Le quotidien de Sofia, étudiante à l'université de Nanterre, est rythmé par les cours, les entraînements de boxe et ses petits frères énervants ; il l'est aussi par les regards en coin, les murmures et les insultes qui l'emplissent d'incompréhension et de colère. Elle n'a pas le temps de ressasser l'agression de cette femme musulmane qui l'a laissée médusée et qui la hante encore. À l'entraînement, elle rencontre Ewen, un étudiant qui combat ses propres démons. Rejeté par sa famille, il a quitté sa Bretagne natale pour s'installer à Paris. Il est en colère, lui aussi, mais ce n'est pas la seule chose qu'il partage avec Sofia. Et alors que leurs chemins se rejoignent et s'entremêlent, ils avancent ensemble en quête de sens et de paix, portant sur leurs épaules de jeunes adultes la même question : le pardon peut-il être plus grand que la colère ?
« Païerali » de Miana Bayani est un roman qui fonctionne sous deux angles : celui d'une romance young adult avec de la représentation musulmane et celui de la dénonciation de l'islamophobie ambiante en France.
Joli pavé de 600 pages, sans temps morts, « Païerali » nous entraîne dans le quotidien de Sofia, jeune musulmane d'origine ouïghoure et tchétchène portant le foulard et Ewen, breton fraîchement converti à l'Islam, ce que sa famille n'accepte pas. Tous deux se rencontrent grâce à leur club de boxe universitaire.🥊
Le quotidien de Sofia est fait de micro et macro agressions qui la visent en tant que femme, musulmane, portant le foulard. Elle est très éloignée des stéréotypes nauséabonds, a un caractère bien trempé, adore plaisanter et n'a pas peur de dire ce qu'elle pense. Ewen quant à lui est torturé par l'éloignement d'avec ses parents et est souvent amené à faire preuve de vulnérabilité.
Cette hostilité est contrebalancée par l'amour puissant que tous deux reçoivent de la famille de Sofia et de la sœur d'Ewen, et par leur histoire d'amour naissante basée sur la complicité et la communication.
Il émane de ce roman young adult beaucoup de douceur et de bienveillance, ainsi qu'une volonté d'éduquer pour ouvrir les esprits, sans ton moralisateur. En atteste le très bon dossier pédagogique à la fin du livre qui propose des questions sur les thèmes du roman et des précisions sur la loi française.
La•le lecteur•trice a la possibilité de réfléchir et d'évoluer en même temps que les personnages du roman ayant des préjugés. Un livre qui fait du bien et qui aura, je n'en doute pas, une résonance toute particulière pour les personnes concernées. Merci à Miana Bayani pour cette incursion dans votre réalité !
Je sais que c'est bizarre vus les thèmes abordés qui peuvent être lourds, mais il y a beaucoup de choses qui m'ont touchée et réchauffé le cœur. D'abord l'ancrage culturel du roman dans une famille qui est en partie d'origine Ouïghour, la rage de Sofia, son incapacité à rester passive ou calme face à la violence, son rapport au sport pour se sauver, et SON SARCASME (et les doutes d'Ewen).
Et enfin une relation amoureuse qui n'est pas toxique mais aussi douce qu'intense ça fait DU BIEN. Je retrouve des persos sensibles pas seulement dans leurs introspections mais aussi dans leurs interactions et et c'est quelque chose qui d'habitude me manque beaucoup en fiction.
Il y a aussi une dimension de guérison, de pardon, qui est transmise par les proches, l'apprentissage de la religion, la foi qui est vraiment apaisante.
(et +1 pour la mention Joyce Jonathan, je me sens moins seule)
Quelle histoire poignante ♡ ! J'ai trouvé dans ce récit une véritable identification à travers les défis et les triomphes de Sofia. Le récit de sa première journée à l'université, après les années de lycée où le voile était interdit... Wow. C'est la première fois que je lis un livre avec un personnage dont les expériences reflètent autant les miennes.
Quelle lecture incroyable ça a été!! On y suit Sofia, une étudiante musulmane au caractère bien trempé,qui doit continuellement faire face aux discriminations, au racisme et aux préjugés. Elle va rencontrer Ewen, un étudiant qui a quitté sa famille en Bretagne. Tous les deux pratiquent la boxe, mais ils vont se rendre compte qu'ils partagent bien plus. Cette histoire m'a bouleversée tant certaines scènes révoltantes me parlaient. C'est aussi un roman rempli de douceur. A l'inverse des personnages aux comportements racistes et déplacés , on y trouve des gens plein de bienveillance qui vous donnent le sourire et vous donnent l'espoir de continuer à croire qu'il existe encore des personnes qui agissent avec bonté dans ce monde. C'est un gros livre mais il en vaut largement la peine! Et avis aux fans de joyce Jonathan, vous allez être servis!😁 Je vous recommande à fond cette histoire qui vous fera fondre par son histoire d'amour et vous touchera par le combat quotidien de Sofia. Ce livre témoigne avec justesse de l'islamophobie à laquelle sont confrontées les musulmans, et tout particulièrement les musulmanes en France. Merci Miana Bayani pour cette histoire qui m'a procuré un super moment de lecture !👌🏻 Ta plume est géniale ! C'était le premier livre que je lisais de toi, et ce ne sera pas le dernier!😉
Ça a été une belle lecture, et je suis très contente de l'avoir acquis pour le CDI ! Je pourrais discuter un peu sur certains éléments de style, sur des tournures mais bon les personnages sont bien trop chouettes, la romance originale, les émotions bien décrites Et puis, un livre écrit par une autrice musulmane mettant en avant une perso principale également musulmane, portant le voile, révoltée, courageuse, pleine de surprises, c'est trop rare et trop précieux dans le contexte socio-culturel français actuel pour que je perde du temps à chipoter sur des détails.
Mention spéciale pour les ressources et outils anti-islamophobes à la fin !
Un livre important, qui éduque, ouvre les yeux sur les discriminations vécues au quotidien par les personnes musulmanes. Ce livre aide à devenir un.e meilleur.e allié.e. L'histoire de Sofia est très prenante, les personnages sont bien développés et attachants. C'est un quasi sans faute pour moi (quelques longueurs sur la fin). A mettre entre les mains du plus grand nombre.
Je ne m'attendais pas à une description aussi négative de la population maghrébine dans un livre ayant pour but de dénoncer d'islamophobie. C'est tellement contre productif.
De plus, je pense que la manière choisis pour la dénoncer peut être un frein pour de nombreuses personnes.
Païerali est une histoire que j'aurais aimé avoir que j'étais adolescente. Je suis une fervente lectrice depuis très jeune. J'étais toujours plongée dans un univers fictif et comme beaucoup de gens qui aiment la fiction, j'ai toujours cherché à m'identifier aux personnages, à travers leurs aventures, leurs histoires ordinaires et extraordinaires. Mais quand tu es musulmane et qu'en plus ta foi est une partie très importante de ton identité, c'est pas facile d'être satisfait ! Donc, je suis contente de voir que ça avance de côté là dans le paysage littéraire francophone. Le récit de Sofia est honnête. On s'y reconnait très facilement, ce qui rend le livre encore plus touchant. Il est aussi rassurant parce qu'on se rend compte que finalement, on n'est pas seule, que d'autres musulman.e.s partagent des expériences plus ou moins similaires à nous, de prendre conscience que d'autres ont un quotidien plus difficile. Je le recommande à 100% que vous soyez musulman.e.s ou pas. Si vous voulez sincèrement vous éduquer sur la question d'être musulman.e dans la société franaçaise, Païerali est une très bonne référence. J'y ai aussi appris pleins de petits trucs sur la culture tchétchène, un élément que j'ai trouvé super original ! Bref, c'était une excellente lecture !