In het antropoceen stelt de mens zichzelf centraal en probeert hij de wereld op grote schaal te beheersen. De natuur wordt gereduceerd tot instrument en verliest haar intrinsieke waarde. Virginie Maris pleit voor een herwaardering van de natuur in haar radicale anders-zijn. Tegenover de platte, grenzeloze wereld van het antropoceen stelt Virginie Maris ‘het wilde deel van de wereld’.
Haar benadering veronderstelt een andere manier van denken over, en omgang met de natuur. Het is van belang onszelf te begrenzen, om zo de soevereiniteit van de wilde natuur zeker te stellen, en haar te beschermen tegen uitbuiting en vervreemding. We moeten ons in de wilde natuur gedragen als bezoekers van een vreemd land, niet als opzichters of beheerders.
Un ouvrage de philosophie acheté pour offrir suite à une conférence de l'autrice et lu (avant de l'offrir) dans le cadre d'un cycle de mon club de lecture autour de "notre rapport au monde". Je suis très intéressée en ce moment par les questions de conservation de la biodiversité et de rapport à la nature sauvage. J'y ai pioché quelques réflexions intéressantes, mais j'ai aussi eu souvent l'impression de lire une dissertation de philosophie à la construction assez classique, le style ne m'a pas beaucoup portée, et je ne suis pas sure d'en retenir grand chose. C'est facile à lire ce qui est notable pour un essai philosophique mais peut être un peu trop...?
Ouvrage très construit pour comprendre l’évolution de la pensée autour du mot et du concept de nature, sous l'angle de la philosophie et de l'anthropologie. Virginie Maris est chercheuse au CNRS, son propos est étayé par son parcours universitaire et scientifique. Son propre argumentaire porte sur la part sauvage du monde : sont détaillées les raisons essentielles qui doivent pousser les humain.e.s à laisser de l’espace à une nature "altérité" ; une nature qui n’appartient pas aux humain.e.s, qui reste au monde hors de leurs lois et de leur gouvernance. Ce travail sur l'éthique autour de la nature ouvre à mon sens sur les solutions à appliquer pour laisser la place à cette nature "alterité". Ce texte donne des clés philosophiques, des motivations éthiques pour penser l'ingénierie écologique, les sciences de la durabilité, de la conservation vers plus d'inclusivité du non-humain.