Voilà quatre ans que l'ombre de Jeanne plane sur eux. Comme s'ils n'avaient plus le droit de vivre pour de vrai tant qu'elle était morte pour de faux.
Cela fait quatre ans que la vie de la famille Mercier est en suspens. Quatre ans que l'existence de chacun ne tourne plus qu'autour du corps de Jeanne, vingt-neuf ans. Un corps allongé sur un lit d'hôpital, qui ne donne aucun signe de vie, mais qui est néanmoins bien vivant. Les médecins appellent cela un coma, un état d'éveil non répondant et préconisent, depuis plusieurs mois déjà, l'arrêt des soins. C'est pourquoi, lorsque le professeur Goossens convoque les parents et l'époux de Jeanne pour un entretien, tous redoutent ce qu'ils vont entendre. Ils sont pourtant bien loin d'imaginer ce qui les attend. L'impensable est arrivé. Le dilemme auquel ils sont confrontés est totalement insensé et la famille de Jeanne, en apparence si soudée, commence à se déchirer autour du corps de la jeune femme...
Après Je sais pas et Je t'aime, le nouveau thriller de Barbara Abel dissèque à la perfection la psychologie et les émotions en montagnes russes des personnages qui gravitent autour du corps de Jeanne, inerte et si présent à la fois.
Je ne reprendrai pas le résumé de ce roman ici. Disons qu’après avoir lu attentivement une centaine de pages, j’ai lu en diagonale la suite et j’ai refermé le livre définitivement à la page 177. L’histoire aurait pu être bonne, l’autrice tenait une bonne intrigue et avait créé ses personnages afin de couvrir une gamme d’émotions et de narration psychologique. Je ne sais pas si ce sont les longueurs et les redondances qui m’ont irritées le plus ou encore le style « vieille France » avec ses manières guindées, sexistes, élitistes, qui ont fait que moi, nord-américaine francophone, j’ai arrêté de lire. Les digressions trop nombreuses n’ajoutaient rien au récit et n’eût été des technologies médicales employées, je me serais parfois crue dans un roman jeunesse de la famille Andrieu des années ‘60, tant les réflexions et dialogues me semblaient ampoulés et désuets. C’était le premier roman que je lisais de Barbara Abel et je n’ai pas le goût d’en essayer un autre. Dommage, car j’imaginais comment, écrit autrement, ce roman aurait pu être vraiment bon.
Très enthousiaste sur la première moitié, je crois que la succession exagérée d'éléments de "surprise", troo peu crédibles m'a un peu refroidie par la suite. Mais l'idée centrale et la bataille familiale restent très prenantes.
Suite à un accident de voiture, Jeanne, 29 ans, est plongée depuis 4 ans dans un coma qualifié de non répondant, c’est à dire végétatif. Les membres de sa famille se relayent chaque jour pour lui rendre visite :
Micheline, sa mère, qui garde toujours l’espoir qu’elle se réveille un jour, passe le plus clair de son temps à son chevet.
Gilbert, son père, homme d’affaire riche et influent, mène tout son monde, famille comprise, d’une main de fer.
Charlotte, sa sœur, dont la vie part en miettes, inexorablement, au fur et à mesure que son espoir de devenir mère s’amenuise échec après échec.
Jérôme, son mari, qui essaye tant bien que mal de continuer à vivre.
Le difficile sujet de l’arrêt des soins lorsque le point de non-retour est atteint, la prise de conscience de la famille que l’espoir doit définitivement être occulté, ce sont des sujets d’une extrême gravité qui sont soulevés. Mais l’intrigue du roman ne s’en contente pas. Les relations humaines et surtout familiales sont disséquées, entre secrets, non-dits, frustrations et prises de bec, cette famille somme toute banale va voler en éclat, le tout sous le regard de Jeanne, coincée dans son lit d’hôpital, actrice principale bien malgré elle de ce vaudeville.
Les personnages sont tous très forts, j’ai haï Gilbert, le mâle dominant, sûr de lui et de son pouvoir, persuadé qu’il est le maître du monde, de SON monde, et que personne ne peut lui barrer le chemin. Micheline m’a agacée au plus haut point, en épouse effacée et soumise. Les révélations s’enchaînent, les secrets sont divulgués consciemment ou non, on assiste impuissant à l’explosion de cette famille, sans savoir jusqu’où cela va aller.
La plume de Barbara est fluide et d’une précision d’orfèvre, nous permettant de nous approcher au plus près de la réalité et des personnages, d’entrer dans leur intimité. On ne peut pas s’empêcher de s’identifier à eux, de réfléchir à notre comportement en pareil cas. Car même si certains personnages déclenchent chez le lecteur des émotions négatives, l’empathie est néanmoins bien présente. Et rien que cela, c’est un coup de maître !
La fin est juste incroyable, personne n’en sortira indemne, et le retour de bâton va s’avérer assez jouissif pour certains. Le rythme imposé avec des chapitres courts ne laisse que très peu de répit au lecteur qui se trouve enchaîné à ce roman sans pouvoir en sortir. La construction linéaire nous offre néanmoins quelques retours dans les souvenirs de chacun pour nous permettre de mieux s’insinuer dans la tête des protagonistes.
Un très très bon thriller, de ceux qui marquent et qui ne nous laissent pas indifférent. Je vous le recommande +++++. Démoniaque.
Je remercie la masse critique Babélio et les Editions Belfond pour cette lecture.
Une très agréable surprise que ce nouveau roman de Barbara Abel. Avec talent elle nous montre une fois de plus toutes les petites fêlures camouflées derrière les apparences bien lisses de personnes « biens comme il faut ».
Quatre ans. Quatre longues années que Jeanne est dans le coma suite à un accident. Que sa sœur, ses parents et son mari attendent que la jeune femme se réveille.
Mais aujourd’hui le médecin qui s’occupe de Jeanne veut les voir pour discuter. Ils s’attendant à entendre de mauvaises nouvelles... la vérité sera encore pire que ce qu’ils imaginaient.
Le genre de vérité qui pousse les façades à s’effriter, aussi sûrement qu’un bâton de dynamite caché dans des fondations. Le vernis craque, s’écaille, lentement mais sûrement.
Il faut reconnaître qu’il y en a des couches et des couches, et derrière chacune d’entre elles, secrets, mensonges, douleurs et rancoeurs se camouflent. Et le lecteur assiste, sagement, à la déliquescence, lente mais irrémédiable, de cette jolie famille sous les assauts de tous ses affreux mensonges.
Nul n’est parfait, on le sait, mais avec Barbara Abel, même un saint peut devenir un démon. Et c’est justement ce qui nous plait tant dans ses romans.
J’aime beaucoup l’auteure, certes. Pour autant tous ses titres n’ont pas forcément été des coups de cœur. Mais avec « Et Les Vivants Autour » elle a su créer ce si savant mélange qui me fait m’accrocher à un roman jusqu’à sa dernière page. Tout n’y est pas parfait, et c’est précisément ce qui le rend si bon ! Si l’auteure avait tenté de faire de grandes phrases, ou même de maintenir tous les différents suspenses jusqu’au bout, l’intrigue aurait été moins aboutie.
Là elle nous offre quelques facilités, de-ci de-là, nous donnant l’impression de comprendre tous les ressorts psychologiques des différents protagonistes. Et pourtant, au final, loin s’en faut, croyez-moi !
Ce titre-ci est sûrement l’un de ses meilleurs thrillers psychologiques à ce jour. Peut-être parce qu’il traite de sujets on ne peut plus communs comme de sujets on ne peut plus graves. Peut-être juste parce qu’elle a le talent de nous amener là où l’on ne l’attendait pas.
Un bon thriller à la Barbara Abel ! Comme toujours l'auteure m'a plongée très vite dans une lecture addictive... Une belle montée en tension dans le premier quart du roman, jusqu'à la révélation fracassante du Dr Goessens...
Si vous ne connaissez pas Barbara Abel, le synopsis pourrait vous laisser penser que l’autrice signe ici un drame familial sur l’euthanasie, mais détrompez-vous ! Il s’agit (a)bel et bien d’un thriller hautement addictif et ce brulant sujet d’actualité ne sert que de toile de fond à la reine du suspens pour nouer une intrigue diabolique dont elle a le secret. L’incroyable nouvelle annoncée par le docteur Goossens va faire l’effet d’une bombe dans la vie de la famille Mercier et de Jérôme, faisant voler en éclats quatre ans de silence, de non-dits et de mensonges. Le vernis des apparences commence à s’effriter, laissant apparaitre les imperfections de chacun. Comme toujours, Barbara Abel n’a pas son pareil pour dresser les portraits de personnages complexes, avec une grande richesse psychologique et beaucoup de profondeur. De sa plume acérée, elle dissèque, décortique savamment les relations dysfonctionnelles, mettant à nu les perversions de chacun. Au fil des révélations, la vie amoureuse de Jeanne et Jérôme ne parait plus si parfaite, sa relation conflictuelle avec ses parents semblent cacher un lourd secret de famille… Le mystère nous tient en haleine d’un bout à l’autre, impossible de lâcher ce page-turner avant d’en avoir le cœur net. Mais vous n’êtes pas prêt pour ce qui va suivre ! Petit à petit, le climat change, on bascule du poignant drame familial à l’horreur indicible d’un thriller machiavélique, l’une des raisons pour laquelle j’adore tant cette autrice ! Autant vous dire qu’après ça, vous ne verrez plus les omelettes aux champignons du même œil !
Et les vivants autour de Barbara Abel, Présentation Comme tous les jours depuis 4 ans, Micheline va voir sa fille Jeanne, qui gît sur un lit d’hôpital. Elle se remémore quelques bribes du passé de petite fille de Jeanne, une enfant réservée, calme et perdue dans ses pensées.
Mais le médecin de Jeanne veut voir toute la famille et très vite. Micheline pense qu’il va leur demander de débrancher Jeanne.
Et les vivants autour de Barbara Abel, Avis Lorsque j’ai dû choisir ma Kube Majuscule avec Margaux, très vite, il n’y a eu aucun doute, il me fallait le denier Barbara Abel. Les livres lus de cet auteur m’ont tous assez secoué et j’avais beaucoup aimé. Kube Majuscule de mars reçue, dernier livre lu et je me plonge dans le dernier Barbara Abel.
Les 100 premières pages font un tour d’horizon, très long, des quatre membres de la famille de Jeanne, soit son père, Gilbert, sa mère, Micheline, sa soeur Charlotte et son mari Jérôme. Ce sont les rapports de chacun avec Jeanne, avant l’accident et leur vie ensuite.
Gilbert est un homme qui a réussi. Il a passé peu de temps en famille mais ses filles sont tout pour lui. Elles sont comme des trophées. L’accident a tout changé pour lui. Il est devenu encore plus lointain, beaucoup plus dur avec les autres. Micheline est une femme qui a donné tout à sa famille. Ce n’était pas réellement un mariage d’amour. Cette femme s’est effacée face à ce mari avec qui elle ne pouvait pas parler et elle a élevé ses filles. Depuis quatre ans, elle se consacre à Jeanne et va toujours à l’hôpital pour s’occuper de sa fille chérie. Charlotte est en couple, elle rêve d’un enfant mais ses espoirs n’arrivent pas à se concrétiser. Le restaurant qu’elle tient avec son compagnon Guillaume ne fonctionne pas et cela crée des tensions dans le couple. Jérôme, quant à lui, survit et vit depuis 4 ans. Il continue son métier de comédien toujours fidèle à sa femme. Mais voilà, ils sont convoqués par le médecin qui s’occupe de Jeanne. Ils pensent tous qu’ils doivent prendre, enfin, la décision de débrancher Jeanne. Mais non, le médecin annonce une autre nouvelle qui va plonger les quatre protagonistes dans la peur, la haine, la suspicion… Je pensais qu’après cette nouvelle, le roman prendrait un second souffle. Mais cela n’a pas été le cas pour moi. Pourtant, les pages se tournent très vite, il n’y a pas à dire. Soit, j’ai voulu connaître le fin mot de cette histoire, pourquoi est-ce arrivé, que vont-ils décider et peut-être que s’est-il réellement passé il y a 4 ans ou encore dans le passé de Jeanne ? Ou soit j’ai voulu que cette histoire se termine et passer à autre chose. Car Jeanne, couchée dans ce lit d’hôpital est toujours bien présente dans l’esprit de tous. Elle régente leurs vies à tous. Une petite fille qui était si réservée, qui parlait peu, a changé du tout au tout. C’est ce que raconte son mari, Jérôme. Pourquoi ? L’apprendra-t-on ? Car un élément m’a fait me questionner lorsque Jérôme la débranche à un moment donné. Comment s’est déroulée la suite ? Quelles ont été les conséquences et pour Jeanne et pour lui ?
Suite à l’évènement qui s’est passé à l’hôpital, une plainte a été déposée par les parents. Ils sont donc tous interrogés afin que les enquêteurs puissent connaître Jeanne et son passé, pour que le coupable soit trouvé. Comme de bien entendu, Gilbert réagit très mal. Il refuse le test ADN car très vite les soupçons peuvent se poser sur lui. Ce sera ensuite une guerre de tranchée entre tous les membres de la famille. Qui va en sortir vainqueur ? Pas forcément celui qu’on croit. Entre mensonges, secrets, révélations, la famille a beaucoup à cacher, surtout un de ses membres, en particulier, en apparence inoffensif. Mais j’aurais dû méfier car, en définitive, je connais ce genre de personnages. Mais non, j’ai laissé se dérouler cette histoire, plutôt préoccupée par savoir qui était le coupable de l’état de Jeanne, 4 ans après son accident, alors que c’était le déclencheur de toute cette histoire de famille.
Les 100 dernières pages sont menées tambour battant avec des prises de décision, pas forcément adéquates, avec des évènements qui vont bousculer et faire basculer la vie des quatre membres de cette famille. Attention également aux indices laissés quant à l’état de santé de Jeanne. Car oui, ils sont quatre vivants autour d’un corps intubé mais ce corps, dans un état végétatif, à qui l’on parle forcément, tout le temps, peut réagir lorsque la situation est débloquée. On le sait, un évènement particulièrement désagréable peut changer la personnalité de quelqu’un. Des fois, il suffit d’une bonne et des années de thérapie pour s’en sortir. Et d’autres, il suffit que la vérité, peut-être pas toute la vérité, éclate pour que le cerveau n’enfouisse plus cet évènement qui change une personnalité.
Après deux romans lus de Barbara Abel, ce dernier m’a tout de même un peu déçu. Mais cela n’enlève en rien les qualités de l’auteur, loin de là. Je n’ai pas été transportée par cette histoire, ni par les personnages. Ce sera, je l’espère pour le prochain.
Jeanne Mercier est dans le coma depuis plus de 4 ans, suite à un accident de voiture. Depuis, la vie de sa famille est en suspens. Gilbert, le père se noie dans son travail, cache ses émotions derrière une poigne de fer et des propos souvent acerbes. Micheline, la mère, plus effacée que jamais, passe tout son temps libre auprès de sa fille en espérant un miracle. Charlotte, sa sœur gère un restaurant avec son compagnon profondément tyrannique. Jérôme son mari, comédien de métier tente de garder la tête hors de l’eau et d’oublier sa culpabilité. Autour de Jeanne, le temps s’est arrêté. Alors, quand le docteur Goossens demande à voir la famille, tous redoutent le verdict : il est temps de débrancher Jeanne et de la laisser partir…. Sauf que… la nouvelle que va leur annoncer le médecin n’est pas tout à fait celle attendue.
Qu’il est doux, paisible et serein de se plonger dans un roman de Barbara Abel ! Luxe, calme et volupté. Que des bons sentiments, des personnages lisses et humainement irréprochables. Une intrigue qui fait du bien à l’âme et repose le cerveau des mauvaises nouvelles ambiantes. Mes propos vous surprennent ? Vous avez bien raison !! Préparez-vous au choc de ce roman qui va vous mettre les tripes à l’air, et vous obliger à vous poser mille et une questions sur ce que vous voudriez pour votre propre fin de vie.
« Et les vivants autour » est clairement le roman le plus abouti de Barbara Abel sur une thématique oh combien douloureuse : le coma et la fin de vie. Le sujet n’est pas gai, mais ce qui l’est encore moins, c’est le déchirement et la guerre sans merci que se livrent les membres d’une même famille. Barbara Abel pose les jalons en tout début de roman en détaillant la psychologie de ses personnages. Le lecteur a donc une idée très précise de la personnalité de chacun, et fait alors des pronostics sur la suite. Sauf que, la terrible nouvelle change la donne et va immanquablement modifier les forces en présence et les tempéraments. L’évolution des personnages est exceptionnelle de justesse, et c’est sans aucun mal que l’on peut se glisser dans la peau de chacun, émettre une opinion, voir un jugement, sur leurs actions. J’aurai titré « Et les vivants autour ? » comment s’en sortent-ils face au coma de Jeanne ? Ils se révèlent, ils font tomber les masques, et c’est avec stupéfaction que le lecteur découvre leurs véritables visages. Un vrai travail d’orfèvrerie dont Barbara Abel s’acquitte fort bien.
Dans la gestion de cette thématique familiale, elle ose tous les sujets susceptibles de créer des remous. Non seulement elle ose, mais elle explore les questions en profondeur. Elle farfouille, elle creuse, elle « remue la merde » pour aller jusqu’à l’explosion. C’est extrêmement dense, condensé, souvent lapidaire et sans mansuétude. Pourquoi ? Parce que c’est tangible ! J’ai adoré la façon dont elle transforme petit à petit ses personnages a priori sans aspérité en véritables ogres, monstres inhumains sans pitié, mais aussi en victimes collatérales ou en victimes désignées. Elle explore toutes les relations : mère-fille, père-fille, la préférence d’un parent pour un enfant, la relation entre époux sous différents angles et à travers différents exemples.
Le coma est évidemment la grande thématique de ce roman. Il faut « considérer de manière objective ce qu’il y a de mieux pour elle », mais également poser de vraies questions « Pour qui veux-tu la maintenir en vie ? Pour elle ou pour toi ? », et même aller plus loin dans la réflexion « Outre que l’idée de perdre sa fille lui est inconcevable, la débrancher signifie pour elle perdre son emploi, son statut, son rôle. Sa raison d’être. » La force de frappe de Barbara Abel ne laisse rien au hasard, chaque faille est exploitée, chaque détail a sa raison d’être. Les secrets sont révélés au moment opportun, les apparences s’émiettent, les mensonges lentement se dévoilent. Le lecteur se retrouve embarqué dans un tourbillon de questionnements et de cartes rebattues quand il prend conscience du côté malveillant de certains personnages. Il est alors trop tard pour faire machine arrière, l’auteur vous a déjà pris dans ses filets et vous emmène au fond de l’âme humaine soumise à des décisions cruciales.
Pendant que Jeanne dort, et les vivants autour, ils font quoi ? Ils se livrent une guerre sans merci à coup de règlements de compte. L’enfer n’est pas toujours là où l’on croit… et la fin que propose Barbara Abel m’a laissée angoissée, troublée, un peu fiévreuse : un enfer pavé de bonnes intentions. Pour moi, ce roman est une vraie grande et belle réussite, de par sa justesse dans les réflexions proposées, sa précision dans la psychologie des personnages, son intrigue qui telle un rouleau compresseur fonce sur vous implacablement. Barbara Abel signe là un livre anxiogène au possible, intelligent, et questionnant. Je ne peux que vous encourager à vous jeter dessus.
Je remercie les éditions Belfond de leur confiance.
Une histoire en apparence très simple. Une jeune femme dans le coma, une famille qui fait face à des décisions. "Commun" me diras-tu ? Et moi je te répondrai "Ca dépend de qui traite le sujet". Tu te doutes bien que Barbara ne va pas faire dans la dentelle et qu'elle ira jusqu'au bout du bout pour t'emporter dans une trame des plus terrifiante et pourtant des plus réaliste. Cette histoire pourrait être la mienne, la tienne, celle de tes voisins et c'est bien là que tout devient plus horrible encore. Il y avait l'émission "Sacrée soirée". Te voilà avec une "Sacrée famille". Une famille comme beaucoup d'autres avec ses secrets et ses non-dits mais celle-là a, cependant, plus d'un cadavre dans ses placards et comme toujours dans les situations difficiles, les portes semblent s'ouvrir d'elles-mêmes. T'as pas fini d'en voir de toutes les couleurs et de rebondir comme une puce sur le dos d'un chien. Au fil de l'histoire, les pensées des personnages faisant face à la situation viendront t'apporter tous les éléments les concernant et tu découvriras le passé de chacun, les sentiments éprouvés ou quelles étaient vraiment les relations entre eux. Tu verras, c'est du costaud et cela te donnera sans doute matière à réfléchir sur ta propre relation avec les autres...Les pires ne seront peut-être pas ceux que tu penses... Le deuil d'une personne vivante est sans doute l'une des choses les plus difficiles qu'il soit donné de faire. Etre face à un être cher présent mais qui ne l'est plus, une enveloppe de chair qui n'a plus rien de ce que tu connais, de ce que tu as aimé, avec qui tu as rigolé, avec qui tu as pleuré. La voir toujours présente et pourtant plus là... Nul ne devrait avoir à faire un choix. Nul ne devrait avoir à prononcer ces paroles...Jamais...Je les ai prononcées, moi-même, une fois...Elles sont encore bloquées quelque part au fond de ma gorge, au fond de ma tête... J'avoue avoir été bouleversée a bien des moments par le réalisme des émotions et des sentiments des personnages. Certains passages m'ont littéralement percuté et je suis à peu près sûre qu'il en sera de même pour toi. Barbara, comme toujours, joue sur les liens quel qu'il soit. Elle les décrit, les dissèque, les décortique. Elle te parle, une fois encore, de la résultante d'un coup dur, d'un drame au sein d'une famille. De ces étincelles qui allument les foyers latents qui n'attendaient que de pouvoir s'embraser pour tout dévaster. Elle te parle de l'humain dans tout ce qu'il est, bon ou mauvais mais une chose est sûre, l'humain a de ça, qu'il ressort toute son animosité, toute sa rancoeur quand plus rien ne va, que tout est prêt à exploser et c'est bien plus que vrai dans ce récit-là ! C'est vachement bien fait, c'est édifiant, émouvant, perturbant, dur et bien plus encore. Bref tu l'as compris j'ai vraiment aimé et ne peux que te le recommander !
Lire du Barbara Abel est toujours un plaisir pour moi et c'est avec impatience et curiosité que j'ai découvert son nouveau thriller "Et les vivants autour" paru aux éditions Belfond en mars dernier.
🩺 Cela fait 4 ans que Jeanne Mercier, 29 ans, est dans le coma. Un corps inerte et allongé. Son esprit erre dans une autre dimension, un monde inexploré d'où elle ne peut pas communiquer. Certains disent qu'il est hors service, d'autres en sommeil. 🩺 4 ans que la vie de ses proches est en suspens : - Gilbert, son père, homme d'affaires et de pouvoir, impitoyable et macho, se noie dans le travail pour oublier - Sa mère, Micheline, mère au foyer, soumise et effacée, est auprès de sa fille tous les jours et espère un miracle, - Sa soeur, Charlotte et son beau-frère Guillaume, restaurateurs depuis 2 ans, qui se battent pour maintenir leur affaire à flot ainsi que leur vie privée. - Et enfin, Jérôme, son mari, comédien de métier, dont le coeur a cessé de battre il y a 4 longues années, mais qui continue de s'accrocher et de se battre. 🩺 Autour de Jeanne, à part sa mère, le corps médical d'abord, son père, sa soeur et même Jérôme, sans vraiment se l'avouer, tous ont peu à peu capitulé, abandonnant l'espoir de la voir se réveiller. Alors quand le professeur Goossens convoque les parents et l'époux pour un entretien, tous redoutent ce qu'il va leur annoncer et portant ils sont bien loin d'imaginer ce qui les attend ... La nouvelle est effroyable, insoutenable, violente et va tout faire voler en éclat.
🔬 La talentueuse Barbara Abel va analyser, disséquer, mettre à nu, chacun de ces personnages, nous dévoilant leurs vrais visages et leurs secrets bien enfouis. On plonge avec délice dans cette guerre sans merci que les vivants vont se livrer et où tous les coups sont permis. 💞 Ce nouvel opus est encore une fois une belle et grande réussite. Un livre impossible à lâcher où à la fin de chaque chapitre on se dit "allez, encore un petit dernier". Une plume addictive et une intrigue captivante que l'on retrouve dans tous ses romans. Je vous le recommande vivement, vous ne serez pas déçus 👍.
Jeanne est le centre du motif, autour d’elle se tisse les fils des vivants autour. Quatre années que Jeanne repose sur son lit d’hôpital dans le coma, plus le temps passe, moins il y a de chance d’éveil. Autour d’elle il y a ses parents, sa sœur et son mari, tous semblent unis dans la douleur aussi lorsque le professeur Gossens qui s’occupe de Jeanne les convoque. Ils se doutent et imaginent qu’il va être question de la débrancher puisqu’il n’y a aucun progrès depuis toutes ces années. Mais avec Barbara Abel rien n’est jamais simple, il y aura effectivement une annonce mais pas celle qu’ils attendaient. A partir de ce moment, le roman passe du « fait divers » à une enquête qui vient remuer chacun des membres de la famille. On va apprendre de nouveaux faits, et aller de surprises en surprise avec une formidable montée en tension qui fait de ce thriller psychologique un modèle du genre. J’aime particulièrement voir les liens qui unissent les différents membres de cette famille, rien n’est ce qu’il paraît et c’est impressionnant de voir la créativité de l’auteure dans ce brassage de secret de famille et de non-dit. Un roman rythmé qui se lit aisément grâce à une écriture fluide. Des personnages marquants, des schémas familiaux étonnants, et une mère incroyable qui n’est certainement pas aussi effacée qu’on aurait pu le croire. C’est tout le développement de ce que sont vraiment les membres de cette famille qui m’a laissée pantoise. La façon dont on les découvre petit à petit dans tout ce qu’ils peuvent avoir de plus sombre et brillamment mise en place et cela fait froid dans le dos. Un excellent moment de lecture au sein de la famille Mercier, une fin différente pour chacun des personnages, qu’elle soit douce ou bien cruelle, rien ne m’a laissé indifférente dans cet excellent thriller. Bonne lecture. http://latelierdelitote.canalblog.com...
Si vous souhaitez un moment de distraction en ces jours anxiogènes, n’hésitez surtout pas à vous plonger dans le dernier roman de ma compatriote Barbara Abel, vous passerez un très bon moment de lecture.
Je concède que le point de départ du roman n’est pas des plus joyeux : cela fait en effet quatre ans que Jeanne est dans le coma suite à un accident de voiture. Quatre ans que Jeanne n’est plus qu’un corps vivant mais si peu, un cerveau presque mort, une plante maintenue en vie par des machines : guère palpitant, me direz-vous, et certainement pas de nature à chasser vos idées moroses.
Mais autour de Jeanne, il y a les vivants… Des parents, un mari, une sœur. Et heureusement pour le lecteur, chacun a ses petits secrets, le plus souvent inavouables bien sûr, et Barbara Abel nous emmène de main de maître et avec beaucoup de justesse dans le labyrinthe glauque de cette famille apparemment sans histoires, alors même qu’ils sont convoqués par le médecin de Jeanne et spéculent sur l’arrêt possible des traitements. Ils sont pourtant bien loin de se douter de ce que le docteur Goossens va leur annoncer…
Le rythme est soutenu grâce à l’alternance des points de vue, les révélations se succèdent, les failles se dévoilent et les différents événements s’enchaînent avec brio pour construire un très bon suspense psychologique (et non une réflexion approfondie sur la fin de vie comme l’on pourrait s’y attendre, bien que le sujet soit évidemment évoqué). A partir d’un fait divers réel, l’imaginative Barbara Abel tisse sa toile diabolique et le lecteur s’y laisse prendre pour son plus grand bonheur.
Un bon moment de lecture que je vous recommande si vous aimez les histoires de familles dysfonctionnelles J
Barbara Abel est sans conteste l’une de mes valeurs sûres en matière de thriller psychologique francophone. Ses lecteurs assidus savent qu’en débutant la lecture de l’un de ses romans, on doit s’attendre à une plongée au plus profond de la psyché humaine…
« Et les vivants autour » ne fait pas exception et va, selon moi, un pas plus loin dans le développement des abysses du comportement humain.
Nous faisons connaissance avec la famille Mercier, une famille blessée, déchirée depuis l’accident de voiture qui a plongé Jeanne, 29 ans, dans un coma profond depuis maintenant 4 ans. A l’heure où beaucoup de questions restent ouvertes, ils vont être confrontés à l’inadmissible…
Les habitués, les lecteurs de longue date, reconnaîtront sans difficulté la plume de l’autrice, cette approche très théâtrale avec laquelle elle présente et fait se mouvoir ses personnages dans un huis clos dense, où Barbara Abel confirme sa signature avec l’approche donnée à des thèmes récurrents comme la maternité, le rapport à l’enfant et au couple, intimement liés à chacun de ses écrits.
Avec « Et les vivants autour », Barbara Abel prend un malin plaisir à jouer avec la psyché de ses personnages, à les retourner sous toutes les coutures, y allant crescendo, mettant en exergue leurs caractères, leurs failles, leurs blessures qu’elles soient enfuies au plus profond d’eux-mêmes ou bien vivantes telles des plaies béantes.
Avec ce dernier opus, Barbara Abel va un pas plus loin dans l’art de décortiquer le profil psychologique de ses personnages. Et on en redemande!
Vous l’aurez aisément deviné, ce roman est un véritable coup de cœur!
Résumé : Depuis quatre ans, la vie de la famille Mercier a pris un rythme particulier. Tout s’organise autour de Jeanne, la cadette de la famille, dans un coma profond suite a un accident de voiture. Sa mère, surtout, vient à son chevet tous les jours. Sa sœur Charlotte, son père. Et Jerôme, son mari, qui souffre de l’absence de sa femme depuis quatre longues années. Le jour ou le Docteur Goossens les convoque tous pour parler du cas de Jeanne, ils s’attendent au pire : il va sûrement leur demander de débrancher la jeune femme et la laisser partir. Mais le pire est arrivé, ils vont devoir faire face à un choix cornélien. La famille n’est peut-être pas si soudée qu’elle le semble.
Mon avis : Ai-je adoré ce livre, petit dernier de Barbara Abel ? Évidemment ! Suis-je impartiale en disant qu’il est vraiment superbe ? Peut-être pas. Comme à son habitude, l’autrice nous bouscule dans nos idées et a priori. On pense avoir affaire à une banale histoire de famille face à la décision de débrancher l’un des leurs. Que nenni ! Tout est bien plus complexe, bien plus fou ! Les différents protagonistes sont tous très riches, entiers. On leur découvre à tous, au fil du récit, une face plus sombre. Car c’est là la force de Barbara Abel : nous présenter la face cachée de chacun. J’ai beaucoup aimé Jérôme et aussi particulièrement Charlotte, qui m’a touchée et émue. Je crois que j’ai réussi à me mettre dans sa tête et dans son cœur, à ressentir ses émotions. Les événements se bousculent, c’est l’escalade dans les surprises et les révélations. Le final, inattendu. Un vrai coup de cœur.
Le style est sympa (hors certains dialogues ampoulés). L'intrigue était bien ficelée mais aucun des personnages n'était attachant. J'ai même trouvé un moment qu'ils étaient franchement antipathiques, et notamment Jeanne (et bien entendu Micheline).
Aucun ne semble prendre les bonnes décisions, entre Guillaume qui manque totalement de discernement et d'écoute lorsque l'on apprend le viol de Jeanne, Micheline qui en vient au meurtre pour récupérer l'enfant qu'elle veut élever comme le sien, Jérôme qui trompe Jeanne pour rendre vraies ses accusations, Jeanne qui met en scène son suicide, Charlotte qui aurait dû appeler les secours bien plus tôt pour Jérôme.
A la rigueur Jérôme a fait ce qu'il estimait juste avant de mourir, et Charlotte se rattrape sur la fin.
J'avoue que j'ai eu du mal à savoir quoi penser à la fin de ma lecture. Lecture qui oscillait entre désagréable et agréable à cause notamment des personnages. Au moins le rythme est bon et le livre s'enchaîne bien, malgré des points d'intrigue qui sont souvent prévisibles.
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Barbara Abel est pour moi le maître incontesté du thriller domestique. La particularité de ses écrits est comme elle le dit souvent elle-même, parler de gens ordinaires qui pourraient être vos voisins, vous-même, à qui on peut s'identifier, et pour qui tout à coup tout bascule et rend leur histoire extraordinaire.
Elle nous propose ici un thriller psychologique maîtrisé du début à la fin.
Le sujet est difficile, inspiré d'un fait divers; cela fait quatre ans que Jeanne Mercier est dans le coma et que la vie de sa famille est en suspens. Quatre ans que le corps de Jeanne âgée aujourd'hui de 29 ans, ne donne aucun signe de vie. Le professeur Goossens voudrait les rencontrer de toute urgence, il a quelque chose d'important à leur dire ! Quelque chose qui va avoir l'effet d'une bombe !
Des décisions devront être prises au plus vite ! L'impensable qui va les plonger dans un horrible dilemne.
Non, je ne vous en dirai pas plus.
Ce que je peux vous dire c'est qu'une famille en apparence soudée va se déchirer. Les personnalités, leurs sentiments, leurs convictions vont être mis à rude épreuve.
Mais que faire ? Mais qui était vraiment Jeanne ? Qui sont-ils ?
Micheline, la maman, épouse soumise, mère BCBG la cinquantaine au chignon en principe parfait, femme au foyer qui rend visite à sa fille Jeanne chaque jour. C'est devenu sa principale raison de vivre. Elle l'habille, la coiffe, lui fait la lecture, lui parle en espèrant un hypothétique réveil.
Gilbert, le mari, homme d'affaires très occupé. Il est froid, intransigeant, dur. Il passe une à deux fois par semaine. Il a les idées très arrêtées et est sans coeur en affaires.
Charlotte, la soeur, en ménage avec Guillaume, se débat pour faire vivre le restaurant en difficulté, passe de temps à autre. Elle se remet en question, a des regrets et des remords.
Jérôme le mari est comédien, il essaie de percer et c'est compliqué. Il passe entre les répétitions.
Très vite, on va découvrir que cette famille est dysfonctionnelle. Quand on gratte un peu, on voit les convictions de chacun, leurs regrets, leurs secrets, leur culpabilité.
C'est un page turner efficace. L'écriture est fluide, dynamique. Barbara Abel a le sens de l'empathie comme personne. C'est parfois, souvent même, machiavélique, palpitant. Et bien entendu tout ne se passe pas toujours comme on l'a imaginé, elle nous retourne jusqu'au bout dans les sentiments et attitudes des personnages. Elle passe au scalpel les émotions et ressentis des protagonistes.
Elle nous parle également du monde du théâtre, et on pourrait facilement imaginer ce huis clos familial adapté sur les planches. Le thème central est l'acharnement thérapeutique, les questions sur la fin de vie.
Du grand, du très grand Barbara Abel. ♥
Ma note : coup de ♥
Les jolies phrases
Après tout, les gens heureux n'ont pas d'histoire.
Rien ne se croise plus chez eux, ni leurs yeux, ni leurs pensées, ni même leurs chemins.
Outre que l'idée de perdre sa fille lui est inconcevable, la débrancher signifie pour elle perdre son emploi, son statut, son rôle. Sa raison d'être.
Il observe sa femme comme s'il s'agissait d'un graphique dont l'analyse donnerait lieu à plusieurs interprétations possibles.
Voilà quatre ans que l'ombre de sa soeur plane sur eux. Comme s'ils n'avaient plus le droit de vivre "pour de vrai" tant qu'elle-même était morte "pour de faux".
La passion s'exprime toujours dans la démesure, on se croit unique, on a l'impression de vivre un truc exceptionnel. Tout prend des proportions extrêmes, le bon comme le mauvais, on vit à cent à l'heure, on regarde les autres avec pitié parce qu'on se dit qu'ils ne peuvent pas comprendre. Et puis, finalement, on arrive au bout de ses limites. En vérité, on se lasse même de l'excés.
C'est ça que tu dois retenir, ma chérie, ne pas se battre, ne pas prendre de risques, c'est aussi faire un choix. Mais n'oublie pas que quelles que soient les surprises que la vie te réserve... il y a toujours un moment où il faut payer.
Si mentir est une chose, ne rien dire en est une autre ! Comment faire comme si on ne savait rien alors qu'on sait ? Comment se taire sans devenir complice?
Jeanne est plongée dans un coma depuis déjà 4ans, laissant en peine son mari Jérôme, sa sœur Charlotte et ses parents Micheline & Gilbert, ces personnes secondaires qui deviennent des principaux dans chacun de leurs actes laissant comme doute la raison de l’état de Jeanne.
Ses parents débattent à savoir s’ils doivent la maintenir vivante ou non. Coup de théâtre lorsque le médecin les convoquent! Jeanne a été violée et suite à cela elle est enceinte. Suite à ce choc tous les secrets sortent, la police cherche à comprendre, le profil de Jeanne se dévoile au grand jour, la famille est à cran et se mettent à dos, les mensonges du passé refont surface, la déchirure d’une famille qui semblait uni … Une intrigue basée sur un fait réel! Je n’en dis pas plus! 😜
Je suis fan des livres de Barbara Abel depuis " derrière la haine" qui avait été un énorme coup de cœur. Celui ci est sorti la semaine dernière et aussitôt acheté , aussitôt lu . Encore une fois c'est un excellent thriller psychologique! Le thème principal est le coma . Jeanne est "endormie" depuis 4 ans suite à un accident de voiture. Autour d'elle , gravitent ses parents ,Micheline et Gilbert, son mari Jérôme et sa sœur Charlotte. C'est un roman addictif avec de rebondissements ( certains quand même prévisibles) , des mensonges , des secrets et surtout une tension qui monte au fil des pages. La psychologie des personnages est très bien travaillée. La plume est toujours aussi agréable et fluide. Un excellent cru !
J'ai enfin découvert Barbara Abel, avec son tout dernier roman. Hélas ! "Et les vivants autour" m'a déçue.
Le principal atout de ce livre ? Les titres de chapitres. Très bien choisis, ils sont chacun un appel à la réflexion. La thématique choisie par l'autrice est très forte, très intéressante et traitée presque en huis-clos. J'en attendais énormément. Peut-être trop.
Le principal problème de ce roman, à mes yeux ? le nombre de personnages. On se préoccupe plus de les connaître, de l'aspect psychologique, que de l'histoire en elle-même. J'ai eu un sentiment étrange de dilution de l'intrigue, d'oubli du côté thriller...
Dommage. J'espère me rattraper avec les thrillers précédents de Barbara Abel ("Derrière la haine" et "Après la fin")
Le début de l'intrigue est assez lent. On plante le décor, on découvre ceux qui gravitent autour de la chambre de Jeanne et de son corps, abandonné.
Et puis, tout bascule. Un événement inattendu et passablement perturbant, dérangeant se produit. La famille de Jeanne, son père, sa mère, sa sœur et son mari, tous, sont renvoyés à leurs croyances, à leur passé avec celle-ci et avec ce qu'il leur reste d'attentes.
Arrive enfin le dernier tiers du roman. Et là, tout explose, le rythme s'accélère, le suspens nous tient en haleine et la mort frappe là où l'on s'y attend le moins.
Ce roman, c'est une plongée dans une histoire familiale, dans ses secrets, dans la noirceur et la complexité de certains sentiments, le déballage de choses pas toujours reluisantes. Rien ne nous sera épargné.
Un roman dont on sort un peu groggy, remué par son dénouement.
Pouaaah ! Quelle lecture ! J'ai lu il y a quelque temps "Je t'aime", de @barbara_abel_romanciere que j'avais beaucoup aimé. Mais là, on est encore un niveau au dessus ! Impossible de s'ennuyer, il n'y a aucun temps mort. Et lorsqu'arrivee à la page 133 la vie des personnages bascule, mon cœur à sauté un battement ! Je ne m'attendais pas du tout à ça, le roman démarre "en douceur", on alterne entre chaque personnages, on s'attache à eux, on compati. La suite va être complètement à l'opposée. On va les découvrir sous un angle totalement différent, on va mener l'enquête, on va être surpris, baloté d'impression en certitude, avant que tout ne soit balayé. Bref, super découverte pour ce #eduambookclub de mai, et moi je vais de ce pas, remplir ma pal de Barbara Abel
Pas à dire, Barbara Abel sait y faire lorsqu'il s'agit d'histoires et de secrets de famille. Une fois de plus, on plonge tête la première dans cette famille (apparemment) sans histoire. Mais à l'occasion d'une découverte sordide, les tensions et les questions naissent. On s'aperçoit que l'apparence lisse et convenue cache bien des secrets, et que tout le monde, à un degré divers, a quelque chose à se reprocher. Certains y laisseront la vie, d'autres seront punis en fonction de leurs crimes et d'autres prendront leur revanche. Malgré quelques incohérences, mon préféré de Barbara Abel jusqu'à présent.
Une famille aimante (comment pourrait-il en être autrement ? ;) autour d'une femme dans le coma. La conjugalité, la maternité, la Sagrada Familia, le Père Tout puissant, et à la fin... tout le monde se retrouve dans le cercle rouge. SPOILER : après une progression narrative où Barbara Abel tricote son intrigue à petites touches, la fin est un carnage. L'autrice est, semble-t-il, coutumière du fait, il semble qu'elle dézingue le mariage et de la maternité. Une mauvaise expérience personnelle ? En tous cas, je vais en lire d'autres. J'adore.
Un livre qui met mal à l'aise, des personnages impossibles à aimer. L'idée principale était bonne, mais j'ai toujours difficile à apprécier un livre lorsque je ne m'identifie ou ne m'accroche à aucun personnage. Trop de retournements de situations sur la fin aussi (dont plusieurs plutôt prévisibles), une intrigue lancée dès le début et un peu bâclée au final, comme si l'auteur s'était dit "ah oui, je dois donner la réponse à cette question, je vais la glisser ici entre deux dialogues". Bref, pas le meilleur Barbara Abel...
excellent huis clos familial, d'un clan qui se heurte au coma de la plus jeune fille du couple. on y trouve tous les codes des secrets de famille, avec l'écriture de Barbara Abel, excellente comme très souvent. Cette histoire n'est pas sans rappeler 2 faits divers tristement célèvres : l'affaire "vincent lambert" d'une part. D'autre part un autre fait sordide dont je ne parlerai pas pour ne pas gâcher la lecture de ce livre. A lire sans modération ....!
J'avais entendu des commentaires élogieux sur cette auteure, j'ai donc voulu avoir une idée de son univers. Je suis un peu déçue. Je m'attendais à être envoûtée, à ne plus pouvoir lâcher le livre. Ça n'a pas été le cas. L'écriture est simple, linéaire, et sans être maladroite, elle n'est pas non plus particulièrement inspirée. Standard, disons. Voilà ce que je dirais en un mot de ce livre: standard. Mais je vais peut-être en essayer un autre de cette auteure un jour.