Jump to ratings and reviews
Rate this book

La Machine de Turing

Rate this book
Des pièces contemporaines multi-primées exclusivement en Carrés Classiques ! Voici l'histoire de la réussite secrète d'un génie. Celle aussi du destin brisé d'un homme.
Turing, mathématicien hors normes, parvient en 1942 à casser le code d'Enigma, la machine de cryptage des messages nazis.

Interviews exclusives de Benoit Solès auteur et interprète du rôle principal, Tristan Petitgirard, metteur en scène, et de Amaury de Crayencourt, comédien.

Enjeux pédagogiques
> Une pièce de théâtre contemporaine multi-primée aux Molières
> La figure du savant au théâtre
> Une approche du héros tragique et de l'icône moderne

En complément : Le dossier sur l'œuvre
> Les thèmes clés et les enjeux de cette pièce
> Des textes échos complémentaires pour approfondir ces thèmes
> Des pages "Vers le Bac" : des sujets de dissertation, des points de méthode et des outils pour préparer l'oral

Pour en savoir plus et pour télécharger gratuitement le livret pédagogique réservé exclusivement aux enseignants rendez-vous sur

120 pages, Paperback

Published January 7, 2021

2 people are currently reading
2 people want to read

About the author

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
2 (16%)
4 stars
3 (25%)
3 stars
5 (41%)
2 stars
2 (16%)
1 star
0 (0%)
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
Profile Image for Etienne Mahieux.
541 reviews
May 21, 2021
Deuxième épisode de ma série "Petits livres charmants flottant dans des habits trop grands pour eux", arrivé dans mon casier d'enseignant sous le même film plastique que le premier.
"La Machine de Turing" de Benoît Solès est une pièce de théâtre consacrée à l'inventeur de l'informatique moderne, Alan Turing, mathématicien génial qui conçut pendant la Seconde Guerre mondiale une machine capable de casser le code pourtant toujours changeant, grâce à l'emploi d'une autre machine baptisée Enigma, des messages internes de l'armée allemande. La machine de Turing (dans ce premier sens) est l'ancêtre de tous nos ordinateurs, y compris celui sur lequel je tape cette note critique. Mais on sait que l'expression "machine de Turing" a une autre acception, plus théorique, en tout cas à l'époque, celle d'une simulation artificielle de l'intelligence humaine capable de gagner au "jeu de l'imitation", c'est-à-dire de tromper sur sa propre nature quelqu'un qui converserait avec elle à l'aveugle. Enfin, le texte le suggère, la machine de Turing, c'est aussi l'individu Turing lui-même, qui s'est modelé selon des critères inassimilables par la société. Dévoué à la science comme à un art, homosexuel dans le pays qui avait déjà condamné Oscar Wilde, à une époque de paranoïa nationale liée à la guerre froide, adoptant sans ruse un comportement excentrique, Turing a vu son destin brisé par une société qu'il effrayait : c'est ce que rapporte la pièce.
Benoît Solès l'a construite comme une mosaïque temporelle : à partir d'un fait divers qui donna à la justice l'occasion de s'intéresser au cas de Turing, et où la plainte qu'il déposa déclencha un engrenage qui le fit condamner — le parallèle avec Wilde s'impose ici violemment sans que Solès ait besoin de beaucoup pousser — et le poussa au suicide, la pièce parcourt l'existence de Turing à partir de ses années d'étudiant dans une série de flashes-back organisés par des adresses au public du personnage principal, dans un jeu permanent et excentrique avec les codes classiques du théâtre.
L'ensemble est rapide, rythmé, et honnêtement, quand cela finit, on est triste que ce soit déjà fini. La partie de vulgarisation scientifique qu'implique le sujet est un peu mince, mais le personnage est présenté de telle sorte que l'empathie du lecteur et du public lui est acquise sans que l'on ait l'impression que Solès tire sur la corde sensible. Donc c'est bien.
On peut cependant s'étonner que cette sympathique réussite soit déjà donnée comme exemple aux lycéens de France et de Navarre, alors qu'elle demeure (pour l'instant, car il n'y aucune raison d'insulter l'avenir) le seul véritable titre de gloire de son auteur, et que la pièce se présente — pas sur la couverture, mais dès la page de titre — comme la simple adaptation d'une pièce anglaise de Hugh Whitemore, elle-même adaptée d'une biographie de façon si étroite que celle-ci est également mentionnée d'entrée. L'appareil critique, qui inclut une interview de l'auteur, une du metteur en scène, et une du comédien qui a créé la pièce face à Solès lui-même, passe très rapidement sur cet aspect de l'oeuvre, et souligne complaisamment que la pièce est censée avoir tiré de l'ombre un personnage méconnu — quatre ans après le film très médiatisé de Morten Tyldum sur le même sujet, "The Imitation game" (qui emploie d'ailleurs la même structure dramatique à base de flashes-back, finalement presque un cliché s'agissant du personnage, même si Turing y est présenté plutôt comme un autiste que comme un hypersensible, comme c'est le cas ici), et trente bonnes années après que, petit collégien pas spécialement attiré à onze ans par les questions de genre, j'aie appris l'essentiel de ce qu'il fallait savoir sur le cas de Turing (y compris sa castration chimique et son suicide) dans un numéro de Sciences & Vie qui lui rendait justice. Le lieu dévolu en général, chez cet éditeur, à la biographie de l'auteur de la pièce, est ici consacré à celle du personnage, ce qui accentue encore l'impression que l'oeuvre est proposée pour son sujet et non pour elle-même (sans compter qu'une biographie de l'auteur ne pourrait pas occulter le fait qu'il est conseiller régional, membre de la majorité du conseil régional concerné, alors que ce sont les régions qui s'occupent de la gestion logistique des lycées.) On ne peut même pas se dire avec indulgence que Nathan exploite son catalogue, puisque le livre est crédité avec L'Avant-Scène, qui détient les droits du texte. Bref la pièce, qui est fort appréciable, est gâchée par l'impression que l'éditeur la survend pour des raisons plus ou moins nobles — disons plus nobles et qu'il s'agit de lutter contre l'homophobie. Mesdames et messieurs les éditeurs, taillez des costumes aux bonnes dimensions, vos clients n'en feront que meilleure figure.
Profile Image for marie.
285 reviews4 followers
April 16, 2025
j’aime Alan Turing de tout mon cœur (sans aucune exagération)
voir la pièce de théâtre il y a trois jours m’a donné envie de relire le texte alors voilà
Displaying 1 - 2 of 2 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.