter. Le voir s'émanciper dans le milieu gay, se faire des amis et s'ouvrir à ses proches est une belle étape. Il est juste un peu dommage qu'il ne parle jamais de relation stable ou saine. Sans vouloir entrer dans les détails de sa vie amoureuse, il ne montre jamais son intérêt pour la vie de couple, le fait de fonder une famille etc. A croire que la vie des gay, ce sont les juste les sorties entre potes et les relations sans lendemain. Pour finir, on comprend qu'il y a encore du chemin à faire pour que les mentalités changent, j'ai le sentiment que les centres de formation ont un rôle clé dans cette démarche. Mais encore faudrait-il que les personnes qui les gèrent en aient conscience ou même qu'elles aient la volonté d'affuter les esprits. Un témoignage touchant et indispensable.
Un coup de coeur. J'ai aimé l'écriture de cette biographie qui est un coup de poing. j'ai été bouleversée par l'histoire de Ouissem, sa lutte incessante pour entrer dans le moule et pour essayer de devenir hétéro, son désarroi, sa souffrance et solitude totale. J'espère sincèrement que son livre va aider des jeunes à faire face à leur sexualité sans peur et sans honte. C'est un livre que l'on devrait distribuer dans les clubs de foot à tous joueurs, jeunes, pro, staff etc. pour qu'ils ouvrent leurs esprits et voient l'homosexualité avec bienveillance.
Lyssnat på den svenska inläsningen av Lars Winclair. Reflekterar över att Belgacem fått kämpa med, och blottlägger i texten, multipla maktordningar och normförtryck. Kön och sexualitet är givna, men även maskuliniteten i sig och idrottens sätt att förtrycka sina medverkande visas upp.
Irrationnelle. L'homophobie n'a pas de base raisonnée ni raisonnable donc on a souvent l'impression de se heurter à un mur informe, sur lequel on n'a aucune prise, mais bien réel lorsqu'on s'y heurte. Avec ce témoignage, on a la démonstration parfaite de ce fait. Comme il est impossible ne serait-ce que d'évoquer l'homosexualité de manière neutre dans le monde du football, il est impensable de se déclarer comme tel. Difficile alors d'être à 100% dans sa vie, quelle soit personnelle ou sportive, lorsqu'une partie de son énergie est utilisée pour dissimuler ce que l'on est. C'est ce que décrit la première partie, avec un enfant puis un adolescent écrasé par le milieu où il veut faire carrière ainsi que par la culture familiale et de la cité. Comme la question "Quel problème avez-vous avec l'homosexualité ?" ne peut pas être posée, comme cette discussion est inabordable, Ouissam Belgacem reste seul avec cette sexualité qu'on lui a appris à détester. Etonnamment, lorsqu'on se déteste, réussir ses projets est illusoire et même, comme il le dit lui-même, s'il ne faisait pas partie des tous meilleurs joueurs, il est passé à côté de son rêve. Dans une deuxième partie, tournée vers des études brillantes à Londres, une vie plus libérée et une volonté sans faille, l'acception de soi nécessaire est possible et on termine avec un homme en accord avec lui-même au prix de sacrifices, particulièrement familial. Si je n'ai rien à dire sur le témoignage en lui-même (enfin, à chaque fois qu'il parle de l'islam comme gay-compatible, j'ai beaucoup de mal à être d'accord avec lui), j'ai deux bémols sur la forme. Parfois, des personnes apparaissent pour la première fois dans le récit mais il nous est dit qu'ils sont présents depuis plus longtemps. C'est une façon maladroite d'écrire une histoire d'autant plus que ça n'apporte rien, à part un peu de confusion. Plus regrettable, c'est le passage à l'allusif à chaque fois qu'il aborde sa vie sentimentale et sexuelle lorsqu'il s'agit d'hommes. Je peux comprendre sa pudeur mais, sans avoir besoin ni envie de plonger dans des détails superflus, on n'a pas cette retenue avec les femmes et il nous manque alors une partie de son évolution pour tout à fait comprendre son parcours. Néanmoins, ce livre reste nécessaire et utile.
Ce livre est une piqure de rappel des emprises de l'homophobie intériosée, *internalised homophobia* ( je mets les termes en anglais parce que c'est en anglais que je les ai appris), et de l'hétérosexualité obligatoire, *comphet*. Se défaire de leur emprise est une des choses les plus difficiles à vivre, et, personnellement, j'en souffre, comme Ouissem, assez souvent. Beaucoup de passages m'ont plu, m'ont fait pensé à des choses que j'avais déjà lu, mais personne ne pouvait me préparer aux derniers chapitres. La lettre à sa mère est magnifique. Je me suis reconnue dans son vécu et à ce *coming in*, dont on parle moins et pourtant qui est essentiel pour pouvoir ensuite décider de faire un *coming out* ou non. Je me suis reconnue aussi dans le besoin de me dire lesbienne. J'avais constamment l'impression de cacher une grande partie de ma personnalité quand je ne le faisais pas et je ressens ce sentiment encore aujourd'hui lorsque je ne peux pas le dire à quelqu'un mais je sais aussi que dans beaucoup de cas, on ne peut tout simplement pas le faire. J'ai beaucoup aimé ce livre et je lirai sûrement maintenant celui qu'il a écrit à propos de sa mère. Toute fois, ça reste de l'autofiction mais que j'ai trouvé moins pesante que l'écriture d'Édouard Louis, puisqu'il n'y a pas d'utilisation du "tu" et que la majorité des anecdotes sont constructives donc, après avoir été très déçue par En finir avec Eddy Bellegueule, je note Adieu ma honte au max parce que Ouissem le mérite. Tout n'était pas parfait mais je garde le meilleur !
Un magnifique mémoire qui aborde avec beaucoup de justesse l’homophobie et la masculinité toxique dans le milieu du football.
Que l’on le lise par intérêt pour l’univers du foot ou pour les thèmes LGBTI+, « Adieu ma honte » gagne a être lu. J’ai beaucoup aimé toute la dimension sur les centres de formation alors que je n’aime pas vraiment le football. On ressent sincèrement tout l’amour d’Ouissem pour son sport ainsi que la douleur qu’il peut causer.
Les JO de Tokyo ne sont pas terminés et on parle beaucoup de la beauté du sport et des efforts récompensés des athlètes et je pense souvent à ceux et celles dont tous les sacrifices ne payent pas. On aime un sport à 5 ans, on a du talent donc on est lancé dans la voie de la professionnalisation mais il y aura très peu d’élus et la passion peut virer au dégout. Adieu ma honte raconte la violence subie par l’auteur que ça soit à titre personnel ou professionnel avec l’horrible réalisation d’être une « étoile filante » et d’être mis de côté quand le potentiel diminue. Mais il y a également de l’espoir, de l’acceptation, acceptation de lui-même mais aussi de ses proches. J’espère que l’histoire d’Ouissem Belgacem permettra d’ouvrir les yeux à beaucoup. Une lecture poignante que je recommande sincèrement !
En bok om känslans utanförskap och tunga hemligheter. Den stora hemligheten är att Ouissem är gay. Detta är inte något som går att erkänna för sin muslimska familj och vänner eller som det går att tala öppet om i fotbollens omklädningsrum.
Ouissems hemlighet blir tyngre och tyngre tills han inte orkar mer.
Ouissem Belgacem skrivet öppet om sina kval och om machokulturen i fotbollsvärlden där de flesta misslyckanden skanderades av att bete sig som en "bög"; svag som en bög, missar som en bög, jävla bög. Ouissem är livrädd för att hans hemlighet ska avslöjas och omger sig av fiktiva dater och flickvänner.
Jag förstår Ouissems panik och boken är en slänga mot den homofobiska fotbollskulturen och den muslimska synen på homosexuella. Samtidigt som jag inte förstår det, för när han väl börjar berätta för sin omgivning som vuxen man tar alla emot honom med ett öppet sinne - inklusive hans familj. Inte omedelbart men som han själv skriver att han måste ge dem tid att vänja sig när han själv haft många år på sig att acceptera sin läggning. Vi vet inte vad som skulle ha skett om han hade vågat vara öppen under sin karriär.
Boken är säkerligen fantastisk för de som kämpar för att finna modet att komma ut i en upplevd homoforbisk miljö. För mig hamnar den på strax under 3 av 5.
« C'est cette histoire que je veux raconter aujourd'hui. Pour qu'on cesse de penser qu'être un homme, c'est cacher sa souffrance, qu'être homosexuel, c'est forcément avoir des manières reconnaissables, qu'être musulman, aujourd'hui, c'est n'avoir aucune liberté de penser... »
« Voilà comment l'homophobie m'a volé ma chance d'essayer et la passion de ma vie. Ma société, mon environnement, m'ont forcé à aller contre mon cœur, à préférer mon épanouissement personnel à mon rêve d'enfant. »
« Souffrir était donc ma seule option. Je n'en laisse rien paraître, mais ces mots viennent s'écraser dans ma poitrine. Il faut que ça change. Pour qu'il n'y ait plus de petits Ouissem. Plus de gamins perdus, qui se haïssent, qui se trahissent et qui ne sauront jamais s'ils auraient pu réussir. »
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Une autopsie assez détaillée des mécanismes de l’homophobie intériorisée dans toutes les strates culturelles et professionnelles dans lesquelles Ouissem a pu graviter, sans détour mais avec beaucoup de justesse et de simplicité. C’est très percutant, tout la partie en centre de formation ça se lit presque comme un roman d’internat. J’ai trouvé la fin un peu trop précipitée ça aurait pu être plus long mais ça reste extrêmement touchant et plus qu’important comme récit ! Et surtout j’ai jamais lu quelqu’un qui pointe si bien comment l’homophobie qu’on intériorise nous sabote professionnellement et personnellement dans les rêves que l’on cherche à réaliser même quand on pense qu’elle n’a aucun impact la dessus. Merci pour ça !
Cependant j'ai eu beaucoup de mal avec l'écriture et la façon dont le livre était construit. C'était assez brouillon et ça m'a pas mal compliqué la lecture. Néanmoins, le témoignage de Ouissem est vraiment très intéressant. Souvent émouvant et parfois déchirant de découvrir ce qu'il a vécu. Un livre essentiel pour comprendre l'homophobie qui règne au sein du football. Il est tant que les choses changent réellement.
Se lit facilement, je ne suis pas une footeuse mais la partie sur les centres de formation était très intéressante, sur l'aspect homophobie et aussi sur l'aspect "tout peut s'arrêter du jour au lendemain". Son témoignage est super pertinent, j'espère que Ouissem est heureux maintenant et que demain nous aurons des coming out de footballeurs.
Le livre se lit facilement et rapidement, on rentre aisément dans la tête de l’auteur. Cependant, le style d’écriture est assez basique. On sent que l’auteur a encore à déconstruire quelques normes sociales. Plusieurs sujets auraient pu être creusés davantage, j’ai le sentiment d’être restée sur ma faim.
Ho letto la versione italiana, coraggiosamente edita da Funambolo. La storia si legge tutta d’un fiato, scivola via, dolorosa, in meno di una settimana.
Un ottimo libro per ricominciare a sfogliare qualche pagina dopo un paio di mesi di stop.
J'ai bien aimé ce bouquin. J'ai trouvé le style d'écriture engageante et accessible. En outre, la vision de l'auteur de Londres et des États-Unis m'a donné à réfléchir. Bien qu'il soit difficile de choisir quoi raconter de ses expériences avec la communauté queer et dans le milieu, j'ai apprécié les souvenirs plus nostalgiques qui ont été parsemé entre autres plus lourds.